Le rein assure de nombreuses fonctions, dont la plus représentative et la plus étudiée est la filtration glomérulaire. En pratique, en cas d’uropathie unilatérale, la décision chirurgicale est souvent dictée par l’altération de la fonction rénale différentielle, qui est explorée généralement par la scintigraphie. L’IRM est à ce jour encore peu validée, mais représente une alternative intéressante du fait d’une exploration non irradiante, à la fois morphologique et fonctionnelle. Les séquences récentes telles que la diffusion, l’arterial spin labeling (ASL), et le blood oxygen level dependent (BOLD) peuvent par ailleurs apporter des informations complémentaires. Le rôle du scanner et de l’échographie reste limité dans l’étude de la fonction rénale.
To evaluate the ability of MR colonography (MRC) to detect lesions in severe attacks of ulcerative colitis (UC) and to assess its concordance with rectosigmoidoscopy.
The kidney performs multiple functions. Glomerular filtration is the most studied of these functions. In clinical practice, the surgical indication for patients with unilateral uropathy is frequently based on the split renal function as demonstrated by scintigraphy. MRI is not yet validated as a technique but nonetheless offers an interesting non-radiating alternative to achieve both morphological and functional renal evaluation. Recent pulse sequences such as diffusion, arterial spin labeling, and blood oxygenation dependent imaging may also provide additional information. CT and US remain of limited value for the evaluation of renal function. (C) 2011 Elsevier Masson SAS and Editions francaises de radiologie. All rights reserved.
Analyser la faisabilité de la colo-IRM dans les poussées sévères de rectocolite hémorragique (RCH) et évaluer la concordance avec l’endoscopie réalisée en urgence. Dix-huit patients présentant une RCH en poussée grave ont bénéficié en aveugle d’une colo-IRM et d’une endoscopie sans anesthésie à la recherche de signe de gravité. La colo-IRM consistait en un remplissage hydrique colique suivi de séquences type BFFE, T2 ± fat sat et Tl sans et avec injection. Le cadre colique a été divisé en 6 segments. La qualité de la distension a été notée. La présence de lésions inflammatoires, leur étendue et l’existence d’éventuels signes de gravité ont été analysés en endoscopie et en IRM. La concordance par segment et par patient selon la présence ou non de lésions sévères a été calculée. La qualité de distension des 108 segments analysés en colo-IRM était satisfaisante. L’endoscopie à étudié 36 segments (rectum et sigmoïde). La concordance pour le diagnostic de lésions sévères était excellente pour le rectum (k = 0,85) et bonne pour le sigmoïde (k = 0,64). L’IRM en explorant l’ensemble du côlon retrouvait des signes de gravité chez tous les patients qui en présentaient en endoscopie et permettait d’en mettre en évidence plus haut situés chez 4 patients. Des anomalies péridigestives étaient présentes en IRM dans 12% des cas. La colo-IRM est un examen facilement réalisable dont les résultats sont significativement corrélés à ceux de la rectosigmoï-doscopie dans les poussées sévères de RCH. Elle permet de rechercher des signes de gravité sur l’ensemble du cadre colique difficile à explorer totalement par endoscopie dans cette situation.