Background Heat shock proteins (HSPs) are released in response to stress situations, such as heat, inflammation, and infection. They are also involved in the tumor cell proliferation and prevention of apoptosis. Heat shock protein 105 (Hsp105/110) is a high-molecular-weight protein, which has been reported in many cancer types but few studies have been carried out on oral squamous cell carcinoma (OSCC). In the current study, we have focused on HSP105 expression on OSCC and evaluated their correlation with tumor clinicopathological parameters and patients' survival. Methods A retrospective study included 70 patients with OSCC of which 50 patients (71.4%) were male and 20 (28.6%) were female. The patient's information, including age, location, TNM stage, histological grade, regional metastasis, recurrence, and survival, were collected. Immunohistochemical staining for HSP105 was performed. The healthy oral mucosa (n = 10) was used as a control. The staining intensity and percentage of stained cells were semi-quantitatively evaluated, and HSP105 expression was correlated with tumor clinicopathological features and patient survival. Results Statistical analysis for HSP105 showed that there was no significant correlation with tumor clinicopathological features. However, HSP105 overexpression was associated with a decrease in the duration of patients' survival (P = .042). Conclusion This result suggests that the increased expression of the HSP105 in the OSCC could be a prognostic factor for malignancy.
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
* Correspondance : jacky.samson74@gmail.com Apres la reconnaissance definitive de la Chirurgie orale comme specialite malgre l’action ultime de quelques sycophantes, la Societe francaise de Chirurgie orale souhaite maintenant obtenir le referencement de la revue Medecine Buccale Chirurgie Buccale (MBCB) qu’elle a creee il y a tout juste 20 ans. La parution initiale a ete quelque peu erratique mais la revue MBCB a neanmoins trouve rapidement une stabilite tout en poursuivant la valorisation de son contenu. Cette evolution, d’abord le fait de quelques uns, n’a pu se faire qu’avec le concours du plus grand nombre, ou presque. Tous ceux qui sont specialistes en Chirurgie orale, qui pratiquent ou qui s’interessent a cette specialite devraient etre convaincus qu’ils sont lies par un contrat synallagmatique avec la revue MBCB. A terme, cette revue doit devenir un spicilege (les autres articles etant publies en ligne) mais ils nous restent bien du chemin avant de parvenir a ce stade. Afin de respecter les exigeances minimales pour demander le referencement, vous avez pu constater que la rubrique « Pour les auteurs » sur le site de la revue MBCB (mbcb-journal.org) a ete totalement refondue, que la soumission se fait maintenant en ligne et que tous les articles sont transmis a deux reviewers qui les evaluent et qui s’efforcent d’emettre des remarques pertinentes sur le travail qui leur a ete presente, toujours dans le but d’ameliorer la qualite. Il ne faut pas considerer le reviewer comme un contempteur car tout ceci se fait et doit se faire dans un esprit positif et confraternel. Apres quelques mois de pratique, on a pu constater que peu d’auteurs se conforment aux « Conseils aux auteurs » – en particulier, pour la presentation des references bibliographiques –, que les auteurs ne repondent pas toujours aux sollicitations des reviewers... que certains reviewers s’investissent peu, que d’autres n’ont pas toujours lu les « Conseils aux auteurs » ... La redaction d’un article medical scientifique repond a des regles denuees de toute affeterie, une sorte de protocole operatoire rigoureux, qui sont clairement definies [1]. On ne peut s’y soustraire sous peine de voir son travail rejete ou deconsidere. Pour favoriser la diffusion et l’application de ces regles, la Societe francaise de Chirugie orale a programme un seminaire sur l’« Aide a la redaction et a la soumission en ligne d’un article medical » le jeudi matin 22 mai 2014, a Reims. Ce seminaire auxquels vous etes tous convies (aussi bien les auteurs, reviewers de demain, que les reviewers d’aujourd’hui, auteurs d’hier et de demain), se fera sur un mode interactif et sera anime par Sylvain Catros, Jean-Christophe Fricain, Philippe Lesclous et Jacky Samson, qui presenteront successivement chacun deux ou trois themes pour ouvrir les debats. Il est bien evident qu’en une matinee, nous n’aurons pas le loisir d’aborder en details tous les aspects relatifs a la redaction d’un article medical. Selon l’accueil reserve a ce seminaire, on pourra envisager de poursuivre cette demarche et d’aborder des sujets connexes comme la difference entre auteurs et contributeurs, la definition du plagiat... La plupart des revues ne definissent pas clairement le role d’un auteur et elles n’exigent pas de precisions sur la contribution de chaque auteur, sans doute parce que le comite de redaction d’une revue n’a aucune legitimite pour recuser un auteur. Ainsi, on ne sait pas toujours, par exemple, ce que represente reellement le premier auteur, le dernier auteur, l’auteur correspondant, l’ordre des auteurs. Cependant, on voit se dessiner une tendance faisant reference a l’integrite scientifique : elle preconise que le role de chacun soit parfaitement defini et connu. Sur ce sujet, l’ICMJE parait un peu en retrait [2]. Il considere que le terme « auteur designe generalement toute personne ayant fait une contribution intellectuelle substantielle a une etude publiee... ». Et il precise qu’il faut remplir trois conditions car « l’attribution de la qualite d’auteur doit reposer sur : 1) des contributions substantielles a la conception et la methode, a l’acquisition de donnees ou a l'analyse et l'interpretation des donnees ; 2) la redaction de l'article ou sa revision critique impliquant une contribution importante au contenu intellectuel ; et 3) l'approbation finale de la version a publier. »
Objectives Actually, consensus management of osteonecrosis of the jaws (ONJ) related to nitrogen-containing bisphosphonates (NBPs) is mostly a conservative approach. It does not always control the symptoms and the progression of the disease. The aim of this study was to evaluate the clinical and radiological outcomes of three therapeutic management strategies of established ONJ. Materials and methods Three treatment strategies, i.e., conservative approach, minimal invasive surgery, and extensive surgery were evaluated in 39 ONJ patients treated with NBPs for malignant diseases or osteoporosis. The patients were closely monitored, and the outcome (extension, improvement, or healing) of mucosa and bone was clinically and radiographically evaluated on a long-term period (27.05 ± 2.96 months). Results Primary pathology (osteoporosis or malignancies) and clinical severity of ONJ (mild, moderate, severe) were decisive factors. Osteoporotic patients showed more frequently complete mucosa or bone healing ( p = 0.0128 and p = 0.00021, respectively) than malignant patients. Mucosa closure and bone improvement occurred more in mild ONJ patients than in severe ONJ ( p = 0.0053 and p = 0.0319, respectively). Treatment strategy appeared to be a crucial factor for mucosa but not for bone healing. The rate of complete mucosa healing increased after an extensive surgical procedure ( p = 0.0096). Conclusions A surgical management of patients with ONJ positively influenced the clinical outcome by enhancing mucosa healing. Clinical relevance These results deserve further investigations involving a larger cohort. However, they strongly suggest that the guidelines of management of patients with ONJ related to NBPs have to be reconsidered.
* Correspondance : jacky.samson@unige.ch En 1998, lors du 100e anniversaire de l’Universite de Pekin, le President chinois a souhaite la mise en place d’un systeme pour evaluer le niveau de la recherche dans les universites chinoises ; ceci dans le but d’aider les universites chinoises a progresser. Le gouvernement chinois a designe neuf universites pour realiser ce projet. C’est l’Institute of Higher Education of the Jiao Tong University de Shanghai, sous la direction du Professeur Nian Cai Liu, qui a presente le projet le plus abouti. Et pour repondre a la demande de ses collegues, il a publie ce document interne sur internet en 2003, sous le titre Academic Ranking of World Universities (ARWU). Sous ce terme sans ambiguite, on trouvait le classement des 500 meilleures universites mondiale sur les 17 000 repertoriees. Chaque annee (cette annee le 15 aout), cet institut effectue une mise a jour de ce classement, plus connu en France sous le nom de classement de Shanghai. Depuis toujours, les premieres places de ce classement reviennent aux universites americaines ; en 2013 [1], elles occupent 17 des 20 premieres places et la premiere universite francaise (Universite Pierre et Marie Curie – Paris VI) arrive en 37e position. On retrouve 3 autres universites francaises dans les 100 premieres places : l’Universite Paris Sud – Paris XI a la 39e place, l’Ecole Normale Superieure de Paris a la 71e et l’Universite de Strasbourg a la 97e. Cette derniere qui avait quitte le Top 100 depuis 2008, le reintegre principalement grâce a l’un de ses chercheurs, Jules Hoffmann, qui a obtenu le prix Nobel de physiologie-medecine en 2011 ; elle ne l’a pas reintegre en 2012 car le classement de Shanghai avait oublie de prendre cette distinction en compte. Il n’y a pas eu d’importantes variations au cours des annees dans les 200 premieres places ; toutefois, on doit noter le parcours spectaculaire de l’Universite de Shanghai qui est passee de la categorie 401e–500e places a la categorie 151e–200e places (apres la 100e place, les universites sont classees par groupes de 50 entre 101 et 200, puis par groupes de 100 entre 201 et 500). Quand on examine la courbe de distribution des scores des 500 meilleures universites (Fig. 1), on comprend aisement pourquoi il est impossible d’attribuer une place precise apres la 100e place avec une courbe aussi plate. Et devant une courbe aussi plate, on comprend aussi que la marge d’erreur est importante et que les approximations dans le calcul des scores reduisent ce classement a un simulacre. Chaque annee, la publication de ce classement souleve un tolle et, en France, le ministre de l’Enseignement superieur et de la Recherche se sent oblige d’intervenir, reprenant toujours a peu pres la meme litanie. En 2013, Genevieve Fioraso a rappele dans un communique que « les criteres utilises sont bien davantage adaptes aux universites anglo-saxonnes qu’aux universites europeennes », que « l’accent est mis sur un faible nombre d’universites, les universites de recherche, sans prise Fig. 1. Distribution des scores normalises des 500 meilleures universites mondiales d’apres le classement de Sanghai 2008 [2]. Fig. 1. Distribution of normalized scores for the 500 best universities in the Shanghai ranking in 2008 [2].
Le kératokyste odontogène périphérique constitue une entité rare dont on retrouve seulement une quinzaine de cas dans la littérature. Son étiopathogénie est encore controversée. Pour certains auteurs, il est difficile de le différencier du kyste gingival de l’adulte; pour d’autres, il constitue l’équivalent périphérique du kératokyste odontogène osseux. Les données physiopathologiques et histopathologiques tendent à confirmer cette dernière hypothèse.
* Correspondance : jacky.samson@unige.ch Au fil des annees, la revue Medecine Buccale Chirurgie Buccale a pris du corps et de la tenue. Pendant presque 20 ans, elle a accompagne la specialite de Chirurgie orale qui etait en gestation. Maintenant, on peut considerer qu’elle a atteint la taille adulte mais il lui manque encore la reconnaissance internationale pour etre l’egal des grandes revues de specialites. Pour obtenir cette reconnaissance internationale, entre autres les referencements Scopus et Medline, nous devons respecter la Declarartion d’Helsinki et les recommandations du Groupe de Vancouver. Tout le monde a entendu parler de la declaration d’Helsinki mais cela reste souvent un peu flou. Apres la Deuxieme Guerre mondiale, l’Association Medicale Mondiale (AMM) a succede a l’Association Professionnelle Internationale des Medecins, creee en 1926, et qui avait cesse ses activites au debut de la guerre. A l’initiative de medecins anglais, il y eut une conference a Londres en septembre 1946 qui a abouti a la creation officielle de l’AMM, avec l’assentiment des anciens dirigeants de la precedente association. La premiere Assemblee generale de l’AMM eut lieu en septembre 1947 a Paris et, depuis cette date, l’AMM organise chaque annee une reunion, l’Assemblee Medicale Mondiale, qui regroupe des medecins venus de tous les horizons. Le siege social de l’AMM, initialement situe a New York (Etats Unis), a ete transfere en 1975 a FerneyVoltaire (France). En reaction aux crimes contre l’humanite commis par les medecins nazis pendant la Deuxieme Guerre mondiale au nom de la recherche medicale, l’AMM s’interessa en raison du contexte d’abord a l’ethique. Elle proposa de remplacer le Serment d’Hippocrate, un peu desuet et devenu trop souvent une formalite, par un engagement actualise et plus formel des medecins envers le but humanitaire de la medecine. Cet engagement, connu sous le nom de Declaration de Geneve, a ete adopte lors de la 2e Assemblee generale qui s’est tenue a Geneve (Suisse) en septembre 1948. La Declaration de Geneve a ete amendee par la suite a plusieurs reprises (1968, 1983, 1994, 2005 et 2006) afin d’etre toujours le reflet de la medecine contemporaine, et dans l’espoir qu’elle soit adoptee par tous. Apres son rapport sur les « Crimes de guerre et la medecine » remis lors de la 2e Assemblee generale, l’AMM a decide de preparer un Code international d’Ethique medicale qui fut adopte lors de la 3e Assemblee generale. L’AMM a decide de poursuivre son activite en s’interessant principalement a l’experimentation sur des etres humains. Ces travaux ont abouti a la Declaration d’Helsinki [1] qui fut adoptee lors de la 18e Assemblee generale en juin 1964 a Helsinki (Finlande) ; elle fut amendee a diverses reprises (1975, 1983, 1989, 1996, 2000, 2002, 2004 et 2008). Dans sa derniere version, le premier paragraphe de cette Declaration definit clairement le champ d’application : « L’AMM a elabore la Declaration d’Helsinki comme un enonce de principes ethiques applicables a la recherche medicale impliquant des etres humains, y compris la recherche sur du materiel biologique et sur des donnees identifiables. ». Les differentes versions ont ete rassemblees par Philippe Amiel [3]. Cette lecture est sans aucun doute fastidieuse mais on peut avoir une vue synoptique des differents amendements et apprehender la demarche de l’AMM en consultant le travail de Xavier Aurey [4]. Des le premier amendement en 1975, l’AMM a introduit la notion de protection des animaux et de l’environement ; dans la derniere version, cela se traduit ainsi : « Le bien etre des animaux utilises dans la recherche doit etre respecte. » (principe B. 12 fin) et « Une prudence particuliere s'impose dans la conduite de recherches susceptibles de nuire a l'environnement. » (principe B. 13). En consequence, « L'investigateur doit etre attentif aux dispositions ethiques, legales et reglementaires applicables a la recherche sur les sujets humains dans son propre pays ainsi qu'aux regles internationales applicables. Aucune disposition nationale d'ordre ethique, legal et reglementaire ne doit conduire a affaiblir ou supprimer les mesures protectrices enoncees dans la presente declaration. ».
La cheilite actinique chronique se traduit par un aspect clinique assez caractéristique. Elle survient après une exposition prolongée aux ultraviolets et aux intempéries et touche principalement la demi-muqueuse labiale inférieure. Elle constitue la principale cause d'OIN (Oral Intraepithelial Neoplasia) de la lévre et le risque de transformation maligne dépend de la dose de rayons ultraviolets et de facteurs favorisants individuels. Toute lésion faisant suspecter un foyer de transformation doit être traitée de préférence par excision.
est d'autant plus dangereuse qu'elle est plus plausible »
Apres la mise au point effectuee dans la 1ere partie de cet article, la presentation de 6 cas choisis permet de confirmer le potentiel de transformation maligne du lichen plan buccal et d’en preciser les particularites. La transformation maligne, probablement favorisee par l’inflammation chronique liee au lichen, s’observe chez un faible pourcentage de patients au stade tardif de l’evolution (lichen atrophique ou etat post-lichenien). La prevalence est probablement sous-estimee car ces lesions sont souvent considerees comme des leucoplasies. Cliniquement, la transformation maligne se traduit par l’apparition de plusieurs foyers cancereux (carcinome verruqueux ou carcinome epidermoide), plus ou moins espaces dans le temps et souvent precedes par une OIN (oral intraepithelial neoplasia).
Le lichen plan est une maladie cutaneo-muqueuse inflammatoire chronique, dysimmunitaire. Le lichen plan buccal constitue une affection frequente, evoluant par poussees, qui peut toucher toute la muqueuse buccale. Apres plusieurs annees d’evolution, la muqueuse devient (sclero-) atrophique. Cet etat (sclero-) atrophique est associe a un risque de transformation maligne.Pour essayer de comprendre le processus de transformation maligne du lichen plan buccal, il est necessaire de bien connaitre les differents aspects cliniques et histopathologiques correspondant a son histoire naturelle. A la phase tardive (lichen plan atrophique et etat post-lichenien), la muqueuse buccale modifiee presente un potentiel de transformation maligne mais cette evolution eventuelle a ete longtemps controversee.La revue de la litterature permet de revoir les differentes hypotheses pathogeniques proposees mais l'inflammation chronique semble constituer le facteur determinant.
Journal of Oral Medicine and Oral Surgery revue de la SFCO. Elle est consacrée à l étude et au traitement des affections de la cavité buccale, ainsi qu à la formation continue, à la recherche et aux progrès techniques et scientifiques
Après un rappel des différentes techniques d’hémostase locale en Médecine bucco-dentaire, la présentation des nombreux agents hémostatiques commercialisés et la description de l’attitude thérapeutique à observer face à un trouble de l’hémostase, on présente la technique de prise en charge des troubles de l’hémostase telle qu’elle est faite dans la Division de Stomatologie et Chirurgie orale de la Faculté de Médecine de Genève depuis plus de 30 ans.
L’herpes labial recurrent, communement appele bouton de fievre ou feux sauvages par nos confreres nord-americains, est du a l’herpes simplex virus de type 1 (HSV1). Il correspond a une reactivation de virus persistant a l’etat latent dans le ganglion de Gasser apres la primo-infection; cette reactivation, favorisee par differents facteurs, entraine une migration centrifuge du virus qui donne generalement une lesion labiale mais qui peut aussi aboutir a une excretion asymptomatique de virus. Ce schema classique ne correspond pas totalement a la realite. Quelquefois, l’herpes recidivant peut interesser la muqueuse buccale, en particulier celle la fibro-muqueuse palatine. Il est important de connaitre ces formes car le diagnostic de l’herpes recidivant reste avant tout clinique.
L'hémostase est un processus physiologique complexe. Il n'est pas nécessaire de connaître en détail tous les mécanismes intervenant dans l'arrêt du saignement mais il est souhaitable d'en comprendre les grands principes afin d'avoir une attitude cohérente et efficace dans la prise en charge des patients ayant un trouble de l'hémostase. C'est pourquoi une mise au point sur l'hémostase paraît nécessaire avant de présenter les techniques d'hémostase locale en chirurgie bucco-dentaire.
La mélanose essentielle ou syndrome de Laugier-Hunziker représente un trouble de la pigmentation rare et acquis, d’étiologie inconnue, qui touche surtout les femmes caucasiennes d’âge moyen. Elle se traduit par des macules brunâtres, quelquefois noirâtres, de couleur homogène, bien limitées, intéressant le plus souvent la lévre inférieure et la région antérieure de la cavité buccale. Ces macules peuvent être associées à des macules cutanées, génitales et à des mélanonychies longitudinales.
Les lésions blanches kératosiques de la muqueuse buccale sont fréquentes et comportent de nombreuses étiologies. Les kératoses réactionnelles exogènes constituent le groupe le plus important et il existe de nombreuses substances chimiques pouvant entrainer une irritation de la muqueuse donnant naissance à une kératose réactionnelle. Cette irritation peut être secondaire à un médicament ou à une autre substance, parfois parce qu'il y a un mésusage. Dans le cas rapporté, la kératose était due au Sen-Sen, un produit à base de réglisse, vendu pour rafraîchir l'haleine.
Les antipaludéens de synthèse de référence - la chloroquine et l’hydroxychloroquine - ont vu leurs indications s’élargir après la découverte de leurs propriétés anti-inflammatoires et immuno-modulatrices. Ils sont fréquemment utilisés pour le traitement de certaines affections dermatologiques et rhumatologiques. Ils sont le plus souvent bien tolérés mais ils comportent des effets indésirables, en particulier cutanéo-muqueux qui se traduisent principalement par une pigmentation gris bleuté ou noirâtre. Cette pigmentation peut intéresser la peau, le lit unguéal et la muqueuse buccale, le plus souvent la fibro-muqueuse palatine. Elle résulte d’une stimulation de la mélanogenèse et d’une accumulation de mélanine dans le derme ou le chorion, parfois associée à des dépôts d’hémosidérine. Normalement, la pigmentation régresse en quelques mois après l’arrêt du traitement.