Natural resource management problems typically involve a multitude of stakeholders with diverse sets of needs and interests, and often conflicting worldviews in an environment with growing uncertainty. Such problems are termed "wicked" problems, where there are no right or wrong solutions, only more or less acceptable ones. In the case of Lake Alaotra, growing agricultural pressures have a negative impact on the wetland biodiversity and especially on the Alaotra gentle lemur (Hapalemur alaotrensis) restricted to these marshlands. The species survival is highly uncertain because of increased habitat loss caused mainly by marshland fires. The conservation work for this unique lemur is complex and complicated and requires the involvement and collaboration of decision-making institutions, NGOs, universities and riverine communities. From the inception of projects to their implementation phase, all parties need clearly defined responsibilities and transparency in communication in order to run projects successfully. This article describes the approach that Madagascar Wildlife Conservation has been implementing during the past ten years at Lake Alaotra, discussing the plan of action and challenges for environmental education, ecotourism and alternative livelihoods. Les problèmes de gestion des ressources naturelles impliquent généralement une multitude d'intervenants avec divers ensembles de besoins et d'intérêts, et souvent, les visions du monde contradictoires dans un environnement avec une incertitude croissante. Ces problèmes sont appelés problèmes sournois, 'wicked problems' en anglais, où il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises solutions, seules plus ou moins acceptables. Dans le cas du lac Alaotra, la croissance des pressions agricoles a un impact négatif sur la biodiversité des zones humides, et en particulier sur l'Alaotra lémurien douce (Hapalemur alaotrensis) limitée à ces marais. La survie de l'espèce est très incertaine en raison de l'augmentation de la perte d'habitat causée principalement par les feux de marais. Les travaux de conservation pour ce lémurien unique sont complexes et compliqués, et nécessitent l'implication et la collaboration sur la prise de décision des institutions, des ONG, des universités et des communautés riveraines. Cela implique que toutes les parties, depuis la création de projets à leur phase de mise en oeuvre, partagent un terrain d'entente avec les avantages clairement définis de pouvoir de décision, les responsabilités et la transparence dans la communication. Madagascar Wildlife Conservation a travaillé sur le lac depuis plus de dix ans, y compris l'éducation environnementale, l'écotourisme et les moyens de subsistance alternatifs dans le plan d'action. Cet article met en évidence l'approche adoptée et examine ses défis.
Les différentes ressources naturelles et potentialités économiques du marais de Torotorofotsy et de ses bassins versants justifient l’appellation de « Ramsar » du site. Ce dernier abrite plusieurs espèces menacées de disparition : des amphibiens (Mantella aurantiaca et M. crocea), des oiseaux (Anas melleri, Sarothrura watersi et Tyto soumagnei), des mammifères carnivores (Cryptoprocta ferox) ainsi que des lémuriens. La présente étude stipule qu’il y existe treize espèces de lémuriens ; parmi ces espèces, six sont classées « En danger » (Prolemur simus, Indri indri, Propithecus diadema, Hapalemur griseus, Eulemur rubriventer, Daubentonia madagascariensis), une « Quasi menacée » (Eulemur fulvus), une « Non menacée » (Avahi laniger) et cinq «évaluées » (Allocebus trichotis, Cheirogaleus major, C. crossleyi, Microcebus lehilahytsara et Lepilemur mustelinus). Les potentialités économiques de cette localité (ressources forestières, terrains agricoles et ressources minières) incitent à l’immigration dont on peut déjà voir des conséquences sur une partie de Torotorofotsy et de ses bassins versants : exploitation forestière, transformation de la forêt en tavy et altération des marais en zones agricoles. L’implantation du projet d’extraction de nickel - cobalt d’Ambatovy à l’ouest du site a mené à la construction d’un pipeline traversant le marais, ce qui facilite l’accès au site mais amplifie la pression anthropique sur l’environnement et entraine la dégradation de cette biodiversité particulière à la région. Des études environnementales et socio - économiques ont été effectuées pour réajuster le plan de gestion et de conservation du site. Pour ce qui est des lémuriens, les études de pression et de menaces basées sur la méthodologie du ‘The Nature Conservancy’ et celle de ‘la Conservation du site Ramsar’, focalise les efforts de conservation, pour ce site, sur six espèces à haut risque de disparition : Prolemur simus, Propithecus diadema, Indri indri, Eulemur rubriventer, Daubentonia madagascariensis et Allocebus trichotis.ABSTRACTThe Torotorofotsy wetlands Ramsar site is rich in natural resources and has great economic potential. Several threatened species, including amphibians (Mantella aurantiaca and M. crocea), birds (Anas melleri, Sarothrura watersi and Tyto soumagnei), carnivores (Cryptoprocta ferox) and lemurs distinguish the site. This study documents the presence of thirteen species of lemur, of which six are considered threatened (Prolemur simus, Hapalemur griseus, Eulemur rubriventer, Propithecus diadema, Indri indri and Daubentonia madagascariensis), one is classed Near Threatened (Eulemur fulvus), one Least Concern (Avahi laniger) and five Data Deficient (Allocebus trichotis, Cheirogaleus major, C. crossleyi, Microcebus lehilahytsara and Lepilemur mustelinus). The economic potential (forest resources, agricultural land and mineral resources) of the site has stimulated immigration to the area. As a result one part of Torotorofotsy has been subjected to forest exploitation, some areas of forest have been transformed by tavy and a large part of the wetlands has come under cultivation. The nickel and cobalt exploitation by the Ambatovy Project is located to the west of Torotorofotsy, thus one part of the pipeline runs through the marshland facilitating access to the site. The attraction and migration of human populations to the site generates pressures on the environment and subsequently accelerates the degradation of its biodiversity. Several studies based on the methodology of the ‘The Nature Conservancy’ and ‘the Conservation of Ramsar site’ have been conducted in order to implement and revise the management plan of this site. At Torotorofotsy, lemur conservation efforts should be focused on the six species at higher risk: Prolemur simus, Propithecus diadema, Indri indri, Eulemur rubriventer, Daubentonia madagascariensis and Allocebus trichotis.
L’équipe de Groupe d’Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP), pour contribuer dans la protection, a prospecté et suivi 12 sites dans la forêt de Makira dont Anantaka pendant les mois de septembre et octobre 2005 et 2006. A l’aide des lignes - inventaire, la densité relative de la population de lémuriens a été obtenue par des observations directes tandis que les pressions humaines ont été inventoriées par l‘évaluation des surfaces d‘incidence des activités humaines. Des activités anthropiques sur les lémuriens ont été identifiées. Les influences de chaque type de pression sur les espèces de Lémuriens (trois diurnes strictes, une cathémérale et dix nocturnes) répertoriées à travers 12 sites ont été analysées à partir du coefficient de corrélation R de Spearman entre chaque facteur menaçant par rapport à chaque effectif de lémurien. Ainsi, d’une part, on a déduit que le site d’Anantaka, avec ses 14 espèces lémuriennes, est le plus riche en espèces de lémuriens. Et d’autre part, on a constaté que plus le nombre de village est abondant et plus leur distance par rapport à la forêt est rapprochée et que les impacts de pression sur l’écosystème forestier augmente avec des activités relatives comme la chasse, les coupes illicites, les défrichements de la forêt primaire, les défrichements des forêts secondaires et la transformation des forêts en tavy ou en kijana (prairie) ainsi que les exploitations minières illicites. A part cette dégradation de la biodiversité, la décadence de la moralité à la fois sur les notions du civisme et le concept du fady (tabou) en l’encontre des Aye aye par exemple, se trouve sur une situation bouleversante, puisque les gens ne considèrent plus ni les valeurs culturelles pour la conservation de la forêt ni les lois régissant la gestion forestière et les chasses des animaux sauvages. Ces critères classifient le site d’Anantaka dans la cible focale de conservation du fait que la couverture forestière d’Anantaka présente encore 75 % de forêt, 25 % est transformée en savoka et en prairie. C’est ainsi que l’indispensablement d’une priorité en matière de conservation des lémuriens pour conserver la niche écologique exceptionnelle d’Anantaka. La conservation de Makira serait optimale avec l’intégration de la population riveraine du site d’Anantaka dans la gestion rationnelle de leurs ressources naturelles et avec l’intervention de l’éducation environnementale dans quelques localités dont les Communautés de base (COBA) et avec l’appui technique émanant des associations dans l’élaboration d’un plan de développement touchant surtout l’agriculture et d’un projet qui assurera la surveillance et le contrôle du secteur par des missions de suivi - évaluation.
Manombo Special Reserve is a parcel of rainforest along the southeastern coast of Madagascar, containing eight lemur species, including the White-collared brown lemur (Eulemur cinereiceps [Eulemur albocollaris]). Following a drastic cyclone in the region in January of 1997, the population of E. cinereiceps at Manombo was reduced by half. Results indicate that individuals of this critically endangered species at Manombo consume a total of 54 plant species belonging to 24 families, with over two - thirds of the diet comprised of ripe and unripe fruits. White - collared brown lemurs also opportunistically feed on novel food items and invasive plants in their recovering habitat. We report the first record of E. cinereiceps consuming a shelf fungus species growing on invasive trees. During feeding, lemurs tore pieces of the fungus from the trees with their hands and mouth (chewing cycle duration mean 0.28 s; SD 0.01). White - collared brown lemurs also consumed spicy fruits of a non - native plant species (Aframomum angustifolium) growing in highly disturbed open areas. Feeding bouts typically began by stripping away the outer covering with the anterior dentition, with pulp and seeds then consumed (chewing cycle duration mean 0.22 s; SD 0.005). This is the first record of consumption of either of these resources for any lemur species at Manombo. Ability to feed on items like A. angustifolium may permit E. cinereiceps to avoid competition with other species in this highly degraded forest environment.
We visited three roosts of the Madagascar flying fox Pteropus rufus in December 2005 in the Anosy Region. Colony size was 900 at Berenty Private Reserve, 412 at Amborabao and 54 at Sainte Luce, based on single counts at each site. Hunting at the roost is prohibited at Berenty but P. rufus is trapped at night in the area surrounding the reserve, where it feeds on sisal. At Amborabao, the bats roost in a sacred forest and hunting is forbidden. At Sainte Luce, the forest is highly degraded and the bats are hunted frequently, despite efforts to engage the local community in forest conservation. Questionnaires with people living near the roosts revealed the flying foxes were regarded as pests of litchis in Amborabao and Sainte Luce. Berenty is the only site where tourists are able to observe roosting P. rufus. The role of sacred forests and local taboos (fady) is very relevant for P. rufus conservation and might be the only practical mechanism in sites where legislation on hunting and land use is not being enforced.
The black and white ruffed lemur, Varecia variegata, which is endemic to Madagascar, is under the threat of extinction due to the loss and fragmentation of its natural habitat, a consequence of deforestation. Behavioural researchers studying a population of V variegata inhabiting the Manombo Special Reserve, noted that over a 4-year period, none of the family groups within the reserve produced offspring while those in neighbouring populations had been reproductively successful. Inbreeding depression was postulated as the trigger for this occurrence. However, another explanation exists. A cyclone, striking the region in 1997, destroyed a large percentage of the mature fruit-producing trees that V. variegata relied upon as a food source, which is likely to have produced a nutritional deficit. A panel of 25 simple sequence repeat (SSR) markers was utilised to assess the genetic diversity within four V. variegata populations, including individuals from Manombo and three other populations in southeastern Madagascar. The data revealed that the level of genetic diversity apparent within the Manombo population is comparable to the other groups studied. Therefore, it seems probable that genetic factors are not responsible for the recent lack of reproductive success on the part of the V. variegata at Manombo Special Reserve.