L'influence de l'acide caprylique sur le métabolisme des acides gras a été étudiée chez le Rat en croissance, en complément d'une étude de l'utilisation énergétique de cet acide réalisée au moyen de la méthode d'abattage et d'analyse des carcasses (A UR O USSEA U, 1972 ).L'acide caprylique était incorporé aux régimes par substitution à des quantités isoénergétiques de l'amidon d'un régime témoin comportant par ailleurs 10 p. ioo d'énergie sous forme d'acides gras longs (insaturés dans l'exp.i, en mélange dans l'exp.II).La première expérience a permis de tester l'influence de l'acide caprylique à deux taux différents ( 25 ,8 et 2 8, 2 p. ioo de l'énergie métabolisable du régime) et pour 3 niveaux d'alimentation différents (« élevé », « normal » ou « restreint »).La seconde expérience a permis de comparer l'influence de l'acide caprylique à celles des acides laurique et myristique et d'en étudier les interactions.L'ingestion d'acide caprylique, laurique ou myristique, conformément à des résultats anté- rieurs, est suivie d'un enrichissement des lipides corporels en acides gras à chaîne moyenne et d'un accroissement relatif des activités de synthèse ou d'élongation d'acides gras par rapport aux acti- vités de désaturation.De plus, l'acide caprylique exerce une action d' « épargne » sur les acides gras à chaîne plus longue et favorise en particulier le dépôt des acides gras à 12 , r 4 ou 1 6 atomes de car- bone.L'influence de l'acide caprylique peut être contrebalancée en totalité par des acides gras longs apportés par le régime (exp.II).Ces résultats sont discutés en fonction des stades intermédiaires du métabolisme et de l'âge physiologique des animaux expérimentaux.Dans ces conditions, il apparaît comme vraisemblable que l'incorporation aux aliments d'allaitement d'acides gras à chaîne moyenne puisse favoriser l'amélioration de la qualité des carcasses des jeunes animaux domestiques.