The increase in life expectancy of people with cystic fibrosis (pwCF) has come with new comorbidities, particularly diabetes. Cystic fibrosis related diabetes is a major challenge in the care of (pwCF) because it is a morbidity and mortality factor at all stages of the disease. Early glucose tolerance abnormalities observed from childhood are also associated with a poor pulmonary and nutritional outcome. This justifies systematic screening with an annual oral glucose tolerance test (OGTT) from the age of 10 years.
Basal insulin therapy is essential for type 1 diabetic patients not treated with an insulin pump and it is a tool frequently used in type 2 diabetics. Technical progress in recent years has made it possible to increase the duration of insulin action along with reducing glycemic variability, allowing the use of slow insulin analogues, injectable once daily. Several weekly insulins are currently in development, and their molecular characteristics are very different from each other. Two clinical development programs are particularly expected: basal insulin Fc (Eli Lilly) and basal insulin icodec (Novo Nordisk). The data available for these 2 weekly treatments show a glycemic control comparable to that of insulin analogues injected daily, without increased risk of hypoglycemia. Additional phase Ill data are expected in 2022. The prospects for use and the practical conditions for setting up these weekly insulins must, however, be better specified.
Management of diabetes and follow-up of haemodialysis patients are still poorly standardized. The objective of this study is to establish a descriptive inventory of all routine parameters for monitoring diabetes and glycemic control by Continuous Glucose Monitoring (CGM).
Le diabète secondaire à une immunothérapie est une complication rare [1] et son mode de découverte est proche de celui du diabète de type I [2]. De manière rétrospective, nous avons comparé, au moment du diagnostic, 4 patients atteints d’un diabète secondaire à une immunothérapie (anticorps anti-PD1) à 16 patients diabétiques de type I diagnostiqués entre 2017 et 2020. Nos résultats montrent pour le diabète secondaire, un âge moyen au diagnostic de 58 ans, plus élevé (du fait des pathologies oncologiques sous-jacentes) comparativement au diabète de type I (27 ans, test Mann-Whitney, p = 0,0045). Le diabète secondaire est plus brutal avec une cétose et une acido-cétose plus fréquentes (100 versus 62 % et 75 versus 37 %, respectivement, test Chi2, p > 0,05), une prévalence de prise en charge inférieure à 1 mois après l’apparition des symptômes plus importante (100 versus 31 %, test Chi2, p = 0,02), et une prévalence du peptide C effondré (< 0,2ug/l) plus importante (75 versus 19 %, test Chi2, p = 0,02) comparativement au diabète de type I. Aucune différence significative n’est observée entre les deux groupes concernant l’IMC, l’HBA1c et le nombre d’unités/kg d’insuline. Aucun anticorps anti GAD/IA2 et/ou ZnT8 n’ont été mise en évidence dans le cas de diabète secondaire. Bien que les phénotypes des patients soient très proches, le diabète secondaire à une immunothérapie présente une destruction des îlots β-Langerhans plus brutale avec un mécanisme auto-immun moins fréquent comparativement au diabète de type I.
La prise en charge de l’adolescent diabétique de type 1 (DT1) est une situation à laquelle le praticien va être de plus en plus confronté. Les données épidémiologiques font état d’un accroissement du nombre des enfants et des adolescents diabétiques, avec un décalage de l’âge de l’apparition du diabète vers les enfants de moins de 10 ans. Malgré le développement des nouvelles technologies et de l’éducation thérapeutique, la période de l’adolescence reste toujours une période de fort déséquilibre glycémique. À noter que cet équilibre glycémique, tous patients DT1 confondus, s’est dégradé ces dernières années, principalement en raison d’une augmentation des adolescents ayant des taux d’HbA1c > 9 %. La prise en charge de l’adolescent diabétique représente une situation particulièrement difficile au plan métabolique, psychologique, social et institutionnel. Il n’existe actuellement pas de structure dédiée à la prise en charge de l’adolescent diabétique. Dans ce contexte, les recommandations préconisent la mise en place de périodes de transition permettant aux équipes de diabétologie pédiatrique et adulte de faire cheminer le patient vers l’âge adulte en l’accompagnant au mieux afin d’éviter des ruptures de prise en charge. Les Maisons des Adolescents représentent également un soutien qui peut être apporté à la prise en charge du jeune adolescent diabétique pendant cette période particulièrement difficile.
INTRODUCTION:In 2015, the International Society for Heart and Lung Transplantation (ISHLT) published a consensus document for the selection of lung transplant candidates. In the absence of recent French recommendations, this guideline is useful in order to send lung transplant candidates to the transplantation centers and to list them for lung transplantation at the right time. BACKGROUND:The main indications for lung transplantation in adults are COPD and emphysema, idiopathic pulmonary fibrosis and interstitial diseases, cystic fibrosis and pulmonary arterial hypertension (PAH). The specific indications for each underlying disease as well as the general contraindications have been reviewed in 2015 by the ISHLT. For cystic fibrosis, the main factors are forced expiratory volume in one second, 6-MWD, PAH and clinical deterioration characterized by increased frequency of exacerbations; for emphysema progressive disease, the BODE score, hypercapnia and FEV1; for PAH progressive disease or the need of specific intravenous therapy and NYHA classification. Finally, the diagnosis of fibrosing interstitial lung disease is usually a sufficient indication for lung transplantation assessment. OUTLOOK AND CONCLUSION:These new recommendations, close to French practices, help clinicians to find the right time for referral of patients to transplantation centers. This is crucial for the prognosis of lung transplantation.
Les microARNs sont une famille de petits ARN capables de réguler l’expression génique et jouant un rôle fondamental pour assurer la fonction et la survie des cellules insulinosécrétrices du pancréas. Diverses stratégies visant à moduler le niveau et l’activité des microARNs dans un compartiment cellulaire spécifique sont à l’étude. Ces avancées permettent d’envisager dans un futur proche le développement de nouvelles approches thérapeutiques dans la prévention et le traitement du diabète ayant comme cibles les microARNs.MicroRNAs are a family of small RNAs capable of regulating gene expression and playing a fundamental role in ensuring the function and survival of insulin-secreting cells in the pancreas. Various strategies to modulate the level and the activity of microRNAs in specific cell types are currently under study. These advances make it possible to envisage in the near future the development of new microRNA-based therapeutic approaches for the prevention and treatment of diabetes.
Le diabète associé à la mucoviscidose touche 35 % des patients adultes. Son impact péjoratif sur la fonction pulmonaire a été démontré 1. Des données suggèrent que CFTR pourrait être impliqué dans l'insulinosécrétion. L'association Ivacaftor–Lumacaftor a été étudiée chez les patients ΔF508 homozygotes et a montré une amélioration de la fonction respiratoire 2. L'association Ivacaftor–Lumacaftor pourrait avoir un impact positif sur la tolérance au glucose. Nous avons réalisé une étude cas témoins chez des patients ΔF508 homozygotes traités par Ivacaftor–Lumacaftor. L'objectif était d'évaluer les anomalies de la tolérance du glucose chez ces patients par rapport aux témoins non traités. Le critère de jugement principal était la variation de la glycémie à 2 heures du test d'hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO). Les critères de jugement secondaires étaient les autres paramètres de l'HGPO, le statut nutritionnel, la fonction respiratoire, le nombre de cures d'antibiothérapie IV par an.Résultats 51 cas et 15 témoins ont été inclus. La variation de la glycémie plasmatique à 2 heures de l'HGPO entre T0 et T1 était de −0,32 ± 0,36 chez les cas contre 0,28 ± 0,53 chez les témoins (p = 0,004 ; IC 95 % [−0,88 ; −0,31]). En revanche, les variations des autres paramètres de l'HGPO n'étaient pas significatives. Les cas ont par ailleurs augmenté significativement leur IMC par rapport aux témoins (0,63 ± 1,44 kg/m2 pour le groupe traité contre −0,29 ± 1,02 kg/m2 pour le groupe témoin (p = 0,031)). Les variations de l'HbA1c et de l'albuminémie n'étaient pas significatives. Les patients traités ont vu décroître leurs cures d'antibiotiques IV. De même, les cas ont amélioré leur VEMS (+ 2,95 ± 13,18 %) par rapport aux témoins (−7,29 ± 10,42 % (p = 0,001)). Nous avons montré une amélioration des anomalies de la tolérance au glucose après un an de traitement par Ivacaftor–Lumacaftor. Ces données nécessitent d'être confirmées par d'autres études multicentriques de plus grande ampleur et nous font nous réinterroger sur le rôle du CFTR dans l'insulino-sécrétion.