Les solutions aqueuses 5 M d’éthanol — où 09 % de l’énergie lumineuse sont absorbés par l’éthanol — constituent uns ys- tème liquide commode pour l'actinométrie du rayonnement de 1 849 Å.
Nous avons essaye de préciser la nature radiculaire ou ionique de la radiopolymérisation de quelques monomères vinyliques, d'une part en comparant les spectres R.P.E. des espèces créées par un amorçage radiochimique et par un amorçage photochimique, d'autre part en étudiant, dans le cas de l'acrylonitrile, l'action de l'O2 et celle d'un potentiel électrique sur le rendement de la réaction.
AbstractLes monomères suivants ont été irradiés à l'état solide à — 196°C ou — 100°C, sous différentes longueurs d'onde (1850 à 3660 Å) en présence ou en absence d'eau oxygénée : l'acrylate de méthyle (AM), le méthacrylate de méthyle (MAM), l'acrylonitrile (AN) et le méthacrylonitrile (MAN). En absence d'eau oxygénée aucun de ces quatre monomères ne polymérise; en présence d'eau oxygénée, seul l'AM conduit à un polymère. Dans ces conditions, la propagation procède vraisemblablement par un mécanisme radicalaire. Pour des irradiations X ou γ des mêmes monomères, des signaux RPE analogues sont obtenus; on peut donc admettre un mécanisme semblable.Dans le cas particulier de l'AN, l'irradiation à — 196°C conduit à un dégagement de cyanogène et à la formation d'un solide brun dont le spectre d'absorption infra‐rouge présente des bandes caractéristiques du groupement CONH2. La réaction d'hydratation qui peut conduire à CONH2 est discutée.On envisage également les raisons de l'absence d'une réaction de propagation à — 196°C dans le cas des deux nitriles examinés.
AbstractOn sait que certains des caractères de la polymérisation en masse de l'acrylonitrile disparaissent quand la réaction est conduite en phase homogène et que l'occlusion des radicaux macromoléculaires n'intervient pas. Nous avons voulu examiner si ces mêmes caractères pouvaient s'atténuer ou disparaître par une élévation de température, vitesse d'initiation constante. Nous avons observé: (1) que l'exposant α de la relation V1 = KV'1 diminue régulièremcnt quand la tempèrature augmente et (2) que l'énergie d'activation globale décroit notablement an‐dessus de 60°C. Ces résultats s'interprètent bien en supposant qu'au dessus de cette température I'occlusion devient beaucoup plus faible; cependant elle n'est pas encorc négligeable à 100°C ainsi qu'en atteste le post‐effet observé.