La prise en charge d'une récidive adénomateuse après mucosectomie colique est un problème thérapeutique complexe car la fibrose sous muqueuse cicatricielle rend difficile voir impossible les résections endoscopiques ultérieures conduisant le plus souvent à une chirurgie d'exérèse par colectomie dont la morbi -mortalité bien que faible n'est pas nulle. La résection colique transpariétale per endoscopique dite «Full Thickness» pourrait permettre d'éviter un recours systématique à la chirurgie après échec des techniques de résection endoscopiques conventionnelles.
Introduction: Le diverticule de Zenker est une cause de dysphagie haute et de régurgitations. Son traitement est habituellement chirurgical ou réaliséà l'aide d'un endoscope rigide. Quelques équipes européennes ont rapporté leur expérience de traitement à l'aide d'un endoscope flexible consistant à sectionner la paroi comprise entre le diverticule et l'oesophage ainsi que le muscle cricco-pharyngien qu'elle contient. Nous rapportons notre expérience.
Le but de l'étude était d'évaluer les résultats à long terme d'une prise en charge thérapeutique conservatrice du lymphome gastrique du MALT (LGM). [1, 2]. Entre 1985 et 2006, 103 malades (âge médian 57 ans, H/F 50/53) ayant un LGM ont été pris en charge puis suivis pendant au moins un an dans notre centre. Les protocoles d'évaluation initiale et de suivi étaient standardisés avec pratique d'une échoendoscopie à partir de 1991. 71 % étaient H pylori +, 63 % avaient un stade I, 12 % un stade II et 23 % un stade IV. La translocation t (11 ; 18) évaluée chez 60 malades était présente dans 33 % des cas. Entre 1985 et 1993, les malades recevaient du cyclophosphamide 100 mg par jour per os pendant un an. A partir de 1993, tous les malades H pylori + recevaient un traitement éradicateur de la bactérie. Les malades non répondeurs au traitement éradicateur ou H pylori - d'emblée recevaient du chlorambucil 6 mg/ m2/jour 14 jours par mois pendant un an. A partir de 2002, les malades non répondeurs et/ou t (11 ; 18) positifs recevaient une association de rituximab 375 mg/m2 (8 perfusions) + chlorambucil sur six mois. La réponse était évaluée en fin de traitement puis tous les six mois pendant deux ans puis tous les ans. 72 malades ont reçu une, 25 deux et 8 trois types de traitement. Le suivi médian était de 60 mois (extrêmes 12 - 240). Les malades étaient considérés comme répondeurs quand la réponse restait stable à deux contrôles de suite à six mois d'intervalle. Le taux de réponse à l'éradication de H pylori (n = 68) au chlorambucil (n = 49) et au chlorambucil + rituximab (n = 13) était respectivement de 73,5 %, de 63 % et de 92 %. L'épaississement de la paroi à l'échoendoscopie affectait négativement la réponse au chlorambucil. La présence d'adénopathies à l'échoendoscopie et la t (11 ; 18) diminuaient à la fois la réponse à l'éradication de H pylori et au chlorambucil. La réponse au chlorambucil + rituximab n'était affectée ni par les données de l'échoendoscopie ni par l'existence d'une t (11 ; 18). En fin de suivi, 88 patients étaient en réponse complète, 14 en réponse partielle et un seul avait une absence de réponse. Aucun n'avait d'anomalie endoscopique significative. Trois malades en rémission étaient décédés d'autres causes. Trois avaient présenté une récidive (1 après éradication de H pylori et 2 après éradication de H pylori + chlorambucil). Six malades avaient présenté un cancer gastrique métachrone (14 à 194 mois après la prise en charge initiale) et avaient eu une gastrectomie totale curative. Quatre malades avaient présenté une hémorragie digestive durant leur suivi. Cette étude confirme que la stratégie de prise en charge conservatrice du lymphome gastrique prise dès 1985 était valide à long terme. Chez les non répondeurs à l'éradication de H pylori ou H pylori - d'emblée, l'association rituximab + chlorambucil dont on dispose actuellement s'avère très efficace quelles que soient les caractéristiques du lymphome. La réponse est en général stable. La possibilité de survenue de cancers gastriques métachrones justifie la poursuite d'une surveillance endoscopique à long terme.
Introduction: Le traitement des pancréatites nécrosantes infectées repose essentiellement sur l'exérèse de la nécrose habituellement par voie chirurgicale. Quelques équipes ont décrit sur de courtes séries leur expérience de nécrosectomie par voie endoscopique transgastrique ou transduodénale. Nous exposons ici les résultats obtenus dans notre centre.
Introduction: Le traitement des pseudokystes (PK) symptomatiques du pancréas est souvent réalisable par voie endoscopique ou échoendoscopique avec une bonne efficacité et une morbidité faible. Un instrument, le Cystotome™ (Wilson-Cook, Winston-Salem, NC, USA), permet la ponction du PK et l'élargissement de l'orifice créé par électro-coagulation, avant la pose d'un drain en double queue de cochon. Nous rapportons les résultats obtenus chez les patients traités dans le service avec cet instrument.
Introduction: La pose d'une prothèse colique pour le traitement de l'occlusion par cancer est une alternative à la chirurgie. Elle constitue un traitement d'attente de la chirurgie curatrice pour les patients non métastatiques ou métastatiques résécables d'emblée. Le but de notre étude était de comparer les résultats des patients traités par prothèse puis chirurgie ou par chirurgie seule.