Searchable abstracts of presentations at key conferences in endocrinology ISSN 1470-3947 (print) | ISSN 1479-6848 (online)
Introduction Partir à la Mecque, pour le pèlerinage ou El omra est un voyage spirituel entamé par plusieurs musulmans diabétiques qui peuvent décompenser leur maladie au retour du voyage. Notre objectif était d’évaluer l’état de santé de nos patients tunisiens au retour de la Mecque. Méthodologie Une étude transversale descriptive monocentrique réalisée au sein du centre de santé de base Stah Jabeur Monastir. Nous avons inclus dans notre étude des patients diabétiques ayant voyagé à l’Arabie Saoudite pour pratiquer le pèlerinage de Hajj ou Omra. Résultats Nous avons inclus 40 patients diabétiques. Au retour du voyage, on a trouvé que 4 patients (10 %) ont décompensé leurs diabètes et ont présenté un syndrome polyuropolydipsique. Un ulcère du diabétique était noté chez un seul patient (2,5 %). Un patient a présenté une infection bronchopulmonaire qui a nécessité son isolement chez soi.Concernant la consultation post-voyage, 26 patients (65 %) ont consulté dans un centre de santé de base et un seul patient a consulté un médecin de libre pratique (2,5 %). Sept patients (17,5 %) ont nécessité un changement thérapeutique : l’ajout d’une nouvelle molécule chez 4 patients, l’augmentation de la dose chez un seul et l’introduction de l’insuline chez 3 patients.L’étude analytique comparant les moyennes d’HbA1c avant le voyage (8,43±2,11 %) et après (8,8±2,56 %) a montré que la différence était significative avec une p=0,013. Conclusion Plusieurs de nos patients ont présenté des complications de diabète à leur retour de la Mècque et ont nécessité une surveillance rapprochée et un ajustement thérapeutique.
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Introduction Depuis l’avènement de la vaccination anti-SARS-COV2, la morbidité et la mortalité attribuables à l’infection COVID avaient diminué. Le diabète sucré constitue un facteur de risque de développer une forme grave avec décompensation de tares.L’objectif de cette étude était d’évaluer l’effet de la vaccination anti-SARS-COV2 chez les patients diabétiques. Matériel et méthodes Nous avons mené une étude transversale descriptive incluant tous les patients diabétiques hospitalisés au service de médecine interne et endocrinologie du CHU Taher Sfar Mahdia durant mars et avril 2024. Le test McNemar était utilisé pour la comparaison des fréquences des séries appariées. Résultat Au total, 51 patients étaient colligés dans l’étude avec un âge moyen de 60,11±13,61 ans. Le sexe ratio était de 0,96. Les autres comorbidités associées étaient : l’hypertension artérielle (60,8 %), la dyslipidémie (47,1 %), la dysthyroïdie (13,7 %) et l’insuffisance surrénalienne (15,7 %). Trente-quatre (66,7 %) patients étaient vaccinés contre le SARS-COV2.Onze (52,94 %) avaient un antécédent d’infection COVID avant la vaccination. Deux patients avaient nécessité une hospitalisation avec recours à l’oxygénothérapie. Une décompensation de diabète était notée dans 61,11 % des cas.Après administration des vaccins, la fréquence des infections par le SARS COV2 était de 32,35 % et la fréquence des décompensations du diabète associées passait à 45,45 %.Ces diminutions des fréquences de l’infection et de la décompensation du diabète n’étaient pas statistiquement significatives (p=1 et p=0,62). Conclusion Dans notre population, la vaccination anti-SARS-COV2 ne semblait diminuer ni la fréquence de l’infection COVID ni la fréquence des décompensations aiguës du diabète.
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Introduction/objectifs L’âge avancé et l’immunodépression constituent les principaux facteurs de risque de survenue du zona et de ses complications. Le diabète augmente aussi le risque de zona.L’objectif de notre étude est d’évaluer les aspects épidémio-cliniques, biologiques et évolutifs du zona dans la population diabétique immunocompétente. Matériel et méthodes Une étude rétrospective (2011–2023) était menée à notre service incluant les patients diagnostiqués par un zona. Les patients immunodéprimés étaient exclus de l’étude. Ensuite, les patients étaient subdivisés en 2 groupes (G1 : patients non diabétiques et G2 : patients diabétiques), et nous avions procédé à une étude comparative entre les 2 groupes. Résultats Au total, 50 patients étaient inclus dans l’étude : 29 patients dans le G1 et 21 patients dans le G2. Une prédominance féminine était notée dans les 2 groupes sans différences significative. L’âge moyen du G2 était significativement plus élevé que celui du G1 (55,2 vs 68,2 ans, p=0,004). L’index moyen de comorbidité de Charlson était significativement plus élevé dans le G2 (p=0,002). La présence des prodromes, de la fièvre et des algies zostériennes intenses étaient comparables dans les 2 groupes. L’atteinte thoracique était prédominante dans les 2 groupes. Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes en termes de paramètres biologiques standards, de survenue des complications aiguës et des algies post-zostériennes. Conclusion En dehors de l’immunodépression, les caractéristiques cliniques, biologiques et évolutives du zona chez les personnes diabétiques étaient comparables à celles chez la population non diabétique.
Introduction Le Hajj et la Omra sont deux pèlerinages musulmans majeurs effectués à La Mecque. Notre but était de décrire le profil épidémiologique et clinique des pèlerins diabétiques tunisiens. Méthodologie Il s’agit d’une étude transversale descriptive monocentrique réalisée au sein du centre de santé de base Stah Jabeur Monastir. Nous avons inclus les patients diabétiques ayant voyagé à l’Arabie Saoudite pour pratiquer le pèlerinage de Hajj ou Omra. Résultats Notre population d’étude renfermait 40 patients diabétiques avec une moyenne d’âge de 61,9±8,8 ans. Le sex-ratio était de 0,37. On a trouvé que 17 patients (24,5 %) étaient suivis pour HTA et 17 patients (24,5 %) étaient suivis pour dyslipidémie. La majorité de nos patients étaient sous antidiabétiques oraux (ADO) seulement (34 patients soit 85 %), un seul patient était sous insuline et 5 patients (12,5 %) étaient sous une association ADO et insuline. Pendant la réalisation des rituels, on a trouvé que 4 patients ont présenté une hypoglycémie (10 %). Deux cas de déshydratation ont été notés (5 %). Cinq patients ont rapporté la notion de chute (12,5 %), et 3 patients ont présenté des lésions au niveau du pied. Des chiffres élevés de tension artérielle étaient notés chez 3 patients (7,5 %). Neuf patients (22,5 %) ont présenté une infection bronchopulmonaire, et 2 patients (5 %) : une infection digestive. Conclusion Plusieurs états morbides ont été notés chez les patients diabétiques qui partaient au pèlerinage. Un accompagnement de ces patients est nécessaire pour éviter la survenue de complications.
Introduction Bien que les objectifs biologiques en TSH soient atteints, les patients suivis pour hypothyroïdie primaire (HP) continuent de rapporter une altération de leur qualité de vie (QdV). L’objectif de cette étude était d’évaluer le retentissement de l’HP sur la QdV mentale de ces patients. Patients et méthodes Étude transversale descriptive et analytique incluant 73 patients suivis pour HP sous traitement hormonal substitutif et qui ont un taux de TSH entre 0,4 et 4mUI/L. L’évaluation de la QdV était faite par le questionnaire SF-36 dans sa version en langue arabe. Résultats L’âge moyen était de 53,68 ans±13,09. L’ancienneté moyenne de l’hypothyroïdie était de 10,1 ans±7,36. Chez la majorité des patients, l’hypothyroïdie était d’origine auto-immune. La moyenne du nombre de signes fonctionnels (SF) persistants était de 5,16±2,76. La moyenne du score résumé mental (MCS) était de 46,16±10,73 avec une santé mentale altérée chez 61,6 % des patients. En analyse univariée, l’altération de la santé mentale était associée à la persistance d’un nombre élevé de SF rapportés par le patient. L’analyse multivariée a montré qu’un nombre de SF augmenté est un facteur de risque pour avoir une santé mentale altérée. Conclusion Nos résultats suggèrent que la QdV mentale des patients suivis pour une HP était altérée malgré l’euthyroïdie biologique. Ceci met en valeur l’impact de certains paramètres sur la QdV notamment la persistance de SF rapportés par les patients et qui devraient être donc systématiquement cherchés dans le cadre du suivi de ces patients.
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Introduction le pied diabétique (PD) survient en présence de neuropathie et/ou d’artériopathie diabétiques. Nous visons à décrire l’association du grade de risque podologique (RP) avec les paramètres métaboliques et mesures anthropométriques chez les patients diabétiques. Matériel et méthode C’est une étude transversale analysant le grade de RP, les mesures anthropométriques, et bilan biologique chez les patients diabétiques suivis à la consultation externe de l’hôpital régional de Moknine, Tunisie entre avril 2023 et janvier 2024. Le RP a été défini en se basant sur les recommandations de l’IWGDF2023. Résultats Tous les patients inclus (153) étaient des diabétiques de type 2, avec une médiane d’âge 62 [58–68] ans. Les patients ont été classés en RP très faible (29,8 %), faible (28,5 %), modéré (23,8 %) et élevé (17,9 %). L’IMC et le tour de taille médians étaient 28 [25–31] et 108 [100–116] cm respectivement. Nous avons observé une variation significative du poids (p=0,02), de la taille (p=0,01), l’IMC (p=0,014) et la glycémie à jeun (p=0,04) en fonction du grade de RP. Nous n’avons pas observé de variation significative de l’âge, HbA1c, cholestérol total, triglycéride, créatinine et TDT en fonction du RP. Discussion Près de 40 % des patients étaient à risque modéré ou élevé d’ulcération du PD. Les paramètres métaboliques ne semblent pas être associés au RP. Cependant, les paramètres anthropométriques étaient significativement associés au risque d’ulcération de PD. La prévention du PD devrait en partie viser à réduire la surcharge pondérale qui fait partie des objectifs thérapeutiques des patients diabétiques de type 2.