Hyoid bone fracture unrelated to strangulation is a rare occurrence characterized by a subtle presentation. However, it may manifest as a fatal respiratory distress due to airway obstruction. We present 2 cases of hyoid bone fractures that occurred following a traffic accident in 2 male patients. Both patients presented with either a neck pain or a dysphagia. Physical examination findings were limited to neck sensibility at palpation, saliva stasis, and laryngeal congestion at the laryngeal endoscopy. In both patients, the diagnosis was confirmed through computed tomography. In the first patient, the fracture was simple and located at the body of the hyoid bone, while in the second patient, it involved the greater horn with a medial displacement of the fractured fragment. Due to the clinical presentation, we successfully treated both our patients conservatively through a 48 hour observation, analgesics, steroids, antibiotics, neck rest, and semiliquid diet. This study highlights a rare occurrence of 2 cases of hyoid bone fracture unrelated to strangulation, which emphasizes on the importance of a high clinical suspicion to make the diagnosis of this entity.
Le collapsus trachéobronchique expiratoire regroupe la trachéobronchomalacie, maladie des anneaux cartilagineux et le collapsus dynamique excessif des voies aériennes, bombement majeur de la membraneuse au niveau la paroi postérieure. La symptomatologie repose sur des signes respiratoires peu spécifiques comme la dyspnée, la toux ou les difficultés d’expectoration. Le diagnostic est obtenu lors d’épreuves dynamiques, par l’endoscopie bronchique et/ou le scanner. La trachéobronchomalacie peut être primaire (génétique, idiopathique) ou secondaire liée à un traumatisme, une trachéotomie, une intubation, une intervention chirurgicale, une transplantation, un emphysème, une infection, une inflammation, une bronchite chronique, une compression extrinsèque ou à des anneaux vasculaires non diagnostiqués dans l’enfance. Certains algorithmes décisionnels thérapeutiques ont été proposés, mais aucune recommandation précise n’a été établie. Le traitement, d’abord médical (prise en charge de la pathologie sous-jacente, parfois associée à la ventilation non invasive), est réservé aux malades symptomatiques, après évaluation du retentissement de la maladie (statut fonctionnel et perfomance status du malade, évaluation des symptômes et de la qualité de vie par différents scores). Si les symptômes persistent, d’autres traitements sont discutés. Au sein de l’arsenal thérapeutique, la bronchoscopie interventionnelle permet : (1) la sélection des malades pouvant bénéficier du traitement chirurgical de référence, avec la mise en place d’une endoprothèse comme test thérapeutique avant trachéobronchoplastie ; (2) la pose d’endoprothèses dans les voies aériennes chez les malades non chirurgicaux, dans le but d'obtenir une amélioration des symptômes et de la qualité de vie, au prix d’effets secondaires majeurs liés aux endoprothèses ; (3) la prise en charge de la majorité des complications associées aux endoprothèses (obstruction, granulomes, migration fracture) ; (4) des alternatives thérapeutiques avec la possibilité de techniques thermo-ablatives. Enfin, le développement de nouvelles endoprothèses pourrait permettre de diminuer le taux de complications. Ces différentes options restent encore très discutées à l’heure actuelle.
Le but de cette étude est de décrire les caractéristiques d’une population de femmes de nationalités différentes présentant un SOPK. C’est une étude descriptive des patientes atteintes de SOPK de nationalité tunisienne et française. Dans cette étude, on a procédé par la distribution d’un questionnaire pour collecter les données cliniques et paracliniques. Le questionnaire existe en deux formes pour les patientes mariées et non mariées. La population étudiée était composée de 172 femmes d’âge moyen 27,34 ans avec des extrêmes entre 14 et 49, plus que la moitié était tunisiennes (58,72 %) et mariées (51,74 %). On a constaté que la majorité de la population avait des cycles menstruels irréguliers (76,16 %). L’hypofertilité était signalée chez 67,42 % des femmes mariées. L’IMC moyen était de 28,66 kg/m2. Au total, 75 % des patientes avaient une surcharge pondérale et ou une obésité. La majorité des femmes avaient un hirsutisme (69,19 %) et environ la moitié présentait de l’acné (51,74 %). On a remarqué que la majorité des patientes était explorées pour le SOPK (84,2 %). Toutefois, seul 36,05 % étaient mises sous traitement. En effet, le SOPK est une affection hétérogène qui peut avoir un impact négatif sur la qualité de vie des femmes.
Le pyocèle nasosinusien est une entité clinique rare qui touche le plus souvent les sinus frontaux et ethmoidaux. Notre observation rapporte un cas de pyocèle ethmoido-frontal secondaire à un traumatisme cranio-facial. Il s'agit d'un enfant âgé de 13 ans, qui a un antécédent de traumatisme cranio-facial responsable d'une fracture ethmoido-frontale droite détachant multiples fragments à l'origine d'une obstruction de l'ostium du sinus frontal droit. Perdu de vue de 7 mois, il reconsulte pour un traumatisme crânien. Une TDM cérébrale complétée par une IRM ont été réalisées. Le scanner cérébral a révélé un processus expansif intracrânien extra-axial frontal droit à point de départ éthmoido-frontal homolatéral hypodense avec un rehaussement annulaire entouré d'un œdème péri lésionnel mesurant 27 × 25 × 37mm responsable d'une lyse osseuse de quelques cellules ethmoidales antérieures droites et de la paroi postérieure du sinus frontal homolatéral. Un complément par IRM cérébrale a montré un processus lésionnel ethmoido-frontal droit à paroi fine régulière rehaussée après injection de Gadolinium, en hyposignal T1 hypersignal T2 et FLAIR avec restriction de la diffusion non rehaussé évocateur d'un pyocèle. Les traumatismes maxillo-faciaux peuvent être responsables d'une obstruction des ostiums des sinus de face, qui sont à l'origine d'une inflammation chronique avec une augmentration de la production du mucus et par la suite une augmentation de la pression intrasinusale avec une érosion des parois osseuses du sinus. Ce processus serait à l'origine de la formation de mucocèles et de pyocèles en cas de surinfection. La TDM contribue à l'identification de l'atteinte osseuse, mais l'IRM reste l'examen de référence pour le diagnostic du pyocèle nasosinusien.
Fibromatosis or desmoid tumors are rare benign fibroblastic lesions that are rarely present in the head and neck regions. When they do occur in these regions, however, they tend to be aggressive toward the surrounding tissue and be associated with heavy morbidity and mortality. We report the case of a 26-year-old Tunisian female who presented with acute obstructive dyspnea and a 3-week history of cervical swelling. The swelling was initially only located in the left submandibular area, it then gradually extended to all the anterior cervical supra- and infrahyoid regions causing a clinical presentation resembling that of obstructive dyspnea, the patient was admitted, and an emergency tracheotomy was performed. Tissue samples were taken, pathological analysis revealed an aggressive case of fibromatosis. The patient was treated with corticosteroids and antihormonal therapy, the fibrous mass shrunk considerably allowing the removal of the tracheotomy cannula, no tumor recurrence was noted during the observation period. Due to the rarity of this disease, especially in the cervical region, there are no therapeutic guidelines available.
One of the difficult challenges in endocrinology is the etiological diagnosis of isolated thickened pituitary stalk (PS). We report the case of a woman in whom a thickened PS was diagnosed following the onset of central diabetes insipidus revealed by polyuria-polydypsia syndrome of late pregnancy and postpartum. The pituitary exploration showed panhypopituitarism with disconnecting hyperprolactinemia. An etiological investigation for an inflammatory, granulomatous or tumour cause was carried out, but was negative. Postpartum lymphocytic hypophysitis was then retained. However, the course was puzzling with a control pituitary MRI showing disappearance of the PS thickening with paradoxical appearance of a supra-pituitary tumour, the biopsy of which concluded of being a Langerhansian histiocytosis. This paradoxical sequence is unusual and has not been reported before. It called into question the autoimmune lymphocytic origin of the thickened PS, initially considered, and raised the likelihood of a causal relationship between this PS thickening and Langerhansian histiocytosis.
Tracheobronchomalacia is usually characterized by more than 50% expiratory narrowing in diameter of the trachea and the bronchi. The expiratory collapse includes two entities: (1) the TBM related to the weakness of the cartilaginous rings, and (2) the Excessive Dynamic Airway Collapse (EDAC) due to the excessive bulging of the posterior membrane. Patients have nonspecific respiratory symptoms like dyspnea and cough. Diagnosis is confirmed by dynamic tests: flexible bronchoscopy and/or computed tomographic scan of the chest. There are different forms of tracheobronchomalacia in adults: primary (genetic, idiopathic) or secondary to trauma, tracheotomy, intubation, surgery, transplantation, emphysema, infection, inflammation, chronic bronchitis, extrinsic compression; or undiagnosed in childhood vascular rings. Some management algorithms have been proposed, but no specific recommendation was established. Only symptomatic patients should be treated. Medical treatments and noninvasive positive pressure ventilation should be the first line therapy, after evaluation of various quality measures (functional status, performance status, dyspnea and quality of life scores). If symptoms persist, therapeutic bronchoscopy permits: (1) patient's selection by stent trial to determine whether patient benefit for surgical airway stabilization; (2) malacic airways stenting in patients who are not surgical candidates, improving QOL despite a high complication rate; (3) the management of stent-related complication (obstruction, plugging, migration granuloma); (4) alternative therapeutics like thermo-ablative solution. Lasty, the development of new types of stents would reduce the complication rates. These different options remained discussed.
Introduction: Pulmonary abscesses are uncommon complications of acute community germ pneumonia since the advent of antibiotics. However, in 11-20% of cases, medical treatment alone is insufficient. The purpose of the study is to describe the clinical, radiological and surgical features of pulmonary abscesses. Methods: This is a retrospective and descriptive study that took place in the thoracic and cardiovascular surgery department of the Sahloul University Hospital in Sousse from January 2000 to December 2020 on patients who were hospitalized for pulmonary abscesses. Results: Eighty-five cases of pulmonary abscesses were hospitalized in the ward during the study period. The average patient age was 47 years with extremes between 6 and 80 years. Twenty women and 65 men with a sex ratio equal to 3.2. The initial symptomatology was dominated by fever, dyspnea and purulent sputum. Radiologically,in 57.71% of cases, the lesion is located on the right side. Two patients received chest drainage, 10 patients were medically treated with antibiotic and physiotherapy therapy, and 72 patients were operated on. The surgery was a lobectomia in 46 cases, a bilobectomia in 1 case, a segmentectomia in 2 cases, a pneumonectomy in 4 cases, a biopsy in 3 cases, a flat in 5 cases and an atypical resection in 11 cases. The evolution was favorable in 69.84 with complications in 22 cases or 30.15. The main complications were pleural suppuration and atelectasis which were significantly more common in subjects who had a lobectomy. Four cases of death were noted, two of which were not operated on. Conclusion: Surgical treatment is indicated in pulmonary abscesses resistant to medical treatment as well as pulmonary necrosis extending to several lobes.
TYPE: Case Report TOPIC: Chest Infections INTRODUCTION: The anterior mediastinal masses concern a wide spectrum of pathologies. The tuberculous origin of these masses in the immunocompetent is rare. Diagnosis is difficult and late due to an atypical and unspecific clinico-radiological presentation. CASE PRESENTATION: A 49-year-old patient with a history of pulmonary tuberculosis treated 2 years ago. The symptomatology consisted of a persistent productive cough with fever. A chest x-ray was taken showing an anterior cyst-like mediastinal opacity(1). The thoracic scan objectified a voluminous mass of the anterior mediastinum with a hydro-aeric content, exerting a mass effect on the adjacent structures. A test for Koch's bacillus in sputum was requested negative. The patient was operated on by sternotomy, finding a 15cm mass of soft consistency, pushing the heart and the large vessels downwards. The mass was resected on bloc. Anatomopathological examination of the specimen concluded with tuberculosis in its pseudo-tumor form. The postoperative follow-up was simple, the patient was put on anti-tuberculosis treatment. DISCUSSION: Mediastinal tunberculosis remains rare in the immunocompetent, representing 5.1% of extra-pulmonary localisations. This location poses a diagnostic problem, retarding the treatment. Patients are usually asymptomatic, rarelyl they can have cough, dyspnea, and chest pain due to the compression of adjacent structures. The radioclic presentation is nonspecific. Treatment of pseudotumor tuberculosis is based on anti-tuberculosis drugs, once the histological diagnosis has been established. CONCLUSIONS: Pseudotumoral tuberculosis is a rare form of tuberculosis, capable of mimicking several other pathologies. It remains an etiology that we can think of in front of an anterior mediastinal mass even in the immunocompetent. DISCLOSURE: Nothing to declare. KEYWORD: tuberculosis, diagnosis, surgery
Les abcès pulmonaires sont des complications peu fréquentes des pneumopathies aiguës à germes communautaires depuis l’avènement des antibiotiques. Cependant, dans 11 à 20 % des cas, le traitement médical seul est insuffisant. Le but de l’étude est de décrire les caractéristiques cliniques, radiologiques et le résultat du traitement chirurgical des abcès pulmonaires. Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive qui s’est déroulée dans le service chirurgie thoracique et cardiovasculaire de l’hôpital universitaire Sahloul de Sousse de janvier 2000 à décembre 2020 portant sur les patients qui ont été hospitalisés pour abcès pulmonaires. Quatre-vingt-cinq cas d’abcès pulmonaires ont été hospitalisés dans le service durant la période de l’étude. L’âge moyen des patients était de 47,11 ans avec des extrêmes entre 6 et 80 ans. Vingt femmes et 65 hommes avec un sex-ratio égal à 3,2. La symptomatologie initiale était dominée par la fièvre, la dyspnée et les expectorations purulentes. Radiologiquement, dans 57,71 % des cas, la lésion se localise du côté droit. Deux patients ont bénéficié d’un drainage thoracique, 10 patients ont été traités médicalement par antibiothérapie et kinésithérapie respiratoire, et 72 patients ont été opérés. Le geste consistait en une lobectomie dans 46 cas, une bilobectomie dans 1 cas, une segmentectomie dans 2 cas, une pneumonectomie dans 4 cas, une biopsie dans 3 cas, une mise à plat dans 5 cas et une résection atypique dans 11 cas. L’évolution était favorable dans 69,84 % avec des complications dans 22 cas soit 30,15 %. Les principales complications étaient la suppuration pleurale et l’atélectasie qui étaient significativement plus fréquentes chez les sujets qui ont eu une lobectomie. Quatre cas de décès ont été notés dont 2 non opérés. Le traitement chirurgical est indiqué dans les abcès pulmonaires résistant au traitement médical ainsi que les nécroses pulmonaires s’étendant à plusieurs lobes.
INTRODUCTION:salivary gland tumors mainly occur in the parotid gland. These tumors are rare but are characterized by histological heterogeneity, thus posing diagnostic challenges. Magnetic resonance imaging (MRI) is currently the most reliable imaging test for the evaluation of these tumors. The purpose of this study was to highlight the diagnostic value of MRI and its role in parotid gland tumor histopathology.METHODS:we conducted a retrospective descriptive and analytical study of 50 patients with parotid gland tumor, operated and treated in the ear, nose and throat (ENT) Department and in the Department of cervicofacial surgery at the Tahar Sfar University Hospital of Mahdia between 2001 and 2019. All patients underwent preoperative MRI of the parotid gland.RESULTS:out of 50 patients included in the study, 36 (72%) had benign tumor and 14 (28%) malignant tumor. The sensitivity of MRI for the diagnosis of malignant tumor was 92.8% with a specificity of 97.2%, a negative predictive value of 93% and a positive predictive value of 97%. With respect to benign tumor characterization, MRI suggested the diagnosis of Warthin tumor in all cases (13 cases) and of pleomorphic adenoma in 22 out of 23 cases. There were two diagnostic errors: MRI suggested the diagnosis of pleomorphic adenoma instead of adenoid cystic carcinoma in one case and of malignant tumor instead of pleomorphic adenoma due to diffusion restriction.CONCLUSION:MRI is highly efficient in the assessment of parotid tumor histology and, especially, after the advent of new functional sequences. However, only histological examination allows to confirm with certainty the diagnosis.
Le syndrome huit et demi de Fisher est une pathologie rare caractérisée par l’association d’une ophtalmoplégie internucléaire d’un coté et d’une paralysie de la latéralité de l’autre côté avec une paralysie faciale périphérique. Nous illustrons l’aspect en IRM d’un cas de syndrome de huit et demi de Fisher. Patiente âgée de 40 ans, hypertendue, a été hospitalisée pour instabilité locomotrice avec vertige et une diplopie horizontale d’installation brutale. L’examen clinique à l’admission a trouvé un syndrome vestibulaire d’allure périphérique, une paralysie de l’abduction de l’œil gauche et une ophtalmoplégie internucléaire bilatérale avec un nystagmus qui augmente à la fixation, une paralysie faciale périphérique gauche avec un signe de Charles Bell. Le bilan biologique notamment du LCR était sans anomalie. Une TDM et une IRM cérébrale étaient réalisées. La tomodensitométrie cérébrale était sans anomalie. L’IRM cérébrale avec séquences pondérées en T1, T2, Flair et diffusion a mis en évidence une lacune ischémique pontique paramédiane postérieure gauche en hyposignal T1, hypersignal T2 et diffusion. L’aspect bien localisé de la lésion sur l’IRM au niveau de la région paramédiane du pont cérébral, qui explique cette symptomatologie clinique très spécifique avec la paralysie faciale nous a permis de retenir chez notre patiente le diagnostic de huit et demi de Fisher. Notre patiente avait un “syndrome huit et demi” qui est une pathologie rare et qui correspond à un syndrome d’un et demi de Fisher plus une paralysie du septième nerf crânien. Le diagnostic est posé grâce aux données de l’examen clinique et confirmé par l’IRM cérébrale.
Illustrer l’intérêt de la TDM cérébrale avec injection et l’IRM cérébrale dans le diagnostic précoce des thromboses veineuses cérébrales profondes(TVCP). Étude rétrospective concernant 4 patients âgés de 20 à 70 ans, 3 hommes et une femme, se plaignant de fièvre (n = 4), céphalées (n = 4), troubles de la conscience (n = 4), troubles du comportement (n = 1). Tous les patients ont bénéficié d’une TDM cérébrale injectée. Une IRM cérébrale avec des séquences conventionnelles (T1, T2, FLAIR, T2 ou SWI) et d’angio-IRM avec ou sans injection de gadolinium (temps de vol ou contraste de phase) a été pratiquée chez deux patients. Dans cette étude, la TDM cérébrale injectée initiale a montré des signes directs tels que la visualisation de thrombus spontanément hyperdense au niveau du réseau veineux profond (n = 3). Des signes indirects à type d’ischémie cérébrale : hypodensité cortico-sous corticale (n = 3), des noyaux gris centraux (n = 2) et de la substance blanche péri ventriculaire (n = 3) Des foyers hémorragiques (n = 1). Une IRM cérébrale avec séquence angio-MR veineuse a montré un thrombus massif des sinus veineux : longitudinal (n = 1), latéraux (n = 2), sinus droit (n = 1) et une anomalie des noyaux gris centraux (n = 1) et de la substance blanche péri ventriculaire (n = 2). L’évolution était défavorable avec décès (n = 3). Les TVC profondes sont des causes rares d’ischémie cérébrale. Leur diagnostic est rendu difficile par le manque de spécificité des signes cliniques retrouvés à l’examen clinique. L’IRM cérébrale couplée à l’angio-MR veineuse permet d’asseoir le diagnostic et d’éliminer les principaux diagnostics différentiels.
Les myosites orbitaires sont le plus souvent idiopathiques mais peuvent s’associer à des causes locales ou à des pathologies dysimmunitaires (granulomatose avec polyangéite, lupus érythémateux systémique, polyarthrite rhumatoïde…). L’association myosite orbitaire et maladie de Behçet a été exceptionnellement décrite. Nous rapportons à ce propos une nouvelle observation. Un homme âgé de 45 ans, connu pour une maladie de Behçet, a présenté un ptôsis de l’œil gauche d’installation brutale, associé à un œdème de la paupière supérieure et à une diplopie. Une IRM orbitaire a été réalisée. L’IRM a montré un épaississement du muscle droit médial de l’œil gauche (diamètre mesuré à 10 mm) en hypersignal T2, rehaussé intensément après injection de gadolinium évoquant une myosite orbitaire. Le patient a été traité par corticoïdes, entraînant une amélioration spectaculaire. La myosite orbitaire est une affection inflammatoire rare d’un ou de plusieurs muscles extra-oculaires. L’association d’une maladie de Behçet et d’une myosite orbitaire est rare, avec très peu de cas rapportés dans la littérature. Les corticoïdes constituent l’essentiel du traitement.
L’apoplexie hypophysaire est une complication rare, grave et aiguë des adénomes hypophysaires, révélé par un syndrome tumoral, des troubles visuels et des déficits hormonaux dans 60 % des cas. Nous rapportons 2 cas de macroadénome hypophysaire révélés par une apoplexie hypophysaire et précisons l’intérêt incontournable de l’IRM dans l’approche diagnostique et pronostique de cette pathologie rare. Il s’agit de deux patients une femme et un homme âgés respectivement de 30 et 70 ans. Le motif de consultation était un syndrome dysmorphique pour le 1er cas avec une hypersécrétion non freinable de GH. Des céphalées intenses depuis évoluant depuis 2 semaines, sans signes d’insuffisance ni d’hypersécrétion hypophysaire pour le deuxième cas. Une IRM de l’axe hypothalamo hypophysaire était réalisée dans les deux cas. Dans le 1er cas l’IRM a montré une lésion hypophysaire nodulaire d’environ 15 mm de grand axe en hypersignal T1, hypersignal franc T2 ne prenant pas le contraste. Dans le 2e cas, L’IRM a objectivé un macroadénome hypophysaire de 30 × 25 × 20 mm en hypersignal T1 hétérogène, hypersignal T2, avec un rehaussement périphérique, à développement essentiellement supra-sellaire comprimant le chiasma optique et comblant les citernes péri-sellaires. Le diagnostic d’apoplexie hypophysaire a été retenu. Une adénomectomie par voie trans-sphénoïdale a été réalisée de suites opératoires simples dans les deux cas. L’apoplexie hypophysaire est une complication rare mais grave des adénomes hypophysaires. Elle concerne 3 % des patients porteurs d’adénome hypophysaire. L’imagerie par résonance magnétique, est devenue un outil indispensable dans la recherche des adénomes de l’hypophyse et de leurs complications.
L’atteinte du système nerveux central (SNC) au cours des maladies systémiques constitue un défi diagnostique et thérapeutique. Elle est grave, pouvant mettre en jeu le pronostic vital ou être responsable de séquelles neurologiques définitives. Malgré les progrès de la neuro-imagerie, elle reste difficile à diagnostiquer et à distinguer des autres origines, notamment infectieuses et néoplasiques. L’objectif de ce travail est d’étudier les différents aspects cliniques et paracliniques de l’atteinte du SNC au cours de maladies systémiques. Il s’agissait d’une étude rétrospective incluant 18 patients présentant une atteinte du SNC au cours des maladies de système, hospitalisés au service de médecine interne sur une période de 2 ans. On a colligé 14 femmes et 4 hommes. L’âge moyen au moment du diagnostic de l’atteinte du SNC est de 48,5 ± 14,9 ans. L’atteinte du SNC était inaugurale de la maladie de système dans 27,8 % alors qu’elle apparaissait au cours du suivi dans 72,3 % des cas avec un délai moyen de 6 ± 7,8 ans. Parmi les 18 patients, les circonstances de découverte de l’atteinte centrale étaient les céphalées dans 12 cas (66,7 %) dont un cas de céphalées fébriles. Un déficit moteur était constaté dans 3 cas (16,7 %) incluant un cas de paraplégie (5,6 %) et deux cas d’hémiplégie (11 %). L’atteinte des nerfs crâniens était révélatrice dans 3 cas (16,6 %) dont 2 cas de diplopie et 1 cas de névralgie de trijumeau. L’imagerie par résonance magnétique cérébro-médullaire a montré des hyper-signaux T2 et Flair au niveau de la substance blanche chez 15 patients (83,3 %) dont deux présentant un aspect pseudo-nodulaire, et des hyper-signaux T2 au niveau médullaire chez un patient (5,6 %). Les diagnostics retenus étaient les vascularites cérébrales dans 14 cas (77,7 %), un accident vasculaire cérébral ischémique dans un cas (5,6 %), une thrombose veineuse cérébrale dans un cas (5,6 %), une myélite dans un cas (5,6 %) et une méningite dans un cas (5,6 %). Les maladies de systèmes associées étaient le syndrome de Gougerot-Sjögren dans un tiers des cas, un lupus érythémateux systémique dans 5 cas (27,8 %), une maladie de Behçet dans 5 cas (27,8 %), un cas de sclérodermie (5,6 %) et un cas de syndrome des antiphospholipides (5,6 %). Tous les patients étaient traités par une corticothérapie. Les immunosuppresseurs étaient associés dans 14 cas (77 %). La cyclophosphamide était prescrite dans 11 cas (61,1 %) alors que l’azathioprine était prescrite dans 3 cas (16,7 %). L’évolution était marquée par la guérison dans un cas (5,6 %), l’amélioration dans 13 cas (72 %), la stabilité dans 3 cas (16,7 %) et une rechute dans un cas (5,6 %). L’atteinte du SNC peut inaugurer ou compliquer la maladie de système. Elle est de diagnostic difficile, exigeant l’élimination des autres causes d’atteinte du SNC. Elle peut être de localisation cérébrale ou plus rarement médullaire. Le tableau clinique est caractérisé par des signes non spécifiques, dominés par les céphalées dans plus de deux tiers des cas. La vascularite cérébrale est la plus fréquente des manifestations neurologiques centrales (77,7 %). Les maladies de systèmes les plus pourvoyeuses d’atteinte du SNC, selon notre étude, sont le syndrome de Gougerot-Sjögren, le lupus érythémateux systémique et la maladie de Behçet.
Objective: The anatomical and developmental particularities of sinus cavities in paediatric population lead acute ethmoiditis to be the earliest form of sinusitis in children. Orbital complications are frequent and could lead to visual and neurological impairment. This study investigated the clinical, biological and radiological features of orbital complications. We identified the predictive factors of severe ophthalmological lesions and/or associated cerebral complications of acute ethmoiditis. Design and methods: This cross sectional study included all patients identified as having orbital extension of acute ethmoiditis in the database of a single academic paediatric care centre over a period of 14 years. All orbital and cerebral Scans of the included patients were reviewed and the cohort was classified using Chandler's classification as having less severe lesions (Chandler's 1 and 2) or more serious lesions (Chandler's 3, 4 and 5). Results: In total, 16 patients (12 girls and 4 boys) were included among 39 consecutives cases of ethmoiditis recessed with a complication rate of 41%. Average consultation delay was 4.88 days. The mean age was 4.37 years. Fever was objectified in 13 cases (81%). Six patients (37.5%) had exophthalmos. Orbital extension spectrum was: stage I (n = 4, 25%), stage II (n = 4, 25%), stage III (n = 6, 37.5%), stage IV (n = 1, 6.5%), stage V (n = 1, 6.5%) and intra cranial extension was associated in two cases. Univariate analysis showed that fever, exophthalmos, ophthalmoplegia, positive CRP, age and white blood cells count were not associated with more severe lesions in the CT scan. Initially, all children received intravenous antibiotic treatment. Association of multiple antibiotics was prescribed in 75% of the cases. With 21.07 days +/- 5.51 days as a total treatment duration. Only Four patients underwent surgical treatment. Conclusion: Orbital complications of ethmoiditis are frequent. No clinical or biological criteria seem to predict the severity of orbital lesions. Both orbital and brain CT scan could help detect eventual complications on time to adapt antibiotic treatment and eventually bring forward surgical intervention.
La radionécrose cérébrale est une complication rare et tardive de la radiothérapie. L’atteinte des lobes temporaux et frontaux est plus fréquente que celle des voies optiques et du tronc cérébral. Devant une symptomatologie souvent pauvre et non spécifique, les radionécroses cérébrales posent le problème de diagnostic différentiel avec une récidive tumorale. L’IRM, dans ce cas, occupe une place importante pour l’orientation diagnostique. Il s’agit d’une patiente âgée de 29 ans suivi en ORL pour esthésioneuroblastome olfactif, traitée par radiothérapie exclusive avec une rémission complète. Deux ans après le traitement, elle a présenté une cécité bilatérale d’installation progressive suivie par une détérioration de l’état neurologique. Une IRM cérébrale était réalisée. L’IRM a montré un hypersignal T2 et Flair intéressant les nerfs optiques en pré chiasmatique, les tractus optiques, les corps mamillaires et la partie antérieure de l’hémi protubérance droite. Ces lésions étaient en hyposignal T1, se rehaussant après injection de Gadolinium. L’aspect était évocateur d’une radionécrose cérébrale. L’évolution a été marquée par le décès de la patiente au bout d’un mois. La radionécrose cérébrale est une complication rare de la radiothérapie appliquée pour des cancers du massif facial ou du cavum. Il faut savoir l’évoquer dans un contexte de tumeur irradiée. Actuellement, l’IRM est l’examen de choix, son rôle est double : diagnostique et de surveillance de l’évolutivité des lésions.
Peptic ulcer complication has decreased over le last years. Spontaneous bilio-digestive fistulas, in the absence of primary biliary disease, remain a very unusual complication of the upper digestive tract. The choledochoduodenal fistula is an extremely rare entity which can be caused by a duodenal peptic ulcer. It appears with the symptoms of peptic ulcer disease. They are diagnosed incidentally on radiological exams. It was suspected after finding pneumobilia on abdominal ultrasound and confirmed by X-barium meals study. The purpose of this observation is to report the case of a patient presenting a choledochoduodenal fistula diagnosed by X-barium meal to underline the importance of this radiological exam to diagnose this disease and to insist on the conservative treatment for choledochoduodenal fistula caused by a duodenal peptic ulcer. The prognosis of patients treated medically is good, although the fistula can remain asymptomatic. Angiocholitis and biliary sequelae remain rare and do not warrant prophylactic surgical treatment.
Le dépistage d’une malformation corticale et d’une anomalie de la gyration implique une bonne connaissance de la dynamique de l’évolution cérébrale prénatale. Les objectifs de ce travail sont : – montrer l’intérêt de l’imagerie anténatale dans le dépistage des malformations corticales fœtales ; – décrire les principales anomalies et leurs aspects en échographie et en IRM fœtale. Étude rétrospective avec revue de la littérature portant sur des cas d’anomalies du cortex fœtal. Nos patients ont été explorés par une échographie obstétricale et une IRM fœtale après l’âge de 32 SA. Le développement séquentiel des différents sillons et scissures du cortex cérébral a été décrit en fonction de l’âge gestationnel. L’étude de la chronologie d’apparition de ces sillons en échographie et en IRM a permis d’identifier une lissencéphalie dans 2 cas, une polymicrogyrie dans un cas, une microcéphalie à gyration simplifiée dans un cas et une schizencéphalie dans un cas. Des malformations cérébrales associées ont été retrouvées. Grâce au développement de l’échographie et de l’IRM fœtale, l’étude de la gyration et du cortex fœtal est plus précise et plus exhaustive. Une IRM postnatale permet de mieux étudier les sillons et les différentes structures anatomiques impliqués dans ce type d’anomalie.