Dans les organisations, les veilles sont encore souvent diffusées en silos informationnels, via des newsletters adressées par courriels. À la faveur du confinement sanitaire et afin d’initier une veille plus partagée, ouverte et collaborative, une plateforme de diffusion automatisée des veilles, depuis divers outils de surveillance tels que InoReader, KB Crawl et Sindup, a été expérimentée de manière agile avec le logiciel libre WordPress. Accessible sur smartphone, cette plateforme propose des fonctionnalités collaboratives, sémantiques, de recherche et de capitalisation des contenus, et des statistiques détaillées de consultation. Après avoir été expérimentée par une trentaine de veilleurs dans 17 entités différentes, elle a été hébergée, consolidée, mise en forme et sécurisée avec l’aide de l’éditeur de technologies de veille Sindup. Ce modèle de plateforme construit avec WordPress est entièrement reproductible pour un très faible coût. Il pourrait permettre aux veilleurs de rendre plus efficiente la diffusion de leurs veilles et aux éditeurs de plateformes de proposer des offres moins onéreuses, plus centrées sur leur cœur de métier qui reste la mise en surveillance des sources. Il pourrait aussi permettre aux éditeurs de s’adresser à un marché plus large de PME, de TPE et d’associations. Faisant suite à un précédent article à vocation concrète et professionnelle, le présent article résulte d’une analyse plus conceptuelle de cette expérimentation originale.
La plupart des éditeurs de plateformes de veille proposent des prestations de formation. Nous livrons ici une analyse comparée de ces prestations selon trois critères : les modes de formation, les langues des supports, la présence d’un club utilisateurs et réseaux.
Text mining , analyse sémantique et intelligence artificielle font désormais partie de l’offre des plateformes de veille. Si la fonction première de ces outils n’est pas d’analyser les informations à la place du veilleur, celui-ci est pour autant en droit d’attendre d’eux une aide à l’exploitation des textes (voire des images), pour pouvoir se concentrer sur la production d’analyses à valeur ajoutée. Dans cet article, nous recensons ces fonctionnalités, de plus en plus précieuses.
Les étapes de sourcing et de collecte étant les plus chronophages pour les veilleurs, la plupart des plateformes s’emploient à faciliter la mobilisation des sources en proposant des corpus de sources préétablis et/ou en facilitant l’ajout de sources dans la plateforme au fil de la navigation. Les possibilités de requêtage sont également le plus souvent étendues pour favoriser la pertinence et la finesse de la collecte. Les types de sources dont la surveillance peut être automatisée varient selon les plateformes et constituent un critère de sélection des plateformes selon la spécificité des veilles à mettre en place.
Une centaine de professionnels, éditeurs et praticiens, ont participé au panorama des plateformes de veille réalisé entre juin et décembre 2021. Pour les mobiliser, nous avons adopté une méthodologie agile, ouverte et transparente. Nous avons d’abord mené deux types d’enquêtes, une auprès des éditeurs, une auprès des praticiens. Puis nous avons construit une matrice d’évaluation des plateformes. Enfin, nous avons rédigé notre étude en temps réel, et l’avons laissée ouverte aux commentaires : pendant toute la durée de l’analyse, chacun a eu la possibilité d’intervenir. Le vecteur de ce travail collaboratif, c’est le site que nous avons créé à partir du CMS WordPress, platesformesdeveille.org , dans lequel nous avons encapsulé les outils Google Forms et Google Drive . Ce site, sur lequel les résultats de l’étude comparative sont disponibles, et qui offre à tous, notamment aux veilleurs, la possibilité de faire leur propre benchmark , est d’ores et déjà une référence dans le domaine de la veille.
Pour dresser notre panorama des solutions de veille existant sur le marché français, nous avons commencé par recenser les solutions et les éditeurs, puis nous avons élaboré une classification, en privilégiant le critère de l’usage. Nous avons distingué ainsi cinq grandes « familles » de solutions et cinq grands facteurs de différenciation. Cette taxonomie se prolonge sous forme de filtres opérationnels sur le site comparatif plateformes-de-veille.org : chacun peut sélectionner la solution la plus adaptée à sa problématique et à son contexte d’activité.
Dans cet article, nous livrons une analyse, sous forme de tableaux comparatifs, des fonctionnalités de maintenance et de sécurité des plateformes de veille, selon trois critères : les fonctionnalités générales de maintenance et de sécurité, la durée contractuelle de réponse lorsque le support est contacté, la gestion des problèmes en dehors des horaires normaux de travail du service client.
Voici les présentations de 22 plateformes d’éditeurs ayant accepté de répondre à notre enquête. Nous avons reformulé les textes proposés par les éditeurs, à la marge, dans un souci d’harmonisation. Toutes les solutions sont examinées sur notre site plateformes-de-veille.org .
Dans un environnement informationnel de plus en plus complexe, incertain et difficile à contrôler, les technologies de veille permettent d’automatiser les recherches d’informations sur des sources afin d’analyser et de décider de manière plus rapide et efficace. Il s’agira, grâce à la veille, de rester à l’état de l’art de son domaine de compétences, de détecter et de saisir une opportunité de développement ou de collaboration, d’éviter une menace concurrentielle ou juridique, ou encore, de mieux se mettre à l’écoute de la société, des citoyens ou des clients. Encore faut-il disposer d’une « veille de la veille » — d’un panorama à jour et pertinent de ces outils. Le dernier en date remonte à plus de dix ans. Depuis, on assiste à un relatif déclin des agrégateurs RSS au profit de plateformes professionnelles aux puissantes fonctionnalités de diffusion. Aussi, nous avons pris l’initiative de solliciter de nombreux éditeurs et praticiens de la veille, pour dresser de manière collective et collaborative un nouvel état de l’art, proposer une vision de l’offre et des ambitions des acteurs du marché français, faire état des évolutions technologiques des plateformes, éclairer les choix des utilisateurs et des décisionnaires. Notre démarche s’appuie sur un site web participatif et transparent : plateformes-de-veille.org . Construit avec eux et pour eux, ce panorama s’adresse aussi bien aux éditeurs qu’aux veilleurs. Nous espérons qu’il permettra aux premiers de mieux connaître leur marché et les besoins des veilleurs ; qu’il aidera les seconds à mieux appréhender les technologies émergentes et la diversité du marché, ainsi qu’à préparer des appels d’offres.
Cet article présente 4 tableaux comparatifs sur la fonction d’administration des plateformes de veille selon trois critères : langues, tableaux de bord, interopérabilité avec un annuaire LDAP.
Un critère important pour évaluer la qualité d’une plateforme de veille est la qualité de ses fonctions de recherche et de capitalisation des contenus. Dans notre panorama des plateformes de veille, réalisé en 2021, nous avons établi, pour 22 solutions, quatre tableaux comparatifs : sur la capitalisation des contenus et le moteur de recherche interne, sur les facettes et les filtres, sur les fonctionnalités de recherche avancée (corpus et métadonnées), ainsi que sur d’autres fonctionnalités de recherche.
Aujourd’hui, les besoins en veille collaborative et l’interfaçage avec des réseaux sociaux d’entreprise sont devenus essentiels : l’information a d’autant plus de valeur qu’elle est partagée, visible et valorisée. Mais beaucoup de services de veille fonctionnent encore sur un modèle rigide, plus vertical qu’horizontal, avec des contenus faiblement personnalisés. Les plateformes de veille elles-mêmes induisent aussi parfois des freins fonctionnels. Beaucoup essaient de remédier à cela en proposant cette dimension d’interfaçage et de collaboration. Nous proposons ici un grand tableau comparatif.
Pour dresser notre panorama des solutions de veille, nous avons enquêté auprès des éditeurs : 19 ont répondu. Pour procéder à une étude comparative, nous avons retenu huit critères, que nous détaillons ici : l’identité, les effectifs, les modèles économiques, les tarifs, les compétences sectorielles et géographiques, la modularité, la conformité avec les droits de propriété intellectuelle et les axes de développement. Cette étude complète est disponible sur le site plateformes-de-veille.org .
Pour des raisons de sécurité, la plupart des éditeurs des plateformes de veille développent leurs propres fonctionnalités de diffusion, ce qui comprend le paramétrage des aspects graphiques, l’utilisation en mobilité, la personnalisation de la lettre de veille. Nous présentons dans cet article plusieurs tableaux comparatifs assortis d’analyses.
Dans le cadre de notre grande enquête-panorama s ur les plateformes de veille, nous avons récolté les réponses de 72 veilleurs. Quelles sont les attentes de leurs clients ? Comment leur métier est-il perçu ? Leur importance est-elle reconnue ? Quels sont les modes de diffusion qu’ils privilégient ? Quelles sont leurs attentes à l’égard des technologies ? en matière de veille collaborative ?
Purpose: We seek to explore the realm of literature about digital libraries. We specifically seek to ascertain how interest in this subject has evolved, its impact, the most productive journals and countries, the number of occurrences of digital libraries, the relationships and dynamics of the main concepts mentioned, and the dynamics of metadata formats.Methods: We extracted corpora from the Google Scholar and Microsoft Academic Search bibliographic databases. We analyzed the named entities and concepts contained within these corpora with the help of text mining technologies, CorTexT in particular.Results: While the number of publications on the subject of digital libraries is increasing, their average number of citations is decreasing. China, the United States and India are the most productive countries on the subject. Literature about conservation and national libraries has gradually been replaced by literature about open access, university libraries and the relationship with users. Internet Archive is the most cited digital library in literature and continues to grow. Dublin Core is the most talked about metadata format, however the subject of metadata formats is declining in the corpus today.Conclusion: Digital libraries now seem to be reaching the age of maturity.