Measuring crime rates is challenging in neighborhoods and other small geographic units. Its denominator, the local population, is strongly affected by mobility, with most city dwellers moving through many neighborhoods during the course of one day for different purposes. Under these conditions, the use of the residential population returns a flawed representation of the social interactions that can lead to crime. In this article, alternative ways to measure local population for crime rates are tested. We suggest that different measures of local population (residents, shoppers, workers, pedestrians, automobiles) yield specific and relevant information for the understanding of the concentration of crime in time and space and that crime place (private residences, commercial venues, and public space) should be taken into account in spatial analyses of crime. Results show that different local population measures carry complementary information on the quantity and quality of social interaction that can lead to crime.
Google Street View offre la possibilité collecter systématiquement de l'information sur l'environnement physique et social des rues comme espaces publics. Cet article utilise cette méthode de collecte de données pour mesurer diverses caractéristiques des rues d'Ottawa et de Gatineau, principalement la population ambiante et le désordre physique. La validité interne (entre les codeurs) et la validité externe (avec d'autres sources) des données collectées sont analysées. Les résultats montrent que cette méthode permet, malgré quelques limites, de collecter des informations pertinentes pour la quantification des milieux de vie, notamment les milieux exurbains, et que ces informations sont complémentaires aux sources de données existantes. Elles permettent entre autres d'affiner la mesure de la population ambiante (en comptabilisant piétons, cyclistes et voitures) et de faciliter celle du désordre physique (en évitant de dispendieux travaux de terrain) .
Depuis 2010, le terme « ville intelligente » (ou « smart city » en anglais), terme vague qui renvoie à l'intégration croissante des technologies de l'information aux processus de gestion urbaine et, parfois, aux pratiques sociales et communautaires associées, est beaucoup utilisé. Or, l'adjectif « intelligent » n'est associé qu'aux villes: par implication les non‐villes (soient les régions rurales ou périphériques) ne sont pas intelligentes. Dans cet article, nous décrivons comment le terme « ville intelligente » est utilisé et montrons que des processus semblables à ceux qui rendent les villes « intelligentes » se déploient en dehors des villes. Réserver l'adjectif « intelligent » aux villes reflète donc un biais, soit le même biais qui n'associe l'innovation et la créativité qu'aux villes. En tant que géographes, nous avons pris conscience de nos biais disciplinaires coloniaux et sexistes. Cet article démontre qu'un biais urbain demeure présent et il suggère d'en prendre conscience afin de modifier notre manière de penser les différents territoires.
Dans cet article, nous distinguons deux « étapes » au pouvoir francophone : la formulation de projets (qui relève de considérations sociales) et la mise en oeuvre de projets (considérations économiques). Nous concentrons davantage notre attention sur la dimension économique du pouvoir qui, selon nous, attire moins l’attention des chercheurs. Nos résultats dressent un portrait selon lequel les communautés francophones traditionnelles en situation minoritaire ont moins de moyens pour mener à bien leurs projets alors que les communautés francophones émergentes risquent d’orienter leurs ressources vers des dépenses qui ne concernent pas la francophonie. En conclusion, nous nous interrogeons sur les besoins spécifiques et sur la complémentarité des communautés francophones.
Les francophones du Canada vivent dans des environnements linguistiques diversifiés et doivent donc composer avec des contraintes et des conditions spécifiques. Ces particularités impliquent une variété de situations et proscrivent l’application d’un projet unique de développement des communautés. L’article propose une classification des communautés francophones qui tient compte des nombreuses réalités vécues. S’appuyant sur les données du recensement, une typologie de sept catégories est proposée : communautés traditionnelles, diversifiées, assimilées, volatiles, globales, cosmopolites et anglophones. Les spécificités statistiques et les distributions géographiques de chacune des catégories y sont présentées.
Messages clés Le territoire joue un rôle dans la construction de l'identité linguistique des francophones en situation minoritaire. L'impact du territoire est cependant plus important sur la perception de la vitalité linguistique et les pratiques linguistiques. Les technologies d'information et de communication pourraient modifier le rôle du territoire dans la construction identitaire.
La relation entre la distance de navettage et la forme urbaine intéresse chercheurs et planificateurs depuis longtemps. Cependant, elle demeure à ce jour difficile à cerner, probablement à cause des difficultés associées à sa formalisation théorique. Dans cet article, le concept de « possibilité de navettage » est introduit afin de clarifier cette confusion. Selon le cadre théorique proposé, la forme urbaine constitue l’offre des possibilités de navettage parmi lesquelles les travailleurs sont amenés à choisir. La validité de ce cadre est confirmée par des analyses effectuées sur des régions métropolitaines étasuniennes et des groupes de travailleurs montréalais.
Segregation indices are today well known and increasingly used in urban studies. However, in the absence of specialized computer tools, calculating segregation indices soon becomes a long and complicated process. The odd free applications designed to calculate indices are implemented in geographic information systems (ArcInfo, ArcView and MapInfo). Users wishing to calculate indices by way of these applications must have the GIS software that contains the application and also a sufficient understanding of how to use geographic information systems—two conditions that can limit the use and correspondingly, broad access to residential segregation indices. To remedy this situation, we propose an independent and free application developed in C#.Net called Segregation Analyzer that allows some forty segregation indices (unigroup, intergroup, and multigroup) to be calculated quickly and easily, regardless of the data or city being studied. This application can be downloaded free of charge from the Spatial Analysis and Regional Economics Laboratory —SAREL— Web site (http://laser.ucs.inrs.ca/EN/Download.html).
The relationship between commuting distance and urban form has attracted the attention of researchers and planners for a long time. However, the relationship has remained difficult to grasp, in part because of difficulties associated with its theoretical formalization.In this paper, the concept of << commuting possibilities >> is suggested in order to clarify this confusion. According to the proposed framework, urban form offers commuting possibilities and workers choose from these possibilities. The validity of the framework is confirmed by analysis conducted of selected American cities and on groups of workers in Montreal.
The excess-commuting literature provides a methodological framework in which the observed average commute (C-obs) is compared with theoretical commuting values: the minimum (C-min) and maximum (C-max) average commute. In this paper, I argue that real spatial behavior is ill represented by the two assumptions of optimal (minimizing or maximizing) behavior. C-min and C-max are in fact extreme values of a much richer distribution of commuting possibilities. I argue that all those possibilities should be taken into account in the evaluation of C-obs. In order to do this, I develop a probabilistic framework where any urban form is associated with a statistical distribution of commuting possibilities, with an average and a standard deviation, within which C-min and C-max represent extreme and very improbable outcomes. Applied to a sample of fifty metropolitan areas, this framework helps us understand the combined association of spatial behavior and urban form with commuting.
Economic segregation, or residential inequalities based on income, is a complex spatial process. It is associated with structures which arise at certain scales and which evolve in time. In this paper, we analyse the evolution of economic segregation in Montréal from 1980 to 2000. This analysis is based on household's income and on their distribution within the residential space from four scales: households, census tracts, municipalities and some radio-concentric zones. Results confirm that the spatial organisation of economic segregation is scale dependent. More precisely, local inequalities are growing more rapidly but this trend does not prevent the consolidation of metropolitan-sized clusters. Moreover, results confirm that Montréal's economic segregation follows North American trends like the growth of economic disparities (spatial or not) or the fact that the enrichment of central and ex-urban neighbourhoods is compensated by the impoverishment of inner-ring suburbs.
The concept of distance remains vague despite its ubiquity in geographic analysis. This paper investigates this concept and the consequences of its ambiguity on the study of urban space. We present some of the principal formulations of distance and discuss of their respective advantages. We then study the affinities and differences associated with some forms of distances (euclidian distance, reticular distance, time distance and interaction distance) as measured within Montreal's metropolitan area. The results show that (1) while the relative differences between the various measures of distance are small, (2) but that they represent particular spatial universe. At first, it appears that "network" distances (reticular and tronsit time) direct observed interactions. However, once the size effect of places is taken into account automobile travel time express more adequately residual interactions. These observations confirm that the choice of distance measure has a limited but concrete impact on urban spatial analysis : each one referring to a specific spatial universe.
Résumé Le concept de distance demeure nébuleux malgré son omniprésence dans l’analyse géographique. Cet article s’intéresse à ce concept et aux conséquences de son ambiguïté sur l’étude de l’espace urbain. Nous y présentons certaines des principales formulations du concept de distance et discutons de leurs intérêts respectifs. Nous étudions ensuite les affinités et les différences qui marquent quelques formes de distances (distance euclidienne, distance réticulaire, distance-temps et distance d’interaction) telles que mesurées dans la région métropolitaine de Montréal. Les résultats de notre analyse empirique de Montréal démontrent que (1) les écarts entre les valeurs relatives des différentes mesures de distance sont minimes mais que (2) ces écarts représentent néanmoins des univers spatiaux distincts. Il apparaît, par exemple, que les interactions observées sont plus intenses lorsque les distances « réseau » (réticulaire et temps en transport en commun) sont plus courtes. Cependant, les interactions résiduelles (lorsque l’attractivité associée à la taille des origines et des destinations est prise en considération) sont mieux exprimées par les temps de déplacement en automobile à l’heure de pointe matinale. De telles observations confirment ainsi que les choix liés à la mesure de la distance ont un impact limité mais concret sur l’analyse spatiale intra-urbaine, car ces différentes mesures renvoient à différents univers d’interactions.
Economic segregation, or residential inequalities based on income, is a complex spatial process. It is associated with structures which arise at certain scales and which evolve in time. In this paper, we analyse the evolution of economic segregation in Montreal from 1980 to 2000. This analysis is based on household's income and on their distribution within the residential space from four scales: households, census tracts, municipalities and some radio-concentric zones. Results confirm that the spatial organisation of economic segregation is scale dependent. More precisely, local inequalities are growing more rapidly but this trend does not prevent the consolidation of metropolitan-sized clusters. Moreover, results confirm that Montreal's economic segregation follows North American trends like the growth of economic disparities (spatial or not) or the fact that the enrichment of central and ex-urban neighbourhoods is compensated by the impoverishment of inner-ring suburbs.