Des essais anterieurs ont mis en evidence qu’un engraissement hepatique pouvait etre declenche chez l’oie en absence de prise forcee d’aliment. L’objectif de ce travail etait d’etudier les effets des programmes lumineux sur l’ingestion spontanee des animaux et l’ampleur de la steatose hepatique. 332 oies mâles ont eu acces a un aliment de croissance ad libitum de l’eclosion (J0) a J105, puis un acces restreint a 1h par jour jusqu’a J132. Elles ont ensuite recu du mais ad libitum de J133 a J217. Les oies ont eu acces a une aire exterieure pendant les 15 premieres semaines de vie avec un eclairement naturel puis elles ont ete logees en bâtiment ferme avec 10 h d’eclairement quotidien jusqu’a J119. Trois programmes lumineux ont alors ete testes entre J119 et J217 : maintien de 10 h/j d’eclairement jusqu’a J217 (modalite A) ; 10 h/j d’eclairement jusqu’a J147 puis diminution de 30 min tous les 2 jours jusqu’a 7 h/j d’eclairement a J161 maintenu jusqu’a J217 (modalite B) ; 10 h/j d’eclairement jusqu’a J119 puis diminution de 30 min tous les 2 jours jusqu’a 7 h/j d’eclairement a J133 de sorte que la duree de 7 h/j soit atteinte le jour de la liberation alimentaire, puis maintenu jusqu’a J217 (modalite C). Un taux de mortalite important a ete observe (20,2%) entre J133 et J217, qui semble etre lie a un engraissement precoce trop important des animaux. La consommation totale de mais etait identique dans les trois modalites (244 g/j/oie), mais superieure dans la modalite C au cours des 3 premieres semaines de stimulation. A J217, le poids de foie etait plus eleve dans la modalite C que dans la modalite A (321 vs 248 g). La variabilite des poids de foies etait tres importante dans les 3 lots (CV>60 %). En conclusion, une reduction de la duree d’eclairement juste avant l’alimentation liberale au mais semble avoir un effet positif sur l’engraissement des foies d’oie.
L’objectif de cette etude est, d’une part, d’estimer les impacts environnementaux d’un systeme representatif des pratiques de production nationale de lapin de chair, et d’autre part, d’evaluer les consequences d’une restriction alimentaire pratiquee chez le lapin apres le sevrage a l’aide de la methode d’Analyse du Cycle de Vie. La restriction de l’ingestion entraine une baisse du potentiel de rechauffement climatique (- 9 %), des potentiels d’eutrophisation (- 11 %) et d’acidification (- 12 %) et de l’occupation des surfaces agricoles (- 10 %). Elle montre egalement que l’alimentation des animaux et les effluents sont les postes qui contribuent le plus aux differents impacts environnementaux. L’etape d’engraissement contribue egalement plus que les etapes de maternite ou d’abattage. Ces resultats offrent des perspectives de travail pour proposer des strategies possibles d’amelioration.