Des données récentes montrent que l’activité de type incrétine du neuropeptide 26RFa est abolie chez la souris high fat. Alors que nous avons déjà rapporté que le 26RFa, administré en icv, exerçait une activité anti-hyperglycémiante, l’évaluation de l’effet central du 26RFa sur la régulation de la glycémie dans le modèle High Fat Diet (HFD) reste à déterminer. Dans cet objectif, chez des souris soumises à un régime HFD de 3 mois, nous avons premièrement déterminé les effets d’une injection aiguë centrale de 26RFa lors des différents tests d’exploration de la régulation glycémique. Deuxièmement, nous avons évalué le phénotype et le profil métabolique des souris HFD traitées par une infusion continue icv de 26RFa (pompes osmotiques) durant 4 semaines. L’injection aiguë icv de 26RFa chez la souris HFD lors d’un test de charge en glucose induit un effet antihyperglycémiant significatif (p < 0,05) expliqué par une augmentation de la sécrétion d’insuline (p < 0,05). L’infusion centrale continue de 26RFa est associée à une prise de poids significative (p < 0,0001; augmentation de la masse grasse et de la masse maigre) chez la souris HFD en lien avec une augmentation de la prise alimentaire (p < 0,001), sans toutefois modifier les paramètres glycémiques à l’état basal et au décours des test métaboliques. Contrairement aux effets observés après une injection aiguë, l’effet antihyperglycémiant du 26RFa central est aboli lors d’une administration continue chez la souris HFD, ceci pourrait être expliqué par la prise de poids significative induite par le peptide.
Le neuropeptide 26RFa, aussi dénommé QRFP (pour pyroglutamilated RFamide peptide), est le dernier membre décrit de la famille des peptides RF-amides. Identifié comme ligand du récepteur GPR103, les travaux ont montré que, fortement exprimé dans le noyau arqué hypothalamique, ce système peptidergique exerçait une activité orexigène. Des données plus récentes ont également isolé le peptide au niveau de la paroi intestinale et ont permis de définir le 26RFa comme une nouvelle incrétine.
EM 66 is a conserved 66‐amino acid peptide derived from secretogranin II (Sg II ), a member of the granin protein family. EM 66 is widely distributed in secretory granules of endocrine and neuroendocrine cells, as well as in hypothalamic neurones. Although EM 66 is abundant in the hypothalamus, its physiological function remains to be determined. The present study aimed to investigate a possible involvement of EM 66 in the hypothalamic regulation of feeding behaviour. We show that i.c.v. administration of EM 66 induces a drastic dose‐dependent inhibition of food intake in mice deprived of food for 18 hours, which is associated with an increase of hypothalamic pro‐opiomelanocortin (POMC) and melanocortin‐3 receptor mRNA levels and c‐Fos immunoreactivity in the POMC neurones of the arcuate nucleus. By contrast, i.c.v. injection of EM 66 does not alter the hypothalamic expression of neuropeptide Y ( NPY ), or that of its Y1 and Y5 receptors. A 3‐month high‐fat diet ( HFD ) leads to an important decrease of POMC and Sg II mRNA levels in the hypothalamus, whereas NPY gene expression is not affected. Finally, we show that a 48 hours of fasting in HFD mice decreases the expression of POMC and Sg II mRNA , which is not observed in mice fed a standard chow. Taken together, the present findings support the view that EM 66 is a novel anorexigenic neuropeptide regulating hypothalamic feeding behaviour, at least in part, by activating the POMC neurones of the arcuate nucleus.
Le 26RFa est un neuropeptide initialement découvert dans l'hypothalamus mais qui est également présent en abondance dans le tractus gastrointestinal et les îlots pancréatiques. Nous avons récemment montré que le 26RFa régule l'homéostasie glucidique en agissant comme une incrétine et en augmentant l'insulino-sensibilité. L'objectif de la présente étude était d'évaluer l'impact du 26RFa sur la régulation glycémique au cours de l'obésité associée au diabète de type 2. Nous avons utilisé un modèle de souris obèses et diabétiques, en soumettant les animaux à un régime hypercalorique high fat (HF) pendant 3 mois. La glycémie et l'insulinémie ont été mesurées au cours de différents tests fonctionnels in vivo. L'expression du récepteur du 26RFa dans les tissus cibles de l'insuline a été mesurée par PCR quantitative. Nous avons également évalué l'effet du 26RFa sur la sécrétion d'insuline par les cellules β pancréatiques humaines EndoC-βH1, en condition native et dans un modèle de lipotoxicité induit par le palmitate. Chez les souris obèses et diabétiques, nous avons observé une perte de l'effet antihyperglycémiant du 26RFa et une diminution de son effet insulinosensibilisateur. Le récepteur du 26RFa, le GPR103, est exprimé dans le muscle et le tissu adipeux et son expression est diminuée chez les souris HF. Le 26RFa stimule significativement la sécrétion d'insuline gluco-induite par les cellules β pancréatiques humaines EndoC-βH1. L'exposition des cellules au palmitate pendant 4 jours diminue significativement la sécrétion d'insuline par les EndoC-βH1, et abolit totalement l'effet insulino-sécrétant du 26RFa. De plus, le traitement au palmitate induit une baisse d'expression du GPR103. Chez les animaux obèses et diabétiques, le 26RFa perd ses propriétés antihyperglycémiantes. Les effets insulino-senbilisateurs et insulino-sécrétants du 26RFa sont altérés, ce qui pourrait s'expliquer en partie par une baisse d'expression de son récepteur dans les tissus cibles de l'insuline et dans les cellules β pancréatiques.
Le neuropeptide 26RFa exerce une activité orexigène via l’activation de son récepteur le GPR103 présent sur les neurones hypothalamiques à NPY. Nous avons déjà rapporté une augmentation des concentrations plasmatiques du peptide chez les patients obèses et diabétiques. L’objectif du travail est de déterminer l’origine du 26RFa plasmatique et son implication dans la régulation glycémique. Un immunomarquage sur différents segments du tractus digestif humain et murin a été réalisé avec un anticorps dirigé contre le 26RFa et le GPR103. Les concentrations plasmatiques du 26RFa ont été déterminées (dosage RIA) chez la souris après charge orale ou IV de glucose. La sécrétion intestinale du 26RFA lors d’une exposition au glucose a été évaluée in vitro à partir de segments de tractus digestifs murins montés en chambre de Ussing. Enfin, l’effet du 26RFA sur la sécrétion d’insuline a été évalué chez la souris et sur une lignée de cellules MIN6. L’ensemble du tractus digestif humain et murin exprime le 26RFA et son récepteur. Chez la souris, les concentrations plasmatiques de 26RFA, stables lors de la charge IV de glucose, sont significativement augmentées 30 minutes après la charge orale. Parallèlement in vitro, le glucose induit une libération significative de 26RFa par l’intestin proximal. Enfin, le 26RFA augmente la sécrétion d’insuline chez la souris et sur les cellules MIN6. L’ensemble de ces données suggère pour la première fois que le 26RFA est impliqué dans la régulation glycémique via une activité de type incrétine.
Le neuropeptide 26RFa exerce une activité orexigène, via l'activation de son récepteur le GPR103, en régulant le système NPY/POMC de l'hypothalamus. L'expression hypothalamique du 26RFa est augmentée chez le rongeur soumis à un régime High Fat et nous avons déjà rapporté une augmentation des concentrations plasmatiques de ce peptide chez les patients obèses et diabétiques. L'objectif du présent travail est de déterminer l'origine du 26RFa plasmatique et son implication dans l'homéostasie du glucose. un immunomarquage sur différents segments du tractus digestif de souris a été réalisé avec un anticorps dirigé contre le 26RFa. Les concentrations plasmatiques du 26RFa ont été déterminées par dosage radio-immunologique chez la souris après l'administration orale de glucose. La sécrétion intestinale du 26RFa lors d'une exposition au glucose a été évaluée in vitro à partir des différents segments de tractus digestif montés en chambre de Ussing. Enfin, les profils glycémique et insulinémique après administration de 26RFa (500 µg/kg) ont été déterminés au décours d'une charge intrapéritonéale en glucose (2 g/kg). Un test de tolérance à l'insuline avec le 26RFa a également été réalisé Des cellules à 26RFA présentant un phénotype neuroendocrine sont observées dans l'ensemble du tractus digestif. Les concentrations plasmatiques de 26RFa chez la souris sont significativement augmentées 30 minutes après l'administration orale de glucose. Parallèlement, le glucose induit in vitro une libération significative de 26RFa par l'intestin proximale. Enfin, le 26RFa diminue significativement l'hyperglycémie induite par une charge en glucose en augmentant la sensibilité à l'insuline et la sécrétion de l'insuline L'ensemble de ces données suggère pour la première fois que le 26RFa d'origine digestive est impliqué dans la régulation glycémique via une activité de type incrétine. Les auteurs déclarent ne pas avoir d'intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté.
Le 26RFa est un neuropeptide à activité orexigène découvert par notre équipe en 2003. Le système à 26RFa est up-régulé dans des modèles d'animaux obèses et diabétiques. L'objectif de notre étude était de rechercher des dysfonctionnements du système à 26RFa chez des patients obèses et diabétiques au cours d'un repas test. Nous avons mesuré les concentrations plasmatiques de 26RFa, par dosage radio-immunologique, au cours d'un repas test chez des volontaires sains et des patients diabétiques de type 2. Nous avons utilisé les données biologiques issues d'une étude prospective menée dans le service, afin de déterminer les concentrations plasmatiques de 26RFa à jeun, puis 1 heure et 2 heures après la prise d'un repas calibré. Parallèlement, nous avons évalué les cinétiques de glycémie, insulinémie, C-peptidémie et du ratio C-peptide sur glucose. Nous avons montré des profils glycémiques et insulinémiques bien distincts dans les deux groupes. Chez les témoins, nous avons observé une diminution significative (p < 0,05) des concentrations plasmatiques de 26RFa à la deuxième heure postprandiale (281 ± 52 vs 390 ± 62 pmol/L). En revanche, chez les patients diabétiques, les concentrations plasmatiques de 26RFa restent stables au décours du repas calibré. La diminution des concentrations plasmatiques de 26RFa au cours du repas chez les témoins est en accord avec les propriétés orexigènes déjà décrites de ce neuropeptide chez les rongeurs. Chez les patients diabétiques de type 2, l'absence de variations des taux circulants de 26RFa semble indiquer un dysfonctionnement du système à 26RFa dans cette pathologie. Les auteurs déclarent ne pas avoir d'intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté.
Le 26RFa est un neuropeptide orexigène, ligand endogène du récepteur GPR103. Des travaux réalisés chez l’animal suggèrent sa participation dans la physiopathologie de l’obésité. Notre travail évalue les concentrations plasmatiques du 26RFa chez des patients obèses et/ou diabétiques et l’implication du peptide dans la régulation glycémique. Un dosage plasmatique du 26RFa a été réalisé chez 161 sujets répartis en 4 groupes : contrôles, obèses non diabétiques, patients DT1, patients DT2. Le 26RFa plasmatique a également été évalué lors d’une HGPO chez des sujets contrôles. La localisation du 26RFa et du GPR103 a été recherchée sur des coupes pancréatiques humaines. Enfin, des tests de tolérance au glucose avec administration du 26RFa ont été réalisés chez la souris. La concentration plasmatique à jeun du 26RFa est significativement plus élevée chez les patients obèses comparativement aux contrôles (352 ± 47 vs 224 ± 32 pg/mL ; p < 0,05), et plus encore chez les patients DT1 et DT2 respectivement 605 ± 115 pg/mL, et 677 ± 99 pg/mL, p < 0,001 vs contrôles. L’analyse multivariée révèle une corrélation positive entre le 26RFa plasmatique et la glycémie à jeun. Le 26RFa plasmatique s’élève significativement à T120 min de l’HGPO chez les contrôles. Les études immuno-histochimiques montrent la présence du 26RFa et du GPR103 dans les cellules ß pancréatiques. Enfin, l’injection ip de 26RFa lors d’un test de tolérance au glucose chez la souris réduit l’hyperglycémie en augmentant significativement l’insulinémie. Nous rapportons pour la première fois que le 26RFa est élevé chez les patients obèses et diabétiques et que ce peptide est impliqué dans l’homéostasie glucidique.
By using an optimized [35S]GTPγS binding assay, the functional activities (potency and efficacy) of peptides belonging to three members of the RFamide family; Neuropeptide FF (NPFF), prolactin-releasing peptide (PrRP) and 26RFamide, were investigated on NPFF1 and NPFF2 receptors stably expressed in Chinese Hamster Ovary (CHO) cells. Despite their large differences in affinity and selectivity, all analogues tested behaved as agonists toward NPFF1 and NPFF2 receptors. High NaCl concentration in the assay strongly increased the efficacy toward NPFF2 receptors and augmented differences among agonists. In low sodium conditions, whereas the potencies of agonists correlated with their affinities for NPFF1 receptors, NPFF2 receptors exhibited an extraordinary activity since all compounds tested displayed EC50 values of GTPγS binding lower than their KI values. Comparisons of functional values between NPFF1 and NPFF2 receptors revealed unexpected potent selective NPFF2 agonists especially for the PLRFamide and the VGRFamide sequences. By using blocker peptides, we also show that Gαi3 and Gαs are the main transducers of NPFF1 receptors while NPFF2 are probably coupled with Gαi2, Gαi3, Gαo and Gαs proteins. Our data indicate that NPPF1 and NPFF2 receptors are differently coupled to G proteins in CHO cells.
The close link between reproductive function and body energy stores relies on a complex neuroendocrine network of common regulatory signals, the nature of which is yet to be fully elucidated. Recently, 26RFa was identified in amphibians and mammals as a conserved hypothalamic neuropeptide of the RFamide family, with a potent orexigenic activity. Yet, despite its proposed role as hypophysiotropic factor, the function of 26RFa in the control of pituitary gonadotropins and, hence, of the reproductive axis remains unexplored. In the present study, the effects of 26RFa on gonadotropin secretion were evaluated in the rat by a combination of in vitro and in vivo approaches. At the pituitary, 26RFa dose‐dependently enhanced basal and gonadotropin‐releasing hormone (GnRH)‐stimulated luteinizing hormone (LH) secretion from male and cyclic female rats. This effect was mimicked by the active fragment 26RFa20–26, as well as by the related 43RFa peptide. Moreover, expression of the genes encoding 26RFa and its putative receptor, GPR103, was demonstrated in rat pituitary throughout postnatal development. In vivo, intracerebral injection of 26RFa evoked a significant increase in serum LH levels in cyclic and ovariectomized females; this response which was also observed after central injection of 26RFa20–26 and 43RFa peptides, as well as after systemic administration of 26RFa. Conversely, central and systemic injection of 26RFa failed to significantly modify gonadotropin secretion in adult male rats, even after repeated administration of the peptide. In summary, we present herein novel evidence for the potential role of the orexigenic peptide 26RFa in the control of the gonadotropic axis, thus suggesting its potential involvement in the joint control of energy balance and reproduction, especially in the female.