Connaître le large éventail des pathologies relatives aux traumatismes fermés du thorax TTF. Connaître la sémiologie radiologique afin d’obtenir un diagnostic précis et rapide voire de participer à la prise en charge thérapeutique. Connaître les atteintes isthmiques aortiques et du rachis cervico-thoracique. Savoir les différentes techniques d’imagerie disponibles dans la prise en charge des TTF. Montrer à travers cette approche didactique l’importance du scanner aux urgences dans la prise en charge des TTF. Il s’agit de différentes atteintes compartimentales (paroi, plèvre, parenchyme, bronches, diaphragme, médiastin et cœur…). Nous insistons sur la démarche diagnostique concernant les atteintes isthmiques aortiques et du rachis cervico-thoracique.
Savoir faire une orientation diagnostique devant une opacité pulmonaire excavée OPE. Connaître les OPE suspectes de malignité et orienter la prise en charge. Connaître les OPE bénignes et éviter des explorations ou des procédures thérapeutiques lourdes et inutiles. Situation fréquente : découverte fortuite, symptomatologie respiratoire ou altération de l’état général. L’orientation étiologique dépend de la taille, de l’épaisseur de la paroi et du contenu de la cavité. La majorité des lésions bénignes ont une paroi fine régulière inférieur à 4 mm et un contenu liquide réalisant parfois un niveau hydroaérique. Les lésions malignes ont une paroi irrégulière supérieure à 15 mm et un contenu tissulaire souvent nodulaire.
Savoir que les HVD sont fréquemment rencontrées au scanner et posent un problème diagnostique. Savoir que l’approche sémiologique et physiopathologique des HVD intégrée au contexte clinique doit permettre dans un assez grand nombre de cas d’orienter le clinicien vers le diagnostic. L’HVD peut être focalisée, systématisée ou diffuse, de densité variable, souvent liée au degré de comblement alvéolaire. Il peut s’agir d’un simple comblement alvéolaire : œdème cardiogénique, pneumopathie lipidique, hémorragie alvéolaire, pneumopathie infectieuse et protéinose alvéolaire ou d’une atteinte lésionnelle de la paroi alvéolaire avec alvéolite : pneumopathie à éosinophiles, alvéolite allergique extrinsèque, pneumopathies interstitielles telles que les COP, DIP ou UIP. Certaines étiologies tumorales seront également responsables des HDV au scanner : carcinome bronchiolo-alvéolaire.
Connaître les méthodes d’approche diagnostique des nodules pulmonaires solitaires (NPS). Savoir leurs limites. Connaître la stratégie de prise en charge selon les recommandations internationales. NPS bénins sont facilement identifiés en TDM : imprégnation calcique diffuse et intense, vaisseaux convergents aux deux extrémités du nodule, ou vaisseaux convergeant vers le pôle antihilaire du nodule, critères dignostiques d’hamartochondrome ou des, calcifications de type bénin. Les NPS hautement suspects de malignité : taille supérieure à 20 mm, contours spiculés, bronchogramme aérique ou pseudocavitation, calcifications de type malin, un verre dépoli focal supérieure à 10 mm de diamètre et les NPS mixtes. Les NPS indéterminés : verre dépoli focal inférieur à 10 mm, NPS inférieur à 20 mm, à contours non spiculés, sans bronchogramme aérique, sans calcification de type malin, sans amas graisseux ou calcification de type bénin.