L’angioœdème héréditaire (AOH) est une maladie génétique rare, caractérisée par la survenue d’œdèmes aigus, transitoires et imprévisibles, mettant en jeu le pronostic vital des patients (risque d’asphyxie) et impactant la qualité de vie (QdV) lorsque les crises sont fréquentes et/ou graves (QdV). Pour éviter cela, les patients peuvent bénéficier de traitement de fond empêchant la survenue des crises. Parmi eux, il y a le lanadelumab (LANA), anticorps ciblant la kallicréine, disponible depuis 2018 pour les patients âgés de plus de 12 ans. Depuis 2018, l’efficacité et la tolérance de ce traitement est suivi par l’étude française SERENITI. Nous présentons les premiers résultats. Il s’agit d’une étude observationnelle SERENITI, multicentrique, ambispective conduite de décembre 2019 à décembre 2022. Les critères d’inclusion étaient tout patient ayant reçu au moins une injection de LANA d’octobre 2018 à mai 2021. L’initiation du LANA était la date index (T0). L’objectif principal était d’évaluer l’efficacité à long terme du LANA par l’évolution du taux mensuel des crises d’AOH confirmées par le médecin au cours des 6 (6 M), 12 (12 M) et 24 mois (24 M) depuis T0. Les critères secondaires incluaient (1) les modalités d’utilisation de LANA, (2) le questionnaire AAS – Angioedema Activity Score, (3) la QdV évaluée par le questionnaire AE-QoL et (4) la tolérance de LANA. Un total de 162 pts, dont 103 (63,6 %) femmes, a été inclus par 18 centres : 93 pts dits « rétrospectifs » (T0 avant le début de l’étude) et 69 pts « prospectifs ». À l’inclusion, l’âge moyen était de 43,6 ± 16,5 ans. L’âge moyen de la première crise d’AOH était de 10,1 ± 8,53 ans. Quatre-vingt-un (50 %) pts étaient en surpoids (IMC ≥ 25 kg/m2) et 85 (52,4 %) présentaient ≥ 1 comorbidité : hypertension (14,8 %), anxiété (8 %) et troubles gastro-intestinaux (7,4 %). La majorité des pts, 144 (88,9 %), avaient un AOH de type I, 12 (7,4 %) un AOH de type II, et 6 (3,7 %) un AOH à C1INH normal. Dans 22,1 % des cas, le LANA était le premier traitement au long cours des patients. Les pts ont été suivis 31,9 ± 11 mois en moyenne (min–max : 3,6–49,8). Le taux mensuel moyen de crises a significativement diminué, passant de 1,96 ± 1,72 (n = 156, min–max : 0–10) au cours des 6 mois précédent T0, à 0,08 ± 0,35 sur la période T0-6 M (n = 89, p < 0,0001, test Student), 0,11 ± 0,34 sur T0–12 M (n = 90, p < 0,0001), et 0,22 ± 0,55 sur T0–24 M (n = 112, p < 0,0001). Soixante-seize patients (85,4 %) n’ont présenté aucune crise après 6 M, 66 (73,3 %) après 12 M et 48 (42,9 %) après 24 M sous traitement. La première crise d’AOH survenait en moyenne 343 ± 328 jours après T0, soit presque 1 an sans aucune crise. La fréquence d’administration (FA) du LANA a été modifiée au moins 1 fois (moyenne 2,1 ± 1, max 6) pour 126 (77,8 %) pts. Parmi les 267 modifications, 223 (83,5 %) étaient des allongements de la période entre 2 injections. Dans 96 % des cas, la raison principale était la rémission de la pathologie. Dans 36,8 % des cas, la fréquence passait à injection/3 semaines, et dans 41,7 % des cas/4 semaines. Le traitement LANA a été interrompu au moins 1 fois pour 28 pts (17 %). La première interruption intervenait au bout de 505 ± 372 jours en moyenne, en raison de la décision du pt (39,3 %), d’un événement indésirable (EI) (28,6 %), ou d’une grossesse/allaitement (14,3 %). Vingt-huit EI graves ont été reportés chez 23 pts : un seul était possiblement lié à « Lupus érythémateux systémique » (LANA) et 1 décès. Vingt-trois EI non gaves possiblement liés, 5 probablement liés, et 52 liés à LANA ont été déclarés chez 56 pts, notamment des douleurs au site d’injection chez 26 pts. Les résultats de l’étude SERENITI confirment une efficacité à long terme du LANA en conditions réelles d’utilisation, chez des pts suivis 2,6 ans en moyenne, avec une réduction significative et durable du taux mensuel de crises d’AOH. Le nombre important de patients pour lesquels l’intervalle entre les injections a été allongé en raison de la stabilité de la maladie reflète également l’efficacité du LANA en conditions de vie réelle. Le profil de tolérance de LANA ne semble pas différent de celui précédemment rapporté.
IntroductionL'hypoparathyroïdie (HypoPT) est une maladie rare caractérisée par des niveaux circulants insuffisants d'hormone parathyroïde (PTH), entraînant hypocalcémie et hyperphosphatémie. Le traitement standard (TS) repose sur la correction de l'hypocalcémie par supplémentation orale en calcium/calcitriol. Chez les patients atteints d'HypoPT non adéquatement contrôlés (NAC), l'exposition à long terme (LT) au TS peut entraîner des épisodes d'hypercalcémie et d'hypercalciurie, augmentant le risque d'insuffisance rénale (IR). Le rhPTH(1-84), hormone de substitution de la PTH endogène humaine, a démontré une réduction significative de la posologie du TS en améliorant le contrôle de la calcémie1 et un impact favorable sur la fonction rénale à cinq ans a été montré en vie réelle2. L'impact LT sur la fonction rénale reste à démontrer, mais un essai clinique randomisé (ECR) LT en double aveugle n'est pas réalisable dans cette maladie rare. Cette étude in silico vise à comparer la survenue d'une IR terminale (IRT) après 20 ans de traitement par rhPTH(1-84) par rapport au TS chez des patients NAC.MéthodesL’étude est un essai comparatif in silico sur 20 ans de suivi, appliquant un modèle computationnel calibré et validé, construit sur la base des connaissances de la physiopathologie de l'HypoPT et de l'IR chronique, à des patients virtuels (PV), NAC après 1 an de TS optimisé (hypo- ou hypercalcémie ou hypercalciurie ou hyperphosphatémie ou dose élevée de TS ou fonction rénale altérée). Chaque PV a reçu chacun des trois traitements étudiés, étant ainsi son propre témoin : TS seul (bras 1), rhPTH(1-84) seul supplémenté par TS si la calcémie n'est pas contrôlée (bras 2), TS pendant 10 ans puis rhPTH(1-84) en add-on au TS à dose réduite (bras 3). rhPTH(1-84) et TS sont titrés pour contrôler la calcémie (1,8-2,65 mmol/L). L'impact LT sur l'IR a été évalué par l'incidence cumulée d'IRT (±IC95%) et comparé au bras 1 (test du Log-Rank ajusté selon la méthode de Bonferroni). La variation absolue du débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) a été comparée au bras 1 (test t apparié ajusté selon la méthode de Bonferroni, seuil de significativité 5%).RésultatsAu total, 1618 PV ont été simulés. Les caractéristiques initiales (moyenne±écart-type) sont : âge 39±8 ans, 20 % d'hommes, TS en calcium 2,3±1,3g/j et calcitriol 0,9±0,6µg/j, PTH sérique 0,36±0,24pmol/L, calcémie 2,16±0,15mmol/L, calciurie 12,8±3,6mmol/24 h, phosphatémie 1,41±0,21mmol/L et DFGe 108±24mL/min/1,73m2. Après 20 ans (Fig. 1), 393 IRT sont survenues dans le bras 1 (24,3 %), 93 dans le bras 2 (5,7 %, p<0,001) et 375 dans le bras 3 (23,2 %, NS). Une incidence de l'IRT de 5,7 % est atteinte à 7 ans dans le bras 1. Parmi les 93 PV atteignant l'IRT au cours du suivi dans les bras 1 et 2, le délai moyen de survenue était de 7 ans dans le bras 1 versus 14 ans dans le bras 2, soit un gain moyen de 7 ans sans IRT. Après 20 ans, la baisse moyenne du DFGe pendant le suivi était de 47±30, 31±25 (p<0,001) et 40±29 (p<0,001) mL/min/1,73m2 dans les bras 1, 2 et 3, respectivement.ConclusionDans l’étude, le rhPTH(1-84) administré dès que le TS s'avère inadéquat, a significativement réduit l'incidence de l'IRT et/ou retardé sa survenue. Il a significativement diminué la baisse moyenne du DFGe, quel que soit l'historique du TS. Cette étude est le premier essai in silico LT, basé sur un modèle computationnel validé, mené chez des patients NAC atteints d'HypoPT pour compléter les ECR et réduire l'incertitude de la démonstration de valeur du rhPTH(1-84).Déclaration de liens d'intérêtsNS, SO, et CM sont des employés de Takeda. LE, DL, EC, GG, RK, J-P. Boissel, AK et EB sont des employés de Novadiscovery, qui est un partenaire rémunéré pour réaliser l’étude basée sur sa technologie M&S. J-P. Bertocchio, NG et US ont perçu des honoraires en tant que membres du Comité scientifique de l’étude.
L’insuffisance intestinale consécutive au syndrome de Grêle Court (SGC-II) impose l’utilisation d’un support parentéral qui retenti lourdement sur la qualité de vie des patients. Le teduglutide, un analogue GLP-2, a démontré son efficacité en réduisant la dépendance à la nutrition parentérale. Cette étude compare la qualité de vie (QdV) des patients traités (TED) vs. non traités par teduglutide (non-TED), en France. EQUATIVE est une étude observationnelle multicentrique issue de la cohorte adulte française du registre SGC-II. Les patients sélectionnés devaient avoir débuté la nutrition parentérale au moins 12 mois avant l’inclusion (Ti) et être stables. La première évaluation prise en compte (T0) était celle disponible lors de l’instauration du traitement chez les patients TED ou au moins 6 mois avant la deuxième évaluation chez les non-TED. Les patients TED et Non-TED ont été appariés grâce à un score de propension réalisé à partir des facteurs pouvant influencer la QdV à T0. Les échelles de QdV SBS-QoL™ et SF-12 avec ses scores de santé physique (PCS) et mentale (MCS) ont été comparés avec un test de Wilcoxon pour valeurs appariés. Les valeurs sont exprimées en moyenne ± SD. La différence moyenne des différences par paires (DPD) [±IC95 %] a été calculée. Au total, 67 patients TED et 76 patients non-TED ont été recrutés et suivis après T0 pendant 2,5 ± 0,9 ans et 1,2 ± 0,7 ans respectivement. A T0, les patients avaient 54 ± 17 ans, comprenant 57 % de femmes. L’ancienneté du SGC-II était de 10 ± 10 ans, avec une origine vasculaire (53 %) ou inflammatoire de l’intestin (30 %). La longueur de l’intestin grêle restant était de 76 ± 53 cm. La moitié des patients avaient une jéjunostomie terminale. L’ancienneté de la nutrition parentérale avant T0 était de 9 ± 9 ans, avec un volume de 10,5 ± 6,8L/semaine administré 4,8 ± 1,6 fois/semaine. À Ti, sur les 48 paires appariées, le score SBS-QoLTM était significativement plus élevé dans le groupe TED (49 ± 37 vs 68 ± 44, p = 0,03) avec un DPD de −20 [−35 ; −5]. Les PCS et MCS n’étaient pas différents (45 ± 9 vs 42 ± 9, p = 0,06 and 47 ± 9 vs 44 ± 10, p = 0,17) ; 100 % des items étaient améliorés dans les deux échelles. Cette étude montre une amélioration significative de la QdV des patients SGC-II traités par teduglutide. L’analyse de la QdV mériterait d’être systématique dans le SGC-II, afin d’évaluer entre autre l‘efficacité des différentes stratégies thérapeutiques.
Introduction Les essais cliniques randomisés (ECR) sont la référence pour démontrer la valeur d'un médicament. Cependant, des choix de conception faits plusieurs années avant l’évaluation peuvent s'avérer inadéquats et source d'incertitudes. La réitération des essais retarde l'accès des patients aux innovations ou peut même ne pas être réalisable, en particulier dans le cas des maladies rares. Utilisées avec succès depuis longtemps dans de nombreux secteurs industriels, la modélisation et simulation (M&S) émergent actuellement dans la recherche médicale. Des approches innovantes telles que les essais cliniques in silico qui consistent à appliquer un modèle computationnel (MC) de maladie à des patients virtuels (PV), offrent une option précieuse pour compléter les ECR en apportant des estimations d'efficacité comparatives complémentaires. Cependant, la validation préalable du modèle est essentielle pour garantir la crédibilité des prédictions. Dans cette étude, la M&S a été appliquée à l'hypoparathyroïdie (HypoPT), une maladie rare. Méthodes Un MC mécaniste de l'HypoPT et de l'insuffisance rénale chronique (IRC) (36 bioréactions, 93 variables, 27 équations différentielles ordinaires, 564 paramètres) a été construit à partir de connaissances (286 articles) sur l'homéostasie phosphocalcique, le remodelage osseux, la fonction rénale, les mécanismes physiopathologiques et les traitements. Des algorithmes de titration ont permis d'optimiser les posologies de traitement standard (TS, supplémentation orale en calcium/calcitriol) ou rhPTH(1-84) pour chaque PV afin de maintenir la calcémie entre 1,8 et 2,65 mmol/L. Mille PV ont été créés pour modéliser la variabilité inter-patients ; 89 paramètres inconnus ont été calibrés, i.e. affinés itérativement, dans différents contextes pour ajuster les sorties de simulation au comportement attendu à court (<1 an), moyen (2-3 ans) et long termes (5 ans) sur les marqueurs biochimiques et la fonction rénale (ex. débit de filtration glomérulaire estimé [DFGe], survenue de l'IRC [DFGe <60 mL/min pendant ≥3 mois], progression de l'IRC et survenue de l'insuffisance rénale terminale [IRT])2,3,4,5,6. La validation a été effectuée en quantifiant le recouvrement et la précision des prédictions à long terme par rapport à des données non utilisées pour la calibration4,5,6. Résultats Après calibration, les marqueurs biochimiques étaient compris dans les plages de valeurs observées et la fonction rénale était reproduite sur 5 ans (recouvrement >80 %) pour les PV sains et les PV non HypoPT atteints d'IRC. Les marqueurs biochimiques et le délai de survenue de l'IRC à 3 ans ont été reproduits chez les PV atteints d'HypoPT traités par rhPTH(1-84) et TS.La validation a montré que le MC prédit correctement les données à long terme, telles la réduction des posologies du TS associées au rhPTH(1-84), l’évolution des marqueurs biochimiques et de la fonction rénale (Figure 1). Conclusion L'hypoPT s'est avérée adaptée à la M&S, remplissant l'ensemble des prérequis (connaissance approfondie des mécanismes biologiques, critères d’évaluation dérivés des sorties du modèle, données disponibles pour calibration et validation). Malgré quelques écarts, le modèle prédit correctement les Résultats observés dans de nombreuses sources et contextes (maladie/traitement à court, moyen et long termes). Il est donc considéré comme validé et peut être utilisé avec confiance pour prédire l'effet à long terme de rhPTH(1-84) et du TS sur la fonction rénale des patients atteints d'HypoPT. Déclaration de liens d'intérêt GD et NS sont des employés de Takeda. LE, DL, EC, PK, GG, RK, J-P Boissel, AK et EB sont des employés de Novadiscovery, qui est un partenaire rémunéré pour réaliser l’étude basée sur sa technologie M&S. J-P. Bertocchio, NG et US perçoivent des honoraires en tant que membres du Comité scientifique de l’étude.
Rationale: Short bowel syndrome with intestinal failure (SBS-IF) requires use of parenteral support (PS) and highly impacts patients (pts) quality of life (QoL). Teduglutide (TED), a GLP-2-analog, has proven efficacy reducing the need for PS. The study aimed to compare QoL in French TED vs non-TED pts.
Les dermatologues sont souvent sollicités par leurs confrères généralistes ou spécialistes pour donner des avis sur des photographies numériques. Cette activité demande du temps, n'est pas valorisée actuellement et n'entre pas dans le cadre médico-juridique définissant la télémédecine. Nous avons réalisé une enquête afin d'évaluer le volume et la nature de ces demandes.Un questionnaire a été adressé aux dermatologues hospitaliers et libéraux de trois régions (Loire Atlantique, Rhône-Alpes et Basse-Normandie). Pour chaque avis donné durant une période de deux mois, les items suivants étaient recensés : statut du praticien sollicité, région d'origine, statut du praticien sollicitant, structure médicale du sollicitant, support utilisé, type de pathologie, question posée, temps nécessaire pour répondre et résultat de l'avis (en termes de prise en charge du patient).Trente praticiens au sein des trois régions, dont 11 dermatologues libéraux, ont rapporté 287 avis. La plupart des demandes émanaient de médecins généralistes (30 %) ou de dermatologues (29 %) exerçant en cabinet libéral. Les demandes étaient souvent adressées via une messagerie professionnelle non sécurisée (49 %) ou un smartphone (29 %). Les questions émanant des généralistes étaient d'ordre diagnostique et thérapeutique (36 %), celles des dermatologues plutôt thérapeutiques (39 %). Les domaines concernés étaient par ordre de fréquence la pédiatrie (23 %), la cancérologie (21 %), la dermatologie générale (21 %) et la prise en charge des plaies (14 %). Près de la moitié des avis étaient émis en moins de 5 minutes et dans 60 % des cas, une consultation était évitée.Cette enquête non exhaustive confirme l'utilité des avis à distance et permet de cibler leurs acteurs, malgré le faible nombre de médecins ayant participé dans seulement trois régions. L'absence de sécurité des réseaux informatiques expose les praticiens à des risques médico-juridiques. Une organisation des dermatologues est nécessaire afin de pouvoir répondre à ces demandes dans un cadre réglementaire, et ainsi obtenir leur valorisation.General practitioners and specialists often seek advice from dermatologists based on digital pictures. This time-consuming activity is currently not valued nor well-established. We therefore conducted a survey to assess the extent and nature of such requests.A questionnaire was sent to dermatologists working either at university hospitals or in private practice in three regions of France (Loire Atlantique, Rhone Alpes and Normandy). For two months, the dermatologists completed the same questionnaire for each specialized request. The following items were recorded: status of the dermatologist asked to provide a specialized opinion, region in which the request was made, status of the requesting practitioner, mode of request, type of disease, question asked, time taken to answer the request and result of the specialized advice.Thirty dermatologists, including 11 in private practice, participated in this study. We identified 287 requests. The majority of these requests came from general practitioners (30%) and dermatologists working in private practice (29%). These requests were sent by e-mail using a non-secure professional e-mail address in 49% of cases or via smartphone in 29% of cases. The purpose of the requests was either diagnostic/therapeutic (36%) or solely therapeutic (39%). Relevant requests concerned dermatological manifestations in paediatric or cancer patients (23% and 21% respectively), general dermatological diseases (21%) and wound management (14%). Nearly half of the specialized advice was provided in under 5 minutes, and in 60% of cases a consultation with a dermatologist was avoided.Despite the small number of physicians taking part in the study, this non-exhaustive survey confirms the usefulness of remote dermatological reviews and consultations, and identifies the main intervening physicians involved in this type of procedure. The study also raises potential medico-legal issues regarding the lack of data security covering medical information. There is thus a need for dermatologists to organize their activity in order to respond to such requests without exposing themselves to medico-legal consequences.
OBJECTIVES To assess the ability of efficacy measures that incorporate onset or sustainability to detect treatment effect or reflect patient satisfaction, using exploratory analyses of data from the ATTAIN (Abatacept Trial in Treatment of Anti-TNF INadequate Responders) trial. METHODS 218 abatacept- and 99 placebo-treated patients were evaluated. Reporting methods included time to onset (first American College of Rheumatology [ACR] 50 response/Low Disease Activity State [LDAS; DAS28 < or =3.2]) and sustainability of ACR50/LDAS, both assessed according to discriminatory capacity (number of patients needed to study [NNS]) and patient satisfaction with treatment. RESULTS Efficacy measures incorporating elements of sustainability or onset decreased discriminatory capacity, while sustainability, but not onset of action, was important in reflecting patient satisfaction. CONCLUSIONS Optimal assessment methods depend on whether the outcome of interest is ability to detect treatment effects or to reflect patient satisfaction. Sustainability of response (and possibly, at a lower magnitude, fast onset of action) may be important when evaluating patient satisfaction with RA therapies in patients who have previously failed anti-TNF therapy.
Objectives To determine clinical and ultrasonographic predictors of joint replacement surgery across Europe in primary osteoarthritis (OA) of the knee. Methods This was a 3-year prospective study of a painful OA knee cohort (from a EULAR-sponsored, multicentre study). All subjects had clinical evaluation, radiographs and ultrasonography (US) at study entry. The rate of knee replacement surgery over the 3-year follow-up period was determined using Kaplan–Meier survival data analyses. Predictive factors for joint replacement were identified by univariate log-rank test then multivariate analysis using a Cox proportional-hazards regression model. Potential baseline predictors included demographic, clinical, radiographic and US features. Results Of the 600 original patients, 531 (88.5%), mean age 67±10 years, mean disease duration 6.1±6.9 years, had follow-up data and were analysed. During follow-up (median 3 years; range 0–4 years), knee replacement was done or required for 94 patients (estimated event rate of 17.7%). In the multivariate analysis, predictors of joint replacement were as follows: Kellgren and Lawrence radiographic grade (grade ≥III vs <III, hazards ratio (HR) = 4.08 (95% CI 2.34 to 7.12), p<0.0001); ultrasonographic knee effusion (≥4 mm vs <4 mm) (HR = 2.63 (95% CI 1.70 to 4.06), p<0.0001); knee pain intensity on a 0–100 mm visual analogue scale (≥60 vs <60) (HR = 1.81 (95% CI 1.15 to 2.83), p=0.01) and disease duration (≥5 years vs <5 years) (HR=1.63 (95% CI 1.08 to 2.47), p=0.02). Clinically detected effusion and US synovitis were not associated with joint replacement in the univariate analysis. Conclusion Longitudinal evaluation of this OA cohort demonstrated significant progression to joint replacement. In addition to severity of radiographic damage and pain, US-detected effusion was a predictor of subsequent joint replacement.
Objectives: To evaluate different methods of reporting response to treatment or disease status for their ability to discriminate between active therapy and placebo, or to reflect structural progression or patient satisfaction with treatment using an exploratory analysis of the Abatacept in Inadequate Responders to Methotrexate (AIM) trial. Methods: 424 active (abatacept ∼10 mg/kg) and 214 placebo-treated patients with rheumatoid arthritis (RA) were evaluated. Methods of reporting included: (1) response (American College of Rheumatology (ACR) criteria) versus state (disease activity score in 28 joints (DAS28) criteria); (2) stringency (ACR20 vs 50 vs 70; moderate disease activity state (MDAS; DAS28 <5.1) vs low disease activity state (LDAS; DAS28 ⩽3.2) vs DAS28-defined remission (DAS28 <2.6)); (3) time to onset (time to first ACR50/LDAS) and (4) sustainability of ACR50/LDAS for consecutive visits. Methods were assessed according to: (1) discriminatory capacity (number of patients needed to study (NNS)); (2) structural progression (Genant-modified Sharp score) and (3) patient satisfaction with treatment. Positive likelihood ratios (LR) evaluated the ability of the above methods to reflect structural damage and patient satisfaction. Results: MDAS and ACR20 had the highest discriminatory capacity (NNS 49 and 69). Sustained LDAS best reflected no radiographic progression (positive LR ⩾2). More stringent criteria (at least ACR50/LDAS), faster onset (⩽3 months) and sustainability (>3 visits) of ACR50/LDAS best reflected patient satisfaction (positive LR >10). Conclusions: The optimal method for reporting a measure of disease activity may differ depending on the outcome of interest. Time to onset and sustainability can be important factors when evaluating treatment response and disease status in patients with RA.
Objective: To evaluate the safety and efficacy of abatacept during 2 years of the ATTAIN ( A batacept T rial in T reatment of A nti-TNF IN adequate responders) trial in patients with rheumatoid arthritis. Methods: Patients completing the 6-month, double-blind period were eligible to enter the long-term extension; patients received abatacept ∼10 mg/kg, plus disease-modifying antirheumatic drugs. Safety and efficacy (American College of Rheumatology (ACR) criteria responses, DAS28 (C-reactive protein), HAQ-DI, SF-36, Medical Outcomes Study Sleep Problems Index, fatigue VAS) were assessed through 2 years. Results: 317 patients (218 from the abatacept and 99 from the placebo group) entered and 222 (70%) completed 18 months of long-term extension treatment. The incidence and type of adverse events were consistent between the double-blind and cumulative (double-blind plus long-term extension) periods. Rates of serious adverse events were 25.6 and 23.4 per 100 patient-years in the double-blind versus cumulative period. At 6 months and 2 years, using non-responder analyses, ACR responses in abatacept-treated patients were: ACR 20, 59.4% and 56.2%; ACR 50, 23.5% and 33.2%; ACR 70, 11.5% and 16.1%; HAQ-DI responses were 54.4% and 47.9%. At 6 months and 2 years, using post-hoc as-observed analyses, the percentage of patients (95% confidence interval) achieving DAS28 (C-reactive protein) low disease activity score (⩽3.2) and DAS28 (C-reactive protein)-defined remission (<2.6) increased from 18.3% (13.0, 23.5) to 32.0% (24.6, 39.4) and 11.1% (6.8, 15.3) to 20.3% (13.9, 26.6). Clinically meaningful improvements in SF-36, pain, fatigue and sleep problems were also maintained throughout the 2 years of abatacept treatment. Conclusion: No unique safety observations were reported during open-label exposure. Improvements in the signs and symptoms of rheumatoid arthritis, physical function and health-related quality of life observed after 6 months, were maintained throughout the 2 years in this population with difficult-to-treat disease. Trial registration number: NCT00124982.
Décrire la prise en charge des patients ayant présenté un épisode de fibrillation atriale (FA) et mesurer l’impact des recommandations sur la prise en charge de la FA.Étude observationnelle de la prise en charge de la FA. Chaque cardiologue sélectionné sur un échantillon par tirage au sort à partir d’une base nationale devait inclure les cinq premiers patients atteints de FA diagnostiquée depuis le 1er janvier 2004 et au moins un mois avant la consultation, acceptant le recueil de données médicales les concernant. Tous les patients avec un diagnostic de FA vus durant la même période étaient répertoriés (observatoire).Parmi les 6658 patients de l’observatoire, 1789 patients âgés en moyenne de 71 (écart-type 11,4) ans ont été recrutés par 481 cardiologues entre décembre 2006 et janvier 2007. Selon les cardiologues, 51 % des patients présentaient une FA paroxystique, 15 % une FA persistante et 33 % une FA permanente. La stratégie thérapeutique visant à favoriser un rythme sinusal a été privilégiée dans les FA qu’ils jugeaient paroxystiques et persistantes, le contrôle de la fréquence ventriculaire étant plutôt réservé aux formes jugées permanentes. Les recommandations thérapeutiques sont dans l’ensemble appliquées dans la pratique bien qu’on note chez les patients sans pathologie cardiovasculaire associée un recours important à l’amiodarone, qui ne devrait être utilisée qu’en seconde intention selon les recommandations. Dans toutes les formes, la prévention des accidents thromboemboliques était quasiment systématique (88 %).Factuel est la plus importante étude observationnelle dans la FA réalisée en France. Les stratégies thérapeutiques mises en œuvre par les cardiologues répondent aux objectifs de prévention du risque thromboembolique et de contrôle du rythme et/ou de la fréquence cardiaque. Les traitements mis en œuvre sont dans la majorité des cas en accord avec les recommandations.To describe the management of patients with atrial fibrillation (AF) and to study consistency with guidelines on management of AF.Observational study on a random sample of cardiologists from a French national database. Each cardiologist had to recruit the first five patients meeting inclusion criteria (patients diagnosed with AF between January 2004 and one month before inclusion and accepting the collection of their medical data).Between December 2006 and January 2207, 1789 patients aged 71 on average have been recruited by 481 cardiologists. Fifty-one percent were diagnosed with paroxysmal, 15% with persistent and 33% with permanent AF. Restoration of sinus rhythm was preferred in forms considered as paroxysmal or persistent forms whereas control of the ventricular rate was more frequent in AF considered as permanent. Overall, therapeutic guidelines are applied in practice, despite a frequent use of amiodarone in patients with no associated heart disease. Prevention of thromboembolism was observed in 88% of the patients.FACTUEL is the biggest observational study on AF ever conducted in France. The therapeutic strategies used by the cardiologists are consistent with the objectives of preventing thromboembolism and controlling heart rhythm and/or rate. In most cases, the treatment used is consistent with the therapeutic guidelines.