Cet article interroge les effets des modalités partenariales de recherche du projet GREENH-City associant des chercheur.e.s au Réseau français des Villes-Santé OMS (RfVS). Il propose une analyse de l'appropriation des connaissances scientifiques liées au projet par les villes membres du RfVS à partir du modèle de partage de connaissances. L'article montre qu'un décalage temporel peut s'opérer entre la production et l'utilisation des données liées au projet et interroge les modalités de partage de connaissances comme les pratiques de cette recherche interventionnelle.
Ce nouvel ouvrage realise dans le cadre du projet de recherche interventionnelle GREENH-City est dedie aux espaces verts, une composante majeure de l’urbanisme favorable a la sante et veritable levier d’intervention pour les collectivites. Cette production collective illustre l’importance de la creation d’environnements favorables a la sante et a l’equite pour les populations metropolitaines.
Recent regulatory evolutions gave the opportunity to professionals and academics from the health, urban planning and environment sectors - within a working group - to conduct in-depth research at a national level on health challenges in the field of EIA procedure and urban planning. This work resulted in the publication of a guide aimed at all actors involved in the urban planning decision process, which has now become a national reference document. Among the key findings of this project, three main concrete outputs caught our attention: a reference framework for Healthy Urban Planning (HUP); an all-encompassing tool for analysing urban planning projects with a health lens'; an operational tool aimed at French regional health agencies (ARS) to help them formulate their health statements within the framework of the EIA regulatory procedure applied to urban development projects. This paper reviews the process of co-constructing the guide with special attention paid to the ARS tool, present the key findings and outputs and discuss the potential of the EIA process in promoting HUP in the current French context.
The model proposed leads to a new representation of the Water component in the city. It takes into account the diversity of waters (rain water, storm water, wastewater, urban river …), the dynamics of water in the city (related to the water cycles) and the heterogeneity of territories in terms of water management. This model helps to understand the impacts (benefits/risks) of blue infrastructures and blue space on health and well-being. Backgrounds and relevance.
L’évolution des villes témoigne des liens étroits et complexes que l’urbanisme entretient avec la santé. Remède efficace contre les épidémies de peste et de choléra au xixe siècle puis contre la tuberculose au début du XXe siècle, l’urbanisme d’hier a paradoxalement contribué à l’apparition de nombreux problèmes contemporains de santé. Le surpoids, l’asthme, l’isolement social, le stress, l’exposition aux agents délétères ou les inégalités de santé constituent aujourd’hui des enjeux majeurs de santé publique, fortement influencés par la qualité de nos environnements de vie, eux-mêmes dépendants des choix politiques d’aménagement et d’urbanisme portés par les municipalités.
In the last decades a growing attention has been paid to the relationship between urban planning and public health. The introduction of the social model of health has stressed the importance of the determinants of health such as socioeconomic, cultural, and environmental conditions, in addition to living and working conditions. Starting from the assumption that urban planning plays a crucial role for enhancing healthy lifestyles and environments, the paper describes two different approaches to include health issues into land use plans and urban development projects. Two different evaluation tools, defined according to the Italian and French legal framework, have been compared in order to find out whether they could be considered as an innovative answer to the instance of creating a more effective cross field of work and training among urban planners and public health professionals.
Contexte. Pour faire suite au naufrage du petrolier Erika le 12 decembre 1999, le plan POLMAR Terre est declenche en Loire‐Atlantique. Pendant deux ans, un controle sanitaire specifique de certains usages est mis en œuvre et concerne les gisements naturels de coquillages, les thalassotherapies, les plages et les marais salants. Actions menees par la DDASS. Avant l‘arrivee du fioul sur les cotes, des mesures sont prises et concernent l‘organisation interne, la recherche documentaire et la realisation de prelevements conservatoires. Pendant les deux annees qui suivent, il est procede a la recherche des hydrocarbures totaux ou des hydrocarbures aromatiques polycycliques sur 33 gisements naturels de coquillages, 6 installations de thalassotherapie, 72 baignades en mer et dans l‘eau alimentant 2 zones de marais salants. Les valeurs mesurees sont comparees a des niveaux de qualite definis par des circulaires ministerielles apres des etudes d‘evaluation de risque realisees par des organismes tels que l‘Agence francaise de securite sanitaire des aliments (AFSSA), l‘Institut national de l‘environnement et des risques industriels (INERIS) ou l‘Institut de veille sanitaire (InVS). Resultats. 2 290 analyses sont realisees pour un cout de 563 500 euros dans les deux ans qui suivent le naufrage, l‘implication de la DDASS correspondant a 5 ans et 6 mois d‘equivalent temps plein. Les 33 gisements naturels de coquillages font l‘objet d‘une interdiction de ramassage pendant une duree comprise entre 5 et 18 mois. Les installations de thalassotherapie ne rencontrent pas de difficultes de fonctionnement. La mise en œuvre d‘une procedure nationale de reception de l‘etat sanitaire des plages a permis d‘ouvrir au public 66 plages pour la saison estivale 2000 et 71 plages en 2001 sur un total de 72. En ce qui concerne les marais salants, la production de sel respectant les recommandations de l‘AFSSA est possible en 2000 pour les paludiers qui le souhaitent, sous reserve du respect de prescriptions techniques. Un bilan de certaines modalites d‘information du public montre l‘interet de ne pas negliger l‘information par affichage et de s‘assurer de la facon dont le public a acces a l‘information qui lui est destinee.