Screening studies using high-sensitivity and specificity markers indicate a prevalence of celiac disease of up to 1% in European and North-American populations. Celiac disease is a frequent condition that has become an important public health issue. Yet the majority of cases remain undiagnosed due to the polymorphism of its clinical manifestations. The new insight in the pathogenesis of celiac disease has lead to the development of new diagnostic tools. Early screening of symptomatic patients and pre-identified at-risk groups significantly improves the quality of life while reducing morbidity and mortality. However, prophylactic benefits of early diagnosis by assessing the general population have not been shown in any study. French and Northern American scientific societies have introduced serological testing in their newly revised strategies to diagnose celiac disease. Older markers judged insufficiently accurate like anti-gliadin and anti-reticulin antibodies have recently been withdrawn from the list of reimbursed medical expenses in France. Anti-endomysium and tissue transglutaminase IgA antibodies have proven to be at this day the most sensitive and specific markers for the diagnosis and follow-up of patients on gluten-free diet, at the exception of IgA-deficient patients. Assays testing for IgG antibodies are recommended upon IgA-deficiency. Although very accurate, a better standardisation of current assays may enable serological testing to replace in a near future histological confirmation brought by small bowel biopsies which remains today the gold standard test to diagnose celiac disease. Indeed, serological testing represents and attractive alternative as it is less invasive, less expansive, laboursaving and more objective in interpretation.
La maladie cœliaque est une entéropathie auto-immune à prédisposition génétique. Elle est associée chez presque tous les patients atteints à l’expression d’allèles spécifiques de susceptibilité, qui sont certains variants des gènes d’histocompatibilité (gènes human leucocyte antigen [HLA]) de classe II codant la molécule HLA-DQ2, et ceux codant la molécule HLA-DQ8. Sa prévalence est estimée à 1 % dans les populations européenne et nord-américaine, mais si ces allèles constituent le principal facteur de risque génétique connu à ce jour, ces marqueurs ne sont pas pour autant suffisants pour indiquer la maladie car ils sont retrouvés chez environ 30 % des individus dans la population générale. La compréhension des mécanismes immunologiques intimes de cette maladie a bénéficié de la mise en évidence des principaux épitopes immunogènes de l’agent causal, le gluten, du rôle de la transglutaminase tissulaire dans la transformation de ces épitopes, et de l’analyse à la résolution atomique de la présentation de ces antigènes par la molécule HLA-DQ. Malgré ces avancées déterminantes, le génotype HLA ne représente que 40 % du risque génétique, et le défi de demain consiste donc à identifier les gènes responsables des 60 % restants. Les nouvelles technologies de l’ADN (biopuces) ont permis d’entrer dans l’ère des études de liaison génétique pangénomiques qui utilisent les polymorphismes ponctuels de nucléotides pour identifier les loci d’intérêt. Des associations significatives avec plusieurs gènes, pour la plupart impliqués dans la réponse immunitaire, se dessinent, mais laissent entrevoir une situation complexe et variable selon les personnes.
Les marqueurs sérologiques de sensibilité et spécificité élevées ont permis d’estimer la prévalence de la maladie cœliaque à 1 % dans les populations européennes et nord-américaines. La maladie cœliaque est un enjeu de santé publique, mais son polymorphisme de présentation explique que la majorité des cas restent non diagnostiqués. La meilleure compréhension de sa physiopathologie a permis l’amélioration des techniques diagnostiques. Le dépistage précoce des patients symptomatiques et de groupes à risque apporte un bénéfice en termes de qualité de vie et de morbimortalité. Aucune étude à ce jour ne permet pourtant d’affirmer l’intérêt d’un dépistage de masse. Différentes sociétés scientifiques française et nord-américaine ont récemment révisé leurs stratégies diagnostiques en y introduisant les sérologies. Certains marqueurs plus anciens, les anticorps anti-gliadine et anti-réticuline, dont les performances ont été jugées insuffisantes ont été radiés de la nomenclature des actes de biologie médicale au profit d’anticorps de découverte plus récente. Les anticorps anti-endomysium et anti-transglutaminase d’isotype IgA représentent aujourd’hui les marqueurs les plus sensibles et spécifiques pour diagnostiquer la maladie cœliaque et suivre les patients astreints au régime sans gluten, à l’exception du cas particulier des patients déficients en IgA chez qui la recherche d’IgG est préconisée. Une meilleure standardisation des kits pourrait permettre à ces marqueurs de bientôt remplacer la confirmation histologique sur biopsie duodénale qui reste à ce jour « l’étalon or » du diagnostic de maladie cœliaque. Les tests sérologiques représentent en effet une alternative moins invasive, moins coûteuse, de réalisation plus aisée et d’interprétation plus objective.
Celiac disease is an auto-immune enteropathy involving genetic factors. It is associated in almost all the patients, to specific susceptibility alleles encoding histocompatibility antigens (HLA for human leucocyte antigen), specifically certain variants of the HLA-DQ2, and the HLA-DQ8 HLA class II molecules. Its estimated prevalence is 1% in the european and north-american populations. However, although these alleles represent the main genetic factor for this disease, they do not explain it on their own, as they are expressed by up to 30% of the population. Recent immunological advances allowed identifying the immunodominant epitopes of gluten, to establish the role of tissue transglutaminase in the disease and to define at the atomic level the presentation of these antigens by the HLA-DQ molecule. It is noteworthy that the HLA susceptibility alleles only account for 40% of the whole genetic risk, and the challenge is now to explain the remaining 60%. Genome-wide association studies using the DNA arrays technology to screen single nucleotide polymorphisms to pinpoint candidate regions and genes, have started to provide answers, but contradictory results sometimes still persist. Most of the genes emerging as statistically significantly associated with celiac disease are involved in the immune response, and suggest that the situation is complex.