We report in this work data of two independent studies carried out in the Pertuis Charentais for which a link might exist. A 30-year-local time series study of hydro-climatic variations in water temperature and salinity, which show significant warming of the water masses in the Marennes-Oleron bay (+1.5 °C) associated with a significant drop (≥15%) of freshwater intakes by nearby rivers. In this changing local climate context several major epizootics have appeared, severely affecting farmers and the production of Pacific oysters and mussels, from the first French shellfish-producing department (catching and growing, Agreste 2014). Following the massive mortality event of blue mussels in 2014, a specific study (MORBLEU) is conducted, trying to identify the factors favoring the development of the phenomenon which, furthermore, involves pathogenic bacteria. First analyzes of environmental conditions suggest that there may be a link between (i) the local climate context, (ii) a downward trend in phytoplankton diversity indices, (iii) imbalances in the dynamics of bacterial community composition. These last two points are concomitant with the recent emergence of spring mortalities of mussels. The hypothesis of this link asks the question of evolution in the interactions between the plankton communities of the water column, mussel microbiota and the emergence of pathogenic microbial flora in bivalve mollusks as underlying the recent shellfish mortality events. Such a question requires performing a functional ecology approach with long-term monitoring at different scales, involving particularly NGS technology (metabarcoding) for environmental DNA research. Such a study is underway.
Historiquement, les peches de larves de l’huitre creuse (C. gigas) ont lieu en six stations du BMO depuis les annees 70, de debut juin a la premiere semaine de septembre. La comparaison des captures saisonnieres et hebdomadaires entre les periodes P1 (1977-1991) et P2 (2000-2015) montre un ajustement de la distribution des captures de larves a un modele polynomiale d’ordre 4 pour P1 (R2 = 0,77), puis d’ordre 2 pour P2 (R2 = 0,86). Les modeles de distribution des captures montrent que la saison de reproduction a double entre les deux periodes. Elle s’etend aujourd’hui de juin a septembre. Devant l’extension de la saison de reproduction, la saison de peche experimentale est aujourd’hui trop reduite. Toutefois, le pic d’abondance des captures n’a pas change et reste centre sur la periode mi juillet-mi aout. Une campagne d’inter calibration (Creaa www.creaa.fr), entre les deux techniques de peche de larves qui se sont succedees dans le BMO, montre que l’effectif de larves echantillonne par unite d’effort de peche a ete multiplie par un facteur 3 entre les deux periodes de l’etude et par un facteur 6 en en prenant en compte le modele. Ce resultat est discute. L’augmentation des concentrations du phytoplancton (echelon primaire, proxy chlorophylle a), dans le BMO en hiver et en automne (en particulier) ne semble pas determinante pour comprendre ou expliquer l’evolution du cycle de reproduction de l’huitre. La temperature, par contre est bien le premier facteur qui determine l’evolution phenologique de la reproduction de l’huitre. Les auteurs discutent des evolutions concomitantes des parametres hydroclimatiques et biologiques (echelle primaire et secondaire) de l’ecosysteme estuarien et conchylicole du Bassin de Marennes-Oleron...
In the context of global change, increasing mariculture production has raised particular concerns regarding its environmental impact and sustainability. Molluscs and particularly blue mussel account for a significant part of this total production. Although blue mussels are considered to be pretty resilient to environmental disturbances, we report in this study an unprecedented mussel mortality event that occurred during the winter of 2014 in the Breton Sound. 9000metrictonnes of mussels were lost and mortality rates up to 100% were recorded at some farming areas. Through a coupling approach, the present work aims to better understand the potential environmental drivers associated with those mortalities. Firstly, we analysed long-term in situ and satellite data from environmental monitoring networks (available since 1998) to characterize the variability of seawater masses of the sound during the winter of 2014. Secondly, we used modelling simulations to study the possible relationship between seawater hydrodynamics and observed spatio-temporal patterns of mussel mortalities. From January to April 2014 at the long-line culture site where mortalities started, seawater temperatures ranged from 8.3 to 13.3°C (10.2±0.8°C). Salinity and turbidity values showed successive and short drops (below 16; 29.3±2.3) and numerous peaks (above 70 NTU; 17.4±13.4 NTU) respectively. Winter conditions of 2014 were encountered along the entire French Atlantic coastline and linked to the sixth highest positive North Atlantic Oscillation (NAO+) index recorded since 1865. These particular environmental variations characterized the winter of 2014 but also others whereas no comparable mussel mortality rates were reported. Exact causes of the 2014 mortality event are still unknown but we showed these environmental variations could not alone be responsible. These have likely affected the sensitivity of the blue mussel populations that were already weakened by early spawning. Meanwhile, these may have facilitated the apparition of a pathogenic strain of Vibrio splendidus isolated on moribund mussels at that time. Our modelling simulations suggested that this pathogenic strain could spread through hydrodynamic patterns and drive the observed mussel mortalities. If this pathogenic strain recurs in future years, particularly with the added stress associated with climate change, mussel mass mortality events may exceed the resilience of this species.
Suite aux surmortalites observees au sein des elevages de moules touchant a la fois les animaux adultes et les juveniles au mois de mars, dans les Pertuis Charentais, la Direction Generale de l’Alimentation (DGAl) a adresse une saisine a Ifremer le 04 avril 2014. Celle-ci fait etat d’une demande d’appui scientifique et technique d’Ifremer pour tenter d’apporter des elements de reponse par rapport a cette mortalite subite et importante. L’Ifremer a propose un projet d’action permettant l’expertise du phenomene de surmortalite de la moule bleue, selon 3 axes : l’impact environnemental, la pathologie et les caracteristiques physiologiques des moules. Il s’agit de mettre en evidence la presence ou non d’agents infectieux connus ou emergents, d’apporter des elements de comprehension au regard des fluctuations environnementales, de la reponse physiologique et biochimique des moules dans la mer des Pertuis Charentais et des interactions entre ces trois volets.
Ce rapport a comme objectif principal de preciser les connaissances sur les relations existantes entre les apports terrigenes quantitatifs et qualitatifs des fleuves (Lay, Sevre niortaise, Charente, Seudre, Loire, Gironde) et la conchyliculture (ostreiculture et mytiliculture) dans les Pertuis Charentais. Si la quantite d’eau douce, representee par la variable salinite, semble avoir un impact faible sur la conchyliculture, sa qualite, determinee par les substances particulaires et dissoutes associees, peut au contraire jouer un role majeur dans les equilibres biogeochimiques et microbiens. En automne-hiver, les grandes quantites d’eau douce transportees ont un effet « globalement positif » en amendant l’ecosysteme conchylicole. Les elements dissous mineraux ou organiques associes determinent alors en grande partie la qualite de la croissance printaniere a venir, elle-meme determinante pour les rendements annuels des elevages conchylicoles. Toutefois en hiver, leurs effets sont differes car les charges minerales importantes et les faibles luminosites et temperatures limitent la production primaire. Les apports printaniers, plus directement lies aux usages territoriaux des bassins versants (i.e. agriculture, tourisme) sont quant a eux variables en quantite mais aussi en qualite d’une annee a l’autre. De nombreuses substances peuvent alors se retrouver diluees dans les exutoires naturels comme les Pertuis Charentais. En partie benefiques, elles peuvent neanmoins, selon leur nature et leur proportion, representer un risque encore mal estime. De plus, leur dangerosite sur le monde animal et vegetal etant principalement evaluee en laboratoire, leurs impacts sur l’ecosysteme estuarien, en milieu naturel, peuvent etre differents et restent de ce fait meconnus. Plusieurs etudes ont pu mettre en evidence l’effet direct et indirect significatif de contaminations anthropiques (i.e. cadmium, pesticides) sur la conchyliculture...
L’Ifremer met en oeuvre, a l’echelle de l’ensemble du littoral metropolitain, une surveillance de la qualite du milieu marin cotier pour repondre aux objectifs environnementaux de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), aux obligations des conventions regionales marines (OSPAR et Barcelone) et aux objectifs sanitaires reglementaires concernant le suivi de la salubrite des coquillages des zones de peche et de production conchylicoles. Cette surveillance s’appuie sur plusieurs reseaux de surveillance : le reseau de controle microbiologique (REMI), le reseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY), le reseau d’observation de la contamination chimique (ROCCH) et le reseau de surveillance benthique (REBENT). Ces reseaux sont mis en oeuvre par les Laboratoires Environnement ‐ Ressources (LER).
L’etude constitue une analyse du reseau de suivi de la croissance de la moule bleue (Mytilus edulis) dans les pertuis charentais (reseau REMOULA) en 2000-2010, sur 5 sites experimentaux des principaux bouchots des pertuis. Elle comprend une analyse environnementale et une serie d’analyses multivariees pour tenter d’expliquer les relations entre l’environnement et la croissance des moules. L’environnement est analyse a l’aide d’un large panel de variables meteorologiques, hydrodynamiques et hydrobiologiques. Un des objectifs de l’etude est d’evaluer le poids de la variabilite inter annuelle de la croissance (effet annee) au regard de la localisation geographique des elevages (effet site). Dans cette etude, quelques annees : 2005, 2007 et 2010 apparaissent comme de tres bonnes annees de croissance ; elles correspondent aux 3 meilleurs annees de blooms a Skeletonema costatum dans les pertuis charentais. Alors que la croissance en longueur et en poids sec ne sont pas correles, l’annee 2007 est tout a la fois excellente en gain de coquille et en poids de chair. L’apport en eau douce en provenance des fleuves semble favorable a la croissance durant l’ete, et plutot defavorable a la croissance en coquille durant l’hiver et le printemps. Des hypotheses sont proposees. L’environnement meteorologique et hydrobiologique explique, en partie seulement, les performances de croissance des moules selon les annees. Si les sites de bouchots peuvent etre caracterises par leur environnement hydrobiologique, l’etude environnementale explique mal les differences de performances de croissance des moules sur les 5 sites d’elevages : Roulieres, Aiguillon, Marsilly, Boyard et Yves...
1 Universidad Austral de Chile, Instituto de Acuicultura, PO Box 1327, Puerto Montt, Chile; 2 CIEN Austral, Area Nutrición, PO Box 1327, Puerto Montt, Chile; 3 Universidad Austral de Chile, Hatchery de Invertebrados Marinos, PO Box 1327 Puerto Montt, Chile; 4 IFREMER, Centre du Pacifique, BP 7004, Taravao, 98719 Tahiti; 5 Universidad Nacional Autónoma de México, Facultad de Ciencias, Unidad Multidisciplinaria de Docencia e Investigación, Laboratorio de Biología Marina Experimental, Puerto de abrigo S/N, Sisal, Yucatán, México; * Corresponding author. E-mail: afarias@spm.uach.cl
This study focuses on the situation of wild oyster beds of Crassostrea gigas against OsHV-1 μvar and presents a spatio-temporal description of the OsHV-1 contamination in wild oyster beds in the bay of Marennes-Oleron from a range of sampling based on a hydrodynamic model and analyzes conducted in 2010. The objectives were to describe wild populations of pacific oysters in Marennes Oleron bay; to characterize these populations regarding OsHV-1 prevalence for spat and adults in connection with the isolation level from reared stocks and the sampling periods.
Les huîtres sauvages des pertuis charentais sont contaminées par le virus OsHV-1 μvar, et les adultes en particulier constituent un réservoir potentiel pour ce virus. Le fait de détecter des virus dans des huîtres du sud Vendée ou de la cote Ouest – Oléron, loin des bancs ostréicoles d’élevage, laisse penser que le virus a pu être transporté par les courants marins vers les sites isolés à partir des huîtres en élevage.