In the city of Granada (Spain), during a rescue excavation at the foot of the Iberian oppidum of Iliberri, calle Zacatin, 5000 pottery sherds were uncovered in a pit (mainly Greek fragments but Iberian too), and also small items of Greek glassware. The precise context and function are still obscure. Greek pottery is composed of Attic vessels (2000 fragments) having homogeneous formal and iconographic features, stemless cups especially, some cups (scarcely found in the Iberian Peninsula outside Ampurias), and skyphoi, dated to the second quarter of the 4th century BC, and which can be assigned to the Vienna 116 Painter; some other pieces belong to the Group FB et to the Meleager Painter. This exceptional set - by its homogeneity and the amount of sherds-will allow to examine in depth the questions of the Athenian pottery workshops structuring and organisation, and also of transport modalities.
A los pies del oppidum ibérico de Iliberri en la ciudad de Granada, una excavación de urgencia en la calle Zacatín ha permitido desvelar una fosa, en cuyo interior fueron exhumados entre diversos objetos, 5000 fragmentos de cerámica (mayoritariamente griega, aunque también ibérica), así como recipientes de vidrio de origen griego. No obstante, su contexto preciso y su función están todavía por determinar. El material cerámico griego está compuesto por vasos áticos (2000 fragmentos) y presenta un carácter formal et iconográfico muy homogéneo. Nos encontramos mayoritariamente frente a copas de pie bajo, escasas copas con pie alto (forma poco abundante en la península Ibérica a la excepción de Ampurias) y de escifoi. Este conjunto podría ser datado hacia el segundo cuarto del siglo IV a. C., siendo principalmente atribuible al pintor de Viena 116, así como ciertas piezas al Grupo FB o al pintor de Meleagro. De naturaleza excepcional, por su volumen y homogeneidad, este hallazgo permite y permitirá ahondar en las cuestiones de estructuración y de organización de los talleres de cerámica de Atenas, así como sobre las modalidades de su transporte.
La création de la Maison archéologie et ethnologie René-Ginouvès naît de diverses initiatives de chercheurs et universitaires confrontés à des besoins épistémologiques et matériels, notamment une absence de bibliothèques cohérentes en archéologie, ou des locaux inadaptés et dispersés. Le choix de Nanterre tient à la rencontre de deux professeurs, l'un d'archéologie, René Ginouvès et l'autre d'ethnologie, Éric de Dampierre, qui associent archéologues, ethnologues, préhistoriens, spécialistes des langues anciennes et historiens des époques anciennes et médiévales. La Maison, est créée le 1er janvier 1996 avec trois tutelles, le CNRS, les universités de Paris X-Nanterre et de Paris I Panthéon Sorbonne, et réunit une UMS (devenue USR) et cinq UMR. Elle est membre du réseau national des Maisons des sciences de l'Homme.
Les contributions aux debats de ce seminaire ont touche la plupart des questions que lecteurs, auteurs, institutions vouees a la recherche archeologique et a la publication, qu’il s’agisse des acteurs de terrain ou de ceux qui contribuent a leur financement, se posent face a la publication archeologique. Ce singulier est bien sur reducteur car un des interets de cette rencontre a ete de confronter les diverses modalites de publication, qui, aujourd’hui plus encore qu’hier, sont a notre dispos...
Envisageant une vaste region, l’actuelle Catalogne, ce livre (issu d’une these) est un etape dans les recherches sur les materiaux mis en œuvre dans l’Antiquite. Nos collegues epigraphistes, Georges Fabre, Marcos Mayer et Isabel Roda savaient compter sur les travaux de Aureli Alvarez pour definir le support des inscriptions. Le lien entre ces travaux et le travail de Anna Gutierrez Garcia-Moreno est explicite quand Isabel Roda preface aujourd’hui dans la belle collection de l’Institut Catala ...
In a context of renewed interest in artefacts in Europe these last few years, this collection looks at objects as they relate to the hand. How can attention to use, handling, transformation and circulation help us to take a fresh look at modes of theoretical enquiry and the spaces and conditions in which objects are displayed? This collection of articles, in which several branches of human and social sciences have been enlisted (archaeology, anthropology, prehistory, history, museology), presents situations where, in passing from hand to hand, these artefacts whether works of art or everyday objects are revealed as possessing a strength, a purpose or a status which they may not originally have been intended to have. The articles examine the traces of the hand on such objects as so many clues to help throw more light on them... to help make them speak to us.
L’historiographie de l’art phenicien est relativement recente. Certes, l’alphabet phenicien est lu depuis 1758 par l’abbe Jean-Jacques Barthelemy, mais il faut attendre le siecle suivant pour qu’un interet pour les Pheniciens s’exprime vraiment. Trois dates sont a rapprocher : Ernest Renan effectue sa grande « mission de Phenicie » en 1860-1861 et en publie les resultats entre 1864 et 1874, Flaubert publie Salammbo en 1862 et l’opera de Berlioz, Les Troyens, est cree en 1863. Decouverte ne si...
Depuis le debut des annees 1980, la « Mission archeologique franco-espagnole Alicante » est intervenue et intervient sur cinq sites de la province d’Alicante (fig. 1, p. 342). Au depart de la collaboration entreprise avec les acteurs de l’archeologie alicantine, le Museo Provincial (devenu le MARQ) et l’Universite d’Alicante, avant d’y associer les musees de Santa Pola et de Villajoyosa, le projet etait de reconnaitre et d’analyser les modalites d’echanges entre les populations iberes et les ...
Le site ibérique célèbre de La Alcudia (l’Illici antique) est situé dans la dépression tectonique d’Elche (secteurs du bas-Vinalopo et du bas-Segura) à l’extrémité orientale des chaînes bétiques. L’environnement du site est envisagé sous ses aspects géologiques et géographiques : reconstitution du paysage ibérique, et des rivages marins proches ; ressources minérales de l’arrière pays. L’essentiel de l’étude concerne l’extraction et l’utilisation des matériaux lithiques employés notamment pour la statuaire à l’époque ibérique. L’ensemble des carrières d’où fut extraite la pierre de la fameuse Dame d’Elche est localisé. Un début d’inventaire pétrographique permet de repérer la diffusion, dans les régions avoisinantes, des œuvres sculptées produites à La Alcudia.
In March 2005, in the course of an examination of the quarry from which the stone used to sculpt the Lady of Elche was extracted, the bust of a young warrior in rough sculpture was discovered among the detritus at the bottom of the quarry. Fifty centimetres high, the bust displays the characteristic features of plastic works of art wrought in the south-eastern region of the Iberian Peninsula in the 5th-4th centuries BC: warrior iconography, organisation of volumes, rectangular face and maintenance of archaic frontality with asymmetry. This is the earliest known piece of Iberian rough sculpture.
IntroductionPoint de depart de la revelation – avec le buste d’Elche trouve en 1897 – au monde savant et au grand public d’une culture originale (Paris 1903), document indispensable pour identifier cette culture, la sculpture iberique est devenue tardivement le sujet d’une recherche particuliere. Le premier livre de synthese sur ce dossier est de 1998 (Leon 1998), qui faisait suite, il est vrai, a des ouvrages thematiques : sur les representations animalieres (Chapa 1985), sur les representat...