Connaître les bases anatomiques et physiologiques de la vascularisation mésentérique. Discuter les causes et la pathogénie des ischémies mésentériques. Connaître les aspects TDM, qu’ils soient typiques ou moins caractéristiques de l’ischémie mésentérique. L’ischémie mésentérique peut se présenter sous des tableaux cliniques très variés allant de la claudication intestinale à la gangrène avec état de choc. L’imagerie en coupes, et plus particulièrement la tomodensitométrie, joue un rôle majeur dans le diagnostic de l’ischémie mésentérique aiguë et chronique. La sémiologie radiologique associe obstructions ou sténoses vasculaires à des anomalies d’épaisseur et de rehaussement des parois du tube digestif. Les causes d’ischémie mésentérique sont multiples et ses manifestations cliniques, biologiques et radiologiques peuvent prendre des aspects très divers, certains typiques, d’autres non. Sa sévérité est variable, d’une forme modérée (en rapport avec des modifications muqueuses réversibles) à une forme gangréneuse avec nécrose pariétale et menace sur le pronostic vital. La tomodensitométrie peut déceler des éléments sémiologiques concernant la paroi digestive, l’étiologie ou les complications. Toutefois, cette sémiologie est souvent peu spécifique. Le diagnostic reposera donc généralement sur une combinaison de signes cliniques, biologiques et radiologiques. Le rôle de l’angiographie diagnostique a considérablement décru depuis le développement du scanner hélicoïdal.
Analyser l’évolution de nos pratiques à travers l’utilisation d’un capteur plan dans la prise en charge du patient aux Urgences versus radiologie centrale. Utilisation de deux capteurs plan, l’un aux Urgences, l’autre en radiologie conventionnelle. Deux populations de patients : polytraumatisés, et hospitalisés/consultants, les manipulateurs travaillant sur les deux secteurs. Pour les deux secteurs : absence de scopie nécessitant une réappropriation de la technique de base (centrage, incidences). Obligation d’anticiper l’ordre des clichés. Obligation de respect des procédures informatiques (SIH, PACS, Work list). Aux Urgences : réalisation de bilans de première intention. Patient à mobilité réduite, donc anticipation importante de sa prise en charge avec éventuellement, la réalisation de clichés complémentaires. En radiologie centrale : les patients émanent des services de Rhumatologie et d’Orthopédie : ils sont souvent mobilisables. Pour les bilans de rhumatologie, difficulté de dégager certaines interlignes articulaires. Cette évolution technique oblige à redéfinir l’exigence de nos pratiques en fonction des secteurs d’activités et à anticiper la prise en charge du patient.