La leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) est une maladie hématologique clonale à la frontière entre les syndromes myélodysplasiques (SMD) et aux syndromes myéloprolifératifs. Elle est associée dans 10 à 30 % des cas à des manifestations inflammatoires et/ou auto-immunes (MAII) de présentation clinique polymorphe, de sévérité variable, avec une proportion importante de patients corticodépendants ou réfractaires aux immunosuppresseurs conventionnels. Les mécanismes physiopathologiques précis à l’origine de ces MAII restent inconnus mais pourraient impliquer des troubles de l’homéostasie immunologique et l’acquisition de mutations somatiques dans la lignée myéloïde. L’objectif de cette étude était d’identifier de nouvelles mutations somatiques à l’origine des MAII et d’évaluer le profil cytokinique et les populations immunologiques impliquées. Treize patients avec une LMMC et une MAII active au moment du prélèvement (manifestation clinique et CRP > 10 mg/L) ont été inclus et comparés à 10 patients avec LMMC sans MAII et à 7 sujets contrôles appariés sur l’âge. Les analyses d’exome ont été réalisées sur de l’ADN extrait à partir de sang total de patients avec LMMC avec et sans MAII. L’exploration immunologique a comporté un dosage de 96 cytokines (Eve Technologies) et de calprotectine (protéine S100A8/A9) sur plasma. Les populations immunologiques ont été explorées par cytométrie de masse (CyTOF) à partir des cellules mononuclées extraites du sang périphérique. Les MAII les plus fréquentes étaient des rhumatismes inflammatoires (69 %), des atteintes cutanées (46 %) et des atteintes digestives (31 %). Au moment du prélèvement, la CRP médiane était de 63 mg/L, six patients étaient traités par corticothérapie (posologie moyenne de 19 mg/j), aucun patient ne recevait de biothérapie ou d’agent hypométhylant. Douze patients (92 %) présentaient une LMMC-1 et 4 (31 %) étaient prolifératifs (leucocytes > 13 G/L). Le profil mutationnel des patients montrait une prédominance de mutation TET2 et SRSF2 chez les patients LMMC avec et sans MAII sans différence en termes de fréquence de variant allélique (VAF), ainsi qu’une proportion plus importante de patient avec mutation NRAS (25 % vs 14 %) et KRAS (50 % vs 0 %) chez les LMMC avec MAII par rapport aux LMMC sans MAII. L’analyse d’exome n’a pas mis en évidence de mutation partagée par l’ensemble des patients LMMC potentiellement responsable des MAII. Six patients présentaient une mutation dans des gènes impliqués dans plusieurs voies inflammatoires (NFkB et interférons notamment) incluant TNFAIP3, TREX1, IFIH1, RIPK1 ou NLRP12 avec une VAF potentiellement compatible avec une origine somatique. L’analyse cytokinique a mis en évidence un taux de calprotectine significativement plus élevé (23,0 mg/L vs 1,5 mg/L, p = 0,0024) et une tendance à l’élévation du TNFα (328,9 vs 91,3 μg/L, p = 0,08) chez les patients LMMC avec MAII en comparaison avec les patients LMMC sans MAII et les sujets sains. Une proportion significativement plus importante de monocytes classiques avec perte de l’expression HLA-DR a été observée chez les patients LMMC avec MAII par rapport aux LMMC sans MAII. On ne retrouvait pas d’anomalies significatives de répartition des populations lymphocytaires B/T, des cellules dendritiques ou des lymphocytes natural killer. Ce travail exploratoire a mis en évidence une augmentation des monocytes classiques HLA-DRnégatif et de la sécrétion de calprotectine chez les patients avec une LMMC avec MAII par rapport aux patients LMMC sans MAII. L’analyse d’exome ouvre des pistes intéressantes avec des mutations dans des gènes candidats régulant plusieurs voies inflammatoires, dont l’origine somatique et l’impact fonctionnel reste à démontrer. Nous poursuivons ces travaux afin d’augmenter l’effectif de notre cohorte et d’autres analyses sont actuellement en cours incluant l’étude transcriptomique des monocytes et de l’architecture clonale de la lignée myéloïde.
Le syndrome VEXAS est une maladie auto-inflammatoire monogénique sévère de l’adulte causée par des mutations somatiques du gène UBA1, associée à un syndrome myélodysplasique (SMD) chez 40 à 50 % des patients. La prise en charge thérapeutique est mal codifiée bien que l’efficacité de l’azacitidine (AZA) ait été rapportée dans deux séries françaises : une prospective (n = 12) [1] et une rétrospective (n = 11) [2]. L’objectif de cette étude est de mettre à jour les données sur l’efficacité et la tolérance de l’AZA dans une cohorte significative (n = 57), d’identifier des facteurs de réponses, et d’étudier l’impact du traitement sur le clone UBA1. Étude observationnelle rétrospective menée au sein du registre national français (n = 326), incluant des patients avec un syndrome VEXAS prouvé génétiquement et ayant reçu au moins un cycle complet d’AZA. La réponse inflammatoire complète (RC) était définie par l’absence de signes d’activité clinique, une CRP < 10 mg/L, une corticothérapie < 10 mg/jour en l’absence de tout autre immunosuppresseur. La réponse inflammatoire partielle (RP) était définie par une amélioration significative (> 50 %) de ces paramètres sans satisfaire aux critères de RC. La réponse hématologique était définie par l’amélioration des différentes cytopénies préexistantes jusqu’à atteindre les seuils suivants : Hb > 10 g/dL ou indépendance transfusionnelle, PNN > 1000/mm3 et plaquettes > 100 G/L. Cinquante-sept patients ont été inclus (100 % hommes, âge médian 71 ans) dont 50 avec SMD (en majorité avec dysplasie multilignée [n = 31]), majoritairement de bas risque selon R-IPSS (très faible/faible/intermédiaire/élevé chez 5/24/9/6 patients, respectivement). L’analyse par NGS myéloïde (n = 44) a identifié des mutations de TET2 chez 10 (23 %), DNMT3A chez 13 (30 %), et au moins une autre mutation chez 12 (27 %) patients. À l’introduction de l’AZA, 95 % des patients recevaient une corticothérapie (dose médiane : 20 mg/jour, durée d’exposition : 21 mois) ; ils avaient également reçu 2 autres immunosuppresseurs. Le nombre médian de cycles d’AZA administrés était de 11 [1–111]. Vingt-sept patients (47 %) ont arrêté l’AZA lors du suivi pour : infection sévère (n = 6), réponse persistante (n = 4), échec (n = 5), allergie (n = 4), allogreffe (n = 4), ou autre (n = 4). La réponse a été évaluée chez les 51 patients (46 avec SMD et 5 sans SMD) qui avaient reçu au moins 3 cycles d’AZA. Chez les patients avec SMD, une réponse inflammatoire (RC ou RP) était observée chez 74 % des patients (34/46), dont 50 % de RC. La prednisone a été interrompue chez 15 patients, ou réduite à une posologie médiane de 7 mg/j chez les 19 autres patients. Près de 2/3 des patients obtenaient la meilleure réponse après 3 à 6 cycles d’AZA et étaient toujours en rémission après un suivi médian de 35 [5–163] mois. Les 5 patients sans SMD ont obtenu une réponse inflammatoire complète, sans rechute pendant une durée allant de 4 à 37 mois. Concernant la réponse hématologique : l’anémie s’est améliorée chez 32/41 (78 %) patients, parmi lesquels 22/31 (71 %) ont atteint l’indépendance transfusionnelle, de même que la thrombopénie chez 19/28 (68 %) et la neutropénie chez 3/6 (50 %). Le suivi de la mutation UBA1 sous AZA, actuellement disponible chez 6 patients répondeurs, a montré une négativation de la variant allelic frequency (VAF) chez 4 patients, ou une réduction importante chez 2 patients (−89 % et −62 %, respectivement). Au cours du suivi : 2 patients ont évolué vers un SMD de haut risque (aucune transformation leucémique) ; des événements indésirables sévères ont été rapportés chez 30 patients (53 %), principalement des infections (n = 25) ; et 16/57 patients sont décédés, dont 8 sous AZA pour différentes raisons : COVID-19 (n = 1), autre infection (n = 3), VEXAS (n = 1) ou autre (n = 3). Nous avons confirmé l’efficacité de l’AZA dans une cohorte importante de patients VEXAS, notamment chez les patients sans SMD associé. Le traitement semble avoir un impact direct sur l’évolution clonale. Une surveillance étroite semble nécessaire au vu du risque infectieux chez ces patients ayant reçu des corticoïdes et des immunosuppresseurs. Des analyses encore en cours sur les facteurs prédictifs de la réponse et l’évolution clonale seront également présentées.
Background: In about half of patients with lower-risk (LR) myelodysplastic syndromes (MDS), thrombocytopenia is present at the time of diagnosis, being associated with shortened survival and a higher risk of progression to acute myeloid leukemia (AML). Romiplostim (ROM), a thrombopoietin receptor agonist (TPO-RA), has shown safety and clinical efficacy in prospective trials in LR-MDS. Post-hoc analyses have demonstrated hematologic improvement of platelets (HI-P) after ROM treatment contingent on endogenous thrombopoietin (TPO) levels and platelet transfusion events (PTE) (Sekeres et al. BJH 2014). Aims: The prospective EUROPE multicenter phase 2 trial (NCT02335268) investigated the predictive value of biomarkers like endogenous TPO levels, PTE and molecular markers on the clinical efficacy of single-agent ROM treatment within the `European Myelodysplastic Syndromes Cooperative Group` (EMSCO) network. Patients with IPSS low or intermediate 1 risk were eligible if baseline bone marrow blast count was <5% (central morphology) and platelet count was ≤30 Gpt/L or ≤50 Gpt/L in case of a bleeding history. Methods: According to a previously published model of response to TPO-RA (Sekeres et al. BJH 2014), patients were assigned into two different cohorts at the time of screening based on previous PTE and centrally assessed TPO serum levels (cohort A: TPO<500 ng/l and PTE<6 units/past year; cohort B: TPO>500 ng/l, and/or PTE36 units/past year). The primary efficacy endpoint was the rate of HI-P according to IWG 2006 criteria lasting for 38 weeks. ROM was initiated at a dose of 750 μg weekly by subcutaneous injection, the dose was adjusted based on the patient`s platelet counts. Results: From 2015 to 2019, a total of 77 patients were included at 29 different trial sites in Germany, France and the Czech Republic. Regarding the primary endpoint, 32 out of 77 (42%) responded (HI-P) with a numerically higher response rate in cohort A (47%, n=24) vs. cohort B (31%, n=8) (p=0.2953). At 16 weeks of ROM treatment, three (4%) and seven (9%) patients had additional neutrophil (HI-N) and erythroid (HI-E) responses, respectively. None of the patients achieved trilineage responses (HI-P, HI-E and HI-N). Median duration of response was significantly longer for patients in cohort A (351 days) compared to cohort B (315 days) (p=0.006, log-rank-test). Mutated SRSF2 was significantly more frequent in responders (41%) compared to non-responders (16%) (p=0.018, Fisher’s exact test). In patients with an SRSF2 mutation, the probability to achieve HI-P was 65% compared to 33% inpatients with SRSF2 wildtype (Figure 1A). Comparing responders vs. non-responders, we found no significant changes of variant allelic burden of variants detected pre- and post-ROM (Figure 1B). Finally, we developed a response prediction model to ROM therapy with the aim to improve personalized patient stratification in the future. The percentage of correctly predicted HI-P was highest for the model, which included the variables platelet count, SRSF2 mutation status and the hemoglobin level using the threshold of 11.4 g/dl and resulted in an overall accuracy of 70 % for a correct ROM response prediction (Figure 1A). Image:Summary/Conclusion: In conclusion, this prospective study confirms the efficacy and overall safety of ROM in this subgroup of LR-MDS patients with thrombocytopenia. To avoid overfitting of variables and to confirm our results, the here presented response prediction model needs to be validated in an external independent cohort. * U.P. and L.A. contributed equally to this study as senior authors
Les leucémies myélomonocytaires chroniques (LMMC) partagent les caractéristiques des syndromes myélodysplasiques et myéloprolifératifs. Elles s’associent dans 20 % des cas à des manifestations auto-inflammatoires ou auto-immunes (MAI). Le profil mutationnel des LMMC est riche, plus de 90 % des patients sont porteurs d’au moins une mutation. Récemment, il a été décrit le syndrome VEXAS, lié à une mutation UBA1, responsable d’anomalies hématologiques et de phénomènes inflammatoires. Dans l’étude originale, 6 des 25 patients étaient atteints d’un syndrome myélodysplasique. Nous avons recherché si les LMMC, avec ou sans MAI, présentaient des mutations UBA1. Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique d’une cohorte de patients atteints, entre janvier 1999 et décembre 2019, de LMMC sans et avec MAI, chez qui un séquençage de 64 gènes fréquemment altérés dans cette hémopathie, et un séquençage d’UBA1, ont été réalisé. Un total de 108 patients a eu un séquençage, dont 23 patients atteints d’une ou plusieurs MAI. Les patients avec ou sans MAI étaient comparables, y compris pour la répartition d’âge, de sexe, d’anémie macrocytaire et de thrombopénie. Les MAI comprenaient notamment 9 dermatoses, 9 arthrites, 6 péricardites, et 3 vascularites systémiques. Les MAI précédaient la LMMC dans 20 % des cas, et étaient diagnostiquées de manière concomitante (moins de 6 mois d’écart) dans 52 % des cas. Concernant l’atteinte cutanée, 4 patients avaient une dermatose neutrophilique, 3 des lésions papulonodulaires inflammatoires apparues en parallèle du diagnostic de LMMC, 1 avait un pemphigus vulgaire et le dernier une vascularite cutanée. Les arthrites inflammatoires concernaient à chaque fois les grosses articulations périphériques. Tous les patients avec atteinte cardiaque présentaient un épanchement péricardique d’allure aiguë, conduisant à 5 drainages en urgence, et 4 de ces péricardites sont apparues en parallèle d’une majoration de la monocytose, jusqu’à 20 G/L. À propos des vascularites, 1 patient avait une maladie de Horton, 1 autre une péri-artérite noueuse et 1 autre des thromboses artérielles multiples responsables d’infarctus splénique, rénal et cérébral. Le screening moléculaire des 108 patients révélait une prédominance de mutations TET2 (71 %), SRSF2 (46 %), et ASXL1 (42 %). Il n’y avait pas de différence significative du statut mutationnel entre les LMMC avec ou sans MAI. Aucun patient de la cohorte n’avait de mutations UBA1, y compris ceux avec MAI. Les myélogrammes n’avaient pas révélé de vacuoles dans les précurseurs myéloïdes ou érythroïdes. Parmi nos patients, la prévalence des vascularites systémiques était faible, à 12 %. Nous n’avions aucun cas de polychondrite atrophiante. Ces deux MAI paraissent relativement fréquentes dans les syndromes VEXAS. Les phénotypes différents de MAI entre notre cohorte et les patients atteints de VEXAS pourraient traduire des mécanismes inflammatoires différents, indépendant des mutations UBA1. L’importante charge mutationnelle des LMMC conduit à de multiples combinaisons de mutations, pouvant survenir à différentes étapes de l’hématopoïèse, responsables des différents phénotypes hématologiques. Ces différentes combinaisons de mutations pourraient être à l’origine des différentes phénotypes de MAI. TET2 aurait un rôle dans la tolérance immune, et serait muté de manière prépondérante en cas de syndromes myélodysplasiques avec MAI plutôt que sans. De même, SRSF2, ASXL1 ou RUNX1 auraient un rôle dans la régulation inflammatoire. À notre connaissance, aucune mutation UBA1 n’a été jusqu’alors décrite chez des patients atteints de LMMC. Les mécanismes inflammatoires responsables de MAI dans les LMMC ne semblent pas liés aux mutations UBA1, et pourraient dépendre du profil mutationnel des LMMC. L’étude dédiée du profil cytokinique selon le statut mutationnel des LMMC pourrait aider à expliquer les phénotypes variables de MAI.
Journal of the European Academy of Dermatology and VenereologyVolume 33, Issue 8 p. e305-e306 Letter to the Editor Pyoderma gangrenosum misdiagnosed as necrotising fasciitis or a real association between the two? P. Cirotteau, P. Cirotteau Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceSearch for more papers by this authorD. Heron-Mermin, D. Heron-Mermin Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceSearch for more papers by this authorS. Dimicoli-Salazar, S. Dimicoli-Salazar Department of Hematology, Hôpital Haut Lévèque, University Hospital Bordeaux, Pessac, FranceSearch for more papers by this authorE. Gérard, E. Gérard Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceSearch for more papers by this authorH. Leroy, H. Leroy Department of Hematology, Hôpital Haut Lévèque, University Hospital Bordeaux, Pessac, FranceSearch for more papers by this authorL. Clément, L. Clément Department of Hematology, Hôpital Haut Lévèque, University Hospital Bordeaux, Pessac, FranceSearch for more papers by this authorM. Beylot-Barry, Corresponding Author M. Beylot-Barry marie.beylot-barry@chu-bordeaux.fr Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceCorrespondence: M. Beylot-Barry. E-mail: marie.beylot-barry@chu-bordeaux.frSearch for more papers by this author P. Cirotteau, P. Cirotteau Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceSearch for more papers by this authorD. Heron-Mermin, D. Heron-Mermin Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceSearch for more papers by this authorS. Dimicoli-Salazar, S. Dimicoli-Salazar Department of Hematology, Hôpital Haut Lévèque, University Hospital Bordeaux, Pessac, FranceSearch for more papers by this authorE. Gérard, E. Gérard Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceSearch for more papers by this authorH. Leroy, H. Leroy Department of Hematology, Hôpital Haut Lévèque, University Hospital Bordeaux, Pessac, FranceSearch for more papers by this authorL. Clément, L. Clément Department of Hematology, Hôpital Haut Lévèque, University Hospital Bordeaux, Pessac, FranceSearch for more papers by this authorM. Beylot-Barry, Corresponding Author M. Beylot-Barry marie.beylot-barry@chu-bordeaux.fr Department of Dermatology, Hôpital Saint André, University Hospital Bordeaux, Bordeaux, FranceCorrespondence: M. Beylot-Barry. E-mail: marie.beylot-barry@chu-bordeaux.frSearch for more papers by this author First published: 21 March 2019 https://doi.org/10.1111/jdv.15585Citations: 6Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onFacebookTwitterLinkedInRedditWechat No abstract is available for this article.Citing Literature Volume33, Issue8August 2019Pages e305-e306 RelatedInformation
Des dermatoses inflammatoires associées aux syndromes myélodysplasiques (SMD) ont été rapportées. Nous présentons un patient présentant des ulcérations génitoscrotales dans un contexte de SMD. Un homme de 84 ans consultait pour l’apparition récente d’ulcères génitaux hyperalgiques, sans facteur déclenchant. Il rapportait un épisode identique l’année précédente, résolutif sous thalidomide, colchicine et dermocorticoïde, amenant au diagnostic de SMD (anémie réfractaire avec excès de blastes [AREB] de type 1) nécessitant une simple surveillance sans traitement spécifique (azacitidine). L’examen clinique trouvait de larges ulcérations génitoscrotales à contours nets n’ayant pas les caractéristiques cliniques d’aphtes, et sans atteinte buccale associée. Le patient était apyrétique et en bon état général. Il existait une pancytopénie (anémie normocytaire arégénérative, hémoglobine = 9,8 G/dL, thrombopénie à 64 G/L et neutropénie à 1 G/L) avec, au myélogramme, une dysmyélopoïèse en lien avec son AREB de type 1 (blastose à 9 % se majorant, caryotype normal). Les bilans infectieux (herpès, syphilis) et auto-immuns étaient négatifs. La biopsie cutanée objectivait une ulcération avec un infiltrat inflammatoire polymorphe dermique sans élément en faveur d’une vascularite ou d’un pyoderma gangrenosum. L’immunofluorescence directe était négative. Nous évoquions des ulcérations génitoscrotales satellites de son SMD. Nous avons débuté rapidement une corticothérapie systémique à 1,5 mg/kg/j permettant une cicatrisation rapide des lésions. Des dermatoses inflammatoires sont classiquement associées au SMD dans 10 à 20 % des cas, comprenant principalement des vascularites, des dermatoses neutrophiliques ou des atteintes de type « maladie de Behçet-like ». La découverte est souvent concomitante de celle du SMD ou lui précède. Les atteintes muqueuses sont peu décrites en dehors des atteintes dans le contexte de « maladie de Behçet-like » associée à une trisomie 8 au caryotype médullaire. La physiopathologie est mal comprise mais l’atteinte médullaire pourrait être responsable d’un dérèglement de la réponse immunitaire innée et adaptive provoquant les manifestations inflammatoires. La corticothérapie générale reste le traitement de première ligne, avec souvent une bonne efficacité. Notre cas illustre un cas démonstratif de dermatose inflammatoire sévère dans un contexte d’AREB de type 1, qu’il est important ne pas méconnaître afin d’éviter un diagnostic et prise en charge tardifs.
INTRODUCTION:Hyperammonemia attributed to multiple myeloma has been rarely reported. CASE REPORT:We report a 63-year-old man who was admitted to an intensive care unit for confusion and altered mental status progressing to coma that was related to a relapsing multiple myeloma. Chemotherapy allowed the reduction of serum ammonia and the return to a normal state of consciousness. CONCLUSION:Hyperammonemic encephalopathy is a rare complication of multiple myeloma and is associated with high in-patient mortality. To our knowledge, this is the first case of hyperammonemic encephalopathy due to a relapsing myeloma diagnosed and treated in intensive care unit.
The female donor/male recipient combination (FM) increases the risks of graft-versus-host disease (GVHD) and non-relapse mortality (NRM) after allogeneic stem cell transplantation (allo-SCT), with a possible deleterious impact on overall survival (OS) [Gahrton G. Best Pract Res Clin Haematol. 2007 Jun;20(2):219-29]. Most patients in these studies received T-cell replete transplants. As a consequence, and because antithymocyte globulin (ATG) reduces the risk of GVHD, the impact of FM in the specific setting of allo-SCT with ATG remains poorly defined. To explore the impact of FM in the ATG setting, we undertook a retrospective analysis of male adult patients transplanted with rabbit ATG at our center between 01/01/2000 and 12/31/2012. Overall survival and disease-free survival (DFS) were calculated using the Kaplan-Meier estimate, with comparisons by the log-rank test. Cumulative incidences (CI) were used for NRM, relapse (REL), and GVHD in a competing risks setting, NRM being a competing event for REL, and death for GVHD. The Gray test was used to compare CI curves. For multivariate analysis, the variables with p value < 0.1 were entered into a Fine-Gray model where the least significant variables were excluded in sequential fashion until all remaining factors were significant at the p=0.05 level. The following variables were considered: recipient age (≥ vs < 56 years, median age), female donor (FD) vs male donor (MD), matched related (MRD) vs matched unrelated (MUD) donor, peripheral blood (PB) vs bone marrow (BM) graft, GVHD prophylaxis with cyclosporine (CsA)+metho vs others, myeloablative (MAC) vs reduced-intensity conditioning (RIC) regimen, CMV-seropositive vs seronegative recipient, early (CR1 or PR1 or chronic phase or untreated) vs advanced disease. Steroid-refractory (SR) acute (a) GVHD was defined as aGVHD progressing after 3 days of treatment, or unchanged after 7 days, or in incomplete response after 14 days. MUD were matched at the allele level for HLA-A, B, C, DRB1, DQB1. Two hundred and twelve male patients were identified and included in the present study. The median age was 56 years (18-67). Diseases were AML (n=61), ALL (n=16), NHL (n=36), Hodgkin's disease (n=10), myeloma (n=37), MDS (n=26), aplastic anemia (n=7), CLL (n=11), CML (n=1), and MPS (n=7). Status at transplant were CR1 or PR1 or chronic phase (n=74), > CR1 or PR1 (n=83), refractory (n=34), or untreated (n=21). Conditioning regimens were RIC (n=195) or MAC (n=17). Donors were MRD (n=110) or MUD (n=102). Eighty-eight patients were transplanted with a FD. Source of stem cells were PB (n=193), BM (n=18), missing data (n=1). Prophylaxis of GVHD consisted of CsA+metho for 84 patients. The median follow-up was 42 months (5-149). In univariate analysis, the 3-year OS and DFS in FD vs MD groups were 48% ± 6% vs 56% ± 5% (p=0.3) and 42% ± 5% vs 50% ± 5% (p=0.4), respectively. The 3-year NRM and REL in the same groups were 25% ± 5% vs 19.6% ± 4% (p=0.4) and 30% ± 5% vs 31% ± 4% (p=0.9), respectively. The CI of aGVHD II-IV, aGVHD III-IV, SR aGVHD, and extensive chronic GVHD in FD vs MD groups were 37.5% ± 5% vs 33% ± 4% (p=0.5), 22.7% ± 4% vs 17% ± 3% (p=0.3), 17.2% ± 4% vs 8.3% ± 3% (p=0.049), and 20% ± 4% vs 22.5% ± 4% (p=0.9), respectively. Other variables considered in univariate analysis for SR aGVHD were recipient age (p=0.9), recipient CMV status (p=0.7), disease status (p=0.9), RIC vs MAC (p=0.16), MRD vs MUD (p=0.09), PB vs BM graft (p=0.4), and GVHD prophylaxis (p=0.2). In multivariate analysis, the risk factors for SR aGVHD were FD (HR=3.1, 95%CI: 1.2-7.9, p=0.01) and MUD (HR=2.9, 95%CI: 1.1-7.1, p=0.02). The CI of SR aGVHD were 32.3% ± 9.7% in the FD + MUD group (n=29), 9.7% ± 3.8% in the MD + MUD group (n=73), 10.7% ± 4.1% in the FD + MRD group (n=59), and 6.5% ± 3.7% in the MD + MRD group (n=51); p=0.004. We conclude that FD was an independent risk factor for SR aGVHD after allo-SCT with rabbit ATG in male adult patients mostly transplanted with PB after RIC. There was no impact of FD on aGVHD II-IV or III-IV, chronic GVHD, NRM, REL or survival. Finally, the absence of impact of FD on NRM and survival should be interpreted with caution given the retrospective design of the study and because we cannot exclude a possible limiting effect of an insufficient number of patients. Disclosures: No relevant conflicts of interest to declare.
We performed a retrospective study to identify pretransplantation risk factors for steroid-refractory (SR) acute graft-versus host disease (aGVHD) after allogeneic stem cell transplantation from matched donors in 630 adult patients who underwent transplantation at our center between 2000 and 2012. The cumulative incidence (CI) of SR aGVHD was 11.3% ± 2.3%. The identified independent risk factors were matched unrelated donor (hazard ratio [HR], 2.52; P = .001), female donor for male recipient (HR, 1.84; P = .023) and absence of antithymocyte globulin (HR, 2.02; P = .005). Three risk groups were defined according to the presence of these risk factors. In the whole cohort, the CI of SR aGVHD was 3.5% ± 1.7% in the low-risk group (0 risk factor, n = 115), 9.3% ± 1.6% in the intermediate-risk group (1 risk factor, n = 323), and 19.3% ± 2.9% in the high-risk group (2 or 3 risk factors, n = 192). Our study suggests that pretransplantation characteristics might help identify patients at high risk for SR aGVHD. A risk adapted first-line treatment of aGVHD could be evaluated in those patients.