Introduction L’immunothérapie de consolidation (IO) a révolutionné le traitement pour les patients (pts) atteints de CBNPC localement avancé. Cependant, son impact sur la qualité de vie (QdV) n’a pas été beaucoup étudié en dehors des essais cliniques. L’objectif principal de l’étude OBSTINATE (GFPC 06-2019) est d’évaluer prospectivement la QdV chez les pts atteints de CBNPC de stade III non résécable dans des conditions de vie réelle. Méthodes OBSTINATE est une étude prospective multicentrique nationale menée en France, qui a inclus tous les pts diagnostiqués d’un CBNPC de stade III non résécable et capables de compléter des questionnaires d’auto-évaluation de la qualité de vie (EORTC QLQ-C30, QLQ-LC13 et EQ-5D-5L) entre décembre 2020 et avril 2023. Les temps d’évaluation de la QdV étaient prédéfinis en fonction de la stratégie de traitement prévue pour chaque patient. Résultats Au total, 413 patients ont été recrutés dans l’étude parmi 25 centres participants. L’analyse de la QdV au moment du diagnostic a été réalisée pour les pts ayant reçu au moins un cycle de chimiothérapie (n=368). La majorité de la population était des hommes (68,7 %), avec un antécédent de tabagisme (94,5 %), un PS de 0/1 (91,5 %) et un âge médian de 67 ans. Le stade TNM était IIIA, IIIB et IIIC pour 37,7 %, 46,6 % et 13,7 % des pts respectivement. Le statut PD-L1 était connu pour 90,5 % des patients (<1 % : 35,3 % ; 1–49 % : 30,4 % ; ≥50 % : 24,7 %). Les patients ont été catégorisés en fonction du traitement reçu : radiochimiothérapie concomitante et IO (cRT/CT-IO) (n=159) ; radiochimiothérapie séquentielle et IO (sRT/CT-IO) (n=34) ; cRT/CT (n=39) ; sRT/CT (n=36) ; CT seule (n=54) ; CT-IO (n=46). Le taux de remplissage des questionnaires à l’inclusion était de 90,2 %. Au diagnostic, l’état de santé global et les échelles fonctionnelles du QLQ-C30 avait tendance à être plus favorable dans le groupe cRT/CT-IO. Les échelles symptomatiques du QLQ-C30 et du QLQ-LC13 étaient numériquement meilleures dans le groupe cRT/CT-IO et plus basse dans le groupe sRT-CT. De manière cohérente, les scores d’utilité étaient plus élevés dans le groupe cRT/CT-IO au diagnostic (moyenne=0,88±0,17). Conclusion OBSTINATE est la première étude à évaluer prospectivement la QdV dans le CBNPC de stade III non résécable, à l’échelle nationale. Les pts traités par cRT/CT-IO tendent à présenter une meilleur QdV au diagnostic, contrairement a ceux traités par sRT-CT (ClinicalTrials.gov : NCT05049044).
Introduction Alors que des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années, dans la prise en charge des patients, avec cancer du poumon, tant sur le plan thérapeutique qu’organisationnel, les inégalités de santé chez ces patients ont été moins étudiées. L’objectif de ce travail est d’analyser ces inégalités dans le cadre de la cohorte KBP-2020. Méthodes La cohorte KBP-2020 est une cohorte prospective, ayant inclus tous les patients avec un nouveau diagnostic de cancer du poumon en 2020 en France, dans les centres hospitaliers [1]. Notre analyse porte sur le taux de patients diagnostiqués à un stade métastatique et les médianes de survie, en fonction des régions, de l’activité de l’établissement définie selon le nombre de patients inclus dans la cohorte (<78, 78 à 116, >16 patients) et de l’index de déprivation sociale de la commune de résidence du patient, en distinguant les cancers à petites cellules (CPC) et les cancers non à petites cellules (CBNPC). Résultats Pour les CBNPC, il existe une différence hautement significative du taux de patients métastatiques au diagnostic selon la région, variant de 50,2 % pour la région Provence Alpes Côte d’azur (PACA) à 66,1 % pour la Bourgogne-Franche-Comté (BFC) et le Centre-Val de Loire (p<0,001) (Tableau 1). La différence est significative, mais, plus modeste, pour les CPC avec un taux de patients métastatiques qui varie de 63,8 % en PACA à 84,9 % en BFC (p=0,05) (Tableau 1).Pour les CBNPC, une différence significative est constatée sur la médiane de survie : pour les formes métastatiques variant de 7,8 (95 % : IC 5,8–13,3) mois en BFC à 11,1 (95 % IC : 6,8–15,5) mois en PACA, et pour les formes localement avancées, respectivement de 14,2 (95 % IC : 11,5–17) mois et 22,1 (95 % IC : 17,6–27,3) mois. Ces différences ne sont pas retrouvées pour les CPC.Les centres à plus faible activité (<78 patients) prennent en charge de manière significative davantage de CBNPC métastatiques que les centres avec une activité moyenne ou importante. Une différence significative sur la survie des patients métastatiques est retrouvée pour les CBNPC respectivement 7 (95 % IC : 5,9–8,8), 7,1 (95 % IC : 6,4-8,2) et 9,3 (95 % IC : 8,6–10,2) mois, (p<0,004), mais pas pour les CPC.L’impact du lieu de résidence sera présenté au moment du congrès. Conclusion Cette analyse confirme des différences épidémiologiques importantes selon les régions. Alors que débute la mise en place de programme de dépistage organisé des cancers du poumon, la prise en compte des territoires avec une épidémiologie défavorable est une priorité.
Introduction La translocation ROS1 n’est retrouvée que chez 1 à 2 % des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC). Peu de données sont disponibles sur les séquences de traitement et le devenir de ces patients (pts) en vie réelle. Méthodes L’objectif de cette étude est de décrire la prise en charge et le devenir des pts ROS1+ dans une cohorte nationale. Cette analyse porte sur tous les pts atteints de CBNPC ROS1+ suivis dans 28 centres français ayant reçu du crizotinib entre le 1er juin 2013 et le 13 novembre 2023. Nous rapportons les caractéristiques des patients, les différentes lignes de traitement et leur durée respective, la survie sans progression en vie réelle (SSPvr), la survie globale (SG) et la tolérance des traitements. Résultats L’analyse porte sur 141 patients ROS1+ : 58 % de femmes, 86, 5 % non ou anciens fumeurs, 97,8 % avec un adénocarcinome, d’un âge médian de 58 (30–91) ans, 29 (20,6 %) avec un stade localisé ou localement avancé au diagnostic et 34 (24 %) avec métastases cérébrales au diagnostic. Le suivi médian est de 33,3 mois (IC 95 % 23,6–38,2), le nombre médian de traitements systémiques était de 2 (±1,88) ; 98,6 %, 63,8 % et 36,9 % des pts ont reçu au moins 1(L1), 2 (L2), 3 ou plus de 3 (L3+) lignes de traitement. En L1, la SSPvr médiane des pts ayant reçu du crizotinib (n=88, 63 %), et des pts ayant reçu de la chimiothérapie à base de platine(n=40,28,3 %), était de 16,9 (IC 95 % 12,1–27,1) et 11,9 (IC 95 % 9,7–17,1) mois, respectivement. En L2, la SSPvr médiane des pts traités par crizotinib (n=30, 21,2 %) ou lorlatinib dont 2 patients naïfs de TKI, (n=33, 23,4 %) était respectivement de 25,6 (IC95 % 15,9–55,1) et 26,5 (IC 95 % 7,8-35,6) mois. En L3, la SSPvr médiane des pts traités par chimiothérapie (n=19,13,5 %), et des pts ayant reçu du Lorlatinib, (n=15,10,6 %), était de 8,1 (95 % IC 3,4–10) et 28,5 (IC 95 % 3,8–68,5) mois, respectivement. La SG était de 81,7 mois (IC 95 % 62,9–104) pour l’ensemble des pts, 55,9 (18,2–NA) et 94,2 (65,2–104) chez les pts avec et sans métastases cérébrales au diagnostic. En L1, les effets secondaires ont donné lieu à une interruption du traitement pour 21 (14,9 %) pts. Conclusion Cette large cohorte en vie réelle de patients atteints de CBNPC ROS1+ non sélectionnés confirme le relatif bon pronostic de cette maladie. Une analyse plus complète des séquences thérapeutiques, des modalités de progression et de l’impact du niveau d’expression de PD-L1 seront présentés au congrès.
Les particules diesel, les hydrocarbures polycycliques et les particules fines sont classés cancérigènes pour le poumon par le CIRC. Ce mécanisme d'oncogenèse reste mal connu. Des données récentes suggèrent que les particules fines jouent le rôle de promoteur des tumeurs avec mutation EGFR [1]. L'objectif de notre étude est d'étudier le lien entre l'exposition aux polluants, aux radiations ionisantes et les altérations moléculaires et le statut PD-L1 des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC). La cohorte KBP-2020 est une étude observationnelle multicentrique ayant inclus tous les patients avec un diagnostic de cancer du poumon en 2020. Seuls les patients atteints d'un CBNPC non épidermoïde dont le lieu de résidence était correctement rempli et situé en France métropolitaine ont été inclus dans cette analyse. Les niveaux d'exposition moyenne au cours des 20 dernières années aux polluants suivants ont été segmentés en quartiles : PM2,5, PM10, NO2, O3, rayonnements telluriques et cosmiques. L'exposition au radon a été segmentée selon les trois classes de l'IRSN. Les résultats étaient ajustés sur le tabac, l'âge et le sexe. Ils sont exprimés en OR IC95 %. Au total 7006 cas de CBNPC non épidermoïdes ont été identifiés. Pour 2900 cas où la mutation EGFR avait été recherchée, il existait un lien significatif et linéaire entre la moyenne des concentrations en PM2,5 et la présence de la mutation EGFR (OR du 4e quartile vs 1er quartile : 2,34 p = 0,002). Il existait également une association significative entre mutation EGFR et moyenne des concentrations en NO2 (OR du 4e quartile vs 1er quartile : 2,21 p = 0,003). Pour l'O3, on observait une association inverse (OR : 0,53 p = 0,003). Les autres altérations moléculaires n'étaient pas associées aux facteurs environnementaux, en dehors de la présence de STK11 avec les moyennes de PM10 (OR : 1,63, p = 0,016). Aucun lien significatif n'a été retrouvé entre le statut PDL1 et les expositions environnementales. Un lieu d'habitation à haut potentiel d'exposition au radon n'était pas associé à la présence d'altérations moléculaires. Ces résultats démontrent l'association entre mutations EGFR et les PM2,5 et le NO2, indépendamment du tabagisme, alors qu'aucun lien n'est retrouvé pour les autres altérations touchant les drivers oncogéniques. Ils suggèrent que la lutte contre la pollution pourrait réduire la survenue de certains cancers du poumon.
Le pembrolizumab en monothérapie est un standard de traitement de première ligne des patients PS 0-1 porteurs d'un cancer bronchique non à petites cellules métastatique (CBNPCm), PDL1 ≥ 50%. Quelle efficacité peut-on en attendre chez des octogénaires en conditions de « vraie vie » ? Etude rétrospective, multicentrique ayant inclus consécutivement tous les patients CBNPCm PDL1 ≥ 50%, traités en première ligne par pembrolizumab monothérapie entre mai 2017 et novembre 2019. Nous rapportons les données concernant les patients âgés de 80 ans et plus au moment de l'instauration du traitement. Les données sont recueillies à partir des dossiers médicaux, avec une évaluation locale de la réponse et de la survie sans progression (SSP). La survie globale (SG) est calculée à partir du début du pembrolizumab par la méthode de Kaplan-Meier. Les résultats sont comparés avec le reste de la population de l'étude (RPE). Parmi les 844 patients inclus, 73 (8,4%) étaient âgés de 80 ans et plus (âge médian 82 ans), hommes: 74,0%, PS ≥ 2: 23,3%, perte de poids ≥ 5%: 26%, PD-L1 50-75%/ ≥ 75%: 45,2%/46,6%. Comparativement au RPE, chez les octogénaires, la proportion de non-fumeurs était plus élevée (17,4% vs 5,6%, p = 0,0002), la proportion d'adénocarcinomes était plus faible (57,5% vs 70,8%, p = 0,0217). Après un suivi en médiane de 45,7 mois (IC 95: 43,0–49,1), la médiane (m) de SG chez les octogénaires était de 12,0 mois (IC95%: 7,7–16,2) vs 23,9 mois (IC95%: 19,5–27,4) pour le RPE, p = 0,0002; la médiane de SSP était de 5,0 mois (IC 95%: 2,8–9,2) vs 8,3 mois (IC 95%: 7,2–9,8), p = 0,0395); le taux de réponse objective de 38% (IC 95%: 27–50) vs 48% (IC 95%: 42-49), respectivement. Chez les octogénaires hommes (n = 54), la mSG était de 11,5 mois (IC95%: 5,5–16,7) vs 12,8 mois (IC95%: 5,5–16,7) chez les femmes (n = 19), p = 0,1341. Dans cette large cohorte multicentrique, l'efficacité du pembrolizumab en termes de SG, SSP et taux de réponse objective en première ligne de traitement de CBNPC PDL1 ≥ 50% est inférieure chez les octogénaires comparativement à celle obtenue chez les patients plus jeunes. La plus forte proportion, chez les octogénaires, de non-fumeurs et d'histologies non-adénocarcinomateuses, et une proportion non négligeable de PS 2 (23%), peuvent expliquer cette différence d'efficacité, tout au moins en partie.
Due to scarce publications, no specific recommendations have been published for the management of octogenarians with NSCLC. In a real-life prospective observational, multicenter study we analyze their clinical and biological characteristics, modalities of treatments by stage, overall survival (OS) and its evolution in ten years. Between 01/01 and 12/31/2020, all patients diagnosed with a Lung Cancer (LC) in 82 participating centers, were included in a nationwide cohort (KBP-2020). Here, we report data on octogenarians with NSCLC compared to those under 80 y.o (<80). OS was calculated using the Kaplan-Meier method. Management and OS were compared to the previous cohort (KBP-2010). 8,999 LC were included in KBP-2020, 1026 (11.4%) were NSCLC over 80 y-o. Median age was 83.7, 33.7% were female, 40.0% had a PS≥2 (vs 21.9% in <80), 61.2% had lost weight (mean 6.8kg) at diagnosis (vs 53.2% in <80), 32.2% were non-smokers (vs 10.8 % in <80), 62.7% had an adenocarcinoma. By stage, there were 19% localized (N=188), 18.8% locally advanced (N=186) and 62.2% metastatic (N=615) disease. Biomolecular analysis was performed in 65% of cases.Table: 1420PGeneEGFRKRAS G12CMET ex14BRAF V600EHER2RETALKROS1N+/ N tested%N+/ N tested%N+/ N tested%N+/ N tested%N+/ N tested%N+/ N tested%N+/ N tested%N+/ N tested%NSCLC ≥80 y141/55325.552/38113.625/21911.414/3643.89/2933.12/692.911/5591.97/4881.4NSCLC <80 y379/342611.1520/274119.039/16162.481/25533.235/20131.710/5611.894/39232.461/33651.8 Open table in a new tab Compared to KBP-2010, in octogenarians, surgery was performed in 46.3% of localized disease (vs 26%), thoracic radiotherapy or chemotherapy in 33.3% (vs 25.5%) and 38.9% (vs 41.5%), respectively of locally advanced disease and systemic therapy was given in 55.7% of metastatic disease (vs 52.1%). Chemotherapy, targeted therapy or immunotherapy were performed in 25.4%, 18.2% and 14.9% of metastatic patients, respectively. In 2020, median OS for all NSCLC octogenarians was 8.7 months [7.0 - 9.9] vs 5.0 months [4.6 - 5.8] in 2010. Compared to youngest patients, octogenarians more often had a PS≥2, lost weight, were non-smokers, had an EGFR or a MET exon 14 mutation. Compared to 2010, in 2020 surgery was performed more frequently as targeted therapy and immunotherapy while chemotherapy was less often offered resulting in better OS.
Le programme Épidémio-Stratégie Médico-Économique (ESME) de Unicancer est une cohorte rétrospective nationale qui recueille des données sur le diagnostic, la prise en charge thérapeutique et le suivi de patients (pts) traités pour un cancer bronchopulmonaire (CBP) dans 33 établissements de santé. L’objectif de cette analyse est de décrire les modalités de prise en charge des cancers bronchiques à petites cellules (CBPC) métastatiques en vie réelle. Les critères d’inclusions étaient : âge > 18 ans, confirmation histologique du CBPC, diagnostic de maladie métastatique (de novo ou rechute), recevant une première cure par etoposide + chimiothérapie à base de sel de platine (PT) à partir du 1er janvier 2015. Parmi 2374 pts CBPC dans la base de données ESME CBP, 1315 pts (55%) répondaient aux critères d’inclusions : hommes : 64%, âge médian : 64 ans, ECOG 0-1 : 57% (quand disponible) et fumeurs ou ex-fumeurs : 92%, stade IV de novo : 90%. 24% des pts avaient ≥ 3 sites métastatiques au diagnostic. Les sites métastatiques les plus fréquents étaient hépatiques (43%), osseux (36%), cérébraux (32%), et surrénaliens (24%). Parmi les pts avec métastases cérébrales, 35% étaient symptomatiques au diagnostic. 49% des patients ont reçu une seule ligne de traitement, tandis que 30% ont reçu deux lignes et 21% ≥ 3 lignes. En première ligne, la majorité des patients ont reçu étoposide + PT seuls (67% étoposide + carboplatine ; 20% étoposide + cisplatine) avec une durée médiane de traitement similaire : 3.6 mois (IC95% : 2,5–4,0) avec étoposide + carboplatine, 3,6 mois (IC95% : 2,3–4,0) étoposide + cisplatine. Après un suivi médian de 20,1 mois (IC95% : 19,0–22,0) dans la population d’intérêt, 1052 pts (80,0%) ont progressé ou sont décédés. La médiane de survie sans progression (SSP) selon l’investigateur était de 5,8 mois (IC95% : 5,4–6,0) et 6,1 mois (IC95% : 5,6–6,7) respectivement. La médiane de survie globale était de 11,0 mois (IC95% : 10,4–11,8) avec étoposide + carboplatine et 14,2 mois (IC95% : 13,1–16,5) avec étoposide + cisplatine (HR = 1,302, IC95% : 1,196–1,621, p < 0,001). Les résultats montrent que la plupart des patients avec CBPC de stade IV reçoit un traitement par étoposide + sel de platine avec une proportion beaucoup plus importante de patients traités par carboplatine que cisplatine. Les résultats obtenus avec ces traitements en termes de durée de traitement, de survie sans progression, et survie globale sont similaires à ceux reportés dans les essais cliniques.
ALK-2016-CPHG est une étude observationnelle prospective multicentrique en vie réelle réalisée en France dans les Centres Hospitaliers (CH) sur le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé réarrangés ALK ou ROS1 traités par crizotinib (CRZ). L’objectif principal est de décrire les caractéristiques des patients et les objectifs secondaires, de décrire les conditions du testing moléculaire, la réponse et la tolérance au traitement, la qualité de vie et l’observance, la prise en charge après progression ou arrêt du traitement par CRZ. 73 pts ayant débuté un traitement par CRZ dans les 3 mois précédent l’inclusion entre le 06/01/17 et le 17/12/18, quelle que soit leur ligne de traitement, ont été inclus par 35 CH participants. L’analyse intermédiaire du 03/02/20, porte sur des données d’efficacité et de tolérance. 73 pts ont été traités par CRZ et inclus dans la base de données: 51 pts ALK + 20 pts ROS1 + et 2 pts inclus à tort: Met exon 14, Initiation > 3 mois L’âge médian était de 64 ans [33; 85], avec une prédominance de femmes (61.4%), une majorité de non-fumeurs (54.3%) et de pts en bon état général (ECOG < 2, 84.1%). La majorité des pts avait un adénocarcinome (98.6%) souvent métastatique (90%), essentiellement des métastases osseuses (44,4%) et cérébrales (14,3%). Le diagnostic était majoritairement histologique (88.4%) portée sur la tumeur primitive (73.5%). La technique de testing la plus fréquente était l’IHC avec une validation par FISH. 26 patients (35.6%) ont reçu une ligne antérieure. L’initiation duCRZ se faisait à la dose recommandée de l’AMM de 250 mg matin et soir (98.6%). La médiane de la PFS était de 9,4 mois [95%IC: 6.8; 11.5] pour les pts ALK et 6.3 mois [95%IC: 4.3; NE] pour les pts ROS1. Au moins un évènement indésirable (EI) et évènements indésirables graves (EIG) ont été rapportés respectivement chez 74% et 37% des pts. Les plus fréquents étaient les diarrhées (24,7%), les nausées (16,4%), les œdèmes périphériques (16,4%) et les flashs lumineux (12,3%). 24,7% des pts ont nécessité une réduction de dose et 9,6% une interruption du traitement. Ces données seront mises à jour à la suite de l’analyse finale prévue fin 2020. L’étude observationnelle ALK 2016 analyse les caractéristiques de 73 patients inclus et traité par crizotinib. Les patients sont plus âgés et avec un ECOG plus élevé que ceux inclus ans les études PROFILE mais similaires à ceux des études en vie réelle.
Background. - Phase III clinical trials have demonstrated the merits of epidermal growth factor receptor( EGFR)-tyrosine kinase inhibitors (TKI) in the treatment of non-small cell lung cancer (NSCLC) patientswith EGFR-activating mutations. Using a cohort of unselected patients treated with erlotinib, we soughtto further describe patient and tumour characteristics, and to evaluate their progression-free survival( PFS) and overall survival (OS). Methods. - Overall, 44 pulmonologists included patients with the required characteristics as follows: Stage IIIB-IV NSCLC, EGFR-activating mutation, age = 18 years, and having to start erlotinib therapy orreceiving erlotinib therapy as the first-line TKI, regardless of treatment-line. The analyses were performedusing R software, with survival rates calculated according to the Kaplan-Meier method. Results. - A total of 177 patients, aged 72 years on average, were enrolled over a 2-year period. The cohortincluded 123 women (69.5%), 158 Caucasians (89.3%), 112 non-smokers (63.2%), and 167 adenocarcinomas (94.3%), at either stage IIIB (21) or IV (156), with a good performance status (PS 0-1, 127). Overall, 40exhibited brain metastases at baseline (22.6%), while 75 had undergone earlier treatment (42.4%). MedianPFS was 11.7 months and OS 25.8 months, with respectively a 1-year rate of 48.6% and 74%. The risk ofdeath correlated with ECOG status (PS = 2, HR = 4.48, P < 0.001) but not with brain metastasis (HR = 1.67, P = 0.278). Conclusions. - This study has confirmed erlotinib's efficacy and safety for unselected patients, with PFSand OS comparable to those obtained in phase III trials.
OBJECTIVES:Tumor mutation screening is standard of care for patients with stage IV NSCLC. Since a couple of years, widespread NGS approaches used in routine diagnostics to detect driver mutations such as EGFR, KRAS, BRAF or MET allows the identification of other alterations that could modulated the intensity or duration of response to targeted therapies. The prevalence of co-occurring alterations that could affect response or prognosis as not been largely analyzed in clinical settings and large cohorts of patients. Thanks to the IFCT program "Biomarkers France", a collection of samples and data at a nation-wide level was available to test the impact of co-mutations on first line EGFR TKI in patients with EGFR mutated cancers.MATERIALS AND METHODS:Targeted NGS was assessed on available (n = 208) samples using the Ion AmpliSeq™ Cancer Hotspot Panel v2 to screen for mutations in 50 different cancer genes.RESULTS:This study showed that PTEN inactivating mutations, ATM alterations, IDH1 mutations and complex EGFR mutations were predictors of short PFS in patients with a stage 4 lung adenocarcinoma receiving first line EGFR TKI and that PTEN, ATM, IDH1 and KRAS mutations as well as alterations in the MAPK pathway were related to shorter OS.CONCLUSION:These findings may lead to new treatment options in patients with unfavorable genotypes to optimize first line responses.
In 2019, first line treatment for advanced NSCLC was based on chemotherapy, except for patients harboring specific oncogenic driver or PDL-1 status superior to 50%. In the second-line setting, patients (pts) were often treated with immunotherapy, with efficacy in only a minority of pts. A synergic action between immunotherapy and chemotherapy have emerged recently. MOV is defined as low-dose and frequent chemotherapy administration. An open label, multicenter, single arm, phase II trial was designed in two steps. The primary outcome was progression-free survival at 4 months. Secondary outcomes were safety, median overall survival, objective response rate, disease-control rate at 4 months and quality of life. Pts with relapsed NSCLC after platin based chemotherapy, without any oncogenic driver, age≥18 years, PS≤2 were included and received MOV in combination with ATZ. The run-in phase aimed to ensure the safety of the fixed dose ATZ included the first 12 patients and the independent committee recommended MOV dose at 40 mg 3 times a week. The second step used the exact single-stage was based on a statistical design model defined by according to a A’hern. Minimal efficacy hypothesis (p1) was set at 55% event-free rate of PFS at 4 months. P0 (ineffective strategy) was set at 40% PFS rate. With a 5% alpha risk (unilateral perspective) and a 20% beta risk, number of assessable pts was set at 71. The second step started in 16 centers on 2019 April 17th until 2020 February 5th. 80 pts were included, 71 pts were analyzed. In terms of safety, 230 adverse events (AE) were recorded in 59 pts. The number (nb) of grade (gr) ≥ 3 events were 52/230 (22.6%) including 40/52 (76.9%) gr3, 7/52 (13,5%) gr 4, 5/52 (9.6%) gr 5. Severe AE linked to the drugs were 18/52 (34.6%) in 18 pts with 13 grade 3, 3 grade 4 and 2 grade 5 (respiratory failures)Table: 1310PAge *Sex (M/F)NS/ES/smokerPS(0/1/2)histology NSQ/SQ/othermeta<=1/>1PDL-1>50/1-49/0/UKCT platin doublet/otherlength 1st line *number64y (42-84)47/2410/42/1919/45/756/13/219/523/29/36/363/86.2m (1-27)percentage66.2/33.814.1/59.2/26.826.8/63.4/9.978.8/18.3/2.926.8/73.24.25/40.8/50.7/4.2588.7/11.3 Open table in a new tab . Combination between MOV and ATZ was feasible without unacceptable toxicity. Efficacy will be presented at the meeting.
Erlotinib (E) is a first-generation epidermal growth factor receptor (EGFR) tyrosine kinase inhibitor labelled in France and effective as a first-line treatment in advanced non-small-cell lung cancer (NSCLC). E has demonstrated a better efficacy than chemotherapy in EGFR mutant NSCLC in phase III trials. We undertook a multicentric study in 42 French Nonacademic Hospital Centres. Patients aged 18 years and older with histologically confirmed stage IIIB or IV NSCLC and harboring a confirmed activating mutation of EGFR received oral E (150 mg/day). We report here patient characteristics, progression-free survival (PFS), overall survival (OS), and safety data. Statistical analyses by R software were based on a Cox model and Kaplan-Meier method. Between April 1st, 2014 and March 31st, 2016, 184 patients were recruited: mean age = 72 years old, 125 (69.5%) female, 158 (90.8%) Caucasians, 112 (63.6%) non-smokers, 167 (94.9%) adenocarcinoma (21 stage IIIB and 156 stage IV), 127 (65.6%) ECOG 0-1, 40 (26%) brain metastasis at inclusion and 75 (42.4%) were treated by E in second- or latter line. 179 patients were included in the PFS and OS analysis. Median follow-up was 23.8 months, median PFS was 11.7 months and median OS was 25.8 months. Median survival rates at one year were 48.6% for PFS and 75% for OS. Risk of death was not correlated with brain metastasis (HR=1.15, IC95:0.67-1.97, p=0.296) but with ECOG = 2 (HR=4.55, IC95:2.05-10.10, p<0,001). E had a manageable safety profile (7.7% grade 3-4 adverse events at 6 months) and no new safety signals were identified.Tabled 1N%Patients184Mean age (years)72SexMales Females59 12530.5 69.5RaceCaucasians15890.8Smoking statusNon-smokers11263.6Histological typeAdenocarcinoma16794.9StagingStade IIIB Stade IV21 156ECOG0 or 112765.7Brain metastases at inclusion4026Second-lind therapeutic strategy and moreErlotinib7542.4Progression-free survival and overall survival179Median Progression-free survival (Months) Median Overall Survival (Months)11.7 25.8 Open table in a new tab Data from EGFR-2013-CPHG real-world study are consistent with the efficacy and safety of E in EGFR mutant NSCLC patients seen in phase III clinical trials.
In the management of advanced Non-Small Cell Lung Carcinoma (NSCLC), both PD1/L1 immune checkpoint inhibitors (ICIs) have been shown to increase overall survival (OS) over standard second-line chemotherapy. While this long-term increase in OS is driven by about 20% of patients, others display disease progression during the first weeks (w.). PIONeeR aims to understand, through a strategy based on a comprehensive biomarkers assessment, and overcome, through rescue IO strategies, the resistance to ICIs. Stage IV or recurrent NSCLC patients (n=450), with an archived pre-ICI tumor block, planned for a standard 2nd or 3rd line ICIs monotherapy, will be screened. If eligible, after signing an informed written consent, they will be blood-sampled, every cycle throughout the 18 w. post C1D1, and systematically be re-biopsied (primitive or metastasis tumor) at 6 w. of treatment. Efficacy of ICIs will be assessed by RECIST, after 6, 12 and 18 w. Feces will be self-collected by patients, before and during ICIs, to analyze impact of gut microbiome in resistance to ICIs. Characterization of the specific immune contexture of each patient to potentially predict the efficacy of ICIs will be based on the investigation of tumors and their microenvironment (Immunoscore® IC & Multiplex ImmunoHistoChemistry, Tumor Mutational Burden –T cell clonality- ctDNA investigation), effector immune cells, cytokines and endothelial activation (ELISA-Flow cytometry). Protocol’s legal and ethical authorizations were obtained on February 2018 (NCT03493581), patient inclusions were enhanced on April 2018 with the activation of 3 main centers; 10 satellites centers were opened at Q4 2018, inclusions are expected to be completed at Q4 2020. Patients who will progress between 6 and 18 w. (n=150) will be randomized within a precision immuno-oncology experimental masterprotocol using a Bayesian, adaptive design (4 combinations of PDL1i and NKG2Ai, STAT3i, ATRi or CD73i or a control arm). Legal authorizations were obtained on December 2018 (NCT03833440), the inclusion period is expected to last 24 months, from the beginning of Q2 2019. Descriptive statistics will be used to characterize distributions of marker’s expression and to evaluate their predictive value on treatment response and prognostic value on Progression Free Survival., in both protocols. The primary endpoint of the randomized clinical trial is the 12-week Disease Control Rate, assessed in each arm of treatment. Section not applicable Section not applicable
Background: NSCLC is characterized by genome alterations that promote cancer cell growth. TO what extent co-mutations cooperate with the EGFR driver and explain the variable response to EGFR TKI is not well understood. Here, we screened additional co-mutations (ACMs) and evaluate their clinical impact in patients (pts) with advanced NSCLC. Methods: We identified 204 pts with EGFR mutated tumors from the IFCT Biomarkers France study cohort with available tumor DNA who received first or second line first-generation EGFR-TKIs. Samples were assessed by NGS using the AmpliSeq Cancer Hotspot Panel v2. Among the 204 samples, 167 were fully contributive. Results: EGFR mutations were: classical with del 19 (74; 44%) and L858R (59; 35%), complex (17; 10%) including T790M (9; 5%) or uncommon (17; 10%). EGFR was amplified in 27 (17%) samples. ACMs were identified in 120 (72%) samples with an average of mutations at 2.9 (2-8). Recurrent ACMs (more than 6 samples) were in TP53 (84; 50.3%), CTNNB1 (16; 10%), PI3KCA (15; 9%), RB (12; 7%), APC (10; 6%), PTEN (8; 5%) and ATM (7; 4.5%). EGFR complex mutations were more frequent in smokers (p = 0.01) whereas RB1 mutations were more frequent in non-smokers (p = 0.03). CTNNB1 mutations were mutually exclusive with TP53 (p = 0.01) or PI3KCA (p = 0.05) mutations. High EGFR variant allelic fraction was associated to EGFR amplification (p < 0.001) suggesting mutant allele amplification and to TP53 mutations (p = 0.003). Non-classical or complex EGFR mutations were linked to rapid (< 3 months) versus normal (3-20 months)/slow (> 20 months) progression (p = 0.07 and p = 0.05 respectively). In the non-T790M group, ATM and PTEN mutations were negative predictors of first-line TKI efficacy (mPFS 3.7 versus 8.9 months, HR 2.85, 95CI% 1.14-7.15 and mPFS 5.6 versus 9.0 months, HR 2.46, 95CI% 1.16-5.9, respectively). Conclusions: EGFR mutated NSCLC have heterogeneous molecular profiles. This work suggests that PTEN and ATM mutations could limit EGFR inhibitor efficacy. However, large series of EGFR mutated NSCLC will be needed to validated links between clinical outcomes and specific EGFR altered pathways. Legal entity responsible for the study: IFCT. Funding: AstraZeneca: INCa (French NCI); IFCT (Alain Depierre Research Award 2015). Disclosure: D. Debieuvre: Consulting: Roche; Honoraria: AstraZeneca, Chugaï, Lilly, Roche, Novartis, Pfizer, MSD, BMS; Grants: Roche, AstraZeneca, Lilly, BMS, Boehringer Ingelheim, Chiesi, Chugaï, Janssen, Pfizer, MSD, Novartis, GSK, Sandoz; Board: Roche, Boehringer Ingelheim, Pfizer, MSD, BMS, Novartis; Conferences: Roche, Boehringer Ingelheim, Novartis, Pierre Fabre, Pfizer, MundiPharma, BMS. C. Audigier Valette: Clinical trials (PI): AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, BMS, Novartis, Roche; Consulting: AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, BMS, Lilly, Novartis, MSD, Pfizer, Roche; Conferences: AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, BMS, Lilly, Novartis, Pfizer, Roche. S. Moreau Fraboulet: Personal fees and non-financial support: Novartis; Non-financial support: Lilly. D. Moro-Sibilot: Personal fees: Roche, Eli Lilly, Pfizer, Novartis, AstraZeneca, BMS, MSD, Boehringer Ingelheim. A. Lemoine: AstraZeneca, Boehringer, Roche. F. Barlesi: Personal fees: AstraZeneca, Bristol-Myers Squibb, Boehringer Ingelheim, Clovis Oncology, Eli Lilly Oncology, F. Hoffmann–La Roche Ltd, Novartis, Merck, MSD, Pierre Fabre, Pfizer. J. Cadranel: Clinical research (PI): AbbVie, AstraZeneca, Bayer, Boehringer–Ingelheim, BMS, MSD, Novartis, Roche, Takeda; Consulting: AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, BMS, Lilly, Novartis, MSD, Pfizer, Roche; Conferences: AstraZeneca, BMS, MSD, Pfizer. M. Beau-Faller: Board: BMS, Boehringer-Ingelheim, AstraZeneca; Non-financial support: AstraZeneca, Roche. All other authors have declared no conflicts of interest.
Une maintenance (M) est la stratégie habituellement réalisée dans le traitement des cancers bronchiques non à petites cellules non épidermoïdes (CBNPCNE), après une chimiothérapie d’induction (CT). Le bénéfice de la switch maintenance apparaît plus grand pour les patients stables (MS) après CT alors que la M de continuation est meilleure pour les patients en réponse objective (RO). Cet essai compare une stratégie de M dépendant de la réponse au doublet cisplatine (C) gemcitabine (G) : M par G pour les RO et M par pémétrexed (P) pour les MS, vs CP suivie de P, quelle que soit la réponse (RO et MS) après la CT. Critères d’inclusion : âge 18–70 ans, PS 0–1, CBNPCNE de stade IV en première ligne, naïf de toute chimiothérapie, sans mutation EGFR ou translocation ALK connue, inéligible au bévacizumab. Randomisation 1 :1 entre CG 4 cycles puis M par G si RO et M par P si MS ou CP 4 cycles et M par P si MS ou RO. Objectif principal : survie globale (SG), objectifs secondaires : survie sans progression (SSP), RO, toxicités. Au total, 932 patients ont été randomisés entre 07/12 et 06/16 (CG : 467, CP : 465). Les caractéristiques des patients étaient homogènes entre les deux groupes. Au total, 255 patients (54,6 %) du groupe CG ont eu une M (G : 142, P : 113) et 274 (58,9 %) du groupe CP. Le nombre médian de cycles de M était de 5 pour CG et 4 pour P. La SG était de 10,9 mois (m) pour CG vs 10,4 m pour CP ; HR ajusté 0,97 (IC95 % : 0,84–1,13, p = 0,72). La SSP était de 5,0 m pour CG vs 4,7 m pour CP, HR ajusté 0,96 (IC95 % : 0,84–1,10). La RO après la CT était de 5,1 % pour CG vs 33,8 % pour CP. Les toxicités étaient celles attendues pendant la CT d’induction. Pendant la M, les toxicités hématologiques de grade ≥ 3 étaient de 28 % et 31 % des patients pour CG et CP respectivement : neutropénie fébrile (2,4 % vs 1,1 %), anémie (9,4 % vs 11,7 %), thrombopénie (6,7 % vs 5,8 %). Aucune toxicité non hématologique de grade ≥ 3 n’était constatée dans plus de 5 % des cas sauf l’asthénie (3,9 % CG vs 5,1 % CP). L’adaptation de la stratégie de maintenance à la réponse après la CT d’induction n’apporte pas de bénéfice en termes de survie globale ou de survie sans progression.
Liquid biopsy offers an alternative non-invasive approach to reflect the tumor genomic landscape of NSCLC patients; however, the potential of liquid biopsies for ALK/ROS1 fusion detection is poorly described. Herein, we evaluated an amplicon-based NGS assay for ctDNA detection of ALK and ROS1 fusions in a large cohort of ALK and ROS1 NSCLC patients and correlation of variants with clinical data. ALK- and ROS1-translocated advanced NSCLC patients, were prospectively enrolled from October 2015 to April 2018 in 9 French institutions. ALK or ROS1 positivity was as confirmed by immunochemistry and FISH or RNAseq. ALK (EML4 variants v1, v2, v3), ROS1 (CD74, SLC34A2, SDC4 and EZR) fusions, and mutations in a panel of 36 NSCLC-associated genes were investigated in ctDNA using InVisionFirst™ (Plagnol V PLoS ONE, 2018). A total of 120 patients were included: 96 ALK and 24 ROS1. 30 samples were collected from patients who were TKI-treatment-naive, 257 during follow-up and 73 at progressive disease (PD) under TKI. The median age was 55 years-old (range 23-75); most patients were female (57%) and had a non-smoking history (59%). At diagnosis, 20% of patients presented with brain metastasis. All patients received at least 1 ALK-TKI (median: 1.6; range:1-6). Preliminary results are available for the first 54 patients: 21 at diagnosis and 33 at PD under TKI. ALK/ROS1 fusions were detected in 13/21 patients (62%) at diagnosis: 12/20 ALK-fusions (7 v1, 2 v2 and 3 v3) and in 1/1 ROS1-fusion (CD74-ROS1). No fusion was detected in 8 patients, which may be due to partner genes or variants not covered by this panel. However, 5 of these 8 patients had exclusive thoracic or brain PD. Liquid biopsies collected at the radiographic evaluation under therapy revealed complete ctDNA clearance of the fusion when patients experienced PR (n=4). In samples at PD, fusion was detected in 44% of patients (24/55) with evidence of acquired resistance in patients both positive and negative for fusion. Results for the remaining samples, correlation between fusion variant and survival, fusion variant and mechanism of resistance will be presented at the Congress. Our results suggest that ctDNA profiling is a promising non-invasive tool for identification of ALK/ROS1 fusions and monitoring of response in advanced NSCLC patients. Systematic identification of the fusion partner may help to better understand the heterogeneity and evolution (sensitivity profile to targeted inhibitors and associated-mechanisms of resistance) of NSCLC driven by ALK and ROS1 rearrangement.