Introduction Les pneumopathies aiguës bactériennes (PAB) occupent une place importante en pédiatrie. Elles représentent la première cause infectieuse d’hospitalisation chez l’enfant. L’OMS dénombre environ 2 millions de décès par an chez l’enfant de moins de 5 ans dont 70 % dans les pays en développement. L’objectif principal était d’étudier les profils épidémio-cliniques et thérapeutiques des PAB chez les enfants de moins de 16 ans. Méthodes Il s’agit d’une étude prospective, descriptive sur une période de 12 mois (1er juillet 2023 au 30 juin 2024). Ont été inclus tous les enfants de 1 mois à 15 ans admis au service de pédiatrie du CHU de Kati pour fièvre et symptomatologie respiratoire. La saisie et l’analyse des données ont été faites à partir du logiciel SPSS. Le consentement des parents ou tuteurs a été obtenu avant l’enroulement. L’autorisation des autorités administrative a été obtenue avant l’étude. L’anonymat a été garanti pour tous les malades. Résultats Au total, 881 enfants hospitalisés dont 101 cas de PAB soit une fréquence de 11,46 %. Les enfants de moins de 5 ans étaient les plus touchés avec 88 %. Le sex-ratio était de 1,17. Le motif d’admission le plus fréquent était la toux, rhume et fièvre avec 65,6 %. Le germe le plus fréquemment retrouvé était le Streptococcus pneumoniae suivi de l’Haemophilus influenzae. Le motif d’hospitalisation le plus fréquent a été la détresse respiratoire avec 29,5 %. L’association amoxicilline–acide clavulanique a été l’antibiotique le plus utilisé avec 78,7 %. Nous avons enregistré 90,2 % de guérison ; 2,6 % de décès ; 5,6 % d’abandon. Conclusion Les pneumopathies aiguës bactériennes de l’enfant sont fréquentes et graves. Elles constituent la principale infection respiratoire aiguë avec un risque de mortalité élevé chez le jeune enfant. Le traitement repose sur l’antibiothérapie le plus souvent probabiliste instaurée précocement.
Introduction La tuberculose est une affection très contagieuse. Selon l’OMS, au moins un million d’enfants contractent la tuberculose chaque année et près de 400 meurent tous les jours. Au Mali, 301 cas de tuberculose ont été notifiés chez les enfants de 0 à 14 ans, soit un taux de détection de 4 % en deçà du taux estimé par l’OMS. Méthodes Étude transversale rétrospective, descriptive de janvier 2019 à décembre 2023 des enfants de 0 à 15 ans à l’unité de dépistage et de traitement de la tuberculose en commune IV du District sanitaire de Bamako, dont le but était d’étudier les profils épidémiocliniques et évolutifs de la tuberculose. Le carnet de suivi du traitement, le registre d’enregistrement et le registre du laboratoire ont été nos outils de collecte. La saisie et l’analyse des données ont été faites à partir du logiciel SPSS. L’autorisation des autorités administratives a été obtenue ainsi que le consentement des parents ou des tuteurs des enfants avant l’enroulement. Résultats Au total, 80 enfants ont été diagnostiqués de la tuberculose dans notre série sur 457 cas suspects soit une fréquence de 17,5 %. La tranche d’âge de 11 à 15 ans a été la plus représentée avec 48,8 % et le sex-ratio était de 1,10. L’âge moyen était de 13,20. Près de 60 % des enfants vivaient dans la précarité avec des parents ayant un niveau statut socioéconomique bas. La notion de contage tuberculeuse a été retrouvée chez 89 % de nos patients. La fièvre, la toux et une altération de l’état général étaient présentes respectivement dans 99,7 %, 87,7 % et 76,8 %. La sérologie VIH était positive chez 12,5 % et la malnutrition aiguë dans 62,5 %. Tous nos enfants avaient reçu le BCG dès la naissance. Nous avons retrouvé 50 % des cas de tuberculose pulmonaire et 50 % des cas extrapulmonaires. Parmi les cas pulmonaires, il y avait 29 cas bactériologiquement confirmés et 11 cas cliniquement diagnostiqués. Les cas extrapulmonaires étaient représentés par la tuberculose péritonéale (13 cas), ganglionnaire (11 cas), pleurale (9 cas) et osseuse (7 cas). Tous nos patients ont bénéficié de la chimiothérapie antituberculeuse associée ou non à des ARV selon les recommandations de la cellule sectorielle de lutte contre le Sida, la tuberculose et l’hépatite (CSLS TB-H) du Mali. L’évolution a été marquée par un taux de succès thérapeutique de 91,5 %, de 3,75 % de mortalité et 4,75 % de PDV. Conclusion La tuberculose de l’enfant est un problème de santé publique. Le dépistage systématique chez l’enfant doit être la règle devant tout cas index enfin d’atteindre la stratégie « END TB ».
Le sous-sol du Mali regorge de matières premières : or, zinc, manganèse faisant l'objet d'exploitation artisanale et industrielle. Les travailleurs dans ces zones sont exposés aux poussières des minerais exploités. La mise en valeur de ces minerais à des conséquences très graves, sur l'appareil respiratoire des ouvriers. Un apport de l'exploration fonctionnelle respiratoire dans la surveillance de la santé de ces travailleurs a été évalué à travers cette étude. Il s'agit d'une étude transversale descriptive réalisée à partir des données spirométriques des travailleurs d'une mine de la région ouest du Mali. L'objectif est d'étudier les aspects fonctionnels respiratoires chez les travailleurs exposés à la poussière minérale au Mali. Sur 197 travailleurs, 104 ont réalisé une spirométrie soit, 53 %. La moyenne d'âge est de 36 ans avec une prédominance masculine. Dans notre étude, 37,5 % des sujets avaient un syndrome de petites voies aériennes (SPVA). La consommation du tabac et la durée du niveau d'exposition étaient les principaux facteurs de risques des troubles respiratoires chez les exploitants de la mine. Les risques de pathologies respiratoires liées à l'exposition à la poussière des minerais sont une réalité dans l'industrie minière extractive au Mali. La réalisation d'exploration fonctionnelle respiratoire sur les sites miniers s'avère nécessaire en vue de dépister précocement les atteintes respiratoires.
Depuis le 31 décembre 2019, une épidémie de pneumonie nommée Corona-virus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) s'est déclarée à Wuhan, en Chine, puis rapidement propagée dans le monde. L'OMS a déclaré comme pandémie le 11 mars 2020. Elle a ainsi interpellé les pays avec les systèmes de santé étaient vulnérables dont le nôtre. Les pathologies respiratoires chroniques (PRC) ont été identifiées comme des risques de formes sévères de COVID-19. L'objectif de notre étude était d'étudier l'impact de la COVID-19 chez les patients atteints des PRC au centre COVID CHU Point G. Il s'agissait d'une étude transversale rétro prospective qui s'est déroulée d'avril 2020 à avril 2022 portant sur les dossiers des patients atteints de COVID-19 hospitalisés dans le centre du Point G. Ont été inclus tous les patients âgés de 20 ans ou plus chez qui le diagnostic de COVID-19 est confirmé avec un dossier complet. Une fiche d'enquête a été utilisée pour chaque patient pour le recueil des données sociodémographiques, cliniques, para-cliniques et évolutives. L'étude a été réalisée avec l'accord de l'administration de l'hôpital. La confidentialité sur l'identité des patients a été préservée. La prévalence des PRC était de 33 % (50/L50). La tranche d'âge entre 20–35 ans était la plus représentée avec 43,3 %. Le sexe masculin représentait 83,3 %. Les tabagiques étaient de 24 % suivis des hypertendus 16 %. La toux et la fièvre étaient les symptômes les plus fréquemment retrouvées soit respectivement 60,7 % et 40 %. Nous avons trouvé une relation statistiquement significative entre la PRC et la dyspnée (p = 0,008). Nous n'avons pas trouvé de relation statistiquement significative entre la PRC et le séjour (p = 0,379), ni entre la PRC et la toux (p = 0,379). Le taux de décès dans notre étude était de 4 %. Les manifestations cliniques liées à l'infection au SARS-COV-2 sont très polymorphes et constituent une gravite chez les sujets atteints de PRC.
La tuberculose pulmonaire peut être compliquée par une maladie thromboembolique veineuse profonde suite à une hypercoagulabilité liée à plusieurs facteurs tels l'alitement prolongé, la dénutrition et surtout l'utilisation de la rifampicine. Les complications vasculaires associées à l'infection par Mycobacterium Tuberculosis ont été rapportées dans la littérature chez 1,5 à 3,4 % des infections tuberculeuses. Le but de notre travail était d'étudier les particularités épidémiocliniques et thérapeutiques de cette association. Il s'agissait d'une étude rétrospective et descriptive portant sur les dossiers médicaux des patients hospitalisés pour tuberculose dans le service de pneumophtisiologie du CHU Point-G de janvier 2020 à janvier 2022 chez qui la MTEV a été diagnostiquée. Ont été inclus les patients de deux sexes âgés de 20 ans ou plus. Une fiche d'enquête a été utilisée pour chaque patient pour le recueil des données sociodémographiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques. L'étude a été réalisée avec l'accord de l'administration de l'hôpital. La confidentialité sur l'identité des patients a été préservée. La prévalence hospitalière était de 1,3 %. L'âge moyen était de 39,4 ans. Le sexe-ratio était de 2,8. La sérologie VIH était positive dans 15 % des cas. La dyspnée, la toux et la douleur thoracique étaient constantes. L'hémoptysie était présente dans 60 % des cas. L'IMC était basse chez 70 % de nos malades. La FR était à 32 cycles/min dans 65 % des cas, la T° moyenne était de 38,5°. La MTEV était suspectée devant la probabilité clinique de Wells et ou le signe de Homans. La tuberculose pulmonaire a été confirmée par la présence de bacille acido-alcoolo résistant dans les expectorations lors des examens directs de microscopie. Tous les patients présentaient des lésions radiologiques étendues. La confirmation de la MTEV était apportée au cours de l'hospitalisation par l'angioscanner thoracique et l'échographie doppler des membres inférieurs. Tous les patients ont reçu le traitement antituberculeux associé aux anticoagulants. Le délai moyen de chevauchement entre les deux traitements était de 8,8 jours. Le traitement antituberculeux a été poursuivi chez les patients avec évolution favorable. La maladie thromboembolique veineuse doit être diagnostiquée systématiquement chez les patients tuberculeux pulmonaires en raison du risque de complication en particulier dans les formes étendues et sévères. L'anticoagulation prophylactique trouve ses indications dans ces formes sévères.
La pneumopathie interstitielle peut être associée à la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC). L’objectif de cette observation était d’évaluer l’impact de la chimiothérapie par l’Azacitidine sur l’évolution des pneumopathies interstitielles diffuses (PID) associée à la LMC. L’analyse d’évolution des paramètres fonctionnels respiratoires, biologiques de la PID sous oxygénodépendance ont permis d’évaluer l’éventuel impact de la chimiothérapie par l’Azacitidine associée à une corticothérapie sur la pneumopathie interstitielle diffuse chez un patient ayant une LMMC. Durant cette observation de mars 2018 à Mars 2020, la PID avait régressé au niveau des deux parenchymes pulmonaires sur le contrôle scannographique dès le 2e mois de la chimiothérapie alors que la corticothérapie n’était plus que de 10mg/j après 2 mois de traitement. Nous ne pouvons pas affirmer sur le seul résultat décrit dans cette observation que l’Azacitidine a pu avoir de façon certaine une action bénéfique sur la PID. L’analyse d’un registre de patients traités par la même molécule pour PID associé à un syndrome myélodysplasique (SMD) nous ont permis de l’affirmer. Néanmoins, l’épargne cortisonique rapide sous l’Azacitidine, l’absence de reprise de corticoïdes en 15 mois pour retraiter la PID, et le sevrage en oxygène sous l’Azacitidine pourraient suggérer un effet bénéfique à confirmer. Mots-clés : Pneumopathie interstitielle diffuse ; Leucémie myélomonocytaire chronique ; Azacitidine.
L'évolution de la BPCO est émaillée d'exacerbations qui peuvent être prévenues et nécessiter un traitement spécifique et parfois une hospitalisation [1]. Sa prévalence mondiale oscille autour de 12 % de la population générale et elle est responsable de 3 millions de décès après les maladies cardiovasculaires [2]. Le masseur-kinésithérapeute a alors toute sa place dans la prise en charge globale du patient du début à la fin [3]. Le but est d'évaluer la fonction respiratoire des patients suivi pour BPCO avant et après les séances de kinésithérapie. Étude prospective, descriptive et observationnelle qui s'est déroulé du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2022. La présente étude s'est déroulée à la polyclinique de l'amitié de Bamako et a inclus les patients suivis pour BPCO ayant bénéficié des séances de kinésithérapie. L'échantillonnage a été exhaustif incluant tous les patients qui ont répondu aux critères d'inclusions durant la période d'étude. Tous les patients ont bénéficié d'une spirométrie et d'un TM6 avant et après les séances de kinésithérapie. L'âge moyen de nos patients était de 62,23 ± 7,35 ans. Le sex-ratio était de 14, soit 28 hommes (93,30 %) et 2 femmes (6,70 %). On notait le tabagisme actif chez 93,30 % (n = 28) des patients dont la moitié était sevrée et 20 % de nos patients avaient un antécédent de tuberculose. Les motifs de consultation étaient dominés par la toux, la dyspnée et l'expectoration dans 96,70, 93,30 et 76,70 % des cas. L'examen pleuropulmonaire mettait en évidence un syndrome de condensation pulmonaire dans 60 % des cas (n = 18). La biologie mettait en évidence un syndrome inflammatoire biologique chez 63,30 % des patients (n = 19). La TDM thoracique retrouvait des images d'emphysème pulmonaire dans 73,30 % des cas (n = 22). Majoritairement nos patients avaient un TVO non réversible dans 87 % (n = 26) et TV mixte dans 13 % (n = 4) des cas. Le VEMS moyen avant et après les séances de kinésithérapie était de 58,53 % (±16,46 %) et de 62,07 % (±16,17). La distance moyenne parcourue au cours du TM6 avant et après la kinésithérapie était de 338,90 ± 138, 10 m et de 445,43 ± 139,63 m. Le traitement de font a été administré chez 26 patients (86,70 %) et tous les patients avaient bénéficié des séances de kinésithérapie et des séances d'ETP. Le taux d'hospitalisation était de 23,30 % (n = 7) et la durée moyenne d'hospitalisation était de 9,86 jours avec des extrêmes de 2 et 21. Aucun de nos patients n'a été hospitalisé au cours du suivi médical et pendant la kinésithérapie et ils maîtrisaient tous l'aérosolthérapie. Nous avons constaté une augmentation du VEMS chez la majorité de nos patients et une augmentation de la distance parcourue au cours du TM6. La kinésithérapie améliore les symptômes de la BPCO et réduit les risques d'hospitalisation. Elle permet d'améliorer la qualité de vie des patients en leur permettant de mener de façon plus ou moins autonome les actes de la vie quotidienne. Le VEMS et la distance parcourue en 6 min étaient améliorées chez nos patients.
La tuberculose est une affection très contagieuse causée par le Mycobacterium du complex tuberculosis. Selon l’OMS au moins un million d’enfants contractent la tuberculose chaque année et près de 400 meurent tous les jours. Au Mali, 301 cas de tuberculose ont été notifiés chez les enfants de 0 à 14 ans, soit un taux de détection de 4 % en deçà du taux estimé par l’OMS. Il s’agissait d’une étude prospective, transversale et descriptive qui s’est déroulée du 1er août 2020 au 31 juillet 2021 dont le but était d’étudier le profil épidémio-clinique des enfants de 6 mois à 15 ans contacts des cas index de tuberculose pulmonaire au service de pédiatrie du CHU Bocar Sidy SALL de Kati. La saisie et l’analyse des données ont été faites à partir du logiciel SPSS. Le test statistique utilisé a été le Khi2 avec une valeur de p < 0,05 considéré comme statistiquement significative. Le consentement des parents ou tuteurs a été obtenu avant l’enroulement. La fréquence de la tuberculose chez l’enfant était de 17,5 %. La tranche d’âge de 11 à 15 ans a été la plus représentée avec 33,5 % et le sexe ratio était de 1,10. La toux sèche a été retrouvée dans 22,5 % des cas, la fièvre nocturne dans 45 %, l’adénopathie cervicale dans 25 %. Tous les enfants présentaient une cicatrice de BCG. L’IDR à la tuberculine a été positive dans 25,7 % des cas. La radiographie thoracique était quasi normale chez les enfants. Le partage du même lit pendant la nuit, le contact occasionnel au cours des repas ou de jouer avec les cas index ont été statistiquement significatifs avec la positivité de IDR à la tuberculine respectivement avec p = 0,31 ; p = 0,008 ; p = 0,008. La tuberculose de l’enfant est un problème de santé publique au Mali du fait de son tableau clinique polymorphe. Le dépistage systématique chez l’enfant doit être la règle devant tout cas index enfin d’atteindre la stratégie « END TB ».
La COVID-19 est une maladie virale secondaire à l’infection par un virus appartenant à la famille de Coronaviridae, appelée SARS-CoV-2, responsable des infections respiratoires sévères. L’OMS a déclaré cette maladie comme pandémie mondiale le 11 mars 2020. Depuis, la pandémie à COVID-19 représente la plus grande crise mondiale de santé publique. Il s’agissait d’une étude transversale prospective de mars 2020 à septembre 2021. Étaient inclus tous les patients âgés > 15 ans présentant les symptômes respiratoires révélateurs de la COVID-19 admis dans le service pendant la période d’étude. L’objectif était d’étudier l’itinéraire, les aspects cliniques et la prise en charge thérapeutique des patients suspects de COVID-19. Les données étaient recueillies sur une fiche d’enquête individuelle et anonyme et analysées par le logiciel SPSS version 23. Au total, 1058 patients étaient admis. Après triage, 140 étaient des cas suspects de COVID-19, soit une prévalence de 13,23 %. Le sexe-ratio était de 2,68. La tranche d’âge de 50 ans et plus était la plus représentée. La grande majorité de nos patients provenait des cliniques privées. Les symptômes respiratoires les plus représentés étaient la toux, la dyspnée et la douleur thoracique. L’embolie pulmonaire était fréquemment associée au COVID-19. Parmi nos patients, 28,6 % ont été testés positifs à la COVID-19 sur la base du RT PCR et les autres sur la base du scanner thoracique. La majorité de nos patients ont été déclarés guéris (79,3 %) sur la base du protocole national utilisé. À nos jours, aucun traitement spécifique n’existe contre la pandémie à COVID-19. Cependant, plusieurs vaccins sont disponibles empêchant la forme grave de la maladie.
La chicha est un mode de consommation banalisé du tabac. Son utilisation est devenue courante dans la capitale malienne. Les jeunes de moins de 25 ans en sont les plus friands. Il y a environ plus de 25 clubs destinés uniquement à la consommation de cette substance. Cet engouement pour ce nouveau mode d’intoxication tabagique a motivé notre étude dont le but est d’évaluer les connaissances et pratiques des jeunes de la commune IV sur sa consommation. Enquête transversale par questionnaire auto-administré via internet à travers google form pré-testé et validé. La taille de notre échantillon était de 364. Ils ont tous répondu aux questions après avoir donné leurs consentements éclairés. La taille de l’échantillon était de 364 avec un sex-ratio de 1,68 (Fig. 1). L’âge moyen était de 23,84 ans avec des extrêmes de 12 et 28 ans. La plupart des enquêtés soit 94 % avaient déjà entendu parler de la chicha et 61,5 % ont affirmé la toxicité de la chicha. À peu près 13 % ne savent pas que la chicha est responsable de maladies respiratoires. Dans cette population, nous avons retrouvé 19,23 % de consommateurs réguliers. La tranche d’âge de 15 à 20 ans et celle de 25 à 30 consomment plus avec respectivement 62,86 % et 30 %. Ils consomment plus dans les bars et club de chicha (46 %). Les effets ressentis étaient le vertige (21,43 %), l’irritation de la gorge (15,71 %), la toux (14,29 %) et la dyspnée (5,71 %). Plus de la moitié des personnes enquêtées pensent que l’eau du réservoir filtre les substances toxiques et ne savent pas que la chicha est plus dangereuse que la cigarette. Près de 25 % affirment avoir utilisé les boissons alcoolisées à la place de l’eau dans le reservoir. L’embout n’est pas changé et est partagé avec les autres dans 95 % des cas. La moitié des consommateurs ne savent pas que cet embout est pourvoyeur de la transmission de certaines maladies. Cette enquête met en évidence une connaissance limitée des jeunes de la commune IV sur la chicha et l’apparition de symptômes aigus suite à sa consommation. Aucune mesure n’est prise pour changer les embouts et ils consomment majoritairement dans les endroits clos non aérés qui favoriserait d’avantage la survenue des maladies respiratoires.
Les soins de rééducation par équipe peuvent être nécessaires si non indispensables après une hospitalisation pour infection à COVID-19. Le but était d’évaluer la place de la réadaptation chez les patients COVID-19. Enquête observationnelle des patients adressés au CHB pour réhabilitation respiratoire et neuromusculaire après traitement de l’épisode aigu dans les centres hospitaliers. Au total 20 Patients ont été admis 13 femmes et 7 hommes. L’âge moyen était de 65,75 ans [extrêmes 47 et 86]. Au centre hospitalier, le délai moyen entre le 1er jour des symptômes et l’hospitalisation était de 6,25 jours et la durée moyenne d’hospitalisation 43,80 jours pour des extrêmes de 22 et 110. La durée moyenne d’hospitalisation au CHB était de 35 jours pour des extrêmes de 5 et 71. Dix-huit patients avaient séjourné en réanimation. Des comorbidités étaient retrouvées chez 80 % des patients: HTA 50 %, diabète 15 %, obésité 15 %, SAOS 10 %, ACFA 10 %. Les fumeurs actifs représentaient 45 % et la BPCO était retrouvée chez 35 % des patients. Les symptômes à l’arrivée étaient l’asthénie 90 %, la dyspnée et la toux 35 % et le déficit neurologique 20 %. La biologie retrouvait une anémie inflammatoire chez 15 patients dont un cas sévère. Sur la radiographie du thorax, il persistait un syndrome interstitiel bilatéral diffus chez 19 patients. L’essentiel de la prise en charge a été basé sur la réadaptation respiratoire et neuromusculaire. Le taux de réalisation du TM6 était de 65 % (13/20). Le délai moyen entre la date d’arrivée et de réalisation du TM6 était de 19 jours avec des extrêmes de 2 et 92. La distance moyenne parcourue était de 379 mètres soit 65 % de la distance théorique. La SPO2 moyenne était de 84 % et le pouls moyen de 109 bpm en air ambiant. Les patients en hyperventilation avec une toux irritative ont bénéficié d’une éducation à la ventilation. Sur le plan moteur, les patients ont bénéficié d’une mobilisation active aidée. Il a été poursuivi la kinésithérapie de ventilation, la mobilisation des articulations enraidies, le travail des transferts, l’essai de verticalisation et la poursuite du travail musculaire. L’état de deux patients a nécessité la mise en place de releveur du pied. Un deuxième TM6 a été réalisé pour 8 des 13 (71 %) avec une distance moyenne parcourue de 396 m soit 90 % de la distance théorique, une SPO2 moyenne de 94 % et un pouls moyen de 90 bpm. La réadaptation respiratoire et neuromusculaire occupe une place importante chez les patients post-COVID-19. Elle permet une amélioration des symptômes respiratoires et neuromusculaires.
INTRODUCTION:Community-acquired acute bacterial pneumonia (ABP) is an acute, non-suppurative, non-tuberculosis lower respiratory infection of the lung parenchyma acquired within the community. They have an atypical clinical presentation and a poor prognosis in the elderly.MATERIALS AND METHODS:This was a prospective cross-sectional study conducted in the Pneumology department of the University Hospital Center (CHU) of Point-G, from October 30, 2018 to September 30, 2019. The objective was to determine the clinical, etiological, therapeutic and progression of BAP in the elderly. Were included any age ≥ 65 years, presenting clinical and radiological signs of a PAB.RESULTS:During the study period, 85 patients met the inclusion criteria out of 178 hospitalized. The sex ratio was 3/1. About 2/3 were smokers and 11% were HIV positive. Fever was not constant recorded in 51.76% of cases. Respiratory signs were dominated by cough (96.47%), dyspnea (94.11%) and extra respiratory by impaired consciousness. Klebsiella pneumoniae was the most found germ. The most commonly used antibiotic was amoxicillin-clavulanic acid. The average length of hospitalization was 9 days. Mortality was 19%.CONCLUSION:The PAB in the elderly is of a frustrating clinical symptomatology. It is serious with excess mortality.
Les pneumopathies aiguës bactériennes du sujet âgé ont une incidence très élevée et sont responsables d’une surmortalité par le biais de l’infection elle-même et/ou par la décompensation de maladies sous-jacentes [1]. Ces pneumopathies chez les sujets âgés ont fréquemment une présentation clinique atypique et un mauvais pronostic [2]. Il s’agissait d’une étude prospective menée dans le service de pneumologie de l’hôpital Point-G, d’octobre 2018 à septembre 2019 chez le sujet âgé. L’objectif était de déterminer les particularités de la pneumopathie aiguë bactérienne chez le sujet âgé. Ont été inclus les sujets âgés ≥ 65 ans de deux sexes, présentant des signes cliniques d’une pneumonie, une atteinte parenchymateuse sur la radiographie thoracique, avec absence de bacilles acido-alcoolo-résistant à l’examen direct sur les crachats. Durant la période d’étude, 178 sujets âgés ont été hospitalisés parmi lesquels 85 répondaient aux critères d’inclusion. L’âge variait de 65 à 89 ans [médiane : 74]. Le sex-ratio était de 3/1 [64 hommes, 21 femmes]. La majorité était tabagique (64,7 %) et 78 % avaient une comorbidité associée. La fièvre n’était pas constante notée dans 68 % des cas. Les signes respiratoires étaient dominés par la toux (97,6 %), dyspnée d’effort (95,3 %) et les symptômes extra-respiratoires étaient fréquents (trouble de la conscience 25 %, déshydratation 58,8 %). Les radiographies thoraciques ont montré une opacité alvéolaire dans 55,3 % des cas, alvéolo-interstitielle 30,6 % et interstitielle 14,1 %. La sérologie VIH était positive chez 10,8 %. Parmi les germes rencontrés, Klebsiella pneumoniae était le plus fréquemment retrouvé dans 37,5 % des cas. L’antibiotique le plus utilisé était l’association amoxicilline–acide clavulanique dans 88,6 %. La durée moyenne d’hospitalisation était de 9 jours, extrêmes 5 à 29 jours. La mortalité était de 28,8 %. La pneumopathie aiguë bactérienne chez le sujet âgé est d’une symptomatologie clinique frustre avec une fièvre inconstante, fréquemment associée à une comorbidité. Elle est grave avec une surmortalité.
L’asthme se définit comme la présence de crises dyspnéiques paroxystiques volontiers nocturnes avec sibilants et régressant spontanément ou sous l’action d’une thérapeutique inhalée (spray de bêta-2 mimétiques) [1]. La maladie asthmatique pose un problème mondial de santé publique aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. On estime que l’asthme touche 5 % de la population adulte et 10 à 15 % des enfants dans le monde [2]. Étude descriptive de type analytique et prospective sur une période de 6 mois, allant du 1er janvier 2018 au 30 juin 2018. L’objectif était d’évaluer la prise en charge thérapeutique de l’asthme chez les enfants de 2 à 15 ans dans le service de pédiatrie du CHU de Kati. Le consentement éclairé des parents a été obtenu après avoir expliqué a ceux-ci les objectifs, les risques et bénéfices liés à cette étude. Nous avons trouvé une fréquence de 4,08 % d’asthme. Le sex-ratio était de 1,38 et l’âge moyen était de 4,49 ± 0,61 ans avec des extrêmes allant de 2 ans à 15 ans. L’antécédent familial d’asthme parental et de rhinite ont été retrouvés chez tous nos malades. La toux et la rhinorrhée ont été les prodromes de la crise d’asthme dans 58 % des cas. La polypnée et les sibilants ont été observés à l’examen pleuropulmonaire respectivement dans 60 % et 94 % des cas. La désobstruction rhinopharyngée a été faite dans 96 % des cas. L’asthme intermittent était le plus représenté dans 74 % des cas. Les bêta-2-mimetriques ont été utilisé dans 64 % des cas. Les corticoïdes inhalés et les antihistaminiques ont été utilisés respectivement dans 88 % et 100 % des cas. Le coût moyen du traitement médicamenteux était de 11 895 francs CFA. L’évolution était favorable chez 90 % de nos patients. Seulement 10 % de nos patients ont été suivis régulièrement. La prise en charge thérapeutique de l’asthme chez les enfants dans notre étude reposait sur la nébulisation par les bêta-2-mimetiques associés aux corticoïdes. Le pronostic global était favorable mais le coût de cette prise en charge thérapeutique reste néanmoins considérable et le suivi régulier de ces enfants reste problématique.
La DDB est une affection pulmonaire chronique, et constitue un motif fréquent de consultation et d'hospitalisation en pneumologie. C'est une maladie handicapante avec un important retentissement socio-économique et professionnel. Les étiologies sont multiples et variées. Le but de notre étude était de décrire les aspects cliniques et étiologiques de la DDB à Bamako. Nous avons réalisé une étude prospective descriptive et analytique de janvier à décembre 2017 dans le service de pneumologie du CHU de point G, Bamako. Était inclut tout patient présentant une symptomatologie clinique, des images radiographiques suspectes de DDB et confirmées au Scanner. Tous les patients ont bénéficié d'un examen de l'expectoration. Les données ont été collectées sur une fiche d'enquête et analysées avec le logiciel SPSS 24,0. Parmi 3557 patients reçus dans le service, la DDB a été diagnostiquée dans 24 cas, soit une prévalence de 0,67 %. La tranche d'âge de 45 ans et plus représentait 50 % avec une prédominance masculine et un sex-ratio 1,66. Tous les malades présentaient une bronchorrhée matinale. Les lésions radiologiques étaient diffuses 54,2 %, et bilatérales 83,3 % des cas. Les étiologies les plus représentées étaient la tuberculose pulmonaire, coqueluche, et les corps étrangers avec respectivement 50 %, 29 % et 21 %. Le diabète (45,8 %) et le tabagisme (37,5 %) étaient les principaux facteurs de risques. L'examen bactériologique de l'expectoration a isolé un germe dans 58,3 % des cas, parmi lesquels le Staphylococcus aureus était prédominant avec 25 % suivi du Streptococcus pneumoniae avec 16,6 %. La DDB est une pathologie fréquente à Bamako. Les étiologies sont dominées par la tuberculose. Cependant une prise en charge précoce des cas de tuberculose pulmonaire permet de réduire la survenue de DDB dans notre contexte.