Energy renovation policies have expanded rapidly, yet renovation rates remain below climate targets and policy outcomes remain uneven. One reason is that dominant policy approaches rely largely on techno-economic framings, paying insufficient attention to the relational conditions through which renovation projects are organised and implemented. To address this gap, this article adopts a relational perspective and examines how collaborative energy renovation is organised through the case of Assisted Self-Renovation (Auto-Rénovation Accompagnée, ARA), an emerging collaborative approach in France based on close cooperation between households and tradespeople.Drawing on a mixed-methods study combining a survey of 220 building professionals and 30 semi-structured interviews, the findings identify four complementary dimensions of relational work through which tradespeople, as middle actors, organise collaboration with households: relational diagnosis, pedagogical work, relational and task selectivity, and continuous supervision. These practices are associated with stronger household engagement, positive perceptions of technical quality and safety, and greater access to ambitious energy renovation measures, particularly insulation interventions, with important implications for households facing energy vulnerability.Beyond ARA itself, the article argues that collaborative renovation provides a diagnostic lens through which broader transformations shaping energy renovation become visible. While respondents consistently identify positive technical and social outcomes, the wider development of these practices remains constrained by institutional misalignments in insurance, liability and the recognition of relational work. The article concludes that scaling up ambitious and socially inclusive energy renovation requires not only technological innovation and financial incentives but also greater recognition and support for the relational work undertaken by tradespeople.
Les travailleurs qui exercent leurs activités professionnelles sur les voies de circulation ou à proximité du trafic routier sont particulièrement exposés à la pollution de l’air. L’impact sanitaire de la pollution atmosphérique, notamment celle issue du trafic routier, n’est plus à démontrer. Dans ce contexte, l’Anses a évalué les risques sur la santé liés à l’exposition au trafic routier pour les travailleurs par rapport à la population générale.L’expertise a permis de définir trois circonstances d’exposition professionnelle à la pollution du trafic routier : (i) travail majoritairement en extérieur, sur les voies de circulation ou à proximité du trafic routier (éboueurs, balayeurs, livreurs de plateformes…), (ii) travail majoritairement dans l’habitacle d’un véhicule sur les voies de circulation (conducteurs de véhicules de transport de passagers ou de marchandises, conducteurs de benne à ordures ménagères, etc.) et (iii) travail mixte alternant activités en extérieur et dans l’habitacle d’un véhicule (travailleurs de l’exploitation, entretien et maintenance des voiries…).Les travaux montrent que l’exposition à la pollution issue du trafic routier pendant le temps de travail induit des excès de risques sanitaires chez les travailleurs ayant des activités sur les voies de circulation ou en proximité de trafic, en comparaison à une population de référence non exposée professionnellement. Les activités professionnelles impliquant la présence dans un habitacle de véhicule circulant dans le trafic apparaissent particulièrement contributrices avec des niveaux d’exposition plus élevés. Parmi les polluants spécifiques du trafic routier étudiés, les particules fines (PM2,5), le carbone suie et le dioxyde d’azote (NO2) se distinguent par leurs niveaux d’exposition élevés et les conséquences sanitaires qu’ils sont susceptibles d’induire, à savoir des décès anticipés.L’Anses recommande aux employeurs, avec l’appui des services de prévention et de santé au travail, de mieux prendre en compte l’exposition des travailleurs à cette pollution et de mettre en place des actions afin de réduire les expositions professionnelles (par exemple éviter si possible le travail en heures de congestion ou réduire autant que possible le temps passé sur les voies de circulation ou en proximité de trafic). Elle souligne l’intérêt d’intégrer les enjeux de santé environnementale dans les pratiques de santé au travail afin d’améliorer la prévention des atteintes à la santé. Des recommandations pour améliorer l’évaluation les risques et mettre en place des mesures de gestion sont également proposées, notamment la révision ou construction de valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) en priorité pour le NO2 et les PM2,5.
This study focuses on developing a harmonized Life Cycle Impact Assessment (LCIA) methodology tailored for Zero-Emission Vehicles (ZEVs) within the European context. It also addresses the need for consistency, transparency, and scientific robustness across environmental impact assessments of ZEVs. A structured three-step consensus-building process comprising state-of-the-art review, recommendation formulation, and stakeholder voting was implemented. This included expert input from academia, industry, and policy, supported by data from key LCA studies databases and software’s. Through stakeholder voting, seven impact categories including climate change, particulate matter, acidification, eutrophication, photochemical ozone formation and cumulative energy demand (CED) are defined as mandatory together with hydrogen emission flow. Normalisation using planetary boundary-based factors are recommended, while weighting was excluded due to its subjective nature. Optional impact categories and areas requiring further development, such as dissipation and biodiversity, are also discussed and recommendations made. The proposed framework establishes a robust, transparent, and science-driven LCIA framework for ZEVs. It enables consistency in environmental evaluations and informs policy and industry practices. Future revisions should incorporate emerging indicators and evolving data quality improvements.