Background White–Sutton syndrome is a neurodevelopmental condition with a high prevalence of gastrointestinal disorders (89%), including cyclic vomiting (21–37.5%). Our objective was to better characterize repeated vomiting, cyclic vomiting syndrome in particular, and other digestive symptoms by conducting a participatory study. Methods French White–Sutton Association members received a questionnaire to identify and describe repeated vomiting, constipation, feeding difficulties and gastroesophageal reflux. Families or physicians were contacted in the event of missing or unclear answers. Results 34 patients out of 46 participated in our study, of whom 59% presented with digestive symptoms. 35% (12/34) reported repeated vomiting and 9% (3/34) met Rome IV criteria for cyclic vomiting syndrome, with a significant quality of life impact. 35% (12/34) reported constipation (18% – 6/34 meeting Rome IV criteria for functional constipation), 29% (10/34) feeding difficulties and 29% (10/34) symptoms of gastroesophageal reflux disease. In 70% of cases, patients presented with more than one gastrointestinal disorder. Conclusions Our participatory study is the first focusing on gastrointestinal disorders. It allowed us to obtain very precise information about the digestive phenotype and its consequences for patients. Further studies are required to evaluate if a genotype–phenotype correlation exists.
Creativity has always been perceived as a human trait, even though the exact neural mechanisms remain unknown, it has been the subject of research and debate for a long time. The recent development of AI technologies and increased interest in AI has led to many projects capable of performing tasks that have been previously regarded as impossible without human creativity. Music composition, visual arts, literature, and science represent areas in which these technologies have started to both help and replace the creative human, with the question of whether AI can be creative and capable of creation more realistic than ever. This review aims to provide an extensive perspective over several state-of-the art technologies and applications based on AI which are currently being implemented into areas of interest closely correlated to human creativity, as well as the economic impact the development of such technologies might have on those domains.
Introduction Nos patients atteints de rhumatisme inflammatoire chronique (RIC). Le dispositif RAP (reprise d’activité physique) vise l’accompagnement des patients ayant un RIC dans les hôpitaux de Colmar, Mulhouse et Strasbourg. Sa création visant un accompagnement des patients, leur permettant de pratiquer une activité physique adaptée (APA). Patients et méthodes Programme sur 12 mois, débutant par une consultation multidisciplinaire, puis des séances en présentiel ou par vidéo, 2 fois par semaine pendant 3 mois. Puis, un bilan avec l’enseignant en APA est réalisé. À la suite de ce bilan, un contact mensuel est réalisé jusqu’à M6. À partir du bilan à M6, le patient est autonome dans sa pratique et sera revu à M9 et M12. Le but étant d’accompagner les patients vers une autonomisation de leurs pratiques physiques. Résultats Cent cinq patients inclus, 27 ayant une polyarthrite rhumatoïde (PR) et 78 ayant une spondyloarthrite (SA). À M0, 88 % des patients ont un traitement de fond, dont 69 % sous biothérapie. Au total, 37,5 % ont un traitement antalgique. Le DAS a une moyenne de 2,16 et le BASDAI de 4,03. Dix-huit pour cent des patients sont en surpoids et 24,7 % sont en obésité. Résultats au questionnaire de RICCI et GAGNON, mesurant l’activité physique au quotidien (x<18 inactif et x>18 : actif) : moyenne à 19/45 points, 44 % des patients sont inactifs et 48 % sont actifs. À noter qu’aucun patient est « très actif », pas de score supérieur à 35. Moyenne au test de marche 6minutes (TM6) : 64 % de la valeur théorique. À M3, 84 patients, les données suivantes n’ont pas évolué : indice de masse corporel, activité de la maladie, le traitement de fond (dont biothérapie). Au total, 29,7 % des patients prennent des antalgiques. Résultats du RICCI et GAGNON : moyenne à 27/45 points, dont 70 % sont actifs ou très actifs. Moyenne au TM6 à 66 % de la valeur théorique. Dix-sept patients ont été perdus de vu, 3 patients ont déclaré manquer de temps et 1 patient manquer de motivation (n=21). À M12, 41 patients, idem M3 sur les données n’ayant pas changé. Vingt-quatre pour cent des patients ont un traitement antalgique. Quatre-vingt-quatorze pour cent des patients (n=39) sont actifs (n=35) ou très actif (n=1). Seulement 2 patients sont inactifs/moyenne au TM6 à 75 %. À la fin du dispositif, 57 ont arrêté le suivi (perdus de vue, manque de temps, manque de motivation…) mais à des temps différents du programme. Six patients sont encore entre M9 et M12. Discussion Le nombre de patients ayant arrête le dispositif est important, il est expliqué en partie par des difficultés organisationnelles notamment d’un centre (28 patients). Les résultats montrent qu’il est possible d’autonomiser les patients RIC dans leur pratique. Nous pouvons imaginer élargir ce dispositif à d’autres pathologies (maladie de Sjögren, sclérodermie…). Conclusion La reprise d’activité physique adaptée régulière chez des patients ayant un RIC est possible et bénéfique. Cependant, on peut s’interroger sur les pistes d’amélioration des dispositifs de type « sport-santé », en orientant la réflexion sur les formats (présentiel, vidéo, visio, mixte) afin d’améliorer l’adhésion des patients à la pratique physique régulière.
IntroductionTIBOLA (TIck-Borne LymphAdenopathy) est une rickettsiose transmise par la tique Dermacentor, liée à Rickettsia slovaca et R. raoultii. Les symptômes associent une escarre d'inoculation au niveau du cuir chevelu, des adénopathies loco-régionales douloureuses, et parfois des signes généraux (fièvre, céphalées, asthénie…). Le diagnostic microbiologique repose sur la PCR (sur biopsie cutanée ou sur écouvillonnage de l'escarre d'inoculation) et/ou sur la sérologie. Il s'agit de la rickettsiose la plus fréquente en Europe après la fièvre boutonneuse méditerranéenne. Jusqu'à présent cette maladie était rare dans l'Est de la France. En 2021, les cliniciens du Grand-Est ont constaté une augmentation des demandes d'avis pour TIBOLA. L'étude TIGrE vise à décrire l'évolution du nombre de cas de TIBOLA entre 2016 et 2021 dans l'Est de la France, et à analyser les caractéristiques démographiques, épidémiologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques des patients.Matériels et méthodesCette étude rétrospective multicentrique, observationnelle et descriptive a été menée dans plusieurs hôpitaux de l'Est de la France entre 2016 et 2021. Les cas étaient identifiés via les cliniciens et le laboratoire (screening des PCR et sérologies Rickettsia spp.). Les « cas certains » avaient une clinique compatible faisant suite à une piqûre de tique et étaient documentés sur le plan microbiologique (sérologie ou PCR positive). Pour les « cas probables », la documentation n'était pas obtenue.RésultatsVingt-sept cas ont été recensés, dont 15 en 2021, avec une nette prédominance en avril et en mai. Il s'agissait principalement de femmes (23/27). Dix patients étaient mineurs (37%). Les départements rapportant le plus de cas étaient la Meurthe-et-Moselle (8 cas) et le Haut-Rhin (6 cas). La fièvre était observée dans la moitié des cas. Six patients présentaient une éruption cutanée, 11 des céphalées, 4 un oedème de la face et 5 une alopécie. Huit patients avaient une élévation de la CRP. Seuls 4 cas étaient documentés sur le plan microbiologique (1 sérologie, 2 PCR sur escarre, 1 PCR sur biopsie cutanée et 1 sur PCR sur tique). Le diagnostic était donc majoritairement clinique. La moitié des patients a reçu plusieurs lignes d'antibiotiques, dont au moins une molécule active dans 22 cas (doxycycline ou macrolide). La durée médiane de traitement était de 14 jours. La durée médiane de traitement avec une molécule efficace était de 9 jours.ConclusionCette première étude portant sur l'épidémiologie de TIBOLA dans le Grand-Est montre une tendance à l'augmentation des cas en 2021 par rapport aux années antérieures, qu'il faudrait confirmer par une étude prospective. La documentation microbiologique est difficile, en faisant un diagnostic majoritairement clinique, face auquel les cliniciens du Grand-Est seront vraisemblablement confrontés à l'avenir. Une étude sur la présence de Dermacentor dans des écosystèmes anthropisés du Grand-Est est en cours.Aucun lien d'intérêt
OBJECTIVE:Inflammatory myopathies (IM), characterized by muscle inflammation and weakness, are rare systemic diseases. Our previous study estimated an IM incidence rate of 7.98 cases per million people per year (95% confidence interval 7.38-8.66) and highlighted important variations that were likely because of methodologic issues rather than true epidemiologic differences. In this study, we aimed to refine the incidence of IM, using the 2017 European League Against Rheumatism (EULAR)/American College of Rheumatology (ACR) classification criteria for IM and a quadruple-source capture-recapture method during a 6-year period in Alsace, France, a region with a population of 2 million having benefits of good access to health care and accredited IM referral centers.METHODS:Clinical data of potential IM patients were obtained from 4 sources (general practitioners and community specialists, public and private hospital records, public and private laboratories, and archives from the pathology department). Patients residing in Alsace and who fulfilled the 2017 EULAR/ACR criteria for IM between January 1, 2006, and January 1, 2013, were included. We corrected potentially incomplete ascertainment of cases with capture-recapture analyses. We studied both spatial and temporal distributions of incidence of IM. We also assessed systemic manifestations of the disease.RESULTS:Our review of 1,742 potential cases identified 106 patients with IM. No spatial or temporal heterogeneity was observed. Use of log-linear models showed an estimated 14.9 additional missed cases. Thus, the incidence rate of IM was 8.22 new cases per million inhabitants per year (95% confidence interval 6.76-9.69). Extramuscular manifestations other than dermatomyositis rash were frequently recorded.CONCLUSION:The stringent methodology used in our study provides an accurate estimation of the incidence of IM. This study also demonstrates, in a population-based cohort, the systemic nature of IM.