Half of elderly patient hospitalizations are preceded by an emergency department (ED) visit. Hospitalization in inappropriate wards (IWs), which is more frequent in case of ED overcrowding and high hospital occupancy, leads to increased morbidity. Elderly individuals are the most exposed to these negative health care outcomes. Based on a nationwide cross-sectional survey involving all EDs in France, the aim of this study was to explore whether age was associated with admission to an IW after visiting an ED. Among the 4384 patients admitted in a medical ward, 4065 were admitted in the same hospital where the ED was located, among which 17.7% were admitted to an IW. Older age was associated with an increased likelihood of being admitted to an IW (OR = 1.39; 95% CI = 1.02-1.90 for patients aged 85 years and older and OR = 1.40; 95% CI = 1.02-1.91 for patients aged 75-84 years, compared with those under 45 years). ED visits during peak periods and cardio-pulmonary presenting complaint were also associated with an increased likelihood of admission to an IW. Despite their higher vulnerability, elderly patients are more likely to be admitted to an IW than younger patients. This result reinforces the need for special attention to be given to the hospitalization of this fragile population.
Dans un contexte de virage ambulatoire, d’augmentation des pathologies chroniques et de nécessité de rendre plus effectifs les parcours de soins encore trop souvent opaques pour les patients, il est urgent de repenser la place et le rôle des différents acteurs du système de soins primaires – en particulier, l’intégration du patient dans la formation spécialisée, mais aussi la formation initiale des médecins généralistes qui est susceptible d’améliorer leurs compétences humaines et cliniques et de changer en conséquence les représentations des étudiants sur leur exercice futur. Certains programmes intègrent des patients dans l’enseignement depuis plusieurs années. Leur impact dépasse la prise en compte de la perspective patient et touche toutes les compétences des futurs médecins. Leur implication peut et doit se faire à tous les niveaux, de l’animation des cours à la gouvernance des différentes instances. Cela doit ouvrir la voie à un partenariat plus harmonieux dans la gestion de soins primaires, voire au-delà. L’université peut avoir un rôle à jouer via la recherche académique tout en adossant cette mission à une nouvelle forme de responsabilité sociale, en permettant l’émergence d’un système non seulement basé sur les preuves, mais également sur des valeurs communes avec les usagers.