
Des progestatifs, très utilisés en gynécologie, sont désormais clairement associés à un risque de méningiome intracrânien, surtout en cas d’exposition prolongée durant plusieurs années. Les études menées à partir du système national des données de santé (SNDS) ont montré une forte relation dose-réponse entre l’utilisation de sept progestatifs (dont acétates de cyprotérone, nomégestrol, et chlormadinone) et la survenue de méningiomes. Elles ont également confirmé une diminution du risque après l’arrêt du progestatif. Des mesures de restriction des prescriptions, un dépistage par imagerie par résonance magnétique et l’arrêt des progestatifs à risque, en cas de méningiome, ont permis une réduction de 90 % des neurochirurgies de méningiomes des femmes sous progestatifs.
L’ADN ancien, ou même celui des populations actuelles, continue à nous apporter de précieuses informations sur l’histoire de notre espèce et même sur ses mœurs, notamment sur le choix des partenaires dans le cadre de la reproduction. Cette chronique décrit deux études, l’une datant de quelques années et l’autre toute récente, qui illustrent la démarche et les résultats de ces travaux.
Des séquences d’ADN viral intégrées au génome cellulaire sont présentes dans la majorité des cancers associés aux papillomavirus humains. Les techniques de séquençage de nouvelle génération, qui permettent une caractérisation complète de ces séquences virales, montrent que, dans 80 % des cas, l’insertion virale se fait dans des gènes cellulaires, ce qui entraîne une altération de leur niveau d’expression. Environ un tiers de ces gènes correspondent à des cibles thérapeutiques potentielles. L’analyse de l’ADN viral circulant par séquençage de nouvelle génération a permis des développements dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des cancers dus aux papillomavirus. Ces progrès devraient également bénéficier au développement de thérapeutiques innovantes ciblant les séquences virales intégrées.
Inventive engineering of cellular organelles (Vaults) allows durable recording and later readout of the cellular transcriptional activity of living cells, at a given time point, opening up a large series of applications.
L’hématopoïèse repose sur des cellules souches multipotentes et des progéniteurs hématopoïétiques ayant une grande capacité d’amplification, et se déroule dans des niches spécialisées des os. Grâce aux progrès réalisés dans le typage HLA ( human leucocyte antigen ; en français : complexe majeur d’histocompatibilité ou CMH) et dans le conditionnement des sources cellulaires, la transplantation de cellules souches hématopoïétiques permet de traiter efficacement les hémopathies malignes ainsi que certaines maladies génétiques. Le traçage des cellules révèle une reconstitution temporelle biphasique après greffe : d’abord par des progéniteurs hématopoïétiques, puis par les cellules souches hématopoïétiques multipotentes. L’hématopoïèse reconstituée reste polyclonale, influencée par l’âge du donneur, le contexte pathologique et les antécédents génétiques du donneur et du receveur. La transplantation n’augmente pas le nombre de mutations, mais elle induit une sélection clonale qui réduit la diversité, surtout chez les donneurs âgés. Ces résultats valident les stratégies de thérapie génique fondées sur l’utilisation de cellules souches hématopoïétiques et ouvrent des perspectives d’optimisation pour la sélection des donneurs, le conditionnement des cellules et la prise en charge personnalisée du receveur.