
Anne présentait des symptômes inexpliqués pendant un an, jusqu’à ce que le diagnostic de sclérose latérale amyotrophique soit posé en 2024. Elle décide de poursuivre son travail aussi longtemps que possible. Elle adapte son logement pour rester chez elle. L’accompagnement humain, le maintien de ses activités intellectuelles et physiques aménagées lui permettent de préserver autonomie, équilibre et vie sociale.
D’un départ précoce du système scolaire à une carrière d’aide-soignante vécue comme une révélation, puis à une reconversion contrainte vers le secrétariat médical, jusqu’à des fonctions de coordination et de cadre administratif, le parcours d’Alexandra Kihl raconte une réalité fréquente dans les métiers du soin : celle d’une vocation qui change de forme sans jamais perdre son sens.
Dans les services de soins, l’interprofessionnalité s’appuie sur des outils structurants. Le dossier informatisé du patient et la réunion de synthèse pluridisciplinaire coordonnent les informations, donnent du sens au projet de soins et renforcent qualité et sécurité. L’aide-soignant y occupe un rôle central via ses observations et ses transmissions.
À l’Ehpad Le Grand Pré d’Alboussière, des activités atypiques comme les conférences d’histoire de l’art ou l’escrime adaptée stimulent les capacités cognitives, physiques et sociales des résidents. Ces approches innovantes favorisent le bien-être, l’autonomie et le lien social, tout en inscrivant l’établissement dans une démarche d’ouverture culturelle et thérapeutique douce.
L’interprofessionnalité constitue un levier essentiel pour assurer la continuité et la fluidité du parcours de soins entre la ville, l’hôpital et le médico-social. Fondée sur la coordination, la communication et la complémentarité des compétences, elle favorise une prise en charge globale du patient. L’aide-soignant y occupe une place centrale dans la qualité et la cohérence des soins.
La pseudarthrose aseptique correspond à l’absence de consolidation d’une fracture au-delà de six mois. Cette complication, favorisée par des facteurs liés à la fracture ou au patient, entraîne douleurs, limitation fonctionnelle et perte d’autonomie. Le diagnostic repose principalement sur l’imagerie, et la prise en charge associe stabilisation chirurgicale et correction des facteurs de risque.
Par quatre fois déjà, une journée interprofessionnelle innovante, réunissant différentes filières de formation paramédicale, a été organisée au sein d’un institut régional de formation à Reims. Cette initiative pédagogique vise à développer la collaboration interprofessionnelle dès la formation initiale, répondant ainsi aux exigences des référentiels actuels et aux besoins du terrain.
La collaboration interprofessionnelle (CIP) est reconnue pour ses effets positifs sur les patients, les professionnels de santé et les organisations, allant de l’amélioration de la qualité des soins à la satisfaction professionnelle et à l’efficacité organisationnelle. Cependant, sa mise en œuvre reste obscure et contrainte par un manque de clarté conceptuelle et de consensus concernant sa définition. La littérature associe également de nombreux concepts et une terminologie connexe à la collaboration, chacun apportant un éclairage particulier sur les interactions et les niveaux d’analyse. L’étude de ces attributs et de cette terminologie permet de mieux saisir la complexité et la diversité de la CIP, et de tendre ainsi vers une facilitation de sa mise en œuvre.
L’aide à domicile auprès de personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique propose un accompagnement fondé sur la présence, l’écoute et le respect de la dignité. Elle apporte un soutien au quotidien, fait le lien avec les professionnels et contribue à améliorer la qualité de l’accompagnement. Témoignage.
La mission de la Maison des Sages est de permettre aux personnes âgées avec la maladie d’Alzheimer de vivre une vie ordinaire, et ce jusqu’au bout, dans une maison familiale à taille humaine adaptée à la perte d’autonomie, au cœur des villes. Cet habitat inclusif propose la colocation entre huit personnes avec le partage d’une vie sociale stimulant leurs facultés cognitives et motrices et répondant à leurs besoins relationnels et affectifs.
Initiée au Québec en 2017, la cohabitation intergénérationnelle en résidence pour personnes aînées permet à des personnes étudiantes d’être hébergées gratuitement en échange d’une implication sociale hebdomadaire. Une recherche-action, menée de 2020 à 2022 par le Centre collégial d’expertise en gérontologie du Cégep de Drummondville, révèle des effets significatifs : réduction de l’isolement et de l’âgisme, et amélioration du bien-être et du tissu social.
Face à l’aspiration massive des seniors à vieillir chez eux, les politiques publiques françaises ont amorcé un “virage domiciliaire” depuis les années 2000. Toutefois, le maintien à domicile n’est pas toujours possible en raison de situations d’isolement social, d’inadaptation des logements, de manque de moyens humains, etc. Ainsi, entre le domicile ordinaire et l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, il existe des solutions d’habitat intermédiaire diversifiées telles que les résidences autonomie, les maisons d’accueil, l’accueil familial, etc. Le modèle de l’habitat inclusif propose une approche intégrée dans la vie locale et un “projet de vie partagée” pour favoriser la vie collective. L’ensemble de ces habitats intermédiaires viennent répondre à des besoins réels en termes de logement mais doivent aussi s’inscrire dans un environnement favorable au vieillissement pour penser l’accessibilité, la mobilité ou encore l’insertion sociale des aînés.
La majorité des personnes âgées souhaitent vieillir chez elles, malgré un risque d’isolement. Un groupe de retraités s’est associé en coopérative pour aménager une maison, où vivre en collectivité. La perte d’autonomie y est anticipée. Cette organisation est ouverte sur l’extérieur et propose de nombreux événements culturels.
L’accueil familial de personnes âgées ou en situation de handicap est un dispositif peu connu. Les accueillants sont des professionnels agréés, formés aux spécificités de l’accompagnement de ces personnes, dans un environnement sécurisé et stimulant pour l’autonomie. L’entreprise solidaire d’utilité sociale MonSenior propose un cadre pour le déploiement de cette solution d’accueil.