
Cet article souligne le manque de stabilité, disponibilité et prévisibilité dans les structures de protection de l’enfance, mettant en péril le bon développement des enfants accueillis. En se concentrant sur la nécessaire réponse aux besoins fondamentaux des équipes éducatives, nous proposons une approche basée sur la justice et la réciprocité pour créer un cercle vertueux pour celles-ci et les enfants accompagnés.
La rencontre produit la surprise, la possibilité ouvre la voie à l’émerveillement. André, personne handicapée habitant dans un foyer de vie, aspire aux personnes. Il est en permanence émerveillé par les autres, mais jamais surpris. Son ouverture à autrui est source de vulnérabilité, mais surtout de force, de résilience et de sagesse. Il crée un processus dans lequel les gens se parlent ou se tiennent simplement la main, et avancent dans la même direction. Ils avancent ensemble. Les générations correspondent.
L’auteure, diagnostiquée bipolaire, nous livre le témoignage de ses passages en isolement et contention. Comment elle a vécu ces expériences difficiles dans son for intérieur. Un regard subjectif, sincère et sensible.
Les personnes en situation de handicap, en raison des progrès médicaux et de l’amélioration de leurs conditions de vie, voient leur espérance de vie s’accroître et se rapprocher de celle de la population générale. Cet allongement n’est pas sans incidence sur leurs aidants familiaux, confrontés eux-mêmes à leur propre vieillissement. Cela pose alors la question de leur reconnaissance, de l’après-eux qui, s’il n’est pas anticipé, génère des situations d’urgence souvent délétères pour la personne.
Les besoins des personnes en situation de handicap vieillissantes évoluent et nécessitent d’adapter l’accompagnement pour préserver autonomie et inclusion. Les transitions de parcours sont complexes. L’Arseaa développe de nouvelles solutions : des plateformes de transition entre handicap et grand âge, l’appui des services d’aide à domicile et des places spécialisées pour les situations de grande dépendance, afin d’assurer des parcours fluides, personnalisés et centrés sur le projet de vie de chaque personne.
Le psychodrame analytique individuel permet aux équipes soignantes d’espérer une relance des processus psychiques. Le patient accepte de s’inscrire dans l’aire de jeu partagée avec des thérapeutes pour explorer son monde intérieur. Parfois il ne peut pas jouer, telle Mélodie, adolescente confrontée à sa mélancolie et à une double amputation après un passage à l’acte. Ce texte analyse les contours d’un refus de jeu redevenu possible au fil des séances par l’aménagement du dispositif psychodramatique.
Partant du tableau des Vieilles de Goya, ce texte montre que le vieillissement, malgré les tentatives de transhumanisme de casser les codes de la vieillesse et de la mort, concerne tous les êtres humains riches et pauvres, handicapés et soignants. Une éthique de l’accompagnement pourrait se fonder sur cet appel de Plotin à « ne pas cesser de sculpter sa propre statue » au-delà de la haine de la vieillesse, et à polir inlassablement chaque personne pour qu’elle trouve in fine sa véritable beauté.
Souffrir de troubles psychiatriques en sortant de prison expose à un risque élevé de ruptures et de désinsertion. L’ emot , équipe mobile transitionnelle, accompagne ces personnes dans cette période critique, en assurant une continuité des soins et un soutien social global. Ce dispositif favorise l’accès aux droits, la stabilisation, l’autonomisation et la réinsertion, atténuant ainsi le choc post-carcéral et réduisant les risques de rechute.
Ce texte (suite du chapitre 1, n° 140, 2025) poursuit la réflexion sur l’état de la controverse dans le champ de la psychiatrie à partir du questionnement sur les rapports entre réalité et fiction. Il interroge la fonction du rêve dans la relation soignante et le travail thérapeutique, les notions de sérieux, de semblant et promeut la poésie comme travail du sensible, indispensable en pratique psychiatrique.
Le quotidien des professionnels est fait, aussi, de cette attention à l’autre, à ses gestes, ses paroles, ses silences, pour y découvrir sa quête de lui-même et cet appel aux échanges. Ici, une rencontre, inattendue, s’élabore à travers des livres consultés sur une étagère, consultés, empruntés et rendus. Dans un temps court, laisser la place au temps nécessaire, au temps long, au temps lent, à l’imprévu. Avec ou sans parole, mais pas sans présence.
Les histoires de vie sont un matériau exploratoire nécessaire dans le champ disciplinaire du travail médico-social. Elles s’inscrivent au centre d’une dynamique créatrice qui se conjugue entre les récits des professionnels et ceux du public concerné. Une démocratie participative se définit, au centre de laquelle se meut la condition humaine. Les histoires de vie sont des romans sociaux et il convient d’en déchiffrer une conscience existentielle.
Il s’agit d’un témoignage personnel du ressenti d’un père lors du vieillissement et du décès de sa fille autiste. Après un résumé très rapide de la vie de sa fille, l’auteur fait part de sa réaction aux changements liés au vieillissement et aux circonstances de son décès. À la suite de ce dernier, il constate son deuil.
Le vieillissement des personnes polyhandicapées impacte profondément le fonctionnement des établissements d’accueil médicalisés ( eam ). L’évolution démographique, le vieillissement conjoint des résidents et de leurs familles, ainsi que la complexification des besoins médicaux et psychosociaux, obligent les institutions à repenser leurs pratiques. L’autrice propose une réflexion issue de sa pratique en eam , illustrant les transformations nécessaires, les défis rencontrés et les réponses innovantes mises en place.
C’est l’histoire d’un enfant qui va ouvrir des portes, le regard neuf d’un enfant qui va ouvrir des portes vers des possibles jusqu’alors impensables.
Depuis la loi Rist, sur l’unité de psychiatrie où je travaille, nous sommes soumis au changement régulier de médecin psychiatre, voire à son absence totale. Soignants et soignés doivent s’adapter à celui ou celle qui arrivera ou pas. Les habitudes de travail ne sont plus évidentes, des espaces sont à défendre, notre inquiétude est présente. Comment rester disponible pour prendre soin et maintenir une continuité, en contrepoint de la fragmentation induite par les changements de psychiatre ?