
Background: Each year, approximately 400,000 children between the ages of 0 and 19 are diagnosed with cancer worldwide. The parents of these children experience heightened psychosocial challenges while managing their care throughout the treatment process. Recognizing these needs is essential for creating targeted interventions. This research project aimed to explore the psychosocial needs of parents with children undergoing cancer treatment. Methodology: A community-based cross-sectional study was conducted to gather data from 100 parents or caregivers of children who received cancer treatment at Butaro Cancer Center of Excellence. Data were analyzed using descriptive statistics with SPSS version29. Results: Participants faced significant psychosocial challenges, including managing emotions, such as anxiety, fear, and grief (Mean (M) = 2.2, Standard deviation (SD) = 1.45) and seeking peace of mind (M = 2.1, SD = 1.42), with 28% and 33% reporting extreme effects on emotional support and coping mechanisms. Informational needs were also a concern, as 29% felt uninformed about community resources (M = 2.20, SD = 1.428). Social support needs were notable, particularly the necessity of having someone to stay with the child (M = 2.57, SD = 1.53) was extremely important for 46% of the participants. Financial assistance to cover additional expenses was another challenge, with a mean score of 2.30, reflecting its critical importance. Conclusion: This study offers important insights into the psychosocial needs of parents with children diagnosed with cancer, in Rwanda. Addressing and prioritizing these needs, while creating tailored interventions that target the identified areas, could improve the holistic care significantly and promote interventions to meet the psychosocial needs of parents of children suffering from cancer. Keywords: parents, childhood cancer, psychosocial needs, information needs, financial needs
Background: Recruiting prelicensure nursing students into oncology is challenging despite a nursing shortage. Students desire oncology education with clinical experience, yet traditional programs often overlook innovative learning approaches. Additionally, education credentialing requires awareness of social determinants of health (SDOH) to address healthcare disparities, especially in underserved areas. Purpose: This study explores whether volunteer oncology experiences are feasible for sparking student interest in oncology and increasing knowledge of cancer disparities in underserved areas. Methods: A descriptive mixed-method pilot study involved ten nursing students trained in cancer education and SDOH before participating in community awareness and screening events. Results: Post-intervention analysis confirmed the program’s feasibility and demonstrated increased knowledge about cancer and SDOH. However, interest in oncology nursing and volunteering remained unchanged. Both student participants and community fairgoers reported positive experiences. Conclusion: Academic–community partnerships and volunteer experiences enhance nursing students’ cancer knowledge, empathy, and cultural competence, warranting further research on oncology career interest and disparities.
Contexte : On ne saisit pas bien les obstacles auxquels les Noirs et les Latino-Américains au Canada et aux États-Unis se heurtent en attendant des soins palliatifs. Objectifs : Nous avons mené une étude de la portée pour résumer la littérature relatant l’expérience des Noirs et des Latino-Américains désirant obtenir des soins palliatifs au Canada et aux États-Unis et faire ressortir les lacunes observées dans les travaux de recherche effectués jusqu’ici. Conception et méthodologie : Nous avons suivi le cadre de revue de la littérature d’Arksey et d’O’Malley et utilisé la liste de vérification PRISMA-ScR. Les études de recherche primaire, qualitatives ou mixtes, menées au Canada ou aux États-Unis et publiées en anglais entre 2018 et 2025 ont été retenues. Les participants aux études étaient des Noirs ou des Latino-Américains de 18 ans et plus, atteints d’un cancer avancé, qui souhaitaient bénéficier de soins palliatifs. Nous avons également considéré des études menées auprès de membres de la famille, de fournisseurs de soins primaires ou de chefs de file communautaires dans ces populations, et interrogé Medline, EMBASE, CINAHL, PsycINFO, Scopus et la Bibliothèque Cochrane. Méthodologie : L’examen des titres, des résumés et des textes intégraux de même que l’extraction des données ont été effectués par deux évaluateurs indépendants. Une analyse descriptive et thématique a été réalisée. Résultats : Parmi les 579 articles trouvés, 8 études qualitatives ou mixtes ont été retenues. Aucun de ces articles n’a été publié au Canada. Les obstacles à l’accès aux soins palliatifs ont été regroupés autour de quatre thèmes : méfiance, entraves à la communication, fossés culturels entre patients et fournisseurs de soins et incidence des déterminants sociaux de la santé (statut socioéconomique peu enviable, précarité d’emploi, statut d’immigrant, lieu d’origine et racisme). Conclusion : La revue de ces données qualitatives suggère que les populations racisées doivent surmonter des obstacles importants pour avoir accès aux soins palliatifs. Notre étude a permis de souligner l’absence de recherches sur les soins palliatifs auprès des populations racisées au Canada; d’où l’importance de creuser la question. Mots-clés : soins palliatifs, Canada, États-Unis, accès aux soins de santé, déterminants sociaux de la santé, Noirs, Latino-Américains, recherche qualitative.
Cette plongée dans la littérature s’attarde sur les études qui analysent les expériences des personnes LGBTQIAPN+ atteintes du cancer, et souligne les contextes de soins diversifiés et difficiles existant pour ces patients. Par l’entremise d’une revue narrative, la présente recherche examine les expériences des personnes LGBTQIAPN+ atteintes du cancer et fait la lumière sur des résultats et des orientations de recherche futures primordiaux pour le domaine. Fondée sur une recherche approfondie dans des bases de données, notre propre étude a permis d’entrevoir plusieurs thèmes essentiels. Les auteurs ont remarqué de la discrimination et des préjugés, ainsi que des barrières à l’accès rapide aux traitements standards. Des entraves, comme des problèmes de santé mentale, des réseaux de soutien social insuffisants, des difficultés dans les soins de survivance et les soins à long terme, et des facteurs biologiques propres aux personnes transgenres qui prennent des hormones ont aussi été soulignés. Ces éléments mettent en lumière les endroits où on pourrait établir des interventions, des politiques et des structures de soutien nécessaires, toutes visant à améliorer l’équité des soins oncologiques pour les personnes LGBTQIAPN+ qui naviguent dans le paysage complexe du cancer. Mots-clés : LGBTQIAPN+, trajectoire du cancer, revue narrative, disparités, survivance, accès aux soins de santé
This review delves into scholarly literature focusing on studies about the experiences of LGBTQIAPN+ individuals with cancer, highlighting the diverse and challenging contexts of care for this patient. Within the framework of a narrative review, this research examines the experiences of LGBTQIAPN+ individuals with cancer, uncovering vital insights and future research directions in this field. Informed by extensive database searches, the study identified several critical themes. Discrimination and bias were noted, as were barriers to timely access to standard treatment. Challenges, such as mental health issues, insufficient social support networks, difficulties in survivorship and long-term care, and transgender biological factors influenced by hormones, were also highlighted. These topics highlight domains where necessary interventions, policies, and support structures could be established, all aimed at advancing equity in cancer care for LGBTQIAPN+ individuals as they navigate the complex cancer landscape. Keywords: LGBTQIAPN+, cancer journey, narrative review, disparities, survivorship, healthcare access
Contexte : Malgré la pénurie de personnel infirmier, il est difficile de recruter des étudiants en soins infirmiers oncologiques qui ne sont pas encore autorisés à exercer. Les futures infirmières souhaitent acquérir une formation en oncologie et de l’expérience clinique, et pourtant, les programmes traditionnels négligent souvent les approches d’apprentissage novatrices. De plus, l’accréditation professionnelle requiert une sensibilisation aux déterminants sociaux de la santé qui permette de lutter contre les inégalités en santé, particulièrement dans les régions mal desservies. Objet : La présente étude vise à évaluer si les expériences de bénévolat en oncologie peuvent susciter chez les infirmières de l’intérêt pour ce domaine et améliorer leurs connaissances sur les inégalités d’accès aux soins oncologiques dans les régions mal desservies. Méthodologie : Cette étude pilote descriptive à méthodes mixtes a été réalisée avec dix étudiants en soins infirmiers qui ont reçu une formation sur le cancer et les déterminants sociaux de la santé avant de participer à des activités de sensibilisation et de dépistage dans la communauté. Résultats : L’analyse qui a suivi l’intervention a confirmé la faisabilité du programme et démontré qu’il améliore les connaissances sur le cancer et les déterminants sociaux de la santé. Cependant, bien que les étudiants et les membres de la communauté disent avoir aimé leur expérience, l’intérêt pour le bénévolat en soins infirmiers oncologiques n’a pas évolué. Conclusion : Les partenariats entre universités et communautés et les expériences de bénévolat ont renforcé les connaissances sur le cancer des étudiants, leur empathie ainsi que leur compétence culturelle, un constat qui justifierait de plus amples recherches sur l’intérêt des infirmières à faire carrière en oncologie et les inégalités d’accès aux soins oncologiques.
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Contexte : Chaque année, dans le monde, environ 400 000 enfants âgés de 0 à 19 ans reçoivent un diagnostic de cancer. Leurs parents, qui doivent gérer leurs soins tout au long du traitement, vivent des difficultés psychosociales accrues. Il faut donc reconnaître leurs besoins pour mettre en place des interventions ciblées. Le projet de recherche s’est penché sur les besoins psychosociaux de ces parents. Méthodologie : Une étude transversale communautaire a été menée pour recueillir des données auprès de 100 parents ou proches aidants d’enfants en traitement au Centre de cancérologie de Butaro (Butaro Cancer Center of Excellence). Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives, avec la version 29 du logiciel SPSS. Résultats : Les participants étaient confrontés à d’importantes difficultés psychosociales, notamment la gestion des émotions comme l’anxiété, la peur et le chagrin (M = 2,2, ET = 1,45), et la recherche de la paix intérieure (M = 2,1, ET = 1,42), 28 % et 33 % d’entre eux rapportant des effets extrêmes sur le soutien affectif et les mécanismes d’adaptation. Les besoins en matière d’information étaient également une source de préoccupation : 29 % des participants se sentaient mal informés sur les ressources communautaires (M = 2,20, ET = 1,428). Les besoins en matière de soutien social étaient notables, en particulier la nécessité d’avoir quelqu’un pour rester avec l’enfant (M = 2,57, ET = 1,53), un point extrêmement important pour 46 % des participants. L’aide financière pour couvrir les dépenses supplémentaires (score moyen de 2,30) était aussi d’une importance cruciale. Conclusion : La présente étude fournit de l’information importante sur les besoins psychosociaux des parents d’enfants rwandais atteints de cancer. En répondant à ces besoins et en leur accordant la priorité, tout en mettant en place des mesures adaptées ciblant les domaines problématiques, on pourrait améliorer considérablement la prise en charge holistique et favoriser les interventions destinées à ce groupe. Mots-clés : parents, cancer pédiatrique, besoins psychosociaux, besoins en matière d’information, besoins financiers
This paper is Part II of a case study that follows Nancy, an oncology patient, through her diagnosis of advanced cancer, involvement of early palliative care (EPC), and consideration of Medical Assistance in Dying (MAiD), and her oncology nurse, Laura. Highlighted is the importance of open communication, emotional support, and involvement of the patient’s family in the process, to the level that is acceptable to the individual seeking or considering MAiD. The paper also addresses the ethical considerations for nurses when personal beliefs conflict with professional responsibilities. Practical insights and suggestions for oncology nurses are offered for promoting a compassionate and respectful approach to end-of-life care.
Introduction : Le cancer du col de l’utérus est une préoccupation de première importance qui menace la santé et la vie des femmes du monde entier. Pourtant, une simple inspection visuelle suffit à repérer et à traiter précocement les lésions précancéreuses. Toutefois, au Rwanda, on dispose de peu de données relatives sur les facteurs associés à l’obtention de résultats positifs lors des tests par IVA ou par IVL. L’objectif principal de cette étude est donc d’évaluer ces facteurs chez les patientes de l’hôpital Muhima soumises à un dépistage du cancer du col. Méthodologie : Cette étude descriptive rétrospective a été menée à l’hôpital Muhima à partir des dossiers de 2 160 femmes soumises à un dépistage pour le cancer du col de l’utérus à l’aide des méthodes par IVA ou par IVL. Le nombre de sujets nécessaires à l’étude a été calculé avec la formule d’échantillonnage de Taro Yamane et a été circonscrit à 339 dossiers qui ont été sélectionnés de façon aléatoire. Parmi ceux-ci, 332 répondaient à tous les critères d’admissibilité et ont été retenus à des fins d’analyse. Les données ont été collectées selon la liste de vérification élaborée spécialement pour cette étude et analysées avec la version 22 du logiciel SPSS. La distribution statistique a été calculée et on a eu recours aux tests de khi carrépour déterminer les facteurs typiquement associés à des résultats positifs lors d’IVA ou d’IVL. Résultats : Le taux de résultats positifs d’IVA ou d’IVL obtenu a été de 18,07 % et les facteurs associés les plus significatifs sont l’âge [RCA (IC à 95 %) = 28,9, valeur p = 0,00] et le nombre de partenaires sexuels [RCA (IC à 95 %) = 8,78, valeur p = 0,03] des participantes. Conclusion et recommandations : Pour cet échantillon composé de 332 femmes, l’âge et le nombre de partenaires sexuels sont ressortis comme les facteurs les plus déterminants associés à l’obtention de résultats positifs lors d’IVA ou d’IVL. Aussi, comme il est possible de détecter la présence de lésions précancéreuses en utilisant de l’acide acétique ou du soluté de lugol, ces méthodes pourraient contribuer à réduire l’incidence du cancer du col de l’utérus, tout particulièrement en contexte d’accès limité aux ressources. Mots-clés : cancer du col de l’utérus; IVA positif; IVA ou IVL positif; facteurs associés à l’obtention de résultats positifs dans le dépistage du cancer du col par IVA.
Introduction: Cervical cancer is a critical concern to women’s health and lives globally. Visual inspection of the cervix allows identification and early treatment of the presence of a precancerous lesion. In Rwanda, little is known about factors associated with positive visual inspection with acetic acid (VIA) or visual Inspection with Lugol’s iodine (VILI) results. The overall objective of this study was to assess the factors associated with positive results of VIA and VILI testing among the women attending Muhima District Hospital for cervical cancer screening. Methods: This investigation was a descriptive retrospective study conducted at Muhima District Hospital. The study population included 2,160 files of women screened for cervical cancer using VIA/VILI. The Yamane Taro formula was used to identify the necessary study sample equivalent to 339 files. Only 332 of the randomly selected files met all eligibility criteria and were used for analysis. Data were collected using a checklist developed for the purposes of this study and SPSS (version 22) was used for data analysis. Frequency distributions were calculated, and chi-square tests were used to determine the factors associated with positive VIA/ VILI. Result: The rate of VIA/VILI positive result was 18.07%. The age [AOR (95% CI) = 2.8.9, p-value of 0.00] and number of sex partners [AOR (95% CI) = 8.78, p-value of 0.03] of the participants were significantly associated with positive VIA/VILI results. Conclusion and recommendation: Positive VIA/VILI results were associated with age and number of sexual partners in this sample of 332 women. The presence of precancerous lesions can be identified through visual inspection using acetic acid or Lugol’s iodine. Screening with this approach could be useful in reducing the burden of cervical cancer, especially in low resource settings. Keywords: Cervical cancer; positive VIA; positive VIA/VILI; factors associated with positive VIA for cervical cancer
Le présent article est la deuxième partie d’une étude de cas qui relate l’expérience de Nancy, une patiente atteinte d’un cancer de stade avancé, et de Laura, son infirmière spécialisée en oncologie, depuis le diagnostic jusqu’aux soins palliatifs précoces (SPP) et à la question de l’aide médicale à mourir (AMM). Il fait ressortir l’importance de la communication ouverte avec le patient, du soutien émotionnel et de l’accompagnement par les proches au cours du processus, dans la mesure où cela respecte les besoins de la personne qui demande l’AMM ou qui l’envisage. On y présente également les considérations éthiques de l’infirmière lorsque les croyances personnelles entrent en conflit avec les responsabilités professionnelles. Enfin, des points de vue pratiques et des suggestions sont proposés aux infirmières pour favoriser une approche compatissante et respectueuse des soins de fin de vie.
La présente étude visait à comprendre les causes de la détresse morale chez les proches aidants de personnes atteintes de cancer recevant des soins palliatifs. Pour cette étude qualitative longitudinale où le concept de détresse morale sert de référence interprétative, dix proches aidants se sont livrés à des entrevues approfondies. Les données ont été analysées à l’aide d’une technique thématique inductive, qui a permis de faire ressortir deux grands thèmes. Pour le premier thème, « Les répercussions du diagnostic », les participants ont parlé des incertitudes qu’ils ont ressenties après qu’un membre de leur famille ait reçu un diagnostic de cancer. Avec le deuxième thème, « Bouleversement de la vie quotidienne », les participants ont exprimé combien le fait de s’occuper d’un membre de leur famille atteint de cancer a transformé leur vie de tous les jours. Il ne faut pas oublier que les proches aidants vivent eux aussi des dilemmes et des incertitudes qui génèrent une certaine détresse morale pendant tout le parcours avec la maladie.
Le présent article résume l’atelier du groupe d’intérêt spécial sur la survivance qui s’est tenu lors de la conférence annuelle de 2023 de l’ACIO. Cet atelier visait à souligner, à l’aide d’un cas exemplaire, les besoins particuliers de la personne atteinte du cancer tout au long de la trajectoire de la maladie. Il visait aussi à aider l’infirmière en oncologie à mieux connaître les stratégies de soutien à l’autogestion susceptibles d’aider le patient à calmer ses inquiétudes liées à la survie. Au cours d’une discussion avec les participants à cet atelier, on a montré comment ces stratégies pouvaient aider à combler les besoins particuliers du patient à trois étapes précises de la lutte contre le cancer : la chirurgie, la chimiothérapie et la transition vers les soins primaires. Quatre-vingt-treize pour cent des participants ont reconnu que l’atelier leur avait permis de mieux comprendre la question de la survivance. Les participants ont aussi affirmé que l’atelier avait eu un effet positif sur leur pratique; cela leur avait permis d’apprendre de nouvelles stratégies pour appuyer les patients durant les étapes de transition et les avait incités à intégrer rapidement à leur pratique le soutien à l’autogestion par les patients. Mots-clés : survie au cancer, soins infirmiers en oncologie, soutien à l’autogestion, atelier, information
Le présent article traite d’un projet d’amélioration de la qualité mené en collaboration par une infirmière clinicienne coordonnatrice en oncologie et une infirmière enseignante spécialisée en simulations. Le projet a utilisé des tutoriels d’apprentissage progressif par simulation pour former les infirmières en oncologie travaillant dans un hôpital de soins tertiaires et évaluer leur auto-efficacité. L’extravasation cytotoxique a été étudiée dans une optique générale à l’aide d’un diagramme d’Ishikawa représentant les facteurs à l’origine de problèmes courants dans l’administration de la chimiothérapie et la pratique infirmière en oncologie. L’approche du cycle rapide d’amélioration (parfois rendu par l’acronyme PREA pour Planifier-Réaliser-Examiner-Agir) a été utilisée au moment de mettre en application la méthodologie du projet d’amélioration de la qualité et d’élaborer la stratégie de formation des infirmières en oncologie. Quant à eux, les tutoriels d’apprentissage par simulation constituaient une activité pédagogique innovante. Toutes les infirmières en oncologie ont été formées, le but étant d’améliorer leur efficacité à détecter et à prendre en charge l’extravasation. L’approche innovante offerte par les tutoriels par simulation a permis d’améliorer les compétences. Elle a également mené à une réflexion sur la formation continue et donné l’occasion d’évaluer les infirmières, deux éléments qui influenceront les pratiques cliniques en oncologie et permettront d’éviter aux patients certains effets indésirables de la chimiothérapie. Mots-clés : cytotoxique, extravasation, simulation, qualité des soins, oncologie
En oncologie, les récents progrès ont considérablement transformé le traitement du cancer et la prise en charge des soins, insufflant un nouvel espoir aux patients du monde entier. La présente recension des écrits examine les grandes percées thérapeutiques que sont les thérapies ciblées, l’immunothérapie, la médecine personnalisée et les systèmes innovateurs de libération de médicaments. Ces interventions de pointe ont amélioré le devenir des patients, les taux de survie et la qualité de vie, mais elles ont aussi complexifié la prise en charge des effets secondaires, la coordination des soins et l’allocation des ressources. La présente recension des écrits aborde les répercussions de ces nouveaux traitements sur les soins aux patients, les considérations éthiques sous-jacentes, la prise en charge des effets secondaires et le rôle central des infirmières en oncologie dans l’administration et la prise en charge des traitements. Le présent article, qui explore le portrait actuel des traitements oncologiques et les voies d’avenir, comme les vaccins contre le cancer et la médecine de précision, permet une compréhension exhaustive de l’influence qu’auront ces innovations sur l’orientation future des soins oncologiques. Mots-clés : oncologie, thérapies ciblées, immunothérapie, médecine personnalisée, systèmes de libération de médicaments
Contexte : Au Kenya, les maladies non transmissibles gagnent en fréquence et le nombre de patients nécessitant des soins de fin de vie dans les hôpitaux de soins actifs ne cesse donc d’augmenter. Malgré les progrès réalisés dans le domaine des soins palliatifs, le milieu de pratique y a peu recours, particulièrement en fin de vie; ainsi, de nombreux patients et leurs proches voient leurs besoins non satisfaits à cette étape. Le but de la présente étude était de décrire et de valider les compétences en soins de fin de vie que doivent posséder les infirmières kenyanes non spécialisées. Cette validation des compétences aidera à mettre sur pied des programmes de perfectionnement en soins palliatifs à l’intention de ce groupe d’infirmières. Méthodologie : On a procédé à une enquête Delphi modifiée en deux étapes. Un panel de 20 spécialistes du domaine a nommé et validé les compétences infirmières nécessaires à l’administration des soins de fin de vie. Résultats : Les résultats font ressortir 8 compétences fondamentales : les soins infirmiers palliatifs; la prise en charge de la douleur; le soulagement des symptômes; les questions éthiques et juridiques; les considérations psychosociales, culturelles et spirituelles; la communication; la perte, le chagrin et le deuil; la mort et le mourir. Viennent s’y ajouter 92 sous-compétences que devraient posséder les infirmières généralistes dans 3 domaines d’apprentissage : les connaissances (43), les attitudes (17) et les habiletés ou la pratique (32). Conclusion : Les compétences en soins de fin de vie nommées dans la présente étude serviront à créer des programmes de formation continue pour les infirmières généralistes des hôpitaux de soins actifs. Ces programmes enrichiront les capacités des infirmières en pratique générale et encourageront la pratique des soins de fin de vie dans les hôpitaux de soins actifs, ce qui améliorera la qualité de vie des patients et de leurs proches. Mots-clés : soins palliatifs, soins de fin de vie, compétences infirmières, Kenya
La chimiothérapie anticancéreuse est majoritairement donnée en consultation externe, et requiert un accès veineux périphérique. La présente étude visait à faire ressortir les différences de la notation par les infirmières des services de perfusion des prédicteurs de la difficulté de l’accès veineux en fonction de l’affection de leur patient (tumeur solide ou hémopathie maligne). Les infirmières (n = 152) ont reçu un courriel contenant un lien vers une enquête Qualtrics. Elles devaient répondre à l’enquête sur leur perception des facteurs influençant la difficulté de l’accès veineux sur une échelle numérique de 0 (pas du tout prédictif) à 10 (très prédictif). Par rapport aux infirmières s’occupant de patients ayant une tumeur solide, celles qui prenaient soin de patients ayant une hémopathie maligne ont attribué une note plus élevée aux prédicteurs suivants : embonpoint, obésité, agitation psychomotrice, phobie liée aux aiguilles, anxiété généralisée. Les résultats peuvent servir à guider la formation des infirmières des services de perfusion à propos de facteurs de risque prédisposant à un accès veineux difficile. Mots-clés : cancer, chimiothérapie, accès veineux difficile, perfusion
Contexte : La prévalence accrue du cancer constitue un problème majeur de santé publique en Espagne et dans le monde. En 2023, la Société espagnole d’oncologie médicale avait projeté 279 260 nouveaux cas au pays, les cancers du côlon, du sein, du poumon, de la prostate et de la vessie étant les plus courants. Le cancer demeure l’une des principales causes mondiales de mortalité; il y a eu, en 2018, 18,1 millions de nouveaux cas et 9,5 millions de décès, et ce nombre devrait croître considérablement d’ici 2040. Devant ces statistiques alarmantes, il est urgent de comprendre les besoins complexes des patients atteints de cancer. La présente étude examine les propriétés psychométriques des cartes COOP/WONCA et de l’indicateur de santé perceptuelle de Nottingham, lorsqu’ils sont utilisés en oncologie, pour en évaluer la corrélation avec l’inventaire d’anxiété de Beck et l’inventaire de dépression de Beck. Méthodologie : Une étude de cohorte analytique et observationnelle a été menée auprès de patients en oncologie sous chimiothérapie ou radiothérapie à l’hôpital général d’Elche, en Espagne. Les cartes COOP/WONCA, la grille de Nottingham et les inventaires de Beck ont été utilisés pour mesurer la qualité de vie liée à la santé (QVLS) ainsi que l’état psychologique avant l’intervention (mesure de référence), 15 jours après le début du traitement, chaque mois pendant le traitement, puis à la fin. Les corrélations ont été analysées à l’aide des coefficients de Pearson et de Spearman. Résultats : Chez les 75 patients (36 % d’hommes, 64 % de femmes), on a observé des corrélations significatives entre les cartes COOP/WONCA et les rubriques de la grille de Nottingham, notamment pour ce qui touche l’énergie (rho= 0,560), la douleur (rho = 0,520), la mobilité (rho = 0,718), les réactions émotionnelles (rho = 0,662), le sommeil (rho = 0,486), l’isolement social (rho = 0,674), la capacité fonctionnelle (rho = 0,778), et l’ensemble des dimensions p < 0,001. L’amélioration de la qualité de vie liée à la santé (QVLS) était significativement corrélée à une réduction du niveau d’anxiété et de dépression. Conclusion : Les cartes COOP/WONCA sont efficaces pour évaluer la qualité de vie liée à la santé chez les patients en oncologie, et présentent de fortes corrélations avec la grille de Nottingham et l’état psychologique mesuré à l’aide des inventaires d’anxiété et de dépression de Beck. D’autres recherches seront nécessaires pour étudier leur applicabilité dans différents milieux cliniques et élaborer des mesures d’intervention personnalisées permettant d’intégrer les évaluations de la QVLS. Mots-clés : cancer, qualité de vie liée à la santé, QVLS, cartes COOP/WONCA, l’indicateur de santé perceptuelle de Nottingham, grille de Nottingham, inventaires d’anxiété et de dépression de Beck, oncologie, soins axés sur le patient.
Introduction : La neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie (NPIC) est un effet secondaire important qui affecte profondément la qualité de vie (QDV) des patients. L’infirmière, qui s’occupe de l’évaluation et de l’éducation du patient, de même que de la gestion des symptômes, est amenée à améliorer la qualité des soins. La présente étude vise à évaluer l’efficacité d’un programme pédagogique sur la NPIC pour améliorer les compétences des infirmières dans sa gestion au Kenyatta National Hospital (KNH) au Kenya. Méthodologie : L’étude a été approuvée par le comité d’éthique de recherche de l’établissement. Nous avons employé un devis quasi expérimental prétest-post-test avec le groupe témoin, auquel ont participé 43 infirmières du centre de cancérologie. Un questionnaire autoadministré a servi à recueillir des données en avril 2023 (référence) et en février 2024 (suivi après 6 mois). Les infirmières ont effectué une formation de deux jours en juillet et août 2023. L’analyse s’est basée sur des statistiques descriptives ainsi que des tests t pour échantillons appariés. Ces résultats ont donné lieu à une comparaison d’un score global de compétence dont la valeur p < 0,005 est considérée comme significative. Résultats : Des 43 répondants, 67,4 % étaient des femmes, 62,8 % avaient un diplôme en soins infirmiers et 27,9 % détenaient un baccalauréat en sciences infirmières. Plus de la moitié (58,1 %) avait cinq ans ou moins d’expérience en oncologie, et 83,7 % n’avaient pas de formation officielle en oncologie. La sensibilisation aux facteurs de risque de la NPIC s’est grandement améliorée après la formation; le facteur de risque qu’est l’âge était mieux pris en compte et est passé de 67,4 % à 97,4 % (p = 0,0005) et la connaissance de l’antécédent de tabagisme est passé de 60,5 % à 92,3 % (p = 0,0003). La connaissance des agents chimiothérapeutiques associés à la NPIC a bondi de 16,3 % à 56,4 % (p = 0,0006). Quant aux connaissances des symptômes et à la sensibilisation à la faiblesse musculaire, elles se sont améliorées, passant de 62,8 % à 94,9 % (p = 0,0008). Pour ce qui est de la sensibilisation au traitement, la connaissance de l’efficacité du Duloxetine est passée de 60,5 % à 100 % (p = 0,0001). En ce qui concerne les pratiques des infirmières, les réponses « Jamais » ont diminué de 9,3 % à 0 %, et les réponses « Fréquemment » ont augmenté de 4,7 % à 69,2 %. Dans l’ensemble, le score moyen de la fréquence du dépistage de la NPIC est passé de 4,1 (écart-type de 2,0) à 6,8 (écart-type de 1,4) (p = 0,0000). Le score global des connaissances en matière de NPIC (p < 0,0001) et les scores de pratique (p < 0,0001) ont tous deux augmenté de manière significative. Le score global de compétence est passé d’une moyenne de 32,5 (écart-type = 7,8) à 46,1 (écart-type = 5,6) (p < 0,0001). Conclusion et recommandation : La formation sur la NPIC a permis d’améliorer les compétences des infirmières. Il faudrait mettre sur pied un programme de formation continu sur la NPIC et les effets de la chimiothérapie ainsi qu’un programme de mentorat pour améliorer la qualité de soins. De plus, le programme de formation sur la NPIC doit être enseigné dans le cadre du programme pédagogique du ministère de la Santé. Mots-clés : neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie, compétence, infirmières, éducation, soins oncologiques