
Dans cet article, nous présentons quatre statues anthropomorphes acquises en 2009 par le musée de Mardin, dans le sud-est de la Turquie. La représentation de l’être humain occupe une place importante dans l’iconographie du Proche-Orient depuis l’Épipaléolithique. Leur intérêt pour la compréhension de la vie sociale et symbolique des communautés néolithiques n’est plus à démontrer. Ce type de représentation est attesté sur de nombreux sites du PPN, et plus particulièrement au sein des complexes monumentaux d’Anatolie orientale. Il convient cependant de souligner l’existence de variations géographiques et culturelles concernant la nature et la fonction des objets anthropomorphes. De plus, le nombre de représentations anthropomorphes demeure très modeste par rapport au nombre de sites archéologiques sur lesquels elles sont attestées, à la chronologie considérée et à la proportion des représentations animales. Les statues de Mardin constituent donc une contribution intéressante au corpus des motifs anthropomorphes, mais peut-être aussi hybrides, du Néolithique du Proche-Orient, ainsi qu’au débat concernant leur apparition dans les sociétés néolithiques de cette région.
Le croisement de nos travaux de recherche respectifs portant sur l’étude des figurines en terre cuite gréco-romaines d’Égypte et de Tarse (Cilicie), a révélé de grandes similitudes entre ces deux corpus. Tant la mise en œuvre technique des figurines que l’utilisation de certains motifs iconographiques, tels que le répertoire isiaque ou celui d’Héraclès, mettent en exergue une relation privilégiée entretenue par ces deux régions aux époques hellénistique et romaine. Cet article présente les résultats préliminaires de cette enquête qui s’appuie aussi sur une réflexion portant sur les modalités d’échanges et de transferts techniques, iconographiques et culturels entre l’Égypte et la cité de Tarse dans l’Antiquité.
This article presents an iconographic and textual analysis of a monument likely hailing from the Upper Tembris valley of Phrygia that now resides in the North Carolina Museum of Art. The monument has received little scholarly attention, yet it has much to contribute to our understanding of priestly roles associated with the goddess Hekate. The text commemorates the dedication of a decorated grave monument to Tertia, whose husband is Dionysios. The monument’s iconography, which contains some rare elements, relates to Tertia, Dionysios, and Triform Hekate, who appears on the gravestone. The epitaph is an example of a doorstone monument common to the region of Phrygia that invokes the protection of the goddess Hekate for the deceased.