
Le républicanisme de Jean de Sismondi est incontestable, car les références à la république sont nombreuses et explicites dans son œuvre, d’historien, de théoricien politique et d’économiste. Nous montrerons dans cet article deux aspects qui nous semblent importants : d’une part, le républicanisme ne s’oppose nullement au libéralisme chez Sismondi, d’autre part le républicanisme implique une conception de la liberté qui le différencie du productivisme libéral et proto-socialiste (saint-simonien.
This article examines the evolution ofthe human social system from a biosocial and systemic perspective. The study integrates gene-culture coevolution, niche construction, and ethodiversity with Niklas Luhmann'stheory of social systems. The analysis considers the social system as a communicative domain that reproduces itself through autopoietic operations ratherthan through individual behavior. Gene-culture coevolution and niche construction provide long-term environmental and biological conditions, yet these conditions only acquire sociological relevance when communication selects them within functionally differentiated subsystems. Ethodiversity is understood as behavioral variation that social systems can stabilize as meaningful expectation structures. The article argues that social evolution emerges when communication restructures codes, boundaries, and institutional niches in response to ecological, cultural and technological change. This biosocial and systemic framework offers a theoretical framework that strengthens sociological explanations of social evolution without reducing them to biological determinism.
Selon les partisans de la « petite culture », la concentration des propriétés et le grand fermage contraignaient les paysans à devenir des ouvriers mal rémunérés, tout en les exposant au chômage : misérable et déraciné, le peuple rural perdait ainsi son sentiment patriotique. Il fallait donc limiter l’« esprit de monopole » des grands fermiers – qui s’exerçait sur les terres, mais aussi sur le prix du travail et des grains – au moyen de lois et d’impôts. Simultanément, les grands propriétaires, plutôt que d’être expropriés par une nouvelle Lex Licinia, devaient être persuadés de diviser leurs terres en petites fermes et de les louer à des familles de paysans. Exprimé dans un langage républicain non dénué d’ambiguïté, ce projet de réforme préconisait un pacte social garantissant l’intérêt public et l’harmonie politique : la population rurale aurait gagné en aisance et en vertu, tandis que la noblesse aurait conservé sa prééminence en adoptant une perspective patriotique.
Cet article examine le rapport entre la pensée de Jean-Jacques Rousseau et l’économie politique moderne en montrant que l’expression d’« économie politique » ne désigne pas chez lui une sphère autonome de rationalité économique, mais une réflexion normative sur le gouvernement des hommes et des choses. À partir d’une relecture de l’article « Économie politique » de l’Encyclopédie et de plusieurs textes de Rousseau consacrés aux institutions économiques, l’article met en évidence l’originalité de sa position à l’égard des doctrines économiques naissantes du XVIIIe siècle. Rousseau ne propose pas une théorie économique au sens moderne, mais une conception républicaine de l’économie politique, subordonnée aux exigences de la souveraineté populaire, de l’égalité civique et du bien commun. Cette perspective conduit à repenser les rapports entre propriété, commerce et vertu civique et permet d’inscrire la réflexion rousseauiste dans l’histoire des alternatives républicaines à l’économie politique libérale.