
Introduction Les masses rénales indéterminées constituent une situation diagnostique fréquente et complexe. Malgré la réalisation conjointe d’une TDM et d’une IRM selon un protocole complet, une minorité de lésions demeure non caractérisée. La principale difficulté réside dans la distinction entre tumeur solide faiblement vascularisée et kyste complexe, ce qui conditionne la prise en charge thérapeutique. Messages principaux L’échographie de contraste ultrasonore (ECUS) permet une analyse dynamique et fine de la microvascularisation grâce à l’injection de microbulles strictement intravasculaires. Elle distingue les lésions solides, notamment hypovasculaires, des kystes complexes dans plus de 95 % des cas, avec une excellente spécificité et une bonne reproductibilité interobservateurs. Cette technique, non invasive et dépourvue de néphrotoxicité, complète utilement la TDM et l’IRM dans les situations d’ambiguïté diagnostique. Son usage permet d’éviter des biopsies inutiles ou des retards thérapeutiques et de mieux orienter la décision clinique selon un équivalent de la classification de Bosniak adaptée à l’échographie. Conclusion L’ECUS s’impose comme un examen de référence pour caractériser les masses rénales indéterminées après TDM et IRM. Sa réalisation et son interprétation nécessitent toutefois une formation dédiée.