
Cet article étudie les effets d’une « formation intégrée » expérimentée à l’INSPÉ de Créteil de 2017 à 2021, à partir d’entretiens et d’observations de 17 néo-titulaires (T1 à T4) formées dans le cadre de ce groupe expérimental. Les analyses montrent que les observations guidées et les ateliers professionnels sont perçus par les formées comme des éléments essentiels de cette « formation intégrée », contribuant à la construction de « ponts formatifs » entre les différents types de savoirs et contenus de formation. L’activité et les difficultés des élèves sont au cœur de l’analyse réflexive des enquêtées qui rencontrent les mêmes tensions que d’autres débutants, mais les traitent différemment, en mobilisant un discours personnel argumenté et une coopération importante entre pairs. L’étude interroge finalement les conditions nécessaires à l’intégration des milieux académiques et professionnels en formation initiale.
L’article présente une recherche-action menée en contexte d’incertitude aiguë. S’inscrivant dans une approche mixte, les résultats révèlent qu’un accompagnement émergent, ajusté aux contraintes du terrain et aux besoins des acteurs, soutient le développement professionnel et transforme la formation. L’étude souligne également l’importance d’une visée stratégique permettant le réajustement des priorités face à l’incertitude, dans une dynamique de co-apprentissage entre chercheurs et praticiens.
Cet article rend compte d’une recherche sur une formation initiale de professeures des écoles expérimentée de 2017 à 2021 pour mieux articuler les activités réalisées en stage et en formation sur site. Les réponses des bénéficiaires de l’expérimentation et de la formation « classique » permettent d’identifier les apports et limites perçus a posteriori des formations suivies. L’analyse des réponses très contrastées des deux groupes peut nourrir des réflexions sur ce qui conditionne la réceptivité aux apports de la formation et leur utilité perçue pour outiller les activités professionnelles.
Dans ce texte nous revenons sur l’origine du concept d’intégration apparu au siècle dernier dans les réflexions sur l’organisation de l’éducation primaire et secondaire aux États-Unis. Puis nous rendons compte de la façon dont il a été repris dans le champ de la formation professionnelle (au sens large, non réduite à la formation des enseignants), plus particulièrement par les penseurs de l’alternance. Enfin, nous expliquons comment d’autres concepts (pédagogie connective, situation intermédiaire en particulier) ont été proposés plus récemment pour faciliter, sur le plan pédagogique et didactique, les mises en relation et l’intégration des savoirs et des expériences que les apprenants développent au cours de leur cursus de formation professionnelle.