l ancien peut devenir un maître.» Confucius Afin de célébrer les 50 ans d'existence de la Revue d'ODF, le comité de rédaction a décidé de se replonger dans les archives et nous avons eu envie de vous faire partager leur richesse trop souvent oubliée.Les choix n'ont pas été faciles.C'est pourquoi nous n'avons retenu que quelques thèmes, illustrant nos philosophies de traitement et notre pratique quotidienne ; pour ce faire nous avons mis en parallèle un texte (« ancien ») précédemment publié et ce que l'on pourrait qualifier de texte d'actualisation (« moderne »).Ce numéro, par essence même très spécial, qui fait la part belle aux interview, vous permettra de lire, ou de relire, des fac-simile d'articles et d'appréhender l'évolution de la pensée orthodontique au cours de ce demi-siècle.L'évolution n'est pas toujours là où l'on pense… Après un rappel sur le « pourquoi et le comment » de la Revue, nous plongerons dans la fiction.Puis, de retour à la réalité, seront successivement abordés, les philosophies de Ricketts et de Tweed, le traitement des classes II et des classes III, celui des canines incluses, la chirurgie orthognathique, le choix du fil et l'apport de la rééducation fonctionnelle.Nous espérons que ce numéro vous comblera et que nous pourrons continuer à vous compter parmi nos lecteurs assidus et ce…durant les cinquantes prochaines années !
From a few simple questions are reminded the notion of medical contract within maxillofacial surgery, the obligations charged to the practitioner in particular with regard to information and informed consent of the patient. The specifics of cosmetic surgery and the situation of minors are also discussed.
À partir de quelques questions simples, il est rappelé la notion de contrat médical dans le cadre de la chirurgie maxillo-faciale, les obligations mises à la charge du praticien notamment en matière d’information et du consentement éclairé donné par le patient. Les spécificités de la chirurgie esthétique et de la situation des mineurs sont également évoquées.
Les indications d’extractions de dents saines permanentes en orthopédie dento-faciale font l’objet de controverses entre extractionnistes et non-extractionnistes depuis le début du siècle.
Indications for the extraction of permanent healthy teeth in dentofacial orthopedics, has been an object of polarized debate between extractionists and nonextractionist since the beginning of the twentieth century.In a media-hyped environment, where extractions have become routine, this concern that is not addressed during consultation, poses a problem for the patient-practitioner relationship. The practitioner is confronted with a criminal liability known as a failure to respect the physical integrity of the human body and to treat in the patient's best interest. But the question remains: is it ethical to extract healthy teeth?
Chance is the probability that something will happen, and, in this sense, the absence of chance can be defined as the damage resulting from the disappearance of the probability of a favorable outcome (the contrary being the non-realization of the risk). This is autonomous damage that should be differentiated from final damage. Moral damage is a notion very close to the loss of chance even though it reposes on the indemnization of a final damage of an affection or malady. This article deals with these matters: an insufficient amount of information, the cause of final damage or the loss of chance, the loss of chance being a function of the deficit of information. In this sense, can the failure to begin early, appropriate dento-facial orthopedic treatment be considered a loss of chance for the child?
Chance is the probability that something will happen, and, in this sense, the absence of chance can be defined as the damage resulting from the disappearance of the probability of a favorable outcome (the contrary being the non-realization of the risk). This is autonomous damage that should be differentiated from final damage. Moral damage is a notion very close to the loss of chance even though it reposes on the indemnization of a final damage of an affection or malady. This article deals with these matters: an insufficient amount of information, the cause of final damage or the loss of chance, the loss of chance being a function of the deficit of information. In this sense, can the failure to begin early, appropriate dento-facial orthopedic treatment be considered a loss of chance for the child?
L'information des patients, qu'il s'agisse de recherche ou de soins, est la condition nécessaire d'un consentement de qualité. Après avoir été informé, le malade peut accepter ou refuser la procédure qui lui est proposée. Dans le cadre de l'exercice libéral de l'odontologie, le contrat de soins présente une spécificité inhérente aux honoraires ; il en est d'ailleurs de même en chirurgie esthétique. Donner une place au consentement, c'est reconnaître la liberté des patients et adhérer au principe d'autonomie. Le consentement apparaît alors comme le contre-pouvoir au paternalisme médical qui a longtemps maintenu le patient dans un rapport dominé/dominant et la fin de l'impérialisme médical. Le consentement, fondé sur l'autonomie du patient, crée un nouvel équilibre dans la relation équipe médicale-patient. La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé est un texte majeur pour la relation soigné-soignant.
Le patient est devenu un «consommateur de soins» auprès d’un praticien réduit au statut de «prestataire de services» et les rapports traditionnellement basés sur la confiance ont évolué vers la défiance. Dans ce contexte un patient sur six abandonne son orthodontiste en cours de traitement d’orthopédie-dento-faciale. L’objet de notre travail est d’évaluer le comportement éthique de l’orthodontiste lors de ce transfert par une étude rétrospective dans deux cabinets d’orthodontie parisiens de 42 dossiers patients, et nous utiliserons comme paramètre la qualité de l’échange. Sur les 42 patients qui consultaient le second orthodontiste (de référence), 27 (64 %) avaient un courrier de qualité variable, 21 (50 %) leurs moulages de départ et 30 (70 %) leurs radiographies. Si le patient quittait son clinicien du fait d’un déménagement, le 1er orthodontiste mettait tout en oeuvre pour faciliter son suivi thérapeutique, par contre dans le cas d’une mésentente il le sanctionnait en échangeant peu ou pas de données avec le confrère. 75 % des cliniciens libéraux contre 50 % de ceux exerçant en institution transmettent le dossier patient au confrère. Les dossiers patients en odontologie sont plus ou moins bien tenus, quelques fois égarés et seuls 42 % d’entre eux comportent un questionnaire médical. Nous n’avons pour l’instant que peu de recul par rapport à la loi du 4 mars 2002 pour pouvoir noter une modification des comportements des orthodontistes et des patients. L’attitude de l’orthodontiste n’est pas toujours très éthique vis-à-vis de son patient (sanction) et de son confrère. Nous proposons trois solutions pour faciliter le transfert et le suivi des patients : le carnet de santé bucco-dentaire, une fiche de transfert établie d’après les recommandations de l’ANAES* ou encore un dossier médical électronique.
An epidemiological survey was conducted of the oral conditions in the region of lle de France of a representative sample of 2,062 children aged 6 to 15 years. The sample was selected among the population of Paris and the departments of Hauts de Seine, Seine St-Denis, Val-de-Marne, Val d'Oise and Seine et Marne; 1,962 children came from urban zones. The mean DMFT increased with age and was 0.98, 4.46 and 6.6 at the ages of 6, 9 and 12 years respectively. At 6 years of age, 65.9% of the children were free of caries in their permanent teeth decreasing to 17.4% and 11.9% at the ages of 12 and 15 years respectively. The pits and fissures were the most frequent sites of caries. The highest mean values of plaque and gingival indices were observed at the age of 11 years.