Introduction Chromobacterium violaceum (Cv) est une bactérie omniprésente dans l’environnement des régions tropicales. L’objectif de cette étude était de caractériser les cas d’infections à Cv pris en charge en Guyane. Méthodes Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective monocentrique de tous les cas diagnostiqués par le laboratoire de microbiologie du CH Cayenne entre 2016 et 2022. La population d’étude était tous les patients pris en charge sur cette période au CHC et dans les centres délocalisés de prévention et des soins répartis dans les communes de l’intérieur. Des variables démographiques, biologiques, microbiologiques, cliniques et évolutives ont été recueillies et analysées. Les cas ont été définis comme nosocomiaux si l’infection est survenue plus de 48 heures après l’admission du patient à l’hôpital. Les cas graves ont été définis par une hospitalisation en réanimation. Résultats Sur la période d’étude, 18 patients ont été inclus. L’âge médian était de 37 ans (IQR25-75 : 28-53, min-max 0-81 ans). Le sex-ratio homme/femme était de 2,6. Les patients étaient nés à l’étranger dans plus de 50 % des cas, 56 % vivaient dans l’Ouest guyanais sur le fleuve Maroni, 39 % à Cayenne, et seulement 1 dans la région de Kourou. La moitié d’entre eux étaient porteurs d’une pathologie chronique. Une hospitalisation a été nécessaire dans 89 % des cas. Les tableaux cliniques les plus fréquemment retrouvés étaient une infection ostéoarticulaire (22 %), de la peau et des tissus mous (22 %), une infection de cathéter central (17 %). La porte d’entrée la plus fréquemment retrouvée était cutanée (67 %), puis un cathéter central (11 %). La contamination était environnementale dans 67 % des cas, nosocomiale dans 17 % des cas et autre dans 17 % des cas. Les prélèvements les plus fréquemment positifs étaient le pus/plaie ou tissu nécrosé (53 %), les hémocultures (38 %), suivis des biopsies osseuses (16 %) et des prélèvements génito-urinaires (16 %). Les prélèvements étaient polymicrobiens dans 67 % des cas avec plus de 2 germes dans 33 % des cas. Les germes les plus fréquemment retrouvés étaient Enterobacter cloacae (39 %) suivi d’Aeromonas hydrophila (22 %). Cv était souvent résistant à pipéracilline/tazobactam, amoxicilline/clavulanate, ticarcilline, et à la ceftazidime. Parmi les 18 patients, 28 % ont nécessité une admission en réanimation et 3 (17 %) sont décédés, parmi lesquels seul 1 pour lequel Cv était imputable. Discussions et conclusions Dans notre étude, Cv était régulièrement responsable de surinfection de plaies des fractures ouvertes par l’environnement, expliquant le caractère souvent polymicrobien et l’association à d’autres germes environnementaux comme A. hydrophila. L’infection nosocomiale de KTC était également fréquente. La morbidité et la mortalité étaient plus liées au terrain ou à la plaie délabrante sous-jacente qu’à l’infection à Cv lui-même bien que ce germe soit résistant aux antibiotiques habituellement utilisés dans ces circonstances. Il est donc nécessaire d’obtenir une identification bactérienne et un antibiogramme de façon à adapter les antibiotiques au profil de résistance de ce germe aquatique tropical.Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.
INTRODUCTION : Les cancers du col utérins sont relativement fréquents dans les services de radiothérapie en Afrique. La prise en charge des cancers localement avancés repose sur une radio-chimiothérapie suivie d’une curiethérapie utérovaginale. Nous avons mené une étude rétrospective pour évaluer la radiothérapie dans les cancers du col utérin stade IV. MATERIELS ET METHODES : C’est une étude rétrospective, descriptive. Elle porte sur toutes les patientes présentant un carcinome du col de l’utérus de stade IVA ayant reçu une radiothérapie à l’Institut Joliot Curie de l’Hôpital Aristide le Dantec. Elle concerne la période allant de Janvier 2018 à Décembre 2019. Au total, 24 patientes ont été recrutées. RESULTATS : La moyenne d’âge de nos patientes était de 51 ans, avec des extrêmes de 34 et 78 ans. L’âge à la première grossesse était en moyenne de 17,87 ans. La grande multiparité a été retrouvée chez 16 de nos patientes, soit 66,16% des cas. Les métrorragies et les hydrorrhées ont été retrouvées chez toutes les patientes. Les douleurs pelviennes, troubles urinaires, troubles digestifs ont été retrouvés chez respectivement 87,5%, 58,3% et 29,2% des patientes. Dix-sept patientes (70,9%) avaient un état général altéré. Le type histologique prédominant était le carcinome épidermoïde retrouvé dans 22 cas (91,6%). L’anémie a été retrouvé chez 14 patientes, soit 58,4%. Une chimiothérapie néoadjuvante a été faite chez 21 de nos patientes (87,5%). Les patientes ont reçu entre trois et 12 cures. Le protocole de chimiothérapie le plus utilisé était à base de carboplatine + paclitaxel. La radiothérapie a été exclusive chez 20 patientes, une radio-chimiothérapie concomitante a été faite chez quatre patientes. Une radiothérapie normo-fractionnée à visée curative a été faite chez 13 patientes soit 54,2% et une radiothérapie hypo-fractionnée à visée palliative a été faite chez les 11 autres patients soit 45,8%. Aucune patiente n’a eu une intervention chirurgicale. Une réponse objective a été retrouvée dans 17 cas (70,8%) dont huit chez les patientes qui ont reçu une radiothérapie hypo-fractionnée et neuf chez les patientes traitées par radiothérapie normo-fractionnée à dose curative. Cinq patientes (20,8%) ont eu une toxicité aigüe et sept (29,2%) une toxicité tardive. Après trois ans de suivi : cinq patientes (29,2%) ont eu une poursuite évolutive locorégionale, neuf patientes (37,5%) ont présenté une récidive locorégionale, quatre patientes (16,7%) ont présenté des métastases à distance. Les métastases étaient ganglionnaires et pulmonaires. La survie globale était de 65,6% à un an et de 26,8% à trois ans. La survie sans maladie était de 37,5% à un an et de 12,5% à trois ans. CONCLUSION : La radiothérapie à visée normo-fractionnée ne semble pas supérieure à la radiothérapie hypo-fractionnée palliative en termes de réponse clinique dans le cancer du col de stade IVA.
Résumé – Les rétrécissements post-traumatiques sont la conséquence des traumatismes accidentels ou de plaies chirurgicales de l'urètre. Le diagnostic repose sur la clinique et l'exploration radiologique. De janvier 1991 à juin 1999, 74 malades ont été hospitalisés pour rétrécissements post-traumatiques de l'urètre masculin. L'adulte jeune paye un lourd tribut avec une moyenne d'âge de 30,9 ans. L'accident de la voie publique reste la cause première, l'urètre postérieur (membraneux) est le siège de prédilection. La résection anastomose terminoterminale dans le rétablissement de la continuité urétrale donne de bons résultats.
Hryntschak Technic is the most common method in the prostatic hyperplasia surgical treatment in the Ignace Deen Urological Department. The aim of the authors in this paper is to study the epidemiological aspects of hryntschak early complications from january 1994 to December 1998. They found, from 96 cases that 41.70% are specifie complications and 58.30% are non specifie complications. Wound infection (35.40%), bladder fistula (15.60%) and epididymitis (11.50%) are the most frequent complications. The 61 to 80 years old rural man, with a uretral cather placed before operation is the first interested by Hryntschak early complications. (C) 2001 Editions scientifiques et medicales Elsevier SAS.
Hryntschak Technic is the most common method in the prostatic hyperplasia surgical treatment in the Ignace Deen Urological Department. The aim of the authors in this paper is to study the epidemiological aspects of hryntschak early complications from january 1994 to December 1998. They found, from 96 cases that 41.70% are specific complications and 58.30% are non specific complications. Wound infection (35.40%), bladder fistula (15.60%) and epididymitis (11.50%) are the most frequent complications. The 61 to 80 years old rural man, with a urethral catheter placed before operation is the first interested by Hryntschak early complications.
OBJECTIVEThe authors analyse the epidemiological and therapeutic aspects of 186 cases of urogenital fistulas and attempt to define a preventive approach to these lesions.METHODSFrom January 1986 to December 31, 1993, 186 patients were admitted to the urology department of Ignace Deen hospital for urogenital fistulas. Each patient was submitted to the following assessment: complete clinical examination, laboratory examination, endoscopic examination, radiological examination. A therapeutic classification was established on the basis of this assessment: Group 1: complex fistulas. Group 2: difficult fistulas. Group 3: simple fistulas.RESULTSUrogenital fistulas were predominantly observed in young primiparous women living in rural zones and the principal cause was a dystocic delivery: 179 cases (96.23%), while only 7 cases (3.7%) were due to gynaecological lesions. 246 primary and secondary repair operations were performed, corresponding to an average of 1.3 operations per patient. Cure was obtained in 131 patients (70.43%) including 37.63%) in Group 1, 8.61% in Group 2 and 21.19% in Group 3. In three cases of partial success, the fistulas were closed; two patients have persistent dysuria with reduced bladder capacity and one patient suffers from dyspareunia with impossibility of coital penetration. Finally, the 49 failures (26.34%) concerned 34 type 1 fistulas; 5 type 2 fistulas and 10 type 3 fistulas.CONCLUSIONSIn the light of our eight-year experience, urogenital fistula still appears to be a real problem in Guinea, where it represents a public health problem for which surgical cure still raises technical difficulties. In the fight for eradication of urogenital fistula in developing countries, emphasis must be placed on prevention with a just and equitable distribution of health care personnel in rural zones which are often underprivileged: constant improvement of the road network to allow rapid transfer of cases of foetomaternal dystocia to a reference centre; improvement of health structures; urological and obstetric surveillance of any woman operated for urogenital fistula.
The authors report the efficacy of a transvaginal approach in the ventral supine position for repair of vesicovaginal fistula based on a series of 34 consecutive patients. 34 patients, between the ages of 15 and 60 years, with vesicovaginal fistula (cervicotrigonal in one half of cases) of obstetric origin (73% of dystocia) in multiparous women (62% were treated by transvaginal closure of the fistula in the ventral supine position). 29 complete successes were obtained with 5 residual fistulae which were lost to follow-up. The use of the ventral supine position is valuable in the transvaginal repair of vesicovaginal fistulae.