Introduction La réalité augmentée (RA) pourrait bientôt devenir un outil chirurgical quotidien, en superposant des informations additionnelles à la vision du chirurgien. Ce processus nécessite une reconnaissance de l’image chirurgicale par le système de RA, qui repose sur la segmentation des éléments anatomiques. Nous développons un logiciel de RA pour les néphrectomies partielles robot-assistées (NPRA), avec reconnaissance automatisée du parenchyme par intelligence artificielle. Nous avons donc souhaité décrire la base d’entraînement de ce réseau neuronal. Méthodes Nous avons constitué une base de 47 956 images, issues de 51 vidéos de NPRA. Sur chaque image, parenchyme rénal, îlots graisseux et tumeur sont segmentés par un groupe d’annotateurs non-médecins et formés. Nous avions précédemment évalué la variabilité inter-annotateurs médecins, avec une spécificité variant de 92,6 % à 96,5 % et un indice de Dice de 80,8 % à 88,1 %. Nous avons donc ensuite évalué le taux d’erreur des non-médecins, par évaluation médicale des images segmentées. Résultats Sur un échantillon représentatif de 5459 images issues de 9 NPRA, nous avons retrouvé une moyenne (min-max ; écart-type) de 68,85 % (50,00–97,51 ; SD 16,38) de segmentations correctes, pour une médiane (Q1–Q3) de 69,83 (Q1–Q3 : 52,01–78,39). En s’intéressant aux phases chirurgicales (Figure 1), on retrouve 95,3 % (SD=5,96) de réussite pour la dissection rénale, 61,61 % (SD=28,61) pour la dissection tumorale, 64,66 % (SD=31,60) pour la tumorectomie et 78,14 % (SD=25,86) pour la phase de reconstruction. La dissection du hile, non systématiquement réalisée (499 images de 3 chirurgies), semble la plus délicate avec seulement 48,32 % (SD 38,84) de réussite. Aucune corrélation entre le niveau de réussite et les caractéristiques tumorales n’a été identifiée. L’échec était généralement lié à une erreur de jugement répétée sur un grand nombre d’images. Conclusion Notre base d’entraînement de réseau neuronal de segmentation rénale présente une fiabilité acceptable mais reste perfectible. Nous avons mis en exergue les phases présentant le plus de difficultés pour les annotateurs non-médecins. Après explication des erreurs et correction, nous espérons améliorer nettement ces résultats. Lors des tests préliminaires, le tracking aidé d’un réseau neuronal entraîné sur cette base s’est néanmoins avéré réalisable. Il semble essentiel de connaître la fiabilité d’une base d’entraînement pour apprécier l’applicabilité d’un système d’intelligence artificiel.
Introduction La première description comparative de la technique 3D-IGRAPN (néphrectomie partielle robot-assistée guidée par l’image) en 2021 rapportait un bénéfice en termes de satisfaction du trifecta de l’ordre de 10 %. Nous présentons les résultats à moyen terme de cette technique, après 8 ans d’utilisation. Méthodes Nous avons inclus de façon exhaustive la totalité des 3D-IGRAPN de janvier 2016 à mars 2023. Tous les patients ont été inclus prospectivement et suivis dans le cadre du réseau UroCCR (CNIL DR-2013-206 ; NCT03293563 ; CPP DC-2012/108). L’ensemble des caractéristiques démographiques, cliniques, chirurgicales et postopératoires ont été analysées. Les résultats en termes de trifecta, (préservation de plus 90 % du DFG préopératoire au premier suivi, absence de complications périopératoires graves et marges chirurgicales saines), ainsi que fonctionnels et oncologiques au dernier suivi ont été évalués. Résultats Sur la période d’étude, 586 3D-IGRAPN consécutives chez 568 patients, ont été réalisées. Le suivi moyen était de 31,5 (ET 21,8) mois. Le score RENAL moyen était de 8 (1,7), pour une taille tumorale moyenne de 4,9 (2,4) cm. La chirurgie a été réalisée en « off-clamp » dans 354 (60,4 %) cas, et la technique « sutureless » a été utilisée dans 85 (14,5 %) cas.Le trifecta a été satisfait chez 55,8 % des tumeurs malignes. L’augmentation moyenne de la créatinémie à J1 était de 15,6 (38,6) points, et la baisse moyenne de DFG de 4,9 (12,4) points à 3 mois, et 8,9 (13,2) points au dernier suivi. Au dernier suivi, 8,8 % des patients présentaient une aggravation d’au moins une classe d’insuffisance rénale chronique.Enfin, 30 (5,3 %) patients ont présenté une récidive loco-régionale, 35 (6,2 %) à distance, et 10 sont décédés de leur cancer rénal (1,8 %). Conclusion Nous présentons les résultats de la plus large cohorte de 3D-IGRAPN rapportée à ce jour. Malgré la prise en charge de tumeur très majoritairement complexes, le trifecta était satisfait dans 56 % des cas, avec des résultats oncologiques et fonctionnels à moyen terme satisfaisants (Figure 1, Figure 2).
Introduction Nous présentons deux cas de néphrectomies partielles sur rein en fer à cheval. Méthodes Des modèles virtuels 3D préopératoires sont réalisés à l’aide du logiciel synapse de Fujifilm. La chirurgie est effectuée par abord transpéritonéal, par un trocart supra-ombilical paramédian, 3 trocarts robotiques et 2 trocarts d’aide. Grâce au modèle 3D consulté tout au long de l’intervention, le rein est progressivement disséqué permettant de repérer les vaisseaux et les voies urinaires jusqu’à l’isthme. Nous réalisons une dévascularisation tumorale, sans clampage artériel total. Après repérage échographique, les tumeurs sont énucléées. Résultats Le premier patient était âgé de 76ans, insuffisant rénal chronique. Il était suivi pour un carcinome neuroendocrine métastatique osseux, contrôlé, et une métastase sur son hémirein droit, évolutive sous traitement. La lésion était endophytique, au contact de la veine cave et du pyélon. Sa branche artérielle postérieure a été repérée et clipée. La chirurgie a duré 249min pour des pertes sanguines de 400 cc. Elle fut non compliquée, et la fonction rénale était conservée à 1 mois. Le second patient, 59ans, présentait deux volumineuses tumeurs sur son hémirein droit. Une dévascularisation tumorale, contrôlée par fluorescence, a été réalisée. De plus, il présentait un macrocalcul pyélique droit, retiré par pyélotomie à la fin des tumorectomies. La chirurgie a duré 370min et les pertes sanguines ont été de 1 L en lien avec un saignement au pôle supérieur, contrôlé pendant l’intervention. La sortie aura lieu à J3. À 2 mois, le DFG était à 50mL/min pour un DFG préopératoire à 60. Conclusion Les tumeurs sur rein en fer à cheval constituent des situations chirurgicales délicates, étant donné la vascularisation et l’anatomie modifiées. Le traitement conservateur est donc d’indication impérative. Avec l’aide de la modélisation 3D à partir du scanner préopératoire, la néphrectomie partielle sans clampage reste accessible, permettant une conservation néphrogénique maximaliste.
Introduction Nous développons une technique de réalité augmentée pour la néphrectomie partielle robot assistée (NPRA). Nous rapportons les points-clés de sa mise au point illustrés sur plusieurs tests en conditions réelles. Méthodes Un modèle virtuel 3D du rein est réalisé à partir du scanner préopératoire avec le logiciel Synapse de Fujifilm. Il représente la tumeur, les vaisseaux et les cavités pyélocalicielles.Lors de l’intervention, le flux stéréoscopique du robot Xi (Intuitive) est récupéré sur un ordinateur dédié, et projeté instantanément en 2 dimensions sur une interface spécifique. Le modèle virtuel est superposé à l’image opératoire et peut alors être adapté dans toutes ses dimensions.Cette étape de recalage manuel est indispensable pour définir des images-clés permettant secondairement au logiciel de débuter un suivi automatique ou « tracking », en temps réel, des mouvements du rein.Le tracking repose notamment sur un réseau de neurones de reconnaissance automatisée du parenchyme rénal, précédemment entraîné sur une base de vidéos de NPRA segmentées manuellement. Résultats Cette méthodologie est illustrée sur 4 chirurgies de NPRA. La première concerne une lésion endophytique polaire inférieure de 27mm, à contact sinusal, et illustre le tracking sur les mouvements respiratoires. La deuxième est une lésion médiorénale et supérieure endophytique de 21mm. Le suivi s’effectue pendant les phases de dissection et de tumorectomie. La troisième mesure 37mm, endophytique, en contact avec les vaisseaux et le système collecteur. La réalité augmentée est effective pendant les phases de dissection, tumorectomie et reconstruction. La quatrième est une tumeur de 49mm polaire supérieure. La précision du tracking semble visuellement correcte pendant les phases de repérage et d’exérèse tumorale. Ces exemples de recalage ont nécessité en moyenne 52 images-clés par chirurgie, pour une durée totale moyenne de recalage de 24minutes par chirurgie. Le suivi a pu être effectué par le logiciel pendant 18min par chirurgie en moyenne, soit 21 % de la durée d’enregistrement analysée. Conclusion Cette technique en cours de développement représente un premier pas vers la NPRA en réalité augmentée avec « tracking » automatisé. L’apprentissage du modèle devrait progressivement permettre d’améliorer la rapidité et la qualité du recalage. Sa fiabilité devra faire l’objet d’une évaluation standardisée.
Introduction La continence des patients neurologiques peut être difficile à obtenir, tout particulièrement chez les femmes. Deux techniques sont souvent proposées selon les pays, en fonction des restrictions réglementaires, mais jamais comparées l’une à l’autre : le sphincter urinaire artificiel (SUA) robot et les bandelettes aponévrotiques pubo-vaginale (BAPV).Nous avons décrit et comparé les résultats de ces deux procédures chez la femme neurologique. Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective, multicentrique internationale, du 1er octobre 2014 au 31 mars 2023. Toutes les femmes présentaient une vessie neurologique et ont eu une chirurgie pour SUA robot ou BAPV (cadavérique ou autologue) dans trois centres hospitaliers différents. Les deux options étaient proposées dans chaque centre et le l’indication dépendait de la préférence du patient et du chirurgien à une période donnée. Le critère de jugement principal était le Patient Global Impression of Improvment (PGII) à trois mois et à la fin du suivi. Résultats Trente-cinq patients étaient inclus. Le groupe SUA (n=16) était significativement plus jeune (médiane : 30 vs 53 ans ; p=0,008) que le groupe BAPV (n=19), avec moins d’antécédant de chirurgie de l’incontinence (10,5 vs 43,8 % ; p=0,02). Le groupe BAPV comprenait plus de patient blessé médullaire (52,6 vs 12,5 % ; p=0,01), et la capacité cystomanométrique maximum était plus élevée pour le groupe SUA (346,1 vs 252,8 mL ; p=0,03). L’ensemble des indicateurs périopératoire étaient comparables (Figure 1) avec seulement deux complications majeures dans chaque groupe (12,5 vs 10,5 % ; p=0,99). De nombreux paramètres étaient en faveur du SUA sans différence statistique, notamment pour le PGII à trois mois (p=0,08) et à la fin du suivi (p=0,10). Conclusion Le SUA robot et les BAPV sont deux techniques de choix chez la femme neurologique avec une morbidité comparable. Les résultats fonctionnels montrent une tendance en faveur du SUA. Ce choix reste complexe et nécessite des investigations complémentaires.
Introduction La sexualité fait partie intégrante du bien-être. Les urologues en formation sont une population confrontée à une charge de travail et à un stress important pouvant affecter leur sexualité. L’objet de cette étude est d’étudier la sexualité dans cette population et d’évaluer les facteurs pouvant l’impacter. Méthodes Une étude transversale a été réalisée entre mai et juillet 2023, auprès des urologues français en formation. Les données ont été collectées au moyen d’un questionnaire anonyme envoyé par l’Association Française des Urologues en Formation (AFUF) sous la forme d’un courrier électronique. Résultats Sur les 445 membres de l’AFUF, 196 urologues en formation ont répondu. Parmi eux, 130 jeunes, soit 66 % des répondeurs étaient satisfaits de leur vie sexuelle, 123 (63 %) des répondeurs avaient un rapport ou plus par semaine. En analyse univariée, les facteurs impactant significativement le niveau de satisfaction sexuelle était le sexe (p=0,029), le niveau de satisfaction/bien-être au travail (p<0,01), le niveau d’épuisement professionnel (p<0,001) ainsi que l’existence d’une relation sentimentale. Conclusion Les urologues en formation sont majoritairement satisfaits de leur vie sexuelle. Le sexe, le niveau de satisfaction/bien-être au travail, le niveau d’épuisement professionnel, sont les facteurs impactant significativement le niveau de satisfaction sexuelle (Figure 1, Figure 2).
Introduction La réalité virtuelle, consistant en la réalisation d’une modélisation 3D à partir du scanner préopératoire, est utilisée depuis plusieurs années pour guider la chirurgie robot assistée du cancer du rein. Notre objectif est de développer une solution de réalité augmentée qui permettrait la superposition de cette modélisation à la vue peropératoire afin de fournir un guidage chirurgical en temps réel.Nous présentons dans cette vidéo les premiers essais de réalité augmentée au cours de chirurgies de néphrectomies totales avec thrombectomies cave laparoscopiques robot assistées. Méthodes Les chirurgies ont été réalisées en utilisant le robot chirurgical Da Vinci Xi (Intuitive surgical). Nous avons utilisé 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts (5 et 12mm) pour l’aide opératoire. La chirurgie a été guidée par échographie peropératoire (Hitachi©). Des modèles 3D des reins, de leur vascularisation, des tumeurs et des thrombus cave ont été réalisés à partir du scanner préopératoire à l’aide du logiciel Synapse 3D (Fujifilm). Un recalage manuel de la modélisation sur la vue peropératoire était réalisé dans un premier temps afin de permettre ensuite le suivi d’organe automatisé. Résultats Des tests ont été réalisés au cours de 2 chirurgies de thrombectomies cave robot assistées au mois de février 2024 (thrombus Novick 2). La réalité augmentée était mise en place et visible sur un ordinateur à l’extérieur de la console robotique. Elle était ensuite transférée dans le TilePro du robot à des moments clés de la chirurgie et comparée aux repères visuels et échographiques. Des résultats satisfaisants avec un bon suivi d’organe et un recalage cohérent du thrombus ont été obtenus au cours des 2 chirurgies. Conclusion Le guidage chirurgical par réalité augmentée est une technique encore en cours de développement avec notamment un travail à effectuer sur la déformation des modèles 3D. Ces premiers essais au bloc opératoire étaient néanmoins prometteurs et, dans ces situations de thrombectomie cave, la réalité augmentée pourrait permettre un repérage des limites du thrombus et de l’anatomie veineuse avec notamment une meilleure visualisation des veines lombaires à contrôler avant la cavotomie.
IntroductionL’incontinence urinaire après ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) est un sujet peu documenté dans la littérature. À notre connaissance, aucune étude n’a évalué les résultats fonctionnels des sphincters urinaires artificiel (SUA) après HIFU. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer les résultats fonctionnels des SUA pour incontinence urinaire post-HIFU.MéthodesLes données de tous les hommes implantés d’un SUA entre 2004 et 2020 dans 13 centres ont été analysées rétrospectivement. Seuls les hommes ayant eu un HIFU avant implantation du SUA ont été inclus. Le critère principal de jugement était la continence sociale à 3 mois définie par le port de 0 à 1 protection par jour.RésultatsSur un total de 1318 procédures, neufs hommes ont été implantés d’un SUA après HIFU, dont quatre avec un antécédent d’irradiation pelvienne (trois radiothérapies pelviennes et une curiethérapie prostatique). Les patients ont été séparés en deux groupes : cinq dans le groupe HIFU sans antécédents d’irradiation pelvienne et 4 patients dans le groupe HIRX avec antécédents d’irradiation pelvienne. L’âge médian était de 74 ans (IQR 71–76). Le suivi médian était de 47,5 mois (IQR 25–85,5). Il n’y a pas eu de complications périoperatoires. La continence sociale à 3 mois était de 75 % dans la cohorte totale, dont 80 % dans le groupe HIFU et 67 % dans le groupe HIRX.ConclusionL’implantation de SUA permettrait d’obtenir de bons résultats fonctionnels à moyen terme dans le traitement de l’incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne après HIFU. Une plus vaste étude est nécessaire pour confirmer ces résultats.Niveau de preuve4.
Introduction. - Urinary incontinence after High Intensity Focused ultrasound (HIFU) is a poorly documented issue. To our knowledge, no study has evaluated the outcomes of artificial urinary sphincter (AUS) after HIFU. The aim of this study was to evaluate the functional outcomes of AUS for post-HIFU urinary incontinence. Methods. - The charts of all male patients who underwent an AUS implantation between 2004 and 2020 in 13 centers were reviewed retrospectively. Only men with a history of HIFU were included. The primary endpoint was social continence at 3 months defined as wearing 0 to 1 pad per day. Results. - Out of 1318 procedures, nine men were implanted with an AUS after HIFU including four men with an history of pelvic irradiation: 3 pelvic radiation therapy and 1 prostatic bra-chytherapy. The patients were divided into two groups, 5 in the HIFU group without a history of pelvic irradiation, 4 patients in the HIRX group with a history of pelvic irradiation. The median age was 74 years (IQR 71-76). There was no perioperative complication. The median follow-up was 47.5 (IQR 25-85.5) months. Social continence at 3 months was 75% in the total cohort: 80% in the HIFU group and 67% in the HIRX group. Conclusion. - AUS implantation may provide satisfactory long-term functional outcomes in the treatment of stress urinary incontinence resulting from HIFU. Larger series are needed to confirm these findings. (C) 2021 Published by Elsevier Masson SAS.
Le sphincter urinaire artificiel (SUA) est le traitement de référence de l’incontinence urinaire masculine, mais est grevé d’un taux de complications important. L’objectif de cette étude était de rechercher les facteurs de risque d’explantation de SUA dans une large cohorte multicentrique. Nous avons étudié, rétrospectivement, une base multicentrique française regroupant les implantations d’un SUA chez des patients de sexe masculin oncologique entre 1991 et 2020. Les patients neurologiques étaient exclus. Une analyse de survie de Kaplan Meier a été réalisée, puis une analyse de Cox multivariée pour rechercher les facteurs associés à la survie sans explantation. Nous avons inclus 1003 patients porteurs de SUA, parmi lesquels 281 ont eu une explantation. Le délai d’explantation moyen était de 38 mois, principalement pour infection et érosion. La survie médiane sans explantation était de 83 mois. Les facteurs de risques d’explantation en analyse univariée étaient l’âge > 75 ans (34,6 % chez les explantés vs 25,8 % chez les non explantés, p = 0,007), un antécédent de radiothérapie pelvienne (43,5 % vs 31,3 %, p = 0,001), et la prise d’anticoagulants (15 % vs 8,6 %, p < 0,001). En régression logistique multivariée, le seul facteur de risque significatif était la radiothérapie (OR 2,05, p < 0,05). En analyse de Cox multivariée les deux seuls facteurs associés à la survie sans explantation était l’implantation d’une manchette transcaverneuse (OR 1,70, p = 0,01) et le volume d’implantation annuel du centre (OR = 1,08 ; p = 0,02). Dans cette large cohorte multicentrique, la position transcaverneuse de la manchette et le volume d’implantation annuel du centre étaient les deux facteurs associés à la survie sans explantation. L’explication la plus probable est que ces deux variables reflétaient la complexité des cas : urètre fragile, patients multiopérés… ( Fig. 1 , Fig. 2 , Fig. 3 )
You have accessJournal of UrologyUrodynamics/Lower Urinary Tract Dysfunction/Female Pelvic Medicine: Non-neurogenic Voiding Dysfunction III (PD66)1 Sep 2021PD66-10 IMPACT OF THE CENTER VOLUME ACTIVITY ON THE RESULTS OF ARTIFICIAL URINARY SPHINCTER IN NON-NEUROLOGICAL MALE PATIENTS Imad Bentellis, Mehdi El Akri, Jean-Nicolas Cornu, Thibaut Brierre, Tiffany Cousin, Victor Gaillard, Baptiste Poussot, Hugo Dupuis, Thibaut Tricard, Nicolas Hermieu, Damien Robin, Alice Pitout, Florian Beraud, Bertrand-Leon Priscilla, Daniel Chevallier, Frank Bruyère, Xavier Biardeau, Hervé Monsaint, Luc Corbel, Jean-François Hermieu, Pierre Lecoanet, Grégoire Capon, Xavier Game, Christian Saussine, Matthieu Durand, and Benoit Peyronnet Imad BentellisImad Bentellis More articles by this author , Mehdi El AkriMehdi El Akri More articles by this author , Jean-Nicolas CornuJean-Nicolas Cornu More articles by this author , Thibaut BrierreThibaut Brierre More articles by this author , Tiffany CousinTiffany Cousin More articles by this author , Victor GaillardVictor Gaillard More articles by this author , Baptiste PoussotBaptiste Poussot More articles by this author , Hugo DupuisHugo Dupuis More articles by this author , Thibaut TricardThibaut Tricard More articles by this author , Nicolas HermieuNicolas Hermieu More articles by this author , Damien RobinDamien Robin More articles by this author , Alice PitoutAlice Pitout More articles by this author , Florian BeraudFlorian Beraud More articles by this author , Bertrand-Leon PriscillaBertrand-Leon Priscilla More articles by this author , Daniel ChevallierDaniel Chevallier More articles by this author , Frank BruyèreFrank Bruyère More articles by this author , Xavier BiardeauXavier Biardeau More articles by this author , Hervé MonsaintHervé Monsaint More articles by this author , Luc CorbelLuc Corbel More articles by this author , Jean-François HermieuJean-François Hermieu More articles by this author , Pierre LecoanetPierre Lecoanet More articles by this author , Grégoire CaponGrégoire Capon More articles by this author , Xavier GameXavier Game More articles by this author , Christian SaussineChristian Saussine More articles by this author , Matthieu DurandMatthieu Durand More articles by this author , and Benoit PeyronnetBenoit Peyronnet More articles by this author View All Author Informationhttps://doi.org/10.1097/JU.0000000000002110.10AboutPDF ToolsAdd to favoritesDownload CitationsTrack CitationsPermissionsReprints ShareFacebookLinked InTwitterEmail Abstract INTRODUCTION AND OBJECTIVE: The impact of the annual volume of activity, which has been widely studied in onco-urology, has been poorly evaluated in functional urology. The objective was to evaluate the impact of the annual implantation volume of each centre on the results of the artificial urinary sphincter (AUS) in men. METHODS: The records of all male patients with AUS implantation between 2004 and 2020 at 16 academic centers were retrospectively reviewed. Patients with neurogenic stress incontinence were excluded. Two volume groups were formed: < 10 procedures/year/center (LOWVOL) and ≥ 10 procedures/year/centre (HIGHVOL). The primary endpoint was social continence at 3 months (0 to 1 protection/day). Secondary endpoints were device survival without revision (RFS) and without explantation (EFS), postoperative complications and length of hospitalization. RESULTS: One thousand and fifty patients met the inclusion criteria: 527 in the LOWVOL group and 523 in the HIGHVOL group (Table1A). The rate of post-operative complications was higher in the LOWVOL group (17.1% vs. 11.9%; p=0.03) as was the rate of Clavien ≥ 3 complications (6.1% vs. 2.3%; p<0.001). The duration of hospitalization was shorter in the HIGHVOL group (3 vs. 4.3 days; p<0.001). The rate of social continence at 3 months was similar in both groups (77.6% vs. 76.3%; p=0.71). After a median follow-up of 48.6 months and 31 months respectively (p<0.001), the rate of social continence remained comparable in the LOWVOL and HIGHVOL groups (63.5% vs. 65.8%; p=0.51) (Table1B). EFS was comparable in both groups (EFS at 5 years: 64.5% vs. 67.9%; p=0.88), whereas RFS was better in the HIGHVOLL group (RFS at 5 years: 31.6% vs. 23.3%; p<0.001) (Figure1). CONCLUSIONS: The annual volume of AUS implantations didn't impact functional outcomes, but centers implanting >10 AUS had better perioperative outcomes. Revision free survival was better in the low volume groups. Source of Funding: None © 2021 by American Urological Association Education and Research, Inc.FiguresReferencesRelatedDetails Volume 206Issue Supplement 3September 2021Page: e1162-e1162 Advertisement Copyright & Permissions© 2021 by American Urological Association Education and Research, Inc.MetricsAuthor Information Imad Bentellis More articles by this author Mehdi El Akri More articles by this author Jean-Nicolas Cornu More articles by this author Thibaut Brierre More articles by this author Tiffany Cousin More articles by this author Victor Gaillard More articles by this author Baptiste Poussot More articles by this author Hugo Dupuis More articles by this author Thibaut Tricard More articles by this author Nicolas Hermieu More articles by this author Damien Robin More articles by this author Alice Pitout More articles by this author Florian Beraud More articles by this author Bertrand-Leon Priscilla More articles by this author Daniel Chevallier More articles by this author Frank Bruyère More articles by this author Xavier Biardeau More articles by this author Hervé Monsaint More articles by this author Luc Corbel More articles by this author Jean-François Hermieu More articles by this author Pierre Lecoanet More articles by this author Grégoire Capon More articles by this author Xavier Game More articles by this author Christian Saussine More articles by this author Matthieu Durand More articles by this author Benoit Peyronnet More articles by this author Expand All Advertisement PDF downloadLoading ...
Il existe à ce jour peu de données sur les facteurs associés aux causes spécifiques de révision d’un sphincter artificiel urinaire (SAU) chez l’homme et les résultats des différentes stratégies de prise en charge. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les facteurs liés aux deux grandes causes d’échec : les défaillances mécaniques pures et les défaillances non mécaniques. Les dossiers de tous les patients de sexe masculin ayant eu l’implantation d’un SAU entre 2004 et 2020 dans 12 centres universitaires ont été revus rétrospectivement. Les patients ayant une incontinence d’effort d’origine neurogène étaient exclus. Les causes de révision étaient divisées en : défaillances mécaniques (système percé et/ou bloqué), défaillances non mécaniques (atrophie urétrale, récidive/persistance incontinence malgré dispositif fonctionnel) et autres (repositionnement pompe, hernie réservoir, douleurs). L’indication était catégorisée en : prostatectomie radicale (PR), chirurgie endoscopique de la prostate (ENDO), radiothérapie pelvienne (RAD) ou chirurgie pelvienne (PELV). Les facteurs prédictifs de dysfonctions mécaniques et non mécaniques étaient déterminés par modèle de régression de Cox. Mille cent-sept patients répondaient aux critères d’inclusion. L’âge médian était de 70 ans [65–75], l’étiologie de l’incontinence était dans 85,9 % (n = 920) des cas la PR et dans 8,4 % des cas (n = 90) une ENDO. Il y avait 76,8 % de patients ayant recouvré une continence sociale à 3 mois. Après un suivi médian de 25 mois, il y avait eu 158 révisions (14,3 %) : 45 défaillances mécaniques, 93 défaillances non mécaniques et 20 causes autres. Les facteurs associés à la défaillance non mécanique étaient le score de Charlson (HR = 1,27 ; IC95 % : 1,06–1,50 ; p = 0,01) et la position transcaverneuse de la manchette (HR = 2 ; IC95 % : 1,01–3,61 ; p = 0,04 ; Fig. 1). Ces deux facteurs restaient associés à la défaillance non mécanique en analyse multivariée ajustant sur le volume annuel du centre, la voie d’abord, et l’antécédent de radiothérapie (HR = 1,21 ; p = 0,04 et HR = 2,86 ; p = 0,02, respectivement). Les défaillances non mécaniques constituent la première cause de révision d’un SAU chez l’homme. Leurs principaux facteurs de risque sont les comorbidités (score de Charlson) et la position transcaverneuse de la manchette.