Malgré une littérature internationale suggérant une efficacité supérieure aux autres stratégies injectables, l'utilisation du PRP demeure débattue dans la communauté scientifique compte tenu de l'hétérogénéité des pratiques, l'absence de contrôle biologique du produit injecté et des tarifs d'injection supérieures aux autres thérapies injectables. Cette situation a poussé les sociétés savantes internationales à recommander la réalisation d'un contrôle systématique de la qualité biologique du PRP injecté et la mise en place d'une collecte de données pour évaluer l'efficacité des différentes procédures en vie réelle. Le but de cette étude était d'analyser la réponse de patients présentant une arthrose du genou traitée par une injection de haut ou très volume de PRP pur en soins courants et en suivant les récentes recommandations internationales. Les données obtenues permettaient d'étudier les relations entre les résultats cliniques et les caractéristiques des patients, les caractéristiques de l'arthrose et de la composition du PRP. 431 patients présentant une gonarthrose symptomatique ont été traités entre janvier 2021 et décembre 2022 et suivis jusqu'à 18 mois après l'injection. Les critères d'évaluation comprenaient le score de WOMAC et une EVA douleur. La proportion de répondeurs conformes aux critères OMERACT OARSI ainsi que les échecs (arthroplastie, arthroscopie) ont été évalué. Différentes analyses uni et multivariées ont évaluées l'impact des caractéristiques patients, du phénotype d'arthrose et de la qualité du PRP sur l'efficacité clinique. Une analyse en sous-groupe des patients sévères (WOMAC > 40, EVA > 40 et score radiologique de KL 3/4), potentiellement candidats à l'arthroplastie a également été réalisé. Une seule injection d'un haut ou très haut volume de PRP pur (pureté > 90 % et rendement > 50 %) entraîne une amélioration statistiquement significative du score WOMAC et de la douleur EVA à tous les suivis jusqu'à 18 mois. Nous rapportons seulement 8,4 % (n = 36) d'échec thérapeutique alors que plus de 50 % des patients étaient considérés comme répondeurs selon les critères OMERACT OARSI à 6 mois. Parmi les 124 patients identifiés sévères, seuls 5,6 % (n = 7) étaient identifiés en échec et plus de 60 % étaient répondeurs à 6 mois. Les analyses uni et multivariées ont suggéré une corrélation positive entre la sévérité clinique initiale et la réponse à 3 mois pour prédire une réponse 12 mois après l'injection. La présence d'une arthrose FP isolée constituait un facteur péjoratif de réponse à long terme. La comparaison du taux de répondeurs de ce protocole aux autres données de la littérature suggère une efficacité supérieure aux injections multiples de plus petits volumes ainsi qu'une efficacité remarquable sur les patients les plus sévères. Cette étude en vie réelle représente la plus grande série qualifiée en France et ouvre des perspectives dans le positionnement des protocoles de mono-injection de haut volume ou très haut volume de PRP en alternative à l'arthroplastie chez les patients les plus sévères.
Le kyste de la face dorsale du poignet est une pathologie fréquente, d’étiologie et de physiopathologie toujours débattues. À partir d’une étude rétrospective, nous confirmons qu’il s’agit d’une pathologie touchant plutôt la femme d’environ 30 ans. Le côté dominant n’est pas systématiquement atteint. Anatomiquement, il s’agit d’un kyste carpien s’insinuant au travers du « Dorsal Capsular Scapholunate Septum » (DCSS). Le contenu est une substance mucoïde, ce qui ne correspond pas au contenu d’un kyste arthro-synovial classique. Une origine mécanique est probablement à retenir avec possibilité d’une lésion scapholunaire associée et donc à rechercher.
Sport et tendon sont intimement liés, les tendinopathies figurant aux premiers rangs des pathologies liées au sport. Ces tendinopathies peuvent être liées à la sur-utilisation, à des contusions et des conflits. Leur siège dépend du sport pratiqué. L’imagerie qui doit être corrélée aux données cliniques est nécessaire pour la prise en charge thérapeutique. Elle repose essentiellement sur l’échographie et l’IRM en deuxième intention. L’imagerie permet également de traiter grâce à l’échographie interventionnelle. Cet article fait le point en 2017 sur la terminologie, la sémiologie en imagerie des différentes lésions tendineuses et péritendineuses, les avantages et inconvénients de l’échographie et de l’IRM ainsi que les différentes procédures en échographie interventionnelle.
Introduction: The reproducibility of various classification systems for trochanteric fractures is poor. This problem could be related to a lack of readability when using conventional X-rays.Hypothesis: Computed tomography scanning (CT scan) will improve the interobserver reproducibility of the AO classification for trochanteric fractures.Patients and methods: This was a prospective, observational, descriptive study following a group of 53 patients with trochanteric fractures. The fractures were evaluated with conventional X-rays, CT scan slices and 3D reconstruction (3DR). The resulting images were blinded and analysed by two observers using two classification systems: AO and Evans modified by Jensen (EVJE). A sample size of 53 was needed to show an improvement in the interobserver reproducibility when deciding the AO classification type with CT scan images. Kappa coefficients were used to measure interobserver reproducibility and agreement; agreement is the degree of consistency in the analysis by one observer who views the same fracture on two different imaging modalities.Results: The interobserver reproducibility for the AO classification was 0.28 for X-rays, 0.33 for CT scan and 0.28 for 3DR. For the EVJE classification, these coefficients were 0.50 for X-rays, 0.35 for CT scan and 0.47 for 3DR. The agreement rate between the two imaging modalities was between 0.38 and 0.58 for X-rays/CT scan and between 0.79 and 0.86 for CT scan/3DR. Discussion: The primary objective of this study was not achieved. CT imaging does not improve the interobserver reproducibility of various classification systems for trochanteric fractures. However, by providing images as slices, the complex nature of fractures in this area was revealed. The challenges related to classifying various fractures are not exclusively related to a "readability" problem, but also an understanding and analysis problem.Level of evidence: Prospective diagnostic study, level III. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
La reproductibilité des différentes classifications des fractures du massif trochantérien est faible. Ce problème est peut être lié à un défaut de lisibilité sur les radiographies conventionnelles. L’analyse tomodensitométrique (TDM) améliore la reproductibilité inter-observateur de la classification AO des factures trochantériennes. Il s’agit d’une étude prospective, observationnelle et descriptive incluant 53 fractures du massif trochantérien. Celles-ci ont été explorées avec des radiographies conventionnelles, des examens TDM en coupes et des reconstructions 3D (R3D). Les images obtenues ont été anonymisées et analysées par deux observateurs selon les deux classifications AO et Evans modifiée Jensen (EVJE). Le nombre de sujets nécessaires à inclure a été calculé à 53 pour montrer une amélioration du taux de reproductibilité inter-observateur sur l’analyse TDM pour la classification AO. Des coefficients Kappa ont été utilisés pour mesurer la reproductibilité inter-observateur et la concordance c’est-à-dire l’accord d’analyse par un même observateur d’une même fracture vue sur deux examens différents. Les taux de reproductibilité inter-observateurs pour la classification AO étaient respectivement de 0,28 (radiographie), 0,33 (TDM) et 0,28 (R 3D). Dans la classification EVJE ces taux étaient de 0,5 (radiographie), 0,35 (TDM) et 0,47 (R3D). Les taux de concordance entre les différents examens étaient compris entre 0,38 et 0,58 (radio/TDM) et entre 0,79 et 0,86 (TDM/R3D). Notre objectif principal n’a pu être atteint, l’imagerie TDM n’améliore pas la reproductibilité inter-observateurs des différentes classifications des fractures trochantériennes. Cependant, l’imagerie en coupes a permis de souligner le caractère fréquemment complexe du foyer de fracture dans cette région. Le problème de la classification des différentes fractures n’est donc pas seulement lié à un problème de « lisibilité » mais à un problème de compréhension et d’analyse. Étude prospective diagnostique, niveau III.
Infectious spondylodiscitis is an infection of the intervertebral disc and the adjacent vertebral bodies due to the introduction of a pyogen, usually by the haematogenous route. Plain film radiography (which is usually normal in the early stages) shows blurring of the vertebral endplates and a loss of disc height that progresses quickly. MRI is the examination of choice, as it detects oedema within the trabecular bone very early, before the onset of destruction. Injection of a contrast medium with fat signal saturation improves detection and visualisation of the spread of infection in the soft tissue and epidural space. Imaging can also be used to guide a needle aspiration to investigate the infective agent.
RADIOLOGIE ET IMAGERIE MEDICALE : Musculosquelettique - Neurologique - Maxillofaciale - 31-482-A-10
RADIOLOGIE ET IMAGERIE MEDICALE : Musculosquelettique - Neurologique - Maxillofaciale - 31-482-A-10
Les spondylodiscites infectieuses correspondent à l’infection du disque intervertébral et des corps vertébraux adjacents par l’inoculation (le plus souvent hématogène) d’un germe pyogène. Les radiographies standard (le plus souvent normales au début) montrent un effacement des plateaux vertébraux et un pincement discal d’évolution rapide. L’IRM est l’examen de choix, en décelant très précocement, et avant la phase de destruction, un œdème intraspongieux. L’injection de produit de contraste avec saturation du signal de la graisse améliore la détection et l’extension de l’infection dans les parties molles et l’espace épidural. L’imagerie sert également à guider la ponction à la recherche du germe.
The evolution to a bipedal mode of locomotion was accompanied by a verticalization of the spine and a modification in the shape of the pelvis: horizontal curvature and sagittal rotation. Phylogenesis meets ontogenesis: flat bones in fetuses similar to the monkey, australopithecus features at birth and "human-like" features by 7 or 8 years of age. These anatomical modifications explain the characteristics of human bipedalism: stable, economical, with hip and knee extension in the standing position with little lateral motion. Some pathologies induce a regression to a more archaic mode of bipedal locomotion. (C) 2011 Elsevier Masson SAS and Editions francaises de radiologie. All rights reserved.