Connaître la sémiologie des atteintes des ligaments du genou à propos des ligaments latéraux du rotulien, du quadricipital et surtout du croisé antérieur. Comprendre le mécanisme physiopathologique en cause lors des entorses graves. Savoir apprécier la gravité lésionnelle et surtout la conduite à tenir. Les lésions des ligaments latéraux sont bénignes, celles du rotulien et du quadricipital rares. La rupture du croisé antérieur chez le sujet jeune implique une étude approfondie de la pratique sportive, des habitudes de vie pour proposer le geste thérapeutique le plus adapté. L’IRM 3T démontre tous les stades de contusion des ligaments latéraux en coronale axiale surtout à propos du LLI. Les séquences T2 ou DP FAT SAT en 2 mm autorisent une exploration très complète du croisé antérieur (et postérieur) dans les trois plans de l’espace. Le classique modèle des points d’angle explicitant le mécanisme physiopathologique est clairement démontré avec l’impaction du condyle sur le plateau tibial. Les corrélations avec l’arthroscopie sont excellentes. L’accent est mis sur la très bonne différenciation rupture complète – rupture partielle du croisé antérieur qui restait un problème toujours délicat à 1,5T.
Démontrer l’intérêt de coupes infra-millimétriques pour une meilleure analyse des structures ostéochondrales en 3D. Séquences utilisées en routine quotidienne avec les protocoles standard. L’IRM 3 T du fait d’une forte augmentation du rapport signal/bruit, autorise la réalisation de coupes infra-millimétriques en acquisition 3D en routine. Depuis novembre 2005, au CHU de Dijon, les protocoles d’explorations ostéo-articulaires (épaules – genoux) comportent systématiquement la séquence DESS 3 D (Dual Echo Steady State), acquisitions écho de gradient T2, utilisant des coupes natives de 0,6 ou de 0,8 mm et qui fournit un contraste de type hybride par interpolation entre deux séquences FISP et PSIF. L’intérêt est une analyse très fine des structures ostéochondrales, du cartilage, du bourrelet (articulations gléno-humérales) et des corps étrangers intra-articulaires, intra-synoviaux. Le bénéfice de ces séquences est essentiellement morphologique, avec des possibilités de reformations multi-planaires avec excellente résolution spatiale ; par contre, la résolution en contraste apparaît un peu moins performante.
Introduction. - Tarsal tunnel syndrome is a compressive neuropathy of the tibial nerve with multiple causes. This syndrome is difficult to diagnose and can be missed because of its subjective symptomatology.Observation. - In our patient, suspected post-traumatic tarsal tunnel syndrome was confirmed at MRI. This case highlights muscle signal anomalies caused by their denervation in the tibial nerve territory.Conclusion. - MRI can provide supplementary information to the electromyography (EMG) and contribute to positive and etiologic diagnosis of peripheral nerve lesions. (C) 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits reserves.
Estimation rétrospective de la majorité civile à partir de reconstructions TDM 3D et 2D de la symphyse pubienne et de la 4e côte issues du système d’archivage du service. Reconstructions MPR et 3D-VR du pubis et de la 4e côte de 47 hommes de 15 à 87 ans (moyenne 28 ans ; médiane 22 ans) issues d’un scanner multibarrettes. Répartition de la population : entre 15 et 20 ans 19 ; entre 20 et 30 ans 14 ; > 30 ans 14. Comparaison par rapport aux moulages originaux des classifications de Suchey-Brooks et Iscan-Loth qui analysent respectivement l’aspect des stries, marges et extrémités symphysaires pour la première, les rebords, la profondeur et l’aspect de la fossette de l’extrémité distale de la 4e côte pour la seconde. Quarante-trois sujets correctement estimés (91,5 %) de part et d’autre du seuil des 18 ans. Quatre sujets « borderlines » (8,5 %) : fourchette d’estimation 17-19 ans. Estimation correcte par tranches d’âge : 15-20 ans = 79 ; 20-30 ans = 100 ; > 30 ans = 100 %. Estimation fiable de la majorité civile (18 ans) dans 91,5 % des cas. Dans les situations particulières où la fourchette d’âge estimée est entre 17 et 19 ans, l’adjonction d’une autre technique de détermination de l’âge doit être envisagée.
Analyse des lésions du croisé antérieur en IRM 3T, par séquences en haute résolution (coupes fines) et acquisitions 3D isotropiques. Descriptif des lésions du ligament croisé antérieur avec analyse physiopathologique des mécanismes en cause : hyperflexion-hyperextension ; torsion excessive fémur-tibia. Autres lésions associées (ménisques, LLI, hydarthrose). L’IRM est indispensable pour la prise en charge thérapeutique.
Décrire l’apport de l’IRM 3T dans l’exploration des nerfs crâniens dans les sinus caverneux (SC) avec une séquence de routine 3D écho de gradient TI Gadolinium, infra-millimétrique avec voxel isotropique. Etude rétrospective sur 10 patients (20 sinus caverneux). 3D Tl TurboFlash MP-RAGE après Gadolinium. Voxel 0,7*0,7*0,7 mm. Temps acquisition 4’52’. Analyse en MPR et identification des nerfs III, IV, VI, V2 et VI dans tous leurs trajets selon une segmentation intra-caverneuse prédéfinie. Visualisation des nerfs: le III sur l’ensemble de son trajet dans 100 % des cas. Le IV dans 65 % des cas lors de sa penetration dans le SC, 20 % des cas dans partie moyenne du SC, 10 % des cas dans partie antérieure du Sc. Le V1 dans 95 % des cas, le V2 dans 100 % des cas. Le VI dans 100 % des cas dans le canal de Dorello et la partie postérieure du SC, dans 90 % des cas dans la partie moyenne et antérieure du SC. En IRM 3T, la séquence 3D EGTl Gadolinium isotropique réalisée en routine, avec un temps d’acquisition court, permet la visualisation des nerfs III, V et VI dans le sinus caverneux. L’identification du nerf trochléaire IV reste difficile, en raison de son petit diamètre (1 mm)
Démontrer l’excellente analyse, la bonne caractérisation et la compréhension de la physiopathologie des lésions méniscales, ligamentaires, cartilagineuses dans la pathologie dégénérative et traumatique du genou. Souligner l’apport significatif des séquences 3D en isotropisme pour la mise en évidence des chondropathies. Fiabilité de l’analyse IRM 3T (haute résolution), des lésions ménisco-ligamentaires du genou, qui permet d’établir un pronostic et de déterminer la meilleure conduite à tenir thérapeutique.
Décrire l’apport de l’IRM 3T dans l’exploration des nerfs crâniens dans les sinus caverneux (SC) avec une séquence de routine 3D Echo de Gradient Tl Gadolinium, infra-millimétrique avec voxel isotropique. Etude rétrospective sur 10 patients (20 Sinus Caverneux). 3D Tl TurboFlash MP-RAGE après Gadolinium. Voxel 0,7*0,7*0,7 mm. Temps acquisition 4’52’. Analyse en MPR et identification des nerfs III, IV, V1, V2 et VI dans tous leurs trajets selon une segmentation intra-caverneuse prédéfinie. Visualisation des nerfs : le III sur l’ensemble de son trajet dans 100 % des cas. Le IV dans 65 % des cas lors de sa pénétration dans le SC, 20 % des cas dans partie moyenne du SC, 10 % des cas dans partie antérieure du SC. Le VI dans 95 % des cas, le V2 dans 100 % des cas. Le VI dans 100 % des cas dans le canal de Dorello et la partie postérieure du SC, dans 90 % des cas dans la partie moyenne et antérieure du SC. En IRM 3T, la séquence 3D EGT1 Gadolinium isotropique réalisée en routine, avec un temps d’acquisition court, permet la visualisation des nerfs III, V et VI dans le sinus caverneux. L’identification du nerf trochléaire IV reste difficile, en raison de son petit diamètre (1 mm).
L’introduction très récente des imageurs à très haut champ (3T) permet une amélioration des performances en matière de résolution spatiale et temporelle. L’imagerie ostéo-articulaire en acquisitions T2, TSE, DP Fat-Sat, se généralise dans les trois plans de l’espace (genou, épaule, cheville…) en coupens de 2 ou 2,5mm d’épaisseur et en matrice plus élevée qu’à 1,5 T (matrices de 288/ 384). Le bénéfice est net pour des lésions très fréquentes telles que les ruptures de coiffe, analysables par exemple en coupes axiales ! De même au niveau du genou, une rupture du croisé antérieur est visible dans les trois plans d’exploration habituels (sagittal, coronal, axial). L’apport le plus intéressant est la généralisation des acquisitions 3D (séquences DESS-MEDIC) en coupes de 0,6 ou 0,8 mm d’épaisseur qui visualisent dans d’excellentes conditions le cartilage en analyse multiplan simultanée, dans des temps acceptables. L’intérêt est essentiel pour l’étude des condyles fémoraux, des plateaux tibiaux, de l’articulation gléno-humérale, ou de structures plus complexes telles que la cheville par exemple. Pour le rachis cervical, les acquisitions 3D–TSE en T2 coupes fines explorent les foramens de manière optimale. La qualité de l’image, la haute résolution, la finesse des explorations représentent un atout majeur des IRM 3 T en pathologie ostéo-articulaire.
Démontrer l’efficacité et le rôle majeur des infiltrations lombaires intra-canalaires par corticoïdes-retards en cas de sciatique et/ou de cruralgie. Analyse systématique à long terme. Entre 2000 et 2005, 600 patients ont été traités pour sciatalgie et/ou cruralgie sans déficit sensitivo-moteur dues à un fragment herniaire et résistantes au traitement médical. Le geste est réalisé en procubitus. Après anesthésie locale, une aiguille 22G est positionnée à la partie proximale du foramen (hernie latérale, cruralgie = 150/600 = 25 %) ou directement au travers du ligament jaune en épidural strict près de la racine (fragment intra-canalaire). Le contrôle TDM (contraste) vérifie l’espace de diffusion épidural (également en cas d’approche foraminale) avant l’injection de corticoïdes-retards (Cortivazol 2 ampoules = 7,5 mg). Le suivi est réalisé (2, 6, 12, 24 et 36 mois) pour tous par contact direct ou avec les médecins traitants (poursuite du traitement médical et reprise d’activité professionnelle). A distance (moyenne 30 mois), 65 % de bons résultats sont rapportés dont 560 revus. Taux d’échec de 35 % dont seuls 8 % (45/560) sont opérés à 1 mois. L’injection de corticoïdes sous scanner démontre une imprégnation marquée de la racine du ganglion et de l’espace épidural intra-canalaire. Ce geste très rapide et sûr est bien adapté à une procédure ambulatoire : traitement de choix en cas de radiculalgie résistante aux thérapeutiques standard. Le taux d’échecs est acceptable.
The protonation of N,N′-diphenyl-1,4-phenylenediimine (BQB oligomer, representative of the polyaniline (PANI) unit) by H2SO4 and non-oxidative acids like H3PO4, HCl and CH3COOH is studied by UV-Vis–NIR and resonance Raman spectroscopies. Emphasis is put on the water content effect. The acid-solubilised BQB is reduced to the amine oxidation state: in diluted acids, protonated (BBB)2+ species are formed while a mixture of radical cations and protonated (BQB)2+ species is observed for higher concentrations. The results show that redox reactions involving the O2/H2O couple are present as side-reactions. In concentrated HCl acid, the presence of protonated (BBB) species chlorinated on the ring indicates that the Cl2/Cl− redox couple participates to the redox phenomena. Side-reactions randomly affect the quinoid or the benzenoid segments of the polyaniline, changing the backbone chain linkage during EB and ES synthesis. This prevents ideal linking for the final ES material and the resulting materials failed to achieve the intrinsic conductivity expected for ideal ES products.
Investigation of the degradation kinetics of polyaniline (PANi) powder has been performed with a cavity microelectrode in sulfuric and hydrochloric acid electrolytes using cyclic voltammetry. It was shown that the overall degradation mechanism is limited by first-order reaction kinetics. The rate constant of the polymer hydrolysis was found to be lower than the one determined for thin films. The influence of the electrolyte concentration was also investigated and compared with our previous work on the use of PANi as a battery material.
An electrochemical study of the bismuth oxide Bi2O3 with a cavity microelectrode coupled in situ to Raman microspectroscopy allowed species transformations during the redox behavior of this oxide to be identified. It was shown that the electroactive species are probably bismuth oxy-hydroxides rather than Bi2O3 when a potential is applied, whereas they are Bi2O3 on open circuit voltage.
117 and 112 grades of H+ Nafion (R) membranes were studied using near-IR FT Raman scattering, IR absorption and ATR techniques. Tested membranes were as received, n water molecules per -HSO3 groups (n(117(I)) similar to 10, n(112(I)) similar to 2), equilibrated in water at RT (n(117(II)) similar to 20) or at 100 degreesC (n(112(II)) similar to 16), air dried at 80 degreesC (117(III) grade, n similar to 1) and 110 degreesC (117(IV) grade, n similar to 3 x 10(-1)) and completely dried over P2O5 (117(V)). Infrared (ATR) and Raman spectra show that whatever the water uptake, Nafion (R) (117 and 112) skeleton retains the helical zigzag conformation of the polytetrafluoroethylene (PTFE) and that the (-CF2-CF-) links prevail on the fluorocarbon part of the side-pendant chains. Comparison with PTFE allows for the calculation of the crystallinity degree of Nafion (R) membranes.Two v(2) bending OH vibrations are observed at 1650 (water, acid water) and 1720 cm(-1) (weakly-hydrated H3O+ ion). After drying, H3O+...SO3- interactions become visible and explain why the OH stretching massif shifts towards smaller wave numbers. At 80 degreesC (117(III)), sub-maximum at 2980 cm(-1) is assigned to H3O+ hydrogen bonded to SO3- groups. The acid water v(2) band disappears while the H3O+ band persists. In Nafion (R) 117(IV), almost all the water content is eliminated and many sulfonic groups are undissociated. Formation of the hydrated cluster follows from the helical conformation of the (CF2)(n) backbone and from the relative position of adjacent chains. (C) 2001 Elsevier Science B.V. All rights reserved.
The electronic absorption profiles of a polyaniline base (using NMP as a solvent) and of a polyaniline salt (dissolved in sulfuric and methanesulfonic acid) have been studied from 0.5 to 5.5 eV and compared with those of some constitutive bricks of the polyaniline repeated units: diphenylamine (BB), N,N′-diphenyl-1,4-phenylene-diamine (BBB) and -diimine (BQB) and the oxidized tetramer (BQBBa, a stands for a terminal amine group). Standard (∼100 nm) and short (10–20 nm) polyaniline chain lengths are considered. Resonant Raman profiles were determined for exciting energies ranging from 1 to 3 eV. In the cationic chains, the electronic absorbance per cycle is increased with the chain length but the formation of NH2+ groups in strong acids destroys the conjugation, leading to isolated phenyl rings. On the other hand, for polymer base chains, constant behavior is observed with length ≥16 nm and pernigraniline chain portions are evidenced from the analysis of the Resonant Raman profile. Although a semi-conduction amorphous-like behavior is deduced from Urbach's tail analysis for polyaniline base nanofilaments, a crystalline behavior is recognized for HCl intercalated films.