Le paludisme et les infections sexuellement transmissibles (IST) curables sont les infections curables les plus fréquentes, connues pour leur impact grave sur l'issue de grossesse en Afrique subsaharienne. Cette étude vise à fournir les fréquences et les facteurs de risque de ces infections chez la femme enceinte dans le milieu rural du Burkina Faso. Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective dans les districts sanitaires de Nanoro et Yako. Les données de routine des visites prénatales et d'accouchement des femmes ayant accouché entre janvier 2016 et décembre 2017 ont été considérées. Des analyses de régressions logistiques univariées et multivariées ont été utilisées pour identifier des facteurs de risque maternels. Au total, 31 639 femmes enceintes ont été considérées. La prévalence du paludisme symptomatique, des IST curables symptomatiques et de leurs co-infections était respectivement de 7747 (24,5 %), 1269 (4,0 %) et 388 (1,2 %). La fréquence du paludisme symptomatique était significativement plus élevée chez les femmes enceintes de moins de 20 ans (OR ajusté=2,36; IC95 %: 2,07-2,69) que chez celles d'au moins 30 ans. Les élèves et les femmes ayant un travail rémunéré étaient plus fréquemment infectées par les IST curables que les femmes n'ayant pas de travail rémunéré (ORajusté=1,93 IC95 % : 1,26-2,95 et OR ajusté=1,52 IC95 % : 1,07-2,17 respectivement). La co-infection était plus fréquente chez les femmes n'ayant pas reçu de traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (OR ajusté=2,11 IC95 : 1,50-2,95). Les prévalences du paludisme et des IST curables symptomatiques chez la femme enceinte restent élevées dans le milieu du Burkina Faso. Les jeunes femmes et les femmes n'ayant pas reçu de traitement préventif intermittent avec la sulfadoxine-pyriméthmaine étaient les plus vulnérables. La prévention doit être renforcée afin d'améliorer la santé maternelle et infantile. Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.
Background: For unknown reasons female participation in anesthesiology is very low in Sub-Saharan Africa (SSA), especially in West Africa, and few women reach top academic or clinical positions. Objective: Women reduced professional perspectives. Design: Male and female residents’ performances were compared when they presented for their first try the graduating exams of the specialty. Settings: The Cotonou anesthesiology and intensive care training center, the second largest in French-speaking SSA, where 146 anesthesiologists from 14 African countries graduated since its creation in 1996. Method: All results at their final exams (consisting in 3 written questions and 2 clinical evaluations) were retrieved for the 125 men and 21 women who graduated. Scores obtained by women and males were compared using Student’s t tests. Their total of points was used to divide graduates into deciles. The proportion of women was counted in each decile. Results: Women performed better at both anesthesia and intensive care clinical evaluations taken separately and together (total 68.2% vs. 64.2% p=0.004) and were even with men for the three written exams (anesthesia, intensive care and basic sciences - total 66.2 % vs. 66.1% p=0.99). When clinical and written scores are added in each sector, women scored better than males for anesthesiology (69.2% vs. 65.2% p=0.01) and were even for intensive care (65.0% vs. 64.1% p=0.51). Globally women and men results were similar (67% vs. 65%, p=0.1) The proportion of women in each decile increased from the lowest to the best deciles, but the absolute low number of women gives this trend borderline significance (slope +1,56 % women per decile, p=0.046)**. Conclusion: Women performance at end-specialty exams is unlikely to explain their subsequent underrepresentation at the academic level in anesthesia and intensive care in SSA**.
La sévérité de l'infection grippale observée entre les patients, qui peut aller de symptômes légers à une insuffisance respiratoire grave, est partiellement déterminée, par des gènes spécifiques du patient, le prédisposant à une grippe sévère. Nous avons voulu résumer l'état actuel des preuves concernant les variants génétiques de l'hôte qui sont susceptibles de jouer un rôle dans la sévérité de la grippe. Les études pertinentes publiées avant le 5 juillet 2021 ont été extraites des bases de données MEDLINE et EMBASE. Seules les études humaines recrutant des personnes présentant une infection grippale confirmée en laboratoire et permettant de comparer des cas sévères à des témoins non sévères ont été prises en compte. Une série de méta-analyses utilisant quatre modèles génétiques différents pour obtenir un odds ratio (OR) commun a été réalisée pour tous les polymorphismes ayant été analysés au moins trois fois. Des analyses stratifiées ont été réalisées, en fonction de l'ethnie et de la classification basée sur la définition de la sévérité. La revue systématique de la littérature a identifié 34 études originales d'association génétique humaine qui rapportaient des associations entre différents gènes de l'hôte (n=20) et la sévérité de la grippe, avec différents niveaux de preuve. Un seul OR commun était significatif et concernait le polymorphisme rs12252 : un OR global de 1,52 (IC à 95 % [1,06-2,17]) pour l'allèle rs12252-C par rapport à l'allèle rs12252-T. À l'exception du polymorphisme IFITM3 rs12252, aucun autre polymorphisme génétique spécifique n'a pu être identifié comme étant significativement associé à la sévérité de la grippe dans la méta-analyse. Cela plaide en faveur de l'utilisation d'études d'association à l'échelle du génome de grande taille pour intégrer le caractère polygénique et ses interactions avec d'autres facteurs liés à l'hôte, aux agents pathogènes et à l'environnement. Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.
Escherichia coli (E. coli) sont des germes fréquemment impliqués dans la gastro-entérite bactérienne aiguë (GBA) chez l'enfant. La résistance aux antibiotiques de ces bactéries s'accélère à un niveau mondial alarmant. Il existe peu d'études sur la résistance aux antibiotiques des E. coli chez l'enfant atteints de GBA au Vietnam. Déterminer la résistance aux antibiotiques des E. coli chez les patients pédiatriques atteints de GBA à Ho Chi Minh Ville, Vietnam. Dans une série clinique consécutive de cas de GBA (<16 ans) hospitalisés à l'Hôpital pédiatrique de la Ville en 2019 et 2020, et pour lesquels une coproculture a confirmé une infection par E. coli, la détermination de la sensibilité à l'ampicilline, à la ceftriaxone, à la cefotaxime, à la ciprofloxacine, à la gentamycine, à l'amikacine et à l'imipénème a été réalisée par la méthode de dilution. Les données démographiques et microbiologiques ont été recueillies rétrospectivement. L'étude avait été approuvée par le Comité d’Éthique de l'institution. En deux ans, 271 cas ont été identifiés. Les taux de résistance des E. coli étaient de 96,7 % pour l'ampicilline, 84,6 % pour la ceftriaxone, 61,3 % pour la céfotaxime, 57,4 % pour la ciprofloxacine, et 36,3 % pour la gentamycine. Par contre, les taux de résistance étaient 0,7 % pour l'amikacine et 7,6 % pour l'imipenème. Les cas d'E. coli producteurs de β-lactamases à spectre élargi (BLSE) étaient de 40 (14,8 %). La multirésistance aux antibiotiques était présente chez 63,1 % des isolats. Une résistance étendue aux antibiotiques était présente dans 3,7 % des isolats. Ces données montrent des taux très élevés de résistance aux antibiotiques des E. coli chez les patients pédiatriques atteints de GBA. Il est essentiel que chaque hôpital mettre en place un programme de surveillance de l'utilisation des antibiotiques pour réduire le niveau alarmant de résistance aux antibiotiques au Vietnam. Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.
L'objectif de cette étude était de comparer la sévérité de la maladie COVID-19 chez les patients hospitalisés en Belgique infectés par le variant Delta à ceux infectés par le variant Alpha du SARS-CoV-2. Une méthodologie de recherche causale a été appliquée et des données détaillées au niveau individuel ont été obtenues chez les patients hospitalisés pour COVID-19 en fusionnant les données de différents systèmes de surveillance nationaux en Belgique. Les patients COVID-19 admis après la première vague épidémiologique (31 août 2020 au 23 février 2022) et présentant une infection SARS-CoV-2 avec le variant Delta ou Alpha confirmée par séquençage du génome complet, ont été inclus dans l'étude. Une combinaison des indicateurs de gravité, l'admission en unité de soins intensifs (USI) et la mortalité à l'hôpital ont été comparées entre les patients infectés par le variant Delta du SARS-CoV-2 et ceux infectés par le variant Alpha du SARS-CoV-2, après correspondance avec l'hôpital et ajustement sur les facteurs de confusion, en utilisant un modèle logistique pondéré pour estimer les risques. Au total, 964 patients hospitalisés pour COVID-19 (396 avec le variant Alpha, 568 avec le variant Delta) ont été inclus dans notre analyse. Nous n'avons pas observé de différence significative dans le risque standardisé de COVID-19 sévère (RR=0,88, IC 95 % [0,42-1,35]), d'admission en soins intensifs (RR=0,74, IC 95 % [0,01-1,60]) ou de mortalité à l'hôpital (RR=0,70, IC 95 % [0,01-1,45]) chez les patients hospitalisés pour COVID-19 infectés par le variant Delta, par rapport au variant Alpha. Aucune différence dans le risque ajusté de COVID-19 sévère, de transfert en USI ou de mortalité hospitalière n'a été constatée entre les patients hospitalisés infectés par le variant SARS-CoV-2 Delta et Alpha dans le cadre d'une étude de séries cliniques observationnelle multicentrique et balancée en Belgique. Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.
Early initiation of antenatal care (ANC) can reduce maternal and neonatal mortality and improve maternal- and newborn health [1]. Understanding the geographic and the sociodemographic barriers to an appropriate utilization of ANC services is needful to identify where greatest scaling-up efforts should be concentrated [2]. The aim of this study was to identify the geographic and the sociodemographic factors associated with a late entry to antenatal care services in Burkina Faso. The nationwide representative cross-sectional data from the 2010 Burkina Faso Demographic and Health Survey were used to estimate the proportion of women who entered late to antenatal care in the 13 regions of Burkina Faso. A late entry was defined as timing of first antenatal > 3 months, according to WHO guidelines [3]. Logistic regression taking into consideration the complex sample design was used to identify the determinants of late entry to ANC. Adjusted prevalence estimates of late entry to ANC were derived from the fitted logistic models. Overall, among the 9788 women who visited the ANC services, 5644 women (57%, 95% CI: 55% > 59%) entered after 12 weeks of gestational age. The prevalence of women who had a delayed first visit differed substantially across geographic areas ranging from 43% (95% CI: 35% > 50%) in the Centre-Est to 72% (95% CI: 67% > 78%) in the Sahel region. After adjusting for sociodemographic factors, lowest wealth quintiles (OR = 1.66, 95% CI: 1.35–2.06) and lowest education level (OR = 1.88; 95% CI: 1.48–2.39) were significantly associated with a delayed first visit. By contrast, a high media exposure (OR = 1.18; 95% CI: 1.05–1.31) and knowledge about pregnancy complications were significantly associated with a non-delayed first visit. We observed a regional difference and several potential barriers to early use of ANC services. Prenatal care program should take into account the specificity of each region while focusing on women education. Improving access to the media could reduce the late entry to ANC services in Burkina Faso.
Background: Adolescence is associated with adverse fetal outcome, particularly in resources limited settings. We assessed the association between mother’s age and low birth weight or prematurity in Nanoro, a rural health district of Burkina Faso. Methods: We collected data on mothers and their newborns in the framework of the “Safe and Efficacious Artemisinin-based Combination Treatments for African Pregnant Women with Malaria” clinical trial. Low birth weight or prematurity was defined as adverse fetal outcome. Logistic regression was used to compare its occurrence in teenagers and in women aged ≥ 20 years. Results: From June 2010 to November 2013, 870 pregnant women enrolled in the PREGACT study were treated for a Plasmodium falciparum infection and followed up until delivery. Of the 823 women with singleton live-borns, 205 (24.9%) were teenagers of whom 44 (5.3%) were minors (15-17 years). Up to 91.7% of adolescents presented with anemia at entry. The incidence of adverse fetal outcome in teenagers was 39.8%, increasing to 50.0% in minors. Anemic adolescents were significantly at higher risk of delivering low birth weight or preterm babies compared to their older counterparts. In multivariate analysis, teenagers with both anemia and fever presented the highest and significant odds ratios of adverse fetal outcome, whatever was their BMI: Teenagers with anemia, fever and high BMI at entry, AOR=3.46, 95% CI: (1.40, 8.58), teenagers with anemia, fever and low BMI at entry, AOR=2.86, 95% CI: (1.14, 7.13). Conclusion: Teenager’s pregnancy is associated with adverse fetal outcome in the rural health district of Nanoro, mainly when teenagers experiment anemia and fever. In low resources setting, multidisciplinary approach including education and setting up favorable socio-economic environment are needed to prevent early motherhood.
La metformine, un antidiabétique oral fréquemment prescrit, a fait l'objet d'études récentes qui suggèrent un effet bénéfique potentiel sur le pronostic de différents cancers. Le cancer gastrique a une faible incidence (environ 5/100 000 personnes-années) mais une survie médiocre (autour de 40 % à 5 ans) ; la metformine s'avèrerait alors un traitement attractif. Des études in vitro ont montré que la metformine inhibe la croissance tumorale et induit de manière sélective l'apoptose des cellules gastriques cancéreuses. Une étude in vivo chez des souris a confirmé que la metformine inhibe la croissance tumorale et potentialise l'effet de la cisplatine et de la rapamycine dans le cancer gastrique. Des études cliniques sont maintenant nécessaires pour confirmer ces résultats. Une première étude en Corée du sud sur une série clinique de 1974 patients a montré une réduction de 37 % des récidives et une réduction de 40 % de la mortalité des patients ayant un cancer gastrique et traités à la metformine pour leur diabète. À ce jour, aucune étude pharmaco-épidémiologique n'a été réalisée au niveau d'une population. En Belgique, le registre du cancer (BCR) collecte les données de tous les patients diagnostiqués depuis 2004, et ces données peuvent être croisées avec celles de l'agence intermutualiste pour obtenir des informations sur les traitements ou les actes thérapeutiques qui ont fait l'objet d'un remboursement. Ainsi, entre 2004 et 2013, 8916 patients ayant un adénocarcinome gastrique ont été enregistrés et l'effet de la metformine sur leur survie observée, relative ou spécifique a été étudié. Le protocole de l'étude sera présenté, avec une discussion des défis méthodologiques rencontrés, comme le couplage et l'utilisation de prescriptions médicales pour définir l'utilisation de la metformine, la définition de confondants thérapeutiques, ou encore la méthodologie statistique utilisée afin de minimiser les biais.
La télésurveillance médicale à domicile (TSM) représente une alternative pour améliorer le pronostic des patients atteints d'insuffisance cardiaque (IC). Cependant, l'efficacité clinique de la TSM, basée sur les variations de poids corporel demeure controversée. Nous avons voulu identifier les caractéristiques dans l'évolution des paramètres télésurveillés qui sont prédictifs de la décompensation cardiaque, en considérant le statut clinique des patients. Des patients ambulatoires souffrant d'IC ont complété quotidiennement pendant six mois à l'aveugle, des mesures de poids, de pression artérielle et de pouls, enregistrées sous forme de signal. Le critère cardiaque composite (CCC) était la survenue d'un décès, d'une hospitalisation ou d'une visite urgente. Des statistiques ont été calculées sur des fenêtres de temps de 3, 5 et 7 jours, et soumises à une régression logistique dans un sous-ensemble de données (entraînement) pour construire un score signal dont la précision a été testée dans un autre sous-ensemble de données (test). Un score clinique a été calculé sur la base du score « Meta-Analysis Global Group in Chronic Heart Failure » (MAGGIC). Ces deux scores ont été combinés avec une régression logistique. Le pouvoir diagnostique des scores a été évalué avec des courbes ROC. Au total, 146 patients ont complété l'étude et 96 CCC ont été enregistrés. Le score signal intégrait l'écart-type du poids sur 3 jours, la pente du poids sur 3 et sur 7 jours. Il était prédictif du CCC (données d'entraînement : AUC = 0,761, p < 0,001 ; données de test : AUC = 0,814, p < 0,001). Sa combinaison avec le score MAGGIC améliorait la prédiction du CCC (entraînement : AUC = 0,775, p < 0,001 ; test : AUC = 0,882, p < 0,001) avec une sensibilité de 73 % et une spécificité de 79 %. La technologie TSM visant à prédire les complications de l'IC devrait intégrer le statut clinique des patients.
Conclusion:This study did not show that heart V5 or MHD had a negative effect on survival for NSCLC patients treated with definitive radiotherapy.This study differs from recently reports by having a longer follow-up.On the other hand, concomitant chemotherapy was only used in 12% of the patients in this study.The main goal for NSCLC patients is still to achieve better loco-regional control.However, if dose escalation is performed with doses significant above those in the present study, strict dose constraints to the heart might still be advisable based on experience from patients with breast cancer.
Le cancer de l’ovaire a une faible incidence (environ 7/100 000 personnes-années) mais une survie médiocre (autour de 40 % à 5 ans). Ce qui en fait la cause principale de décès par cancer gynécologique dans les pays économiquement développés et justifie le besoin de nouvelles perspectives thérapeutiques. Récemment, des études attribuent un potentiel effet anti-tumoral aux statines, une classe de médicaments hypolipidémiants inhibant la principale enzyme (HMG-CoA réductase) limitant la synthèse hépatique du cholestérol. Des études sur des modèles cellulaires et des modèles animaux du cancer de l’ovaire ont rapporté que les statines pourraient promouvoir une inhibition de la croissance cellulaire, de la prolifération, de l’invasion, des métastases et induire l’apoptose. Des études épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation de statines est associée à une amélioration de la survie chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire. Par exemple, Elmore et al. (2008) ont observé une augmentation significative de la survie médiane chez les utilisatrices de statines en comparaison avec les non-utilisatrices. Habis et al. (2014) ont obtenu des résultats similaires en montrant une réduction de la mortalité lors de la prise de statines, mais uniquement chez les patientes présentant un cancer de l’ovaire à cellules papillaires non-séreuses. Actuellement, une telle étude pharmaco-épidémiologique n’a jamais été réalisée au niveau d’une population. Nous collaborons avec le registre belge du cancer (BCR) qui collecte tous les nouveaux diagnostics de cancer en Belgique depuis 2004. Ces données peuvent être croisées avec celles issues des assurances de santé, afin d’obtenir toutes les informations sur les traitements et les actes thérapeutiques qui ont fait l’objet d’un remboursement. Ainsi, dans le but d’investiguer si l’utilisation de statines influence la survie au cancer de l’ovaire, nous avons sélectionné 11 256 patientes chez qui un diagnostic de cancer de l’ovaire a été posé entre 2004 et 2013. Nous vous présenterons le protocole de l’étude et nous discuterons les défis méthodologiques rencontrés, tels que la définition des utilisatrices de statines, la gestion des confondantes thérapeutiques potentielles et la méthodologie statistique appliquée de manière à minimiser les biais.
STUDY QUESTION:How can the decision process for fertility preservation (FP) in adolescents and prepubertal boys be improved based on patient and parent feelings about FP counseling? SUMMARY ANSWER:The content of information given to patients and parents and hope for future parenthood appeared to positively impact on the decision to preserve fertility in the pediatric population and, therefore, deserves special attention to improve FP care. WHAT IS KNOWN ALREADY:A vast body of literature on adult cancer patients shows that reproductive capacity is a major quality-of-life issue. Patients also have a strong desire to be informed of available FP options with a view to future parenthood of their own genetic child, considering that <10% chose to adopt or used donated gametes. Furthermore, the quality of fertility counseling provided at the time of cancer diagnosis has been identified as a crucial factor in the decision-making process. By contrast, in the pediatric population, while it was shown that parents were able to make an informed and voluntary decision for their prepubertal sons despite the heavy emotional burden at the time of diagnosis, there is so far very limited information on patient expectations regarding FP. A lack of awareness often equates to suboptimal care by oncologists and FP specialists, and poor access to FP, therefore improving knowledge and identifying the expectations of pediatric patients and their parents are crucial for optimizing multidisciplinary collaborative care pathways (MCCPs), including counseling and access to FP methods, in the youngest population. STUDY DESIGN, SIZE, DURATION:A questionnaire survey was posted to an eligible population between May 2005 and May 2013. PARTICIPANTS/MATERIALS, SETTING, METHODS:A total of 348 prepubertal boys and adolescents aged 0-18 years, diagnosed with cancer in a university hospital setting, were eligible. Three different questionnaires for two age groups of children (<12 and 12-18 years) and parents were established based on information from focus groups. Questions were subsequently reviewed by the institutional ethics board before being sent. MAIN RESULTS AND THE ROLE OF CHANCE:Of the 348 eligible patients, 44 died and 14 were lost to follow-up. Thus, 290 patients (77 aged 12-18 years and 213 aged <12 years) were sent a questionnaire. In total, 120 questionnaires were recovered, 45.5% (n = 35/77) from adolescents and 39.9% (n = 85/213) from children. FP acceptance rates were, respectively, 74 and 78.6% for boys aged <12 and 12-18 years. The content of information provided to patients and parents appeared to positively impact on the decision to preserve fertility (P = 0.04). While the majority of boys aged >12 years considered the information to be clear (72%), complete (80%) and understandable (90.9%), only 33.3% of boys aged <12 years were able to comprehend the information. Pressure from doctors to reduce the delay between diagnosis and cancer treatment increased the number of refusals (P<0.01), while hope for future parenthood favored acceptance (P < 0.01). Family support was considered important for 75% of adolescents and 58% of children, and medical support for 50% of adolescents and 42% of children. LIMITATIONS, REASON FOR CAUTION:This single-center survey does not allow extrapolation of the information to other settings. Recall bias and lack of full external validation of the questionnaires are further limitations. Modification of the current MCCP should be further evaluated according to our results. WIDER IMPLICATIONS OF THE FINDINGS:Acknowledging the issues faced and familiarizing oneself with the care of patients undergoing fertility-threatening therapies supply primary care providers with the appropriate quality management tools in the field of FP in centers for reproductive medicine. Expectations reported in the survey allow appropriate support to be included within the MCCP design. STUDY FUNDING/COMPETING INTERESTS:Funding by hospital/clinic(s); Cliniques Universitaires Saint Luc, Brussels, Belgium. The authors have no conflict of interest to declare. TRIAL REGISTRATION NUMBER:NCT02411214.
Journal of Viral HepatitisVolume 21, Issue 7 p. e52-e53 Letter to the Editor High seroprevalence of hepatitis B virus and hepatitis C virus among human immunodeficiency virus carriers in blood donors of Burkina Faso: a need for their screening before HARRT therapy F. Kirakoya-Samadoulougou, F. Kirakoya-Samadoulougou [email protected] Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorM. Sanou, M. Sanou Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina Faso Université de Ouagadougou, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorS. Samadoulougou, S. Samadoulougou Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorF. Bakiono, F. Bakiono Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorK. Kiénou, K. Kiénou Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorA. Koumaré, A. Koumaré Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorH. Dahourou, H. Dahourou Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorI. Kaboré, I. Kaboré Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorS. Ouattara, S. Ouattara Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorY. Nebié, Y. Nebié Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorN. Speybroeck, N. Speybroeck Faculté de Santé Publique (FSP), Institut de Recherche Santé et Société (IRSS), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorA. Robert, A. Robert Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this author F. Kirakoya-Samadoulougou, F. Kirakoya-Samadoulougou [email protected] Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorM. Sanou, M. Sanou Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina Faso Université de Ouagadougou, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorS. Samadoulougou, S. Samadoulougou Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorF. Bakiono, F. Bakiono Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorK. Kiénou, K. Kiénou Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorA. Koumaré, A. Koumaré Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorH. Dahourou, H. Dahourou Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorI. Kaboré, I. Kaboré Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorS. Ouattara, S. Ouattara Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorY. Nebié, Y. Nebié Centre national de transfusion sanguine, Ouagadougou, Burkina FasoSearch for more papers by this authorN. Speybroeck, N. Speybroeck Faculté de Santé Publique (FSP), Institut de Recherche Santé et Société (IRSS), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this authorA. Robert, A. Robert Pôle Epidémiologie et Biostatistique, Institut de Recherche Expérimentale et Clinique (IREC), Faculté de Santé Publique (FSP), Université catholique de Louvain, Bruxelles, BelgiumSearch for more papers by this author First published: 09 June 2014 https://doi.org/10.1111/jvh.12223Citations: 4Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onEmailFacebookTwitterLinkedInRedditWechat No abstract is available for this article. References 1 WHO. The world health report. Available at: http://www.who.int/whr/2002/annex/en/ (accessed 01 March 2012). 2Matthews GV, Bartholomeusz A, Locarnini S et al. Characteristics of drug resistant HBV in an international collaborative study of HIV-HBV-infected individuals on extended lamivudine therapy. AIDS 2006; 20: 863–870. 3Hoffmann CJ, Thio CL. Clinical implications of HIV and hepatitis B co-infection in Asia and Africa. Lancet Infect Dis 2007; 7: 402–409. 4 WHO. Antiretroviral therapy for HIV infection in adults and adolescents in resource-limited settings: towards universal access. Recommendations for a public health approach (2006 revision). Availabe at: http://www.who.int/hiv/pub/guidelines/artadultguidelines.pdf (accessed 28 February 2012). Citing Literature Volume21, Issue7July 2014Pages e52-e53 ReferencesRelatedInformation
This study aims to examine psychometric properties of Moore version of World Health Organization's Quality of Life assessment short instrument in HIV patients (WHOQOL HIV-BREF).