La metformine, un antidiabétique oral fréquemment prescrit, a fait l'objet d'études récentes qui suggèrent un effet bénéfique potentiel sur le pronostic de différents cancers. Le cancer gastrique a une faible incidence (environ 5/100 000 personnes-années) mais une survie médiocre (autour de 40 % à 5 ans) ; la metformine s'avèrerait alors un traitement attractif. Des études in vitro ont montré que la metformine inhibe la croissance tumorale et induit de manière sélective l'apoptose des cellules gastriques cancéreuses. Une étude in vivo chez des souris a confirmé que la metformine inhibe la croissance tumorale et potentialise l'effet de la cisplatine et de la rapamycine dans le cancer gastrique. Des études cliniques sont maintenant nécessaires pour confirmer ces résultats. Une première étude en Corée du sud sur une série clinique de 1974 patients a montré une réduction de 37 % des récidives et une réduction de 40 % de la mortalité des patients ayant un cancer gastrique et traités à la metformine pour leur diabète. À ce jour, aucune étude pharmaco-épidémiologique n'a été réalisée au niveau d'une population. En Belgique, le registre du cancer (BCR) collecte les données de tous les patients diagnostiqués depuis 2004, et ces données peuvent être croisées avec celles de l'agence intermutualiste pour obtenir des informations sur les traitements ou les actes thérapeutiques qui ont fait l'objet d'un remboursement. Ainsi, entre 2004 et 2013, 8916 patients ayant un adénocarcinome gastrique ont été enregistrés et l'effet de la metformine sur leur survie observée, relative ou spécifique a été étudié. Le protocole de l'étude sera présenté, avec une discussion des défis méthodologiques rencontrés, comme le couplage et l'utilisation de prescriptions médicales pour définir l'utilisation de la metformine, la définition de confondants thérapeutiques, ou encore la méthodologie statistique utilisée afin de minimiser les biais.
Le cancer de l’ovaire a une faible incidence (environ 7/100 000 personnes-années) mais une survie médiocre (autour de 40 % à 5 ans). Ce qui en fait la cause principale de décès par cancer gynécologique dans les pays économiquement développés et justifie le besoin de nouvelles perspectives thérapeutiques. Récemment, des études attribuent un potentiel effet anti-tumoral aux statines, une classe de médicaments hypolipidémiants inhibant la principale enzyme (HMG-CoA réductase) limitant la synthèse hépatique du cholestérol. Des études sur des modèles cellulaires et des modèles animaux du cancer de l’ovaire ont rapporté que les statines pourraient promouvoir une inhibition de la croissance cellulaire, de la prolifération, de l’invasion, des métastases et induire l’apoptose. Des études épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation de statines est associée à une amélioration de la survie chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire. Par exemple, Elmore et al. (2008) ont observé une augmentation significative de la survie médiane chez les utilisatrices de statines en comparaison avec les non-utilisatrices. Habis et al. (2014) ont obtenu des résultats similaires en montrant une réduction de la mortalité lors de la prise de statines, mais uniquement chez les patientes présentant un cancer de l’ovaire à cellules papillaires non-séreuses. Actuellement, une telle étude pharmaco-épidémiologique n’a jamais été réalisée au niveau d’une population. Nous collaborons avec le registre belge du cancer (BCR) qui collecte tous les nouveaux diagnostics de cancer en Belgique depuis 2004. Ces données peuvent être croisées avec celles issues des assurances de santé, afin d’obtenir toutes les informations sur les traitements et les actes thérapeutiques qui ont fait l’objet d’un remboursement. Ainsi, dans le but d’investiguer si l’utilisation de statines influence la survie au cancer de l’ovaire, nous avons sélectionné 11 256 patientes chez qui un diagnostic de cancer de l’ovaire a été posé entre 2004 et 2013. Nous vous présenterons le protocole de l’étude et nous discuterons les défis méthodologiques rencontrés, tels que la définition des utilisatrices de statines, la gestion des confondantes thérapeutiques potentielles et la méthodologie statistique appliquée de manière à minimiser les biais.
BACKGROUND: Accurate preoperative assessment of adnexal masses permits appropriate triage of malignant tumours to gynaecological oncologists in cancer centres while allowing benign lesions to be managed by general gynaecologists. The Risk of Malignancy Index (RMI) is routinely used for triaging women with adnexal masses. OBJECTIVES: This paper evaluates the value of Ovarian HistoScanning, a novel computerised technique to interpret ultrasound data, in improving triage of women with adnexal masses. METHODS: RMI indices were assessed in 199 women enrolled in a prospective HistoScanning study. Ultrasound scores were obtained by blinded analysis of archived images. The following sequential test was developed: HistoScanning was modelled as a second-line test for RMI between a lower cut-off and an upper cut-off. The optimal combination of these cut-offs that together maximized the Youden index (Sensitivity + Specificity -1) was determined. RESULTS: Using RMI at the standard cut-off value of 250 resulted in a sensitivity of 74% and a specificity of 86%. When RMI was combined with HistoScanning, the highest accuracy was achieved by using HistoScanning as a sequential second-line test for patients with RMI values between 105 and 2100. At these cut-off values, sequential use of RMI and HistoScanning resulted in mean sensitivity and specificity estimates of 88% and 95%, respectively. CONCLUSIONS: Our data suggest that HistoScanning may have the potential to improve the diagnostic accuracy of RMI, which could result in a better triage of women with adnexal masses. Further prospective validation is warranted. Copyright © 2011 ISUOG. Published by John Wiley & Sons, Ltd.
Primary signet-ring cell carcinoma (SRCC) of vermiform appendix is extremely rare; only three cases have been reported in the English literature. An 89-year-old man suddenly presented right lower abdominal pain, and transferred to a hospital, where he was diagnosed with acute appendicitis by physical data, blood data, and CT. He was further transferred to our hospital for emergency operation. Physical examination showed positive abdominal pain, Blunberg sign, and Rosenstein sign. Blood test showed leukocytosis and increased C-reactive protein. An appendectomy was performed. Gross examination during operation showed inflamed appendix, appendiceal adhesion, and acute peritonitis. Gross pathological examination showed no apparent tumor, but the proximal appendix showed wall thickening and luminal occlusion. The appendix was cut into three sections, and was observed under microscopically. Nests of carcinoma cells were seen in the proximal appendix. The carcinoma was composed of SRCC (70%) and mucinous carcinoma (30%). The size of carcinoma was 6 × 7 mm. The carcinoma cells invaded into muscular layer. No lymphovascular permeation was seen. The cut margins were negative for carcinoma cells. Immunohistochemically, SRCC cells were positive for cytokeratin (CK) AE1/3, CK CAM5.2, CK8, CK18, CK19, CK20, EMA, CEA, CA19-9, p53, Ki-67 (labeling = 30%), CDX2, MUC2, and MUC5AC. They were negative for CK34PE1, CK5/6, CK7, CK14, p63, vimentin, TTF-1, MUC1, MUC 5AC, NSE, synaptophysin, chromogranin, and CD56. No further treatments were performed, because the appendiceal carcinoma was small, the surgical margins were negative and the patient was very old. He was followed up by various imaging modalities. No recurrence or metastasis is found 17 months after the operation.
Purpose For cytostatic agents or when the response assessment is difficult, adaptations to phase II designs may allow a better assessment of therapeutic activity: first by using the progression-free survival rate (PFSR) as primary end-point instead of the response rate, and second by considering progression-free survival (PFS) risk groups based on a prognostic index (PI). In mesothelioma, current treatments yield disappointingly poor results and there is a need to investigate new regimens. The purpose of this report is to provide a PI for PFS in mesothelioma and reference values for the PFSR. Materials and methods Data on 523 patients included in 10 European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) mesothelioma studies were analysed to identify prognostic factors using a multivariate Cox regression model. Subsequently, a PI and a nomogram for PFS were developed. The PFSRs at 3, 4, 5 and 6 months were estimated. Results A performance status > 0, stage IV disease and mixed or sarcomatous histological type were indicators of a poor prognosis for PFS. From the PI, based on these three variables, four risk groups were defined. The median progression-free survival ranged from 5.3 to 2.1 months in these risk categories. The PFSRs at 3 months were 70.6%, 62.4%, 54.2% and 42.1% in the four categories, respectively. Conclusion The PI allows dividing patients into homogeneous risk categories in which PFSRs can be calculated and used to design future phase II mesothelioma trials. Defining homogeneous categories of patients avoids dilution of results between groups and improves the assessment of therapeutic activity.