INTRODUCTION:Carpal tunnel syndrome is increasingly recognized as an early musculoskeletal manifestation of transthyretin amyloidosis. Tenosynovial biopsy during carpal tunnel release may detect transthyretin amyloid deposits, but the yield of a targeted strategy remains uncertain. METHODS:We conducted a single-centre comparative before-after study of 347 patients undergoing carpal tunnel release with tenosynovial biopsy. The non-targeted cohort was recruited between October 2021 and July 2023 and the targeted cohort between October 2023 and May 2026. Targeting was based on predefined clinical red flags. Histopathological assessment used Congo red staining with confirmation of transthyretin by immunohistochemistry. The primary outcome was histopathological positivity for transthyretin amyloid deposits. Two multivariable models assessed the targeting strategy and individual clinical factors. RESULTS:Overall, 82 of 347 biopsies were positive. Targeted biopsy was associated with a higher positivity rate than non-targeted biopsy, at 37% compared with 18%. Male sex and treated trigger finger were associated with increased positivity. Diabetes was associated with lower synovial transthyretin positivity, at 12% compared with 26%, and remained inversely associated after adjustment. CONCLUSION:Targeted tenosynovial biopsy during carpal tunnel release was associated with higher detection of transthyretin amyloid deposits than non-targeted biopsy. However, because the study compared two successive periods using a historical control group, the observed difference cannot be attributed to the targeting strategy alone. Diabetes was associated with lower synovial transthyretin positivity, suggesting that biopsy yield may differ between clinical subgroups. LEVEL OF EVIDENCE:IV.
Les lésions de l’articulation trapézo-métacarpienne sont rares en traumatologie, mais peuvent être très invalidantes. Nous rapportons le cas d’une lésion radiale complexe de la main traitée par prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité.Un enseignant de 52 ans, droitier, a présenté une importante plaie du versant radial de la main par une scie circulaire. L’exploration chirurgicale a révélé une subamputation dorsale associée à une désarticulation trapézo-métacarpienne. Le reste du bilan lésionnel comprenaient une section complète des tendons long et court extenseurs du pouce, du long abducteur du pouce et du long extenseur radial du carpe, ainsi qu’une section de la branche dorsale du nerf radial et de l’artère radiale, et une atteinte partielle des muscles thénariens.Compte tenu de l’étendue de la destruction articulaire et des lésions des tissus mous, une reconstruction primaire a été réalisée à l’aide d’une prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité. Les tendons ont été suturés et les reconstructions microchirurgicales des vaisseaux et des nerfs ont été effectuées.Six mois après l’intervention, le patient présente un résultat satisfaisant, avec une mobilité subnormale de la colonne du pouce, une absence d’instabilité et une récupération fonctionnelle lui permettant de reprendre ses activités quotidiennes. La douleur était minime et la force de préhension était satisfaisante par rapport au côté controlatéral.Ce cas souligne l’intérêt de l’implantation d’une prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité dans les lésions traumatiques complexes de la base du pouce. Elle offre une stabilité immédiate, restaure la longueur et l’opposition du pouce et facilite une rééducation fonctionnelle précoce. Les implants à double mobilité peut être une option intéressante dans certains cas traumatiques.
OBJECTIVE:The Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (DASH) questionnaire, along with its shortened version QuickDASH, are widely used self-assessment tools for evaluating upper limb function across various acute and chronic conditions. These tools aim to standardise outcome measures globally, contingent upon certified versions and adherence to calculation guidelines. While overall reliability of the QuickDASH is established, question-by-question reproducibility and methodology have not been rigorously assessed. Carpal tunnel syndrome was chosen for testing the reliability of the QuickDASH. This study aimed to evaluate the question-by-question reliability of the QuickDASH in carpal tunnel syndrome patients. Additionally, we surveyed members of the French Society of Hand Surgery regarding their QuickDASH usage practices and examined patients' functional expectations to correlate them with the questionnaire items. Our hypothesis suggested that response reliability might be affected by patient and practitioner factors or data collection methods. MATERIALS AND METHODS:A non-interventional, single-center study was conducted from July 2023 to June 2024, including patients whose carpal tunnel syndrome was confirmed by clinical and electrophysiological tests. Patients completed the QuickDASH three times on consecutive days. Demographic, clinical, and paraclinical data were collected, including pain medication, ease of completion, age, sex, body mass index, profession, occupational health status, smoking, diabetes, thoracic outlet syndrome, and electroneuromyogram data. In October 2023, an online survey queried SFCM members on their QuickDASH application methods, response management, and knowledge of guidelines. Finally, A separate group of patients was interviewed preoperatively to describe their symptoms openly and symptoms were then compiled for analysis. RESULTS:The QuickDASH was found easy to complete by 93.3% of patients. The intraclass correlation scores indicated strong reliability for the overall QuickDASH, with 93% pre-operatively, 87% post-operatively and 92% in the overall population. However, question-specific intra-class correlations revealed less consistency, particularly for certain items post-operatively. Among surveyed practitioners, 65.5% reported that patients completed the QuickDASH autonomously, and 63.2% provided direct clarification when needed. While 58.1% of practitioners indicated the QuickDASH did not affect therapeutic decisions, 41.9% acknowledged its potential impact. Word clouds created from open-ended patient responses highlighted pain, tingling, and nocturnal symptoms as primary concerns pre-operatively. CONCLUSION:The QuickDASH questionnaire demonstrated high reliability for measuring upper limb function in carpal tunnel syndrome patients, though some questions showed variability in their responses. Despite its widespread use, the implementation of the QuickDASH in clinical practice shows room for improvement, particularly regarding practitioner understanding and handling of missing data. The increased use of Patient-Reported Outcomes Measures should encourage us to develop more specific tools that are closer to patients' symptoms and functional requirements.
La détection précoce de l’amylose à transthyrétine améliore considérablement l’efficacité du traitement. Le syndrome du canal carpien est reconnu comme une manifestation extracardiaque précoce de l’amylose à transthyrétine, précédant souvent de plusieurs années l’atteinte cardiaque. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’évolution cardiologique des patients présentant une biopsie ténosynoviale positive pour l’ATTR lors d’une chirurgie du SCC.Une cohorte continue de 53 patients (46 hommes, 7 femmes ; âge moyen : 72,9 ans + −5,05 ans) a été analysée prospectivement. Suite à une biopsie positive durant la chirurgie du SCC, une évaluation cardiologique systématique incluant ECG, échographie cardiaque et dosage des biomarqueurs (troponine, NT-ProBNP) a été réalisée. Les patients présentant des anomalies sur l’un de ces examens bénéficiaient d’une scintigraphie. Le diagnostic d’amylose cardiaque était porté en présence d’une scintigraphie positive et un traitement spécifique était proposé au patient.Lors de l’évaluation initiale, quatre patients (âge moyen 73 ans, tous des hommes) présentaient ont eu un diagnostic d’amylose cardiaque. Un autre patient a été diagnostiqué lors d’un suivi à 20 mois. Les anomalies initiales incluaient une élévation des biomarqueurs et des anomalies modérées du strain myocardique. La survie sans manifestation cardiaque significative était de 86,6 % à 3 ans. Nous avons retrouvé comme élément statistique significatif les patients présentant une récidive du canal carpien (p = 0,049) et ceux ayant déjà été opéré du canal carpien préalablement sans biopsie lors du premier côté (p = 0,025).Cette étude souligne l’importance d’un suivi cardiologique rigoureux des patients présentant un SCC associé à une biopsie positive pour l’ATTR. Compte tenu de l’absence de consensus sur le rythme optimal du suivi cardiologique, il peut proposé un intervalle annuel en cas de biomarqueurs ou d’échographie initialement normaux et un suivi rapproché tous les trois ans pour les cas entièrement négatifs.
Le doigt bloqué, ou « locked finger », est une entité nosologique et sémiologique relativement rare qui reste assez méconnue, notamment dans les services d’urgence, et parfois même dans certains services d’urgence de la main.Il convient de différencier ce blocage particulier du doigt des autres étiologies plus courantes de blocage et de ressaut des doigts longs (doigt à ressaut bloqué, luxation de tendon extenseur dans une vallée intermétacarpienne, flessum d’origine articulaire).En effet, ce « locked finger » correspond à un blocage métacarpien en flexion avec extension impossible, survenant de manière aiguë. La conjonction de plusieurs éléménts anatomophysiologiques expliquent ce phénomène rare, et notamment le balayage sans retour possible d’un ligament collatéral de l’articulation métacarpophalangienne d’un ostéophyte situé au niveau de la joue métacarpienne.Le traitement proposé est le plus souvent non chirurgical, et consiste en une arthrodistension par injection intra-articulaire dans l’articulation métacarpophalangienne de liquide (sérum physiologique ou anesthésique local), permettant un déblocage de l’articulation par manœuvres externes.Les différentes séquences vidéos permettent d’expliquer la présentation clinique et donnent des clés pour affirmer le diagnostic ; le traitement non chirurgical par arthrodistension est expliqué pas à pas, de manière pédagogique afin qu’il puisse être aisément reproduit.
Transthyretin amyloidosis is a frequent cause of heart failure, resulting from an accumulation of abnormal proteins in the myocardium. Recent research has highlighted the importance of early diagnosis to enhance the effectiveness of specific treatments. Extra-cardiac symptoms may precede several years before cardiac complications, with carpal tunnel syndrome often considered a red flag. The aim of this prospective, observational cohort study was to determine the incidence rate of positive synovial biopsies for transthyretin amyloidosis in patients aged 60-80 years undergoing carpal tunnel decompression, and to identify risk factors. The diagnosis of transthyretin amyloidosis was confirmed through the analysis of synovial tissue biopsies using Congo Red and immunohistochemical staining. The study included 254 patients, with an 18.5% prevalence of transthyretin amyloidosis. Risk factors for positive test results were identified as male sex, trigger finger, hearing disorders and valve disease. A predictive analysis using logistic regression yielded a probability model for individuals belonging to the positive group.Level of evidence III
La trapézectomie est généralement considérée comme le traitement de référence pour l’arthrose péritrapézienne, affectant les articulations trapézométacarpienne (TMC) et scaphoïde-trapézoïde (STT). Avec le développement des arthroplasties, en particulier au niveau de la TMC, l’arthroplastie double du pouce pourrait représenter une alternative intéressante. Cette étude avait pour objectif principal d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques à six ans de cette double arthroplastie. L’objectif secondaire était d’examiner l’évolution des résultats en les comparant à ceux obtenus dans une étude sur la même série réalisée préalablement avec un suivi minimal de deux ans.Cette étude rétrospective mono-opérateur a concerné tous les patients ayant bénéficié d’une double arthroplastie du pouce utilisant un Pyrocardan® pour la STT et une prothèse double mobilité pour la TMC (Moovis® ou Maïa®) entre novembre 2012 et octobre 2017. Nous avons évalué les résultats cliniques (douleur, mobilités de la colonne du pouce, force de préhension moyenne mesurée par le Jamar Digital Hand Dynamometer et la force de pincement latérale moyenne mesurée par un pinchmètre), fonctionnel (Quick-DASH) et radiographiques.Dix-sept patients (22 pouces) âgés en moyenne de 68 ans (SD 8,64) ont fait l’objet d’un premier suivi d’au moins deux ans avec un suivi moyen était de 39 mois (SD 17,6). Ensuite, douze patients (14 pouces) ont fait l’objet d’un deuxième suivi d’une durée minimale de six ans avec un suivi moyen de 87 mois (SD 14,5).L’EVA moyenne était de 1,2 (SD 2,02). L’opposition était bonne avec une échelle de Kapandki à 9,57 en moyenne (SD 0,93). La force de préhension était de 108 % (SD 39,80) et la force de pincement latérale était de 119,8 % (SD 63,41) par rapport au côté sain. Le score Quick Dash moyen était de 21,6 (écart-type 20,81) à deux ans et de 21,6 (écart-type 14,9) à six ans. Le taux de satisfaction a montré que 89,5 % des patients étaient très satisfaits à 2 ans et 50 % à 6 ans. 94,7 % d’entre eux avaient « oublié » leur pouce dans la vie de tous les jours à 2 ans et 50 % à 6 ans. L’évaluation radiographique n’avaient pas retrouvé d’anomalie périprothétique au niveau des deux implants. Enfin, la survie des implants était de 100 %.L’arthroplastie de rhizarthrose étagée donne de bons résultats avec un maintien des résultats cliniques et fonctionnel dans le temps. Nous avons toutefois remarqué la satisfaction des patients avait tendance à s’altérer dans le temps. Un suivi à plus long terme sera intéressant.
Le QuickDASH est un questionnaire d’autoévaluation subjective de la capacité fonctionnelle des membres supérieurs, dérivé du DASH score. Bien que ses propriétés statistiques globales aient été largement étudiées, aucune analyse de la fiabilité des réponses à chacune de ses questions n’a été réalisée à notre connaissance. Cette étude vise à évaluer spécifiquement la fiabilité des réponses aux questions du QuickDASH. Nous formulons l’hypothèse que la fiabilité des réponses est insuffisante et que plusieurs facteurs liés au patient, au praticien ou au test lui-même peuvent en être responsables.Cette étude monocentrique, non interventionnelle, a été menée sur des patients opérés ou en attente de chirurgie pour un syndrome du canal carpien entre juillet 2023 et mars 2024. Les patients ont été répartis en deux groupes : préopératoire et postopératoire. Un questionnaire QuickDASH leur a été administré trois fois par voie électronique. Les paramètres démographiques des patients et les détails concernant leur syndrome du canal carpien ont été collectés.Soixante patients ont été inclus dans l’étude, équitablement répartis entre les groupes préopératoire et postopératoire. Les réponses au questionnaire QuickDASH ont été analysées pour chaque question afin de déterminer la fiabilité avec un indice de corrélation intra-classe (ICC). L’ICC total pour le QuickDASH a été de 93 % pour le groupe préopératoire, de 87 % pour le groupe postopératoire et de 92 % pour l’ensemble de la population étudiée. Certaines questions ont montré des ICC à 75, 5 questions sur les 11 dans le groupe préopératoire et 7 dans le groupe postopératoire.La fiabilité globale du QuickDASH observée dans cette étude est comparable à celle rapportée dans la littérature. Cependant, l’analyse par item met en lumière un manque de fiabilité des réponses à plusieurs questions rendant plus aléatoire son interprétation.
La raideur du coude affecte considérablement la qualité de vie d’un patient. Un secteur de mobilité de 30°/130° en extension/flexion et 50°/50° en pronation/supination a été considéré comme le secteur fonctionnel de mobilité par Morrey. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels des raideurs d’origines post-traumatique et dégénérative après arthrolyse arthroscopique. L’hypothèse était que cette technique chirurgicale permettait une amélioration fonctionnelle quelque-soit l’indication mais avec un résultat obtenu plus rapidement chez les patients présentant une pathologie dégénérative. Il s’agissait d’une étude rétrospective, continue, mono-opérateur incluant tous les patients ayant été opéré d’une arthrolyse du coude sous arthroscopie entre 2013 et 2020, soit 34 patients, d’âge moyen 45 ans (18–78). Lors de l’analyse, les patients étaient répartis en deux groupes en fonction de l’étiologie de la raideur articulaire. Le groupe A (post-traumatique) était constitué de 18 patients de 33 ans d’âge moyen (18–64) et le groupe B (dégénératif) de 16 patients de 59 ans d’âge moyen (42–78). Les patients ont tous étaient évalué cliniquement à, en moyenne, 27 mois de recul. Les amplitudes articulaires, le niveau de satisfaction et le score Mayo Elbow Performance Score (MEPS) étaient recueillis. Sur la série globale, l’arc de mobilité préopératoire était de 81° et a progressé significativement en post-opératoire à 122° (p < 0,001). Les données préopératoires des 2 groupes étaient comparables en dehors de l’âge (p < 0,001) et du MEPS (p = 0,044). En post opératoire, l’arc de mobilité a été significativement amélioré dans les 2 groupes mais avec un gain plus important pour le groupe A (p = 0,003). Le MEPS a progressé significativement dans les 2 groupes mais le score post-opératoire était moins bon pour le groupe B que pour le groupe A (p = 0,001), quant au gain sur la récupération des amplitudes articulaires, il a été plus rapide dans le groupe B (à 2,4 mois) que dans le groupe A (à 3,7 mois) (p = 0,021). Nous avons déploré 5 complications avec 4 syndromes irritatifs du nerf ulnaire au coude décompensés secondairement et une parésie post-opératoire du nerf radial. Enfin, 94 % des patients étaient satisfaits ou très satisfaits du résultat de leur intervention. L’arthrolyse arthroscopique est un outil efficace et une bonne option pour le traitement des patients souffrant de raideurs du coude post-traumatiques et non-traumatiques. L’amélioration obtenue est significative tant sur la fonction que sur le gain en amplitude articulaire avec toutefois, un meilleur résultat obtenu dans le groupe post-traumatique mais un résultat acquis plus rapidement dans la pathologie dégénérative. IV, Étude rétrospective.
L'intoxication tabagique est un problème de santé publique. Notre hypothèse était que le degré de dépendance tabagique était corrélé positivement à l'intensité ressentie d'une douleur aiguë. Notre étude était prospective, comparative, observationnelle, monocentrique, de 2019 à 2021. Les patients inclus présentaient un traumatisme de phalange distale, extra articulaires de moins de vingt-quatre heures. Nous comparions un groupe fumeur, et un groupe non-fumeur. Pour chaque patient, une Échelle Numérique de Douleur (END) était réalisée au moment du traumatisme, à la première consultation, une fois par jour jusqu'au cinquième jour du traumatisme. Un test de Fagerström était réalisé. Le critère de jugement principal était la corrélation entre la dépendance et l'END d'une part, et la corrélation entre la quantité de tabac consommée et l'END d'autre part. Les critères de jugement secondaires étaient la consommation d'antalgiques en fonction du Fagerström, de l'END et de la consommation tabagique. Soixante-sept patients étés inclus, 26 fumeurs, 41 non-fumeurs. Nous n'avons pas mis en évidence de corrélation significative entre le niveau de dépendance et l'END, pas de différence significative non plus entre la quantité de tabac consommé et l'END. La consommation d'antalgiques de palier II était multipliée par deux de façon significative dans le groupe fumeur au deuxième, troisième et cinquième jour (2,15 comprimés contre 1,22 au deuxième jour p = 0,02, 1,27 comprimés contre 0,49 au troisième jour p = 0,01, 0,69 comprimé contre 0,20 au cinquième jour p = 0,04). Les patients tabagiques sont exposés à des douleurs plus fréquentes, plus intenses et consomment plus d'antalgiques de palier deux. IIB; Cohorte Exposée/Non exposée.
Introduction: Elbow stiffness significantly affects the patient's quality of life. This joint must have at least 30 degrees/130 degrees extension/flexion and 50 degrees/50 degrees pronation/supination to function normally according to Morrey. Hypothesis: The objective of this study was to evaluate functional outcome of arthroscopic arthrolysis by comparing stiffness of post-traumatic and degenerative origin. The hypothesis was that this surgi-cal technique allows functional improvement in any indication but with a faster result in degenerative pathology.Material and methods: This was a retrospective study including all patients who underwent elbow arthrolysis under arthroscopy, operated on by a single operator, between 2013 and 2020. Thirty-four patients were included, with a mean age of 45 years (range, 18-78 years). Patients were divided into two groups according to etiology. Group A (post-traumatic) consisted of 18 patients with a mean age of 33 years (range, 18-64 years) and group B (degenerative) of 16 patients with a mean age of 59 years (range, 42-78 years). All patients were clinically assessed at a mean 27 months. Range of motion, level of satisfaction and Mayo Elbow Performance Score (MEPS) were collected.Results: In the overall series, preoperative range of motion was 81 degrees and significantly improved postopera-tively to 122 degrees (p < 0.001). The preoperative data of the 2 groups were comparable except for age (p < 0.001) and MEPS (p = 0.044). Postoperatively, range of motion improved significantly in both groups but with greater gain in group A (p = 0.003). MEPS improved significantly in both groups, but the postoperative score was poorer in group B (p = 0.001). Recovery of range of motion was faster in group B (2.4 months) than in group A (3.7 months) (p = 0.021). There were 5 complications: 4 secondary decompensations of ulnar tunnel syndrome, and 1 postoperative radial nerve paresis. 94% of patients were satisfied or very satisfied with the result of surgery.Conclusion: Arthroscopic arthrolysis is an effective option for post-traumatic and non-traumatic elbow stiffness. Improvement was significant in terms of both function and range of motion, with, however, better results in the post-traumatic group but results achieved more rapidly in the degenerative pathology group.Level of evidence: IV, retrospective study.(c) 2022 Published by Elsevier Masson SAS.
BACKGROUND:Nicotine addiction is a public health problem. Our hypothesis was that the degree of nicotine dependence is positively correlated with the perceived intensity of acute pain. MATERIALS AND METHODS:A single-center prospective comparative observational study was conducted from 2019 to 2021. Patients included presented distal phalanx extra-articular trauma of less than 24hours' progression. We compared a group of smokers with a group of non-smokers. A Digital Pain Scale (DPS) was assessed at time of trauma, at first consultation, and once a day until the fifth day post-trauma. A Fagerström test was performed. The primary endpoints were the correlation between dependence and DPS and the correlation between the amount of tobacco consumed and DPS. The secondary endpoints were analgesic consumption according to Fagerström, DPS and tobacco consumption. RESULTS:Sixty-seven patients were included: 26 smokers, 41 non-smokers. No significant correlation was found between dependence level or amount of tobacco used and DPS. Consumption of level II analgesics was significantly 2-fold higher in the smoking group on the second, third and fifth day: respectively, 2.15 tablets versus 1.22 (p=0.02), 1.27 versus 0.49 (p=0.01), and 0.69 versus 0.20 (p=0.04). CONCLUSION:Patients who smoke are exposed to more frequent and more intense pain and consume more palliative painkillers. LEVEL OF EVIDENCE:IIB; exposed vs. non-exposed cohort.
The aim of this study was to evaluate the stress distribution and displacement values of six different miniplate systems in large mandibular advancement after sagittal split ramus osteotomy (SSRO) with finite element analysis (FEA). A three-dimensional model of a mandible was created and a 10 mm advancement SSRO was simulated. The model was fixed using a four-hole miniplate, a six-hole miniplate, a newly designed six-hole miniplate and their curved versions. Maximum principal stress values for bone, von Mises stress values for osteosynthesis materials, and the amount of displacement between segments were measured. The highest von Mises value was observed in the curved version of the newly designed six-hole miniplate; the lowest value was detected in the four-hole curved miniplate. The lowest value of maximum principal stress in the bone was found in the curved version of the novel design six-hole miniplate. The least displacements between segments were also recorded in the new design of straight miniplate; therefore, for large mandibular advancement surgery, this novel six-hole miniplate may be a promising option with positive biomechanical characteristics.
The management of septic arthritis of the hand is poorly described and there is no consensus. It is based on how septic arthritis of the large joints is managed, despite certain specificities related to the hand, typically involving inpatient management and intravenous antibiotic therapy. The primary objective of this work was to evaluate our postoperative protocol for the management of septic arthritis of the hand with short-term antibiotic therapy. The secondary objective was to determine the risk factors for treatment failure. We conducted a retrospective, descriptive, single-center study and analyzed the medical records of patients managed for septic arthritis of the fingers over a 1-year period from January 2018 to December 2018. We collected patient demographics and all pre-, intra-, and postoperative data. A total of 128 patients were included. The median age was 52.4 years (41-66). An exogenous source of contamination was reported in 98% of cases (animal bite, plant thorn, wound, cyst trituration, etc.). The most frequently isolated microorganism was Staphylococcus aureus (45%), followed by Streptococcus spp. (22%) and Pasteurella spp. (18%). The vast majority of patients (79%) were treated with oral amoxicillin/ clavulanic acid. This treatment was continued in 91% of patients after microbiological results were obtained for a median treatment duration of 8 days (7-15). Nine percent of patients failed treatment. The risk factors identified were crush wounds (p = 0.04), initial radiological abnormalities (chondrolysis and/or osteolysis) (p = 0.016) and infection with Pasteurella spp. (p = 0.015). Our study suggests that simplified antibiotic therapy is feasible for the management of septic arthritis of the hand with short duration, broad spectrum oral antibiotics in the absence of identified risk factors. (C) 2022 SFCM. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Avascular necrosis of the scaphoid, often referred to as Preiser's disease, is little known despite the scaphoid being the second most frequently involved location in avascular pathology of the carpal bones after the lunate (Kienböck's disease). Nonetheless, very few cases have been reported in the medical literature over the last century. Its pathophysiology is not completely elucidated although the unique vascularization of the scaphoid and several risk factors seem to be recurrently incriminated. Two new classifications based on modern imaging have appeared in the last decade and are now considered essential supplements to Herbert and Lanzetta's original radiographic classification. Because of the lack of formal treatment guidelines, a wide range of different treatments have been explored over time, contributing to the confusion around this pathology. Adding to this confusion, are the numerous terms used to designate the condition and lack of knowledge concerning its pathophysiology, risk factors, clinical and radiographic presentation. The aim of this review is therefore to explore and clarify Preiser's disease in terms of history, terminology, pathophysiology, clinical considerations and imaging and to propose a simple updated treatment algorithm based on the results provided by a thorough review of literature (53 publications, 170 patients) since Georg Preiser's original and controversial description in 1910.
En France, l’apprentissage de la microchirurgie est assuré dans le cadre des diplômes universitaires avec un volume horaire moyen de 100 heures (45–120) étalés sur plusieurs mois. Cette formation, étalée sur plusieurs mois au cours de l’année universitaire, montre ses limites pour assurer le maintien d’un encadrement de qualité et la pérennité des acquis des étudiants. Ces difficultés risquent de faire disparaître un certain nombre de DU déjà fragilisé par les difficultés à maîtriser les coûts financiers et satisfaire les contraintes administratives en rapport avec l’utilisation d’animaux de laboratoire. Nous rapportons notre expérience d’une formule d’apprentissage concentré sur deux semaines consécutives totalisant 9 TP de 4 heures (36 heures). Le responsable du TP surveillait en permanence 5 élèves par TP (soit 2 groupes totalisant 10 étudiants) permettant un accompagnement personnalisé. A la fin de chaque TP un questionnaire d’évaluation et d’auto-évaluation étaient remplis respectivement par l’enseignant et l’étudiant. La progression moyenne des étudiants est passée de 23,9/30 points (20–30) lors du 3e TP à 26,9 points (23–30) lors du 9e TP (p = 0,012). Au terme du 3e TP, nous avons réparti de manière rétrospective les étudiants en 3 groupes de niveau (bon, moyen et débutant) basés sur les premières évaluations. Ainsi on retrouvait une différence de niveau entre chaque groupe au TP 3. À la fin du TP 9, les 3 groupes avaient un niveau statistiquement comparable. La comparaison des questionnaires d’évaluation entre étudiants et enseignants montrait une différence significative dans 7/10 cas la première semaine. Il n’y avait pas de différence significative dans la même proportion la 2e semaine. L’efficacité de cet apprentissage est basée sur la répétition rapprochée des exercices selon les principes d’Ebbinghaus qui établit que sans répétition la probabilité de se rappeler une information baisse exponentiellement alors que si on répète rapidement l’information de façon successive les courbes s’aplatissent ce qui consolide la mémorisation de l’information. La rapidité des progrès dans l’acquisition des bases de la microchirurgie stimule l’enthousiasme des étudiants et des enseignants pour cet apprentissage réputé exigeant. Notre étude montre que les bases de la microchirurgie évaluées sur la fiabilité des sutures vasculaires a pu être acquises à l’issue des 36 heures quel que soit le niveau initial des étudiants participant à l’étude.