BACKGROUND:Hepatitis A virus (HAV), transmitted primarily through the faecal-oral route, remains endemic in Mayotte, particularly among children. This study aims to assess the HAV epidemiology and circulating strains from 2017 to 2019 to evaluate prevention strategies. METHODS:Between November 2017 and June 2019, 2434 patients were tested for HAV immunoglobulin M (IgM). Acute HAV infection was defined by HAV-IgM levels and clinical symptoms. Genotyping was performed using reverse transcription polymerase chain reaction and phylogenetic analysis. RESULTS:Of 125 positive cases, 50 met the acute infection criteria, with a median age of 13 y. Most cases were mild and 28% required hospitalization. Phylogenetic analysis identified genotype IIIA, with a distinct 'Mahorese strain' circulating in Mayotte. A few cases were linked to travel to Madagascar and Pakistan. CONCLUSIONS:Mayotte remains highly endemic for HAV, with a locally circulating strain. Improved sanitation and hygiene are crucial to control the spread of HAV, and while universal vaccination could help, hygiene measures should remain a priority.
In April 2024, two cases of hepatitis A (HA) were linked to the consumption of oysters produced in the same region, which triggered a multidisciplinary study. A network was quickly set up in a one-health approach including epidemiological and clinical data, as well as analysis of locally collected shellfish and wastewater samples. By the end of the outbreak, up to 17 HA cases met the case definition: all shared a same genotype IA strain and have eaten oysters. The prompt response enabled the identification of oyster samples positive for the HAV genome at the start of the monitoring period; these oyster samples subsequently tested negative during the following two months of the sampling campaign. Monitoring three nearby wastewater treatment plants revealed that the contamination was limited to a single area, allowing for more effective monitoring of shellfish. None of the identified cases lived in the area served by the treatment plant, and no clinical cases were detected among the local population, either before or after the outbreak. The decline of HAV concentration in sewage signed the end of the outbreak. While predicting contamination of shellfish growing areas is complicated, sewage surveillance can help establishing an alert system to prevent shellfish contamination, which is an important issue for silent diseases.
Rationale: Immune dysregulation, measured by serum levels of biological markers of immunity, has been associated with mental disorders, including anorexia nervosa (AN). Research also suggests that severe caloric restriction and nutrient deprivation can lead to immune response alterations. We aimed to describe the prevalence of COVID-19 infection in severely malnourished inpatients with AN and look at their post-vaccination antibody levels. Methods: We conducted a retrospective study of all extremely malnourished inpatients with AN admitted to the Nutritional Care Unit of Paul Brousse university hospital over 12 months. Vaccination data and biological markers of immunity at admission were collected. Results: Among 118 inpatients (94.9 % females; BMI: 11.9±1.4; age: 27.5±9.5), 61 (51.7%) were vaccinated, 6 (5.1%) presented mild COVID-19 infection, and 51 (43.2%) were neither vaccinated nor infected. No statistically significant difference was found between vaccinated (175.5 ±106.6 BAU/ml) and infected (140.2±102.6 BAU/ml) patients in serum levels of anti-S total antibodies. Conclusion: Despite severe malnutrition, several waves of COVID-19, including the Omicron variant particularly contagious, no severe forms of infection were reported in malnourished patients with AN and antibody response after vaccination does not seem to differ from that of healthy subjects in the general population. Protective factors and underlying mechanisms that can prevent immune system impairment in severe AN require further investigation. Disclosure of Interest: None declared
La Nouvelle-Calédonie, territoire outre-mer de la zone Pacifique, présente un niveau de faible endémicité vis-à-vis du virus de l'hépatite A (VHA). Ce territoire a été impacté de façon notoire par une épidémie liée au VHA entre 2005 et 2006, puis s'en est suivi une période de faible circulation jusqu'en 2018, où des cas ont été détectés chez des patients hospitalisés de retour de voyage, à l'origine d'une nouvelle introduction virale ayant donné lieu à une vague épidémique. Une étude observationnelle rétrospective a été menée sur les individus présentant des IgM anti VHA positifs entre le 1er janvier 2018 et le 31 mars 2022. Les données démographiques, cliniques, biologiques de ces patients ayant développé une hépatite A ont été collectées par les autorités sanitaires de Nouvelle-Calédonie dans le cadre des actions effectuées autour des cas déclarés. Une étude phylogénétique a également été menée sur les souches isolées pendant cette épidémie. Pendant la période retenue de 2018 à début 2022, 672 cas ont été inclus. L'âge moyen des individus était de 15,7 ans [14,2-16,1ans] avec des extrêmes allant de 1 mois à 90 ans et un sex ratio H/F de 1,19. En 2018 les cas détectés étaient tous issus de patients de retour de voyage (12 cas du Vanuatu et 1 de Kiribati). Les premiers cas autochtones ont été signalés en 2019 avec un pic épidémique établi en avril 2021 dont l'incidence était de 201,48 cas pour 100 000 habitants. L'étude phylogénétique des souches a fait état de la circulation uniquement du génotype IA avec des séquences bien distinctes de celles de l'épidémie de 2005. L'introduction virale s'est donc faite à partir d'individus infectés de retour de voyage du Vanuatu et Kiribati puis a diffusé progressivement dans la population générale. Parmi les patients inclus dans l'étude, le taux d'hospitalisation a été évalué à 32,3% sur les 372 dont le statut était renseigné. Le taux d'hospitalisation pour les moins de 5 ans par rapport aux autres groupes d'âge était significativement moins élevé (p<0,05) et aucune différence significative sur le risque d'hospitalisation n'a été observée entre les autres groupes. Les données concernant le taux d'ALAT au moment du diagnostic étaient disponibles pour 561 individus, avec une moyenne de 1561 UI/L au moment du diagnostic biologique. Une différence significative du taux moyen d'ALAT entre les groupes de patients hospitalisés et non hospitalisés a été relevé (p<0,001). La Nouvelle-Calédonie présente un contexte épidémiologique unique associant des disparités au niveau des seuils d'immunisation vis-à-vis du VHA entre les différentes communautés et un contexte sanitaire complexe présentant des types d'habitats pouvant être précaires, avec des systèmes de traitement des eaux usées non adaptés voire inexistant dans certains districts. De plus, le changement climatique qui affecte particulièrement la région Pacifique, avec des phénomènes pluviométriques majeurs relevés en 2021, a pu indirectement favoriser cette d'épidémie. Ces éléments peuvent expliquer en partie la diffusion virale observée qui ont conduit à l'émergence de cette épidémique associée à un taux d'hospitalisation inhabituel. Il est à noter également que les actions de prévention menées par les services sanitaires autour des cas ainsi que les mesures de confinement strict imposées par l'introduction du SARS-CoV-2 auront participé directement et indirectement à la décrudescence rapide du nombre de cas. Aucun lien d'intérêt
La pandémie mondiale de COVID-19 commence à être contrôlée par une vaccination massive. Les patients atteints de maladies auto-immunes (MAI) traités par rituximab ont un risque de décès 4 fois plus élevé (2,32–7,03) et semblent ne pas avoir la même réponse humorale que les témoins sains au vaccins à ARNm. L'objectif est de comparer les réponses cellulaires et humorales au vaccin ARNm BNT 162b2 contre le COVID-19 de patients atteints de MAI traités par rituximab (RTX) ou d'autres immunosuppresseurs ou immunomodulateurs (autres IS) à des sujets contrôles. Les patients et les témoins sains (HC) ont été vaccinés avec le BNT162b2 aux jours 0 et 28 et prélevés aux jours 28 et 56. Les patients présentant une infection antérieure au SARS-CoV 2 ont été exclus. Les patients ont été divisés en 2 groupes : « groupe RTX » s'ils avaient reçu du RTX il y a moins d'1 an, ou « autre IS » s'ils étaient traités avec d'autres traitements. Une évaluation sérologique de la réponse vaccinale (ECLIA Cobas, Roche) et de la neutralisation (iFlash-2019-nCoV Nab, Ylho) a été réalisée. Nous avons défini un seuil ≥ 50 d'IgG anti-Spike comme la réponse au vaccin car c'est la valeur seuil au-delà de laquelle les HC avaient tous des anticorps neutralisants détectables. La réponse cellulaire T contre les peptides de la protéine Spike a été réalisée en détectant le marquage intracellulaire du TNF, de l'IFNg, de l'IL2, sur les lymphocytes T CD4 et CD8 activés. Vingt-huit contrôles et 57 patients atteints de MAI ont été inclus ; 24 patients dans le groupe rituximab et 33 dans l'autre groupe autre IS. À j56, Le groupe RTX avait significativement moins d'IgG anti-Spike (68,6 ± 110) par rapport au groupe HC (235 ± 58) (p < 0,0001) et au groupe autres IS (180 ± 100) (p = 0,0017). Le pourcentage de répondeurs était plus faible dans le groupe RTX : 29,2 % versus 79,4 % (p = 0,0003) dans le groupe autres IS et 92,2 % dans le groupe HC (p < 0,0001). Il n'y avait pas de différence de taux d'IgG anti-Spike ou de pourcentage de répondeurs entre les HC et le groupe autres IS. Parmi les T CD4 activées, le pourcentage de LT CD4 spécifiques de Spike secrétant de l'IFNg après stimulation était identique dans le groupe RTX (0,039 % [0–0,13]) et dans les groupes autre IS (0,023 % [0–0,07]) et HC (0,029 % [0–0, 07]) (p = 0,38). Il n'y avait pas non plus de différence entre les groupes concernant le pourcentage de LT CD4 spécifiques sécrétant de l'IL-2 ou du TNF. Dans le groupe RTX, le délai médian depuis la dernière perfusion de RTX était significativement plus faible chez les non-répondeurs en anticorps (81 jours [IQR 147]) par rapport aux répondeurs (231 jours [IQR 89]). Aucun des patients ayant reçu RTX au cours des 6 mois précédents n'avait de réponse IgG anti-Spike. La réponse cellulaire T n'était pas corrélée au délai depuis la dernière perfusion ou à la réponse humorale. Chez les patients atteints de MAI vaccinés avec 2 doses de vaccin anti-COVID-19 BNT162b2, la réponse humorale était significativement altérée chez les patients traités par RTX mais pas chez les patients traités par d'autres IS. Cependant, la réponse cellulaire T CD4 n'était pas différente entre le groupe RTX et les autres groupes. Des données cliniques sont nécessaires pour juger de la protection contre la maladie chez les patients RTX ayant une réponse cellulaire sans réponse humorale. En attendant, il est justifié de proposer une 3e dose vaccinale à tous les patients ayant reçu une injection de RTX moins de 6 mois avant la 1re injection vaccinale.
Treatment options for Hepatitis C infection have greatly improved with direct-acting antiviral (DAA) combinations achieving high cure rates. Nevertheless, the cost of this treatment is still high and access to treatment in many countries has been preferentially reserved for patients with more severe fibrosis (F3 and F4). In this French nationwide study, we investigated the epidemiological characteristics and genotype distribution of hepatitis C virus (HCV) in treatment-naive patients with METAVIR fibrosis stages between F0 and F2 in order to identify patient profiles that became eligible for unrestricted treatment in a second period. Between 2015 and 2016 we collected data from nine French university hospitals on a total of 584 HCV positive patients with absent, mild or moderate liver fibrosis. The most represented genotypes were genotype 1b (159/584; 27.2%), followed by genotype 1a (150/584; 25.7%); genotype 3 (87/584: 14.9%); genotype 4 (80/584; 13.7%). Among genotype 4: 4a was predominantly encountered with 22 patients (27.5% of genotype 4). Genotypes 1b and 1a are currently the most frequent virus types present in treatment-naive patients with mild fibrosis in France. They can be readily cured using the available DAA. Nevertheless, non-a/non-d genotype 4 is also frequent in this population and clinical data on the efficacy of DAA on these subtypes is missing. The GEMHEP is the French group for study and evaluation of viral hepatitis on a national scale. Data collection on epidemiological and molecular aspects of viral hepatitis is performed on a regular basis in all main French teaching hospitals and serves as a basis for surveillance of these infections. Analysis and trends are regularly published on behalf of the GEMHEP group. Data collection was performed retrospectively over the 2015-2016 period, covering nine main university hospitals in France. A total of 584 hepatitis C positive patients were included in this study. Genotyping of the circulating viruses showed a high prevalence of genotypes 1b and 1a in our population. The epidemiology of hepatitis C is slowly changing in France, particularly as a consequence of the rise of 'non-a non-d' genotype 4 viruses mainly originating from African populations. More data concerning treatment efficacy of these genotypes is needed in order to guide clinical care.
OBJECTIVES:To determine how the load of rilpivirine-resistant variants (mutational load) influences the virological response (VR) of HIV-1-infected patients to a rilpivirine-based first-line regimen. PATIENTS AND METHODS:Four hundred and eighty-nine patients infected with HIV-1 whose reverse transcriptase gene had been successfully resistance genotyped using next-generation sequencing were given a first-line regimen containing rilpivirine. Variables associated with the VR at 12 months were identified using a logistic model. The results were used to build a multivariate model for each mutational load threshold and the R2 variations were analysed to identify the mutational load threshold that best predicted the VR. RESULTS:The mutational load at baseline was the only variable linked to the VR at 12 months (P < 0.01). The VR at 12 months decreased from 96.9% to 83.4% when the mutational load was >1700 copies/mL and to 50% when the mutational load was > 9000 copies/mL. The threshold of 9000 copies/mL was associated with the VR at 12 months with an OR of 36.7 (95% CI 4.7-285.1). The threshold of 1700 copies/mL was associated with the VR at 12 months with an OR of 7.2 (95% CI 1.4-36.8). CONCLUSIONS:There is quantifiable evidence that determining a mutational load threshold can be used to identify those patients on a first-line regimen containing rilpivirine who are at risk of virological failure. The clinical management of HIV-infected patients can be improved by evaluating the frequency of mutant variants at a threshold of < 20% together with the plasma HIV-1 viral load at the time of resistance genotyping.
Les personnes incarcérées représentent une population à risque d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et les virus des hépatites, tels que le virus de l'hépatite C (VHC) et le virus de l'hépatite B (VHB). Les détenus sont également soumis à des conditions socioéconomiques et d'hygiène défavorables, pouvant contribuer à l'exposition à des virus à transmission entérique, comme le virus de l'hépatite A (VHA) et le virus de l'hépatite E (VHE). Cette population carcérale constitue potentiellement un réservoir ou un observatoire pour les changements épidémiologiques. Ainsi, la séroprévalence VIH, VHC, VHB, VHA et VHE a été ré-étudiée chez les personnes détenues lors de leur incarcération dans un centre pénitencier français. L'étude sérologique a été menée chez 1093 personnes détenues, dans un unique centre pénitencier français, entre juin et décembre 2017. Après l'obtention d'un consentement éclairé auprès du patient, la recherche de l'antigène (Ag) et des anticorps (Ac) du VIH, des Ac du VHC, de l'AgHBs du VHB, des Ac totaux du VHA et des immunoglobulines G (IgG) et IgM anti-VHE a été réalisée sur les prélèvements de plasma. La prévalence observée était de 1,3 %, 2,9 % et 1,9 % pour le VIH, le VHC et le VHB, respectivement. La séroprévalence VHA s'élevait à 62,7 % et augmentait avec l'âge de 50,3 % pour les personnes < 29 ans à 100 % pour les personnes > 60 ans (p < 0,0001). La séroprévalence VHE était de 8,2 %, équivalente entre les femmes et les hommes (10,8 % et 7,9 %, respectivement), mais augmentait avec l'âge de 3,0 % dans le groupe 10–19 ans à 33,3 % dans le groupe > 60 ans (p < 0,0001). Aucune IgM anti-VHE n'a été détectée. La prévalence du VIH, du VHC et du VHB chez les personnes détenues a été confirmée supérieure à celle de la population générale, comme précédemment rapporté. La séroprévalence VHA était également plus élevée que dans la population générale en France. Au contraire, la séroprévalence VHE était plus faible que chez les donneurs de sang français. La proportion d'étrangers ou de français d'origine étrangère étant importante dans ce centre pénitencier français, la faible séroprévalence VHE pourrait être partiellement expliquée par les pratiques religieuses et les habitudes alimentaires des patients.
La couverture vaccinale des malades atteints d’une hépatopathie chronique est réputée insuffisante, y compris quand les malades sont candidats à une transplantation hépatique (TH). Nous avons mis en place une cohorte prospective pour analyser la prévalence des immunisations vaccinales recommandées en pré-TH, proposer des vaccinations avant l’inscription sur liste et suivre les réponses vaccinales. Notre cohorte de candidats à une TH a été vue pendant l’hospitalisation de semaine d’évaluation avant inscription sur liste. Une consultation avec un infectiologue avait pour but d’évaluer, à l’aide d’un carnet de vaccination ou de façon déclarative, la couverture vaccinale contre diphtérie-tétanos-poliomyélite (dTP) et les pneumocoques. Des sérologies ont été réalisées pour évaluer l’immunité contre : hépatite A, hépatite B rougeole, oreillons, rubéole et varicelle. Les vaccins recommandés étaient mis à disposition par la pharmacie directement dans le centre de transplantation, constituant un « mini-centre de vaccinations ». Les vaccinations étaient systématiquement proposées si nécessaire. Entre le 1er mai 2015 et le 31 décembre 2016, nous avons vu 76 malades (25 femmes et 51 hommes ; âge moyen 53 ans ; 70 % né en France continentale) hospitalisés pour une évaluation pré-TH. La plupart souffraient d’une cirrhose (83 %). Douze (16 %) avaient un document de vaccination disponible. Au total, 20 malades (26 %) étaient/déclaraient être à jour de leur vaccination dTP (≤ 10 ans) ; 10 (13 %) avaient reçu une ou 2 doses de vaccin pneumococcique, mais seulement 2 (2,6 %) avaient reçu 2 doses vaccinales ; 16 des 57 (28 %) malades évaluables étaient à jour du vaccin grippe. De nombreux malades avaient des sérologies négatives contre : hépatite B (n = 39, 51 %), hépatite A (n = 27, 35 %), varicelle (n = 5, 7 %), rubéole (n = 4, 5,2 %), oreillons (n = 3, 4 %), rougeole (n = 1, 1,3 %). Seuls 2 (2,6 %) candidats étaient à jour de toutes les vaccinations recommandées. Nous avons ensuite réalisé 147 vaccins pendant l’hospitalisation : dTP ± coq (n = 48), pneumocoques (n = 63), hépatite B (n = 18), hépatite A (n = 17) et ROR (n = 1). La couverture vaccinale des candidats à une TH est faible. Elle peut être facilement augmentée en proposant une vaccination pendant l’évaluation pré-TH. Pour améliorer la couverture vaccinale, nous avons mis au point un logiciel expert en vaccination des candidats à une transplantation hépatique qui nous permettra d’élargir encore la couverture vaccinale en permettant aux hépatologues non-experts en vaccination de prendre le relais.
BACKGROUND:Few studies have investigated infections in human immunodeficiency virus (HIV)-infected liver transplant patients. The aim of this study was to describe the prevalence, time of onset, mortality of infectious complications, other than hepatitis C virus (HCV), and to identify risk factors for their development in a large single-center cohort of HIV-infected liver transplant patients.METHODS:We studied 109 consecutive HIV-infected patients who underwent liver transplantation (LT) between 1999 and 2010 and followed until December 2012.RESULTS:The median age was 44 years (interquartile range [IQR] 41-49), 82.6% were male, and the median follow-up was 45.7 months (IQR 14-65). The major indications for LT were HCV cirrhosis (61%) and hepatocellular carcinoma (19%). Forty patients (37%) developed at least 1 infection during the first year after LT. Twenty-eight (26%) patients had an episode of bacteremia. Five (4.6%) patients developed a cytomegalovirus infection. Fungal infections occurred in 5 (4.5%) patients. Four (3.6%) patients developed an HIV-related opportunistic infection. A total of 43 (39.4%) patients died during follow-up. Mortality related to infection occurred in 9 (7%) cases, and 20 (42.5%) patients died because of HCV recurrence. No patients died from opportunistic infections. Model for end-stage liver disease (MELD) score >17 was associated with a 2-fold higher risk (hazard ratio 1.96; 95% confidence interval 1.01-3.80) of developing infectious complications.CONCLUSIONS:Infections are not a major cause of mortality after LT in HIV patients and opportunistic infections of acquired immunodeficiency syndrome are infrequent. A MELD score >17 increased the risk of developing post-LT infectious complications. Recurrence of HCV infection remains a major cause of mortality.
Le risque transfusionnel lié à l’hépatite E (VHE) est une question émergente en France ou la fréquence des dons ARN positif est estimée à 1/3000.
L’objectif de notre travail est de préciser les caractéristiques morphologiques des néphrites à BK virus (BKVAN) survenant au cours de la transplantation rénale. Nous avons relu les 43 ponctions-biopsies de greffon rénal (PBR) des 35 patients transplantés rénaux chez lesquels une BKVAN a été diagnostiquée entre 2000 et 2014. Pour chacune des PBR, nous avons gradé les lésions élémentaires histologiques selon la classification de Banff 2013, étudié la localisation corticale et/ou médullaire des inclusions virales et recherché la présence de dénudations des membranes basales tubulaires. Nous avons classé la nécrose tubulaire aiguë (NTA) selon son intensité : 0 (< 10 % des sections tubulaires), grade 1 (10 à 25 %), grade 2 (26 à 50 %) et grade 3 (> 50 %). La médiane au diagnostic de BKVAN était de 19 mois (3–45 mois) après la transplantation rénale et aboutissait à la perte du greffon en moins d’un an dans 20 % des cas. Les principales anomalies morphologiques rencontrées étaient une fibrose interstitielle et une atrophie tubulaire étendues (grade 3 = 60 %, grade 2 = 19 %), un infiltrat inflammatoire marqué (ti 3 = 47 %, t1 2 = 21 %) et des dénudations focales des membranes basales tubulaires (60 %). La tubulite était le plus souvent minime (t1 = 51 %). Dix pour cent des PBR ne montraient pas de tubulite. Les lésions de glomérulite et de capillarite péritubulaire étaient exceptionnelles. Seules 5/43 des PBR présentaient un score g + ptc ≥ 2, dont 4 sans autres arguments pour un rejet humoral. Des lésions de NTA de grade 1 étaient observées sur 22 % des PBR, de grade 2 sur 46 % des PBR et de grade 3 sur 12 % des PBR. Vingt pour cent des PBR ne présentaient pas de NTA. La NTA était moins importante chez les patients dont l’évolution était défavorable à court terme (p = 0,043). La BKVAN virus garde un pronostic péjoratif avec des lésions de fibrose interstitielle, d’atrophie tubulaire, d’infiltrat inflammatoire total et de nécrose tubulaire aiguë marquées. L’association entre BKVAN et rejet humoral est exceptionnelle.
Le virus de l’hépatite E (VHE) est un petit virus ARN non enveloppé de la famille des hepeviridae. Bien que l’hépatite E soit une hépatite à transmission principalement entérique, la voie parentérale est également possible. Le virus de l’hépatite E, génotype 3 F est identifié en octobre 2012 devant une cytolyse observée chez un patient greffé rénal âgé de 36 ans. De mars à juin 2012, 59 produits sanguins labiles (PSL) ont été transfusés au décours d’échanges plasmatiques. L’enquête d’hémovigilance effectuée sur les paillettes de biothèque des dons concernés retrouve l’ARN VHE dans une unité de plasma traité par amotosalen. Un 2e patient, âgé de 61 ans, transplanté hépatique, polytransfusé de 72 PSL d’août à novembre 2012, est retrouvé ARN VHE positif (génotype 3 F) en février 2013 devant un bilan hépatique perturbé. L’enquête d’hémovigilance retrouve l’ARN VHE dans une unité de plasma traité par amotosalen. Les 2 unités de plasma incriminées proviennent d’un même don d’aphérèse effectué le 23/03/2012, ayant donné lieu à 3 unités de plasma thérapeutique. La 3e unité a été transfusée à un patient décédé peu après de sa pathologie. L’analyse phylogénétique du virus 3 F retrouvé chez les 2 patients et la donneuse montre une stricte homologie dans les 2 régions ORF1 et ORF2. Tous les autres dons à l’origine des PSL transfusés à ces 2 patients ont été testés et retrouvés négatifs pour le VHE. Il s’agit du 1er cas documenté de transmission du VHE par le plasma traité par amotosalen. Ce virus est aussi connu pour sa résistance au traitement par solvant détergent (SD). Son dépistage est systématique en France sur tous les pools de plasma SD depuis janvier 2013. Les 2 patients sont encore en cours de traitement après un 1er échec de Ribavirine®. Compte tenu de la gravité de l’infection chez certaines catégories de patients transfusés, une réflexion est en cours pour la mise en place éventuelle d’autres mesures.
POSTERSalcohol related problems on the basis of either CAGE or AUDIT.Higher rates were found for men (p < 0.001), young people aged 18-20 years (p < 0.028), divorced or single (p < 0.003), unemployed subjects (p < 0.001), homeless (p = 0.005), immigrants (p < 0.001).There was a lack of significant correlation between positive tests and day of presentation and need of admission.Conclusions: Our data indicate that a large amount of emergency room patients have alcohol-related problems.Emergency Department may be the initial point of healthcare contact for patients with alcohol problems.Social outcast persons present higher risk of alcohol disorders.Screening can be useful to provide the first step of intervention in this group and is needed for early prevention and health care intervention.