Introduction Largement étudiée chez les sujets âgés, l’altération de la performance physique demeure sous-diagnostiquée chez les adultes suivis pour obésité. Notre étude visait à évaluer l’incapacité fonctionnelle (IF) chez ces patients et à identifier les facteurs qui y sont associés. Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale descriptive observationnelle incluant 100 patients adultes obèses. Le diagnostic d’obésité sarcopénique (OS) s’est basé sur le consensus de l’ESPEN et de l’EASO (février 2022). L’IF a été définie par une vitesse de marche<0,8m/s au test de marche de 4 mètres. Résultats L’âge moyen était de 44,42±13,25 ans avec un sexe-ratio (H/F) de 1/9. L’ancienneté moyenne de l’obésité était de 12,13±5,45 ans. L’IMC moyen était de 40,07±5,77kg/m2 et 48 % avaient une obésité morbide. La vitesse de marche moyenne était de 0,83±0,12m/s et 32 % présentaient une IF. L’OS était présente chez 19 % des patients. L’IF était associée à l’HTA (42 % vs 21,2 % ; p=0,034), à l’hypercholestérolémie (61,3 % vs 34,9 % ; p=0,014) et à l’OS (38,7 % vs 10,6 % ; p=0,001). L’arthrose (p=0,19), le syndrome métabolique (p=0,49) et le diabète (p=0,16) n’étaient pas associés à l’IF. L’étude des paramètres anthropométriques a révélé que la vitesse de marche était négativement corrélée à l’IMC (r=−0,24 ; p=0,016), la circonférence brachiale (r=−0,20 ; p=0,043), la masse grasse (r=−0,25 ; p=0,012) et positivement corrélée à la masse maigre (r=0,33 ; p=0,001), à la force de préhension (r=0,22 ; p=0,03) et au ratio de la masse musculaire squelettique sur le poids (−0,27 ; p=0,007). Conclusion Les résultats de notre étude soulignent l’importance d’une vigilance accrue dans l’identification de l’incapacité fonctionnelle chez les sujets en situation d’excès pondéral.
Introduction L’obésité sarcopénique (OS) représente un défi de santé majeur en raison de ses implications métaboliques et cardiovasculaires, ainsi que de son risque accru de mortalité. Le but de notre étude était d’évaluer l’impact de l’OS sur la qualité de vie (QV) des patients atteints. Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale descriptive observationnelle menée auprès de 100 patients adultes suivis pour obésité. Le diagnostic de l’OS a été établi en se référant au consensus de l’ESPEN et l’EASO publié en février 2022. La QV globale a été évaluée à l’aide du questionnaire SF-12 et la QV spécifique à l’aide du questionnaire ORWELL-97. Résultats L’âge moyen de notre population d’étude était de 44,42±13,25 ans avec une nette prédominance féminine (90 %). L’OS a été diagnostiquée chez 19 % des patients. Les scores de qualité de vie physique (PCS) et de qualité de vie psychique (MCS) moyens du SF-12 étaient de 41,55±10,00 et 48,55±14,85, respectivement. Le score moyen ORWELL-97 était de 51,54±16,96. Les patients atteints d’OS avaient un score significativement plus faible (p=0,046) dans le domaine de la vie et les relations avec les autres (SF). Les scores moyens PCS (p=0,53) et MCS (p=0,48) n’étaient pas associés à l’OS. Une altération spécifique de la QV liée à l’obésité était significativement associée à l’OS (42,10 % vs 20,5 % ; p=0,0001), de même que le score ORWELL-97 global (65,00±16,92 vs 48,38±15,44 ; p=0,0001). Conclusions Nos résultats soulignent l’impact de l’OS sur la QV ainsi que l’importance d’évaluer la qualité de vie dans cette population en utilisant un questionnaire spécifique à l’obésité.
Introduction La sarcopénie est reconnue comme un facteur de morbi-mortalité indépendant dans la maladie de Crohn (MC), associée à des retards de cicatrisation ainsi qu’à des complications infectieuses et thromboemboliques. Notre étude visait à évaluer la fréquence de la sarcopénie chez ces patients. Patients et méthodes Il s’agissait d’une étude transversale observationnelle menée auprès de 34 patients atteints de MC. La composition corporelle a été analysée à l’aide d’une bio-impédancemétrie de type TANITA, et la force musculaire a été évaluée par un dynamomètre numérique. Le diagnostic de sarcopénie a été établi en suivant les seuils définis dans le dernier consensus de l’ESPEN et de l’EASO [1]. Résultats L’âge moyen était de 39,03±14,48 ans avec un sexe-ratio F/H de 1,6. La localisation de la MC était iléocolique chez 41,2 % des patients, et 57,6 % étaient en poussée. La MC était compliquée de fistule chez la moitié des patients, d’abcès chez 44,1 % et de sténose chez seulement 5,9 % des patients. L’IMC moyen était de 23,34±5,2kg/m2. Une insuffisance pondérale a été identifiée chez 14,7 % des patients tandis que 26,5 % des patients étaient en surpoids et seulement 8,8 % étaient obèses. La masse musculaire squelettique (SMM) moyenne était de 26,80±6,28kg et 20,6 % avaient un rapport SMM/poids diminué. La force musculaire était altérée chez 38,2 % des patients. La sarcopénie a été identifiée chez 14,7 % des patients. Conclusions Notre étude met en évidence la fréquence non négligeable de la sarcopénie chez ces patients.
The standard management of locally advanced rectal cancer (LARC) is neoadjuvant chemoradiotherapy (CRT) combined with carcinologic resection. This approach has resulted in down-sizing and down-staging of the tumour. A major pathological response (ypT0-1 N0) is associated with better survival, less local recurrence, and less distant failure. We aimed to describe clinicopathological features and the key determinants of outcome among Tunisian patients with major pathological response. We conducted a retrospective study including patients diagnosed with rectal cancer in the medical oncology department at Salah Azaiz Institute in Tunisia over a six-year-period (January 2015 to December 2021) who underwent neoadjuvant long course CRT. We categorized them based on the histological response and distinguished those with a major histological response. One hundred and five patients were included. Thirty-two patients had a major pathological response (30.4%). In this category, the mean age at diagnosis was 57.8 years. The sex-ratio was 0.6 with a female predominance. Preoperative carcinoembryonic antigen (CEA) level was elevated in 4 patients (12.5%). According to pelvic magnetic resonance imaging (MRI) assessment, tumor was staged as cT4 in 6 patients (19%) and most patients were diagnosed with stage III RC (75%). Median radiation dose was 50Gy. The median time from neoadjuvant therapy to surgery was 11.7 weeks. Anterior resection and abdominoperineal amputation were performed in 62.5% and 37.5% respectively. Twenty patients had complete pathological response (ypT0N0) and 12 patients showed a nearly pathological complete response (ypT1N0). Adjuvant CT was administered in 40% of cases. After a mean follow-up of 51 months, tumor recurrence was noted in 3 patients. The disease free survival (DFS) rate at 5 years was 93.6%. In univariate analysis, factors associated with better PFS were: age < 70 years (p=0.019), female gender (p=0.042), endoscopic tumor size < 40mm (p=0.007), normal initial CEA level (p=0.005), and non cT4 staging (p=0.026). In multivariate analysis, only non cT4 remains an independent prognostic factor of DFS (p=0.03). Overall survival rate at 5 years was 85.4%. In multivariate analysis, independent prognostic factors for better OS were tumor size < 40 mm (p=0.04), normal initial CEA level (p=0.03), and non cT4 (p=0.030). In our study, major pathological response had a survival rate of over 85% during follow-up. Multivariate analysis identified tumour size, preoperative CEA level and clinical TNM stage as independent factors that affect survival.
Sidedness of colorectal cancer (CRC) can reveal different presentation, molecular alteration, histology, and outcome. Left-sided CRC are known to have a better prognosis in term of progression and recurrent disease.We aimed to evaluate the impact of tumor site not only on epidemiological and clinipathological features but also on oncological outcome in Tunsian population. We retrospectively analyzed a cohort of 111 patients, treated for localized cancer at Farhat Hached Hospital in Tunisia, over a 13-year-periode (January 2006-December 2018). Clinico-pathological characteristics and Kaplan Meier survival were compared between two groups of LCC and RCC patients. We found 65 patients with LCC (58.5%) and 46 patients with RCC (41.4%). No significant differences were identified between the two groups in sex, obesity, comorbidities or serum CEA level. The LCC group had higher median age (68 years vs 60.5 years p=0.006), more complicated forms revealing the tumor (55,4% vs 37% ; p=0,09) and more acute intestinal obstruction (AIO) (23% VS 6.5% ; p=0.02). Compared with LCC group, RCC group had more mucinous type (p=0,071), higher parietal infiltration depth (T3-T4)(80.4% vs 61.5% ; p=0.033), higher median of resected lymph nodes ( 17 vs 15 ; p=0.028), lower rmedian of hemoglobine rate ( 9.6 g/dl vs 11.2g/dl ; p=0.001) and more transfusion rate (p=0.002). The median time to reccurence was not significantly longer in RCC (32 months) versus LCC ( 20 months), p=0.864. The recurrence-free survival (RFS) rates at 5 years were 80% for RCC and at 79.8% for LCC (p=0.956). Tumor sidedness did significantly affect overall survival (OS) only in univariate analysis. In our study patients with LCC were older and the tumor in this site was more frequently revealed by a complicatedform, especially AIO. RCC group needed more transfusions, showed more mucinous type, greater parietal infiltration and a highernumber of resectedlymphnodes. Tumor location did not impact oncological outcome in Tunisian population.
RAS mutations are the most prominent oncogenic driver mutations in cancers, including colorectal cancer (CRC). The RAS testing is recommended in all patients with metastatic CRC (mCRC), due to its relevance in selecting first-line therapy. The prognostic value of RAS mutations still remains controversial and unclear. The aim of the study was to investigate the clinical and prognostic features in Tunisian patients with CRC according to RAS status. This was a retrospective study including 115 patients with CRC followed in the Medical Oncology Department at Farhat Hached Hospital Sousse Tunisia between January 2015 and October 2022 who underwent RAS testing. RAS status was determined by PCR using the Idylla, Light Mix, KRAS/NRAS XL Strip Assay kits. Correlation studies were based on the chi-square test and survival analyzes. A total of 115 patients were included. The median age was 58 years (range 16- 86). Fifty percent were male and 79.9% of cases had a left-sided primary. Metastatic disease was noted in 60% of cases, locoregional or locally advanced tumor in 27%, and disease was localized in 13% of patients. RAS mutations were detected in 40% of patients. No correlations were demonstrated between RAS mutations and tumor location or gender (p=0.462 and p=0.493 respectively). Metastatic disease was positively correlated with presence of RAS mutations (p = 0.013). Patients with mCRC were treated with a targeted therapy (Bevacizumab or Cituximab) associated to chemotherapy as a first-line therapy according to the RAS status. Median overall survival (OS) was 22 months and median progression-free survival (PFS) was 9 months. RAS-mutant tumors were associated with significantly shorter OS and PFS than those with RAS wild-type : OS rates at 3 years were 2,46 % versus 18,51 % (p = 0.003) and PFS rates at 3 years were 8,64 % versus 24,69 % (p = 0.026). Our study revealed that RAS muations were correlated with metastatic disease and worst OS and PFS.
Le but de notre étude était de voir l’effet d’un régime à index glycémique bas sur les paramètres anthropométriques de femmes en surpoids, diagnostiquées du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Nous avons mené une étude observationnelle analytique prospective sur une période de quatre mois. Nous avons inclus les femmes obèses ayant atteint l’âge de la puberté et qui sont suivies pour SOPK. On définit T0 comme étant le jour du recrutement et T1 correspondant au contrôle réalisé trois mois après T0. Nous avons colligé 33 femmes dont l’âge moyen était de 29,84 ± 6,85 ans. La majorité de la population étudiée (71,9 %) n’avait pas d’enfants. L’âge de la découverte du SOPK variait entre 14 et 39 ans avec une moyenne de 23,41 ± 7,29 ans. Le nombre de mensurations par an de la population variait entre deux et 12 mensurations avec une moyenne de 9,03 ± 3,55 mensurations. Plus de la moitié de la population (56,3 %) avait un cycle menstruel irrégulier. La moyenne de la perte du poids était de 4,08 ± 3,93 kg et la moyenne de gain en masse musculaire était de 0,15 ± 1,81 kg. L’analyse univariée n’a pas mis en évidence d’association statistiquement significative entre les paramètres mesurés à T0 et ceux mesurés à T1. La prise en charge nutritionnelle visant la réduction pondérale peut améliorer le profil endocrinométabolique des patientes obèses atteintes du SOPK ainsi que leurs paramètres anthropométriques et plusieurs régimes sont proposés afin de traiter cette pathologie.
L’objectif était d’évaluer l’évolution des paramètres anthropométriques des patients superobèses après sleeve gastrectomie. Il s’agit d’une étude prospective comparative incluant 58 patients superobèses suivis à l’unité d’obésité de l’INNT. Trente patients avaient bénéficié d’une sleeve gastrectomie (G1) et 28 patients avaient suivi un régime hypocalorique et une activité physique régulière (G2). Les mesures anthropométriques étaient réalisées par un impédancemètre type TANITA BC418 MA. L’âge moyen des patients était de 46,98 ± 11,74 ans. Une nette prédominance féminine était notée. Le poids moyen était de 147,17 ± 18,7 kg. L’IMC moyen était de 56,17 ± 6,17 kg/m2. Les hommes avaient un tour de taille de 150,83 ± 14,45 cm. Le tour de taille moyen des femmes était de 146,32 ± 11,9 cm. Les pourcentages de perte de poids moyens étaient de 12,2 % pour le G1 vs 2 % pour le G2 à 3 mois et de 16,8 % pour le G1 vs 0,5 % pour le G2 à 6 mois. Un an après la sleeve gastrectomie, la perte de poids était de 25,4 % et la perte moyenne de l’excédent pondéral (PEP) était de 44,4 %. Dans le G2,un gain pondéral de 6,5 % a été noté après un an. La différence entre les deux groupes à 3 mois, 6 mois et un an d’évolution était statistiquement significative (p < 10−3). La PEP à un an était supérieure à 25 % chez 89,5 % des patients du G1 et chez aucun patient du G2. La superobésité nécessite une prise en charge thérapeutique précoce. Quand les mesures hygiénodiététiques deviennent insuffisantes, la chirurgie bariatrique trouve son intérêt.
Évaluer la qualité de vie (Qdv) d’un groupe d’adultes tunisiens obèses. Étude transversale incluant 64 adultes obèses suivis à l’Unité d’Obésité de l’Institut National de Nutrition de Tunis. Le questionnaire Impact of Weight on Quality of Life-Lite (IWQOL-Lite) leur a été administré afin d’évaluer leur Qdv en 5 dimensions (mobilité, vie sentimentale, vie sexuelle, vie professionnelle et vie sociale). Un score > 50 % témoigne d’une Qdv altérée, > 75 % témoigne du caractère handicapant de l’obésité sur la Qdv, [50 %-75 %] : impact important, [25 %-50 %] : impact modéré et < 25 % impact léger. L’âge moyen des patients était de 43 ± 12,53 ans. Trois quarts de la population étaient des femmes. Les patients avaient un Indice de Masse Corporelle(IMC) moyen de 40,56 ± 7,48 kg/m2. L’obésité évoluait en moyenne depuis 13,6 ± 8,03 ans. La Qdv était altérée chez 31 % des patients. Un score supérieur à 75 % était retrouvé chez 8 % de la population. Dans la moitié des cas (56 %), l’obésité avait un impact modéré sur la Qdv. La mobilité était le domaine de vie le plus atteint (50 %). Suivent les vies sexuelle(28 %), sentimentale(23 %) et sociale(23 %). La Qdv professionnelle était altérée chez 10,9 % des patients. Une relation statistiquement significative a été objectivée entre l’IMC et les scores de mobilité, de vie sociale et le score global (p < 0,0001, p < 0,0001 et p = 0,002 respectivement). La Qdv des patients obèses, en particulier morbides, est souvent altérée. Son évaluation est donc nécessaire avant et après toute prise en charge thérapeutique.
Dans le domaine de la santé, les équipes de nuit permettent d’assurer la continuité des soins. Etant un personnel de santé, il est généralement inévitable de travailler la garde. Cependant, il a été démontré que le travail de nuit entraîne des changements du rythme et du comportement alimentaires. L’objectif de cette étude était de décrire le comportement alimentaire d’un groupe de personnel médical et paramédical travaillant la nuit. Il s’agit d’une étude multicentrique, transversale, descriptive et comparative ayant inclut 60 personnels de la santé, répartis sur deux groupes : le premier groupe a compris 30 personnels veilleurs, le deuxième groupe a été constitué de 30 sujets non veilleurs. Les deux groupes étaient appariés pour l’âge, le sexe et la catégorie professionnelle. Tous les sujets inclus ont répondu à un questionnaire précisant les caractéristiques générales. Le comportement alimentaire a été étudié à partir d’un enregistrement alimentaire de trois jours : deux jours de gardes et un jour de non garde pour les veilleurs et deux jours normaux et un jour de repos pour les témoins. L’âge moyen des travailleurs de nuit était de 35,93 ± 11,45 ans, celui des témoins de 36,10 ± 10,89 ans. Les deux tiers de la population incluse étaient des infirmiers. Le pourcentage de personnel tabagique était identique dans les deux groupes (27 %). Pour le personnel de nuit, le nombre de cigarettes fumées le jour de garde était significativement plus élevé que celui en dehors de la garde p = 0,011. Le comportement alimentaire des veilleurs était caractérisé par une consommation régulière du petit déjeuner par 83 % des veilleurs le jour de garde et 67 % d’entre eux le lendemain ainsi qu’une consommation plus fréquente des collations le jour de garde et en particulier la collation de soir. Les horaires de prise alimentaire, en particulier ceux de la collation matinale et du déjeuner étaient plus décalés en post garde. Le grignotage pendant la garde a été rapporté par un veilleur sur trois, Il était justifié par une sensation de faim, le stress ou la fatigue chez respectivement 40 %, 20 % et 15 % des cas. Le grignotage concernait plus fréquemment les aliments sucrés que les aliments salés (86 % versus 14 %). En post garde tous les enquêtés ne grignotaient pas. Une consommation de boissons excitantes a été notée chez un veilleur sur deux. Dans notre étude, le travail de nuit semble être associé à une déstructuration alimentaire avec des collations multiples et des troubles du comportement alimentaire. Une éducation nutritionnelle permettra de redresser le comportement alimentaire de ces sujets et d’améliorer leur qualité de vie
DNA hypomethylation of long interspersed repetitive DNA retrotransposon (LINE-1) and Alu repeats elements of short interspersed elements family (SINEs) is an early event in carcinogenesis that causes transcriptional activation and leads to chromosomal instability. In the current study, DNA methylation levels of LINE-1 and Alu repeats were analyzed in tumoral tissues of invasive breast cancer in a Tunisian cohort and its association with the clinicopathological features of patients was defined. DNA methylation of LINE-1 and Alu repeats were analyzed using pyrosequencing in 61 invasive breast cancers. Median values observed for DNA methylation of LINE-1 and Alu repeats were considered as the cut-off (59.81 and 18.49%, respectively). The results of the current study demonstrated a positive correlation between DNA methylation levels of LINE-1 and Alu repeats (rho=0.284; P<0.03). DNA hypomethylation of LINE-1 was also indicated to be associated with low grade (P=0.023). To the best of our knowledge, the current study is the first study regarding DNA methylation of LINE-1 and Alu repeats element in breast cancer of the Tunisian population. The results of the current study suggest that, since hypomethylation of LINE-1 is associated with low grade, it could be used as a biomarker for prognosis for patients with breast cancer.