Background:Morbidity associated with central nervous system tuberculosis (CNS TB) remains high due to persistent inflammation despite standard-of-care (SOC) treatment, including antituberculosis therapy and corticosteroids. Tumor necrosis factor alpha (TNF-α) is a key cytokine driving this inflammatory response, and a limited number of case reports suggest that TNF-α inhibitors may improve outcomes. We report the 1-year outcome of a cohort of consecutive patients treated with infliximab for severe CNS TB. Methods:Following the guidance provided by the French Tuberculosis Consilium, a standardized regimen of intravenous infliximab at 5 mg/kg per dose was used to treat CNS TB unresponsive to SOC. We retrospectively included consecutive patients who received at least 1 infliximab injection for CNS TB from 2017 to September 2021. Results:Eighteen patients with CNS TB, 94% with tuberculous meningitis, were included. Most had severe disease: 82% were classified as British Medical Research Council grade II or III, and 44% required intensive care unit admission. All demonstrated clinical and radiological worsening despite SOC; in 89% due to paradoxical reaction. At infliximab initiation, symptoms remained disabling, with a median modified Rankin scale (mRS) score of 3.5 (interquartile range, 3-4). One month after the first infusion, 38% showed improved mRS scores, increasing to 78% at 1 year. One-year survival was 94%; 1 death occurred 12 months after a single infliximab dose and was unrelated to TB treatment. Conclusions:Infliximab may represent a promising adjunctive treatment for CNS TB unresponsive to SOC, including paradoxical reaction. Prospective studies are needed to confirm these findings.
Introduction La prise en charge de patients non programmés hospitalisés en médecine interne polyvalente et provenant le plus souvent des urgences est difficilement planifiable. Les objectifs des hospitalisations (HC) sont mal définis, mal partagés avec les patients et dans l’équipe de soins.Utilisés pour les hospitalisations des exacerbations de BPCO et d’insuffisance cardiaque, la détermination des objectifs d’une HC dès l’admission des patients ainsi que leurs critères de sortie (CDS), médicaux et sociaux, permettent une amélioration de la qualité des soins et une optimisation du travail en équipe [1], [2].L’objectif de ce travail a été de rapporter la mise en œuvre et l’utilisation de CDS des patients, définis à leur arrivée, dans un service de médecine interne polyvalente recevant des patients non programmés « en aval des urgences » et d’USC. Matériels et méthodes En 2022 une première fiche « critères de sortie » (CDS) des patients a été créée pour tracer, dès l’admission, le motif de leur HC, ses objectifs, et les CDS médicaux et sociaux. Sept versions de cette fiche ont été élaborées de 2022 à 2024 avant sa version définitive. (1) à partir de 2023, les internes, après leur formation, devaient remplir la fiche à chaque admission de patient ; (2) à partir de 2024, les infirmier(ère)s (IDE) après leur formation, devaient aussi en prendre connaissance et s’en servir de support de transmission lors des réunions interéquipes quotidiennes.Une évaluation de l’impact des CDS a été faite sur 3 mois (mars, avril, mai), au cours de 2 années consécutives (2023 : 10 lits d’HC et 2024 : 18 lits) sur (1) le nombre d’HC ; (2) les caractéristiques des patients (sexe, âge, nb de comorbidité(s), et motifs d’HC ; (3) le nombre de fiches CDS remplies par les internes à chaque séjour ; (4) le nombre de sorties de patients pendant les week-ends ; (5) la durée moyenne d’hospitalisation (DMS). (6) Le ressenti des internes et des IDE (questionnaires). Résultats Au total 278 patients ont été admis au cours des 2 trimestres : 103 patients en 2023 et 175 en 2024. La moyenne d’âge (61ans) était identiques mais les patients avaient plus de comorbidités en 2024 (23 %) qu’en 2023 (16 %). Les principaux motifs d’hospitalisation étaient différents entre les 2 années : (1) dyspnée aiguë oxygéno-requérante (24 % : 2023 et 42 % : 2024) ; (2) douleur aiguë intense (25 % : 2023 vs 18 % : 2024) ; (3) sepsis (20 % : 2023 vs 11 % : 2024). Le taux de fiches de CDS remplies a été de 70 % en 2023 et de 73 % en 2024. Le nombre de sorties pendant les week-ends a été de 9 % en 2023 et de 39 % en 2024. La DMS en 2023 a été de 7,3jours et de 7,4jours en 2024. Les internes ont tous considéré que grâce à cette pratique, les objectifs de l’hospitalisation étaient plus clairs et ont été mieux partagés avec les patients. Les IDE se sentaient plus associées aux décisions de l’équipe médicale. Discussion Il s’agit de la première expérience de mise en place d’un système de sortie basé sur des critères, dans un service de médecine interne polyvalente en France. Après 18 mois de préparation de l’implémentation des CDS, le taux de remplissage des fiches CDS s’est stabilisé, mais reste insuffisant (70 %). Il n’y a pas eu d’impact sur l’activité du service et la DMS mais (1) le profil des patients hospitalisés s’est modifié avec une sévérité plus importante et une pertinence d’HC optimisée ; (2) l’équipe a constaté une meilleure clarification et structuration de la prise en charge médicale et paramédicale, avec anticipation des sorties entraînant une l’augmentation importante des sorties le week-end et avec un ressenti meilleur du travail en équipe. Conclusion La détermination des objectifs d’une hospitalisation dès l’admission des patients, ainsi que leurs critères de sortie (CDS), médicaux et sociaux, semble bien influencer la qualité des soins (clarification des objectifs de l’hospitalisation) et le travail en équipe. Une poursuite de cette pratique et de son évaluation notamment du ressenti des patients est nécessaire.
La médecine interne est une spécialité médicale mal connue du grand public et parfois mal identifiée. À l’heure de la surspécialisation et de l’ultra-technicité, elle se caractérise par une approche globale centrée sur l’évaluation clinique. Contrairement à ce qui est observé dans la plupart des pays développés où les maladies auto-immunes systémiques sont prises en charge par les spécialistes d’organe en fonction de leur mode de présentation, les internistes français sont en première ligne pour diagnostiquer et prendre en charge ces maladies et leur formation multidisciplinaire leur donne toute légitimité pour justifier ce positionnement. Les internistes ont un exercice principalement hospitalier et sont également fortement impliqués dans la prise en charge des patients relevant d’hospitalisations non programmées en aval des urgences et en lien avec la médecine de ville. Afin de mieux définir la médecine interne, son positionnement dans les activités de soins, mais aussi d’enseignement et de recherche et ses perspectives, les internistes ont organisé les états généraux de la médecine interne qui ont eu lieu le 28 septembre 2023 à Paris. Construits autour de groupes de réflexions portant sur les activités de soins, d’enseignement et de recherche, ces états généraux avaient pour objectif d’améliorer la visibilité de la médecine interne et des internistes. Cet article relate les débats qui ont animé cette réunion et met en avant les principales idées qui ont émergé. Ces états généraux constituent une étape fondatrice, et seront suivis d’une Conférence de concertation qui permettra de mieux identifier et faire connaître la médecine interne et les internistes, quels que soient leurs types et lieux d’exercice.
La prise en charge de l’anémie ferriprive (AF) implique plusieurs professionnels de santé (médecin généraliste, interniste, gastro-entérologue, diététicien), En France elle ne fait pas l’objet de recommandations nationales et n’est pas standardisée. Le chemin clinique (CC) est un outil d’organisation des soins très utile pour les prises en charge multidisciplinaires, multi-professionnelles et multi-sites. Il s’appuie sur l’evidence based medecine (EBM). L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de l’implémentation d’un CC sur la prise en charge de l’AF (CCAF) et ses effets sur sa qualité. À l’initiative du service de médecine interne, un CCAF a été élaboré en 2021 dans notre GHU avec tous les intervenants impliqués, et implémenté progressivement en 2022. Critères d’éligibilité : (i) hémoglobinémie < 10 g/dL, (ii) ferritinémie < 30 mg/mL, (iii) CRP < 5 mg/dL, (iv) prise en charge ambulatoire possible. Critère d’exclusion : (i) mauvaise tolérance clinique, (ii) saignement actif hors règles, (iii) insuffisance cardiaque ou (iv) insuffisance rénale sévères, (v) MICI. Le CCAF élaboré prévoit (i) une prise en charge ambulatoire avec consultation à l’unité de diagnostic rapide (UDR) ; (ii) hospitalisation de jour (HDJ), (iii) examens biologiques, conformes à l’EBM, (iv) consultation diététique, (v) endoscopies, imagerie pelviennes selon des critères prédéfinis. Tous les dossiers des patients éligibles au CCAF et pris en charge pour une AF dans notre établissement entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2023, ont été revus. La conformité de leur prise en charge au CCAF a été évaluée, et sa performance comparée entre 2021 (avant le CCAF), 2022 (débuts du CCAF), et 2023 (CCAF opérationnel). Les taux de diagnostic étiologique et de patients perdus de vue ont été évalués. Pendant la période d’étude, 131 patients ont été pris en charge pour AF : 119 femmes (91 %) et 12 hommes (9 %), d’âge médian de 44 ans (IQR 25 : 36,5 – IQR 75 : 57). Conformité de la trajectoire des patients à celle planifiée par le CCAF : 84 patients (64 %) ont été pris en charge à l’UDR (2021 : 46 % ; 2022 : 60 % ; 2023 : 89 %) ; parmi eux, 54 (64 %) avaient été vus d’abord aux urgences et réadressés à l’UDR. Onze patients (10 %) ont été hospitalisés à l’UHCD puis en médecine interne (2021 : 12 % ; 2022 : 9 % ; 2023 : 2,7 %). Soixante-sept patients (51 %) ont été pris en charge en HDJ pour réaliser évaluation, bilan étiologique et perfusion de fer en IV si besoin : (2021 : 23 [51 %] ; 2022 : 27 [51 %] ; 2023 : 20 [55 %]). Soixante et un patients (46 %) ont eu une éducation diététique : 2021 : 4 (9,7 %), 2022 : 28 (68 %) ; 2023 : 29 (80 %). Conformité du bilan biologique et morphologique à celui planifié par le CCAF : A – Incomplet pour 114 (70 %) : 1 – pas de recherche d’une maladie cœliaque dans 67 % des cas, 2 – pas de recherche d’une hématurie dans 83 % ; 3 – pas de sérologie HP dans 77 % ; B – Trop « extensif » pour 114 patients (86 %). Une fibroscopie gastrique a été effectuée chez 61 des 72 patients (85 %) chez lesquels elle était indiquée : 2021 : 20 (77 %) ; 2022 : 28 (90 %) ; 2023 : 13 (87 %). Une coloscopie a été effectuée chez 44 des 63 patients (70 %) chez lesquels elle était indiquée : 2021 : 14 (82 %) ; 2022 : 20 (91 %) ; 2023 : 10 (91 %). À la fin de la prise en charge standardisée, aucun diagnostic étiologique n’avait été identifié chez 18 patients (13 %) : 2021 : 14 (34) % ; 2022 : 2 (14 %) ; 2023 : 2 (5 %). En tout, 55 patients avaient été perdus de vue (42 %) : 2021 : 25 patients (61 %) en 2021, 2022 : 20 (37 %) en 2022 et 2023 : 10 (28 %) en 2023. Il s’agit de la première élaboration, mise en place et évaluation d’un chemin clinique de la prise en charge de l’anémie ferriprive pluridisciplinaire à l’initiative des internistes, en France. Son élaboration et implémentation ont permis de changer les pratiques dans le GH et d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients ayant une anémie ferriprive.
Contrairement aux services de réanimation, d’obstétrique, de chirurgie cardiaque, de soins intensifs de cardiologie, et d’hémodialyse réglementés par le Code de la Santé Publique, aucun texte légal impose un nombre minimal d’infirmiers par patients dans les services de médecine interne et de médecine polyvalente (MI/MP). Le ratio soignants/patients est souvent dépendant de choix politiques, administratifs locaux avec de probables disparités nationales entre les différents établissements de Santé publiques universitaires, généraux ou privés. Or, ce ratio a un impact non seulement sur la qualité de vie au travail des équipes mais aussi sur la mortalité et la durée moyenne de séjour des patients. Afin d’identifier les ratios existant dans les unités d’hospitalisation complète de MI/MP et ceux recommandés par les internistes/médecins polyvalents, une enquête a été menée sous l’égide du CNP de MI/MP, de la SNFMI et de la SFMP. Pour cela, un questionnaire a été envoyé aux membres de ces différentes structures. Cent trente réponses ont été obtenues. Quarante-deux pour cent viennent d’un(e) responsable d’UF et 58 % d’un(e) chef de service. Il s’agit de PH dans 63 % des cas et de PU-PH dans 14,6 % des cas. Leur spécialité est la médecine interne dans 81 % des cas. Quarante-cinq pour cent d’entre eux exercent dans un CHU, 40 % dans un CHG/de proximité. L’âge moyen des répondants est de 44,9 ans (±8,1). Soixante-deux pour cent sont des hommes. La médiane du nombre de lits par unité est de 24 (±6,3). Soixante-quinze pour cent des patients hospitalisés dans les unités de MI/MP viennent des urgences en moyenne (extrêmes allant de 100 % à 5 %). L’âge moyen des patients est de 70,6 ans (±5,9). Soixante et un pour cent des unités ont un ratio d’IDE de jour supérieur ou égal à 1/10 (avec des extrêmes allant de 1/7 à 1/15). Dans les CHU, cela concerne 77 % des unités contre 50,9 % pour les CHG/de proximité. Pour les AS de jour : 71 % ont un ratio supérieur ou égal à 1/10. Dans 49 % des unités, les ratios IDE/AS sont plus bas les week-end. Pour les médecins séniors, le ratio dans les CHU est supérieur à 1/10 dans 67 % des cas, et pour les CHG/de proximité, dans 73 % des cas. Les écarts sont importants allant de 1 médecin pour 4 patients à 1 pour 24. Soixante-treize pour cent des praticiens estiment que le ratio d’IDE de jour ne doit pas être inférieur à 1/8 (98 % à 1/10). 81 % des praticiens estiment que le ratio d’AS de jour ne doit pas être inférieur à 1/8 (98 % à 1/10). Pour le ratio médecin senior : 55,5 % pensent qu’il ne doit pas être inférieur à 1/8 (89 % à 1/10). Cette enquête montre de grandes disparités dans les ratios soignants/patients actuels. Cependant, il existe un consensus net pour identifier des ratios cibles pour les IDE, les AS mais aussi les médecins.
Développées en Europe, les unités de diagnostic rapide (UDR), dépendantes d’un service de médecine interne, ont pour objectif la prise en charge optimisée de patients ambulatoires présentant un problème diagnostic aigu potentiellement sévère. Ces unités ont pour ambition de faciliter l’accès aux examens complémentaires et aux avis de spécialité pour la médecine de ville, ainsi que de diminuer le recours aux services des urgences et aux hospitalisations. Nous rapportons l’expérience de notre centre en France dans un CHU d’une zone sous dense en professionnels de santé. L’ensemble des patients ayant complété leur prise en charge au sein de l’UDR depuis la première consultation entre le 1er mai 2021 et le 31 juillet 2023 ont été inclus dans l’étude. L’âge, le sexe du patient, le mode d’adressage, le lieu d’exercice du médecin traitant, le motif d’adressage, le diagnostic final, ainsi que les dates du premier contact médical, de la première consultation et du diagnostic ont été récoltés. Les consultations étaient assurées par un médecin généraliste partagé ville–hôpital, un interniste ou un interne supervisé avec un recrutement des patients via une astreinte téléphonique 7 j/7 ou par mail. Les explorations complémentaires étaient réalisées en externe ou à l’occasion d’une hospitalisation programmée (jour ou semaine). Un pilotage mensuel de l’activité était réalisé à l’aide d’un outil commun partagé ainsi qu’un examen collégial hebdomadaire de chaque nouveau dossier. Une enquête de satisfaction auprès des médecins traitants a été réalisée qualitativement par entretiens individuels et quantitativement par questionnaires envoyés par courrier. Au total, 442 patients ont été inclus. Les patients étaient adressés en proportion équivalente par les médecins urgentistes (48,6 %) de notre CH et les médecins généralistes (44,1 %) dans un rayon de 10 km, avec au total 138 médecins généralistes adresseurs. L’âge médian des patients était de 44 ans [33–59], avec une majorité de femmes (67,4 %), nés à l’étranger 56,7 %, 10 % ne parlant pas français. La durée médiane entre le contact médical et la 1ere consultation était de 3 jours [IQR : 1–6]. Les motifs d’adressage les plus courants étaient anémie ferriprive (23,3 %), altération de l’état général (20,1 %), adénopathie (11,1 %), arthralgie/arthrite (11,3 %), masse thoracique/abdominale (8,8 %). Un diagnostic étiologique était obtenu chez 63,8 % des patients, dans un délai médian de 12 jours [0–37]. Les principaux diagnostics étaient : saignement d’origine gynécologique (12,4 %), maladie auto-immune/inflammatoire (9,1 %), tumeurs solides (7,2 %), et lymphomes (3,4 %). Sur notre cohorte, une hospitalisation non programmée a été nécessaire pour 22 patients (5,0 %), 222 séjours en HDJ et 51 (11,5 %) ont été perdus de vue après la première consultation. Une fois le diagnostic posé, le patient était orienté vers la filière spécialisée adaptée (gynécologie, oncologie, hématologie, etc.), suivi en médecine interne ou réadressé à son médecin traitant. Un focus concernant les patients de notre unité relevant de l’oncologie médicale est en cours afin de suivre les délais séparant le premier contact médical de la prise en charge oncologique. Une enquête de satisfaction quanti et qualitative menée sur 15 médecins généralistes était positive sur la satisfaction globale, l’entrée dans le parcours, la rapidité au diagnostic, la qualité de la communication, la transmission de compte-rendu, avec un point d’amélioration sur la réorientation. Notre étude confirme [1] que la mise en place d’une UDR en alternative à l’hospitalisation à partir du SAU et en lien direct avec les médecins de ville permet d’éviter de nombreuses hospitalisations même dans un territoire sous dense et avec des patients fragiles car précaires. Les diagnostics trouvés certes en proportion différentes des données de la littérature [2], correspondent aux objectifs fixés en particulier pour les diagnostics onco-hematologiques. La composition de l’équipe médicale associant internistes et médecins généralistes partagés ville–hôpital est un élément majeur de la dimension ville–hôpital de cette structure participant à la satisfaction de tous. L’intérêt de la mise en place de telles structures dans chaque site hospitalier comprenant un service de médecine interne mérite d’être évaluée comme réponse aux besoins de prises en charge non programmées.
We report the case of a 42-year-old immunocompetent Indian patient presenting with miliary tuberculosis complicated by respiratory failure requiring intubation. Conventional quadritherapy was initiated for wild-type Mycobacterium tuberculosis. On day 29 of antibiotic treatment, persistent fever and neurological deterioration prompted the diagnosis of multiple brain and medullary tuberculomas, some surrounded by edema. Laboratory investigations ruled out meningitis and subtherapeutic drug concentrations. To enhance cerebrospinal fluid penetration, ethambutol was replaced with levofloxacin on day 30, and rifampicin doses were increased to 30 mg/kg. Dexamethasone was introduced on day 30 to address the paradoxical response to antituberculosis therapy, but neurological deterioration persisted, leading to hemiparesis and coma, with concurrent development of acute respiratory distress syndrome. As salvage therapy, an anti-tumor necrosis factor agent, infliximab (IFX), was administered on day 40. Rapid clinical improvement was observed, marked by awakening and subsequent weaning from respiratory ventilation just eight days after the first IFX infusion. The patient was discharged from the intensive care unit 10 days post-IFX initiation, with steroids discontinued one month after IFX introduction. Both antituberculosis treatment and IFX infusions (seven in total) were maintained for one year. Clinical and radiological evaluation at one year demonstrated complete clinical and radiological recovery.
La tuberculose neuro-méningée reste une cause majeure de morbi-mortalité dans le monde malgré les traitements antituberculeux associés à la corticothérapie. La réaction inflammatoire délétère dépendante du TNF-α conduit à des dommages souvent irréversibles à la phase initiale de la maladie ou au cours d'une réaction paradoxale. L'objectif de cette étude était de décrire rétrospectivement l'évolution clinique et radiologique des tuberculoses neuro-méningées ayant reçus un traitement par anti-TNF-α Il s'agit d'une étude observationnelle rétrospective et multicentrique portant sur des patients ayant reçu un traitement par anti-TNF-α à compter de janvier 2017 pour une tuberculose neuro-méningée. Les données furent recueillies à partir des dossiers médicaux des patients et d'un questionnaire envoyé aux médecins référents 18 patients traités par anti-TNF-α ont été inclus dont 17 (94%) méningites tuberculeuses (TBM). Les TBM étaient diagnostiquées comme « certaines » dans 82 % des cas et étaient fréquemment sévères (41 % MRC III, 28 % de coma). Tous les patients ont présenté une aggravation clinique et radiologique au cours du traitement standard associant antituberculeux et corticoïdes. L'initiation d'un anti-TNF-α était motivée par des symptômes invalidants et/ou des lésions radiologiques menaçantes. Tous les patients ont reçu de l'infliximab à raison de 5 mg/kg par injection, le plus souvent suivi de deux injections supplémentaires à deux semaines d'intervalle. L'infliximab était débuté à une médiane de 87,5 jours après le diagnostic de la tuberculose et était poursuivi pendant une durée médiane de 9 mois et 8 injections. L'évolution à 1 an de l'initiation de l'infliximab était favorable sans handicap sévère dans 72% des cas avec une réponse complète sans handicap dans 50% des cas. Cette amélioration était illustrée par une amélioration du Rankin médian diminuant de 3,5 (IQR, 3-4) avant l'initiation jusqu'à 1 (IQR, 0-3) à un an du traitement. Un seul décès fut rapporté très à distance du traitement, sans lien direct avec la tuberculose ni avec l'anti-TNF. Ces résultats suggèrent l'intérêt potentiel d'une utilisation au cas par cas de l'infliximab pour des tuberculoses neuro-méningées s'aggravant sous traitement standard principalement au cours de réaction paradoxale. Cette possibilité nécessite d'être avant tout confirmée par des études prospectives pour mieux standardiser le suivi et la prise en charge de ces patients Aucun lien d'intérêt
La tuberculose neuroméningée (CNS TB) reste une cause majeure de morbi-mortalité dans le monde malgré les traitements antituberculeux associés à la corticothérapie. La réaction inflammatoire délétère dépendante du TNF-α conduit à des dommages souvent irréversibles à la phase initiale de la maladie ou au cours d’une réaction paradoxale. L’objectif de cette étude était de décrire rétrospectivement l’évolution clinique et radiologique des tuberculoses neuroméningées ayant reçus un traitement par infliximab. Une réunion multidisciplinaire est organisée par le Centre national de référence de la tuberculose en France en tant qu’équipe consultative pour les cas de tuberculose difficiles à traiter, notamment les CNS TB. L’infliximab a été proposé avec un schéma thérapeutique intraveineux standardisé pour traiter les CNS TB ne répondant pas au traitement standard avec corticothérapie. Les patients consécutifs ayant reçu au moins une injection d’infliximab pour la tuberculose du SNC entre 2017 et septembre 2021 ont été inclus rétrospectivement. Dix-huit patients atteints de CNS TB dont 17 (94 %) avec méningite tuberculeuse (TBM) ayant reçus un traitement par infliximab ont été inclus. Les TBM étaient « certaines » dans 82 % des cas et étaient sévères avec 41 % de grade MRC III et 28 % de coma au diagnostic. Tous les patients ont présenté une aggravation clinique et radiologique au cours du traitement standard associant antituberculeux et corticoïdes. L’initiation de l’infliximab était motivée par des symptômes invalidants et/ou des lésions radiologiques menaçantes. L’infliximab était débuté à une médiane de 33,5 jours à compter de l’aggravation clinique avec une posologie standardisée à 5 mg/kg par injection, suivi de deux injections supplémentaires à deux semaines d’intervalle, puis mensuel pendant 3 mois, puis réévaluée. L’infliximab a été poursuivi pour une durée médiane de 9 mois et 8 injections, avec un relais par adalimumab chez 1 patient. La survie à 1 an de l’infliximab était de 94 % (1 décès) et la survie sans handicap significatif (Rankin < 3) de 71 %. Cette survie était associée à une amélioration du Rankin médian diminuant de 3,5 (IQR : 3–4) avant l’initiation de l’infliximab à 1 (IQR : 0–3) à un an du traitement. Un seul décès fut rapporté très à distance du traitement par infliximab et du traitement antituberculeux, sans lien direct avec la tuberculose. Ces résultats suggèrent l’intérêt potentiel d’une utilisation précoce au cas par cas de l’infliximab pour des tuberculoses neuroméningées s’aggravant sous traitement standard notamment au cours de réactions paradoxales. Cette possibilité nécessite d’être avant tout confirmée par des études prospectives pour mieux standardiser le suivi et la prise en charge de ces patients.
Although tocilizumab treatment in severe and critical coronavirus disease 2019 (COVID-19) patients has proven its efficacy at the clinical level, there is little evidence supporting the effect of short-term use of interleukin-6 receptor blocking therapy on the B cell sub-populations and the cross-neutralization of SARS-CoV-2 variants in convalescent COVID-19 patients. We performed immunological profiling of 69 tocilizumab-treated and non-treated convalescent COVID-19 patients in total. We observed that SARS-CoV-2-specific IgG1 titers depended on disease severity but not on tocilizumab treatment. The plasma of both treated and non-treated patients infected with the ancestral variant exhibit strong neutralizing activity against the ancestral virus and the Alpha, Beta, and Delta variants of SARS-CoV-2, whereas the Gamma and Omicron viruses were less sensitive to seroneutralization. Overall, we observed that, despite the clinical benefits of short-term tocilizumab therapy in modifying the cytokine storm associated with COVID-19 infections, there were no modifications in the robustness of B cell and IgG responses to Spike antigens.
OBJECTIVES:Patients lost to follow-up and treatment failure in tuberculosis disease (TB) are major public health issues. In the absence of appropriate treatment, approximately 70 % of smear-positive patients will die within 10 years of disease progression. This study, conducted in the French region with the highest incidence, aimed to assess tuberculosis treatment outcomes and its determinants.PATIENTS AND METHODS:A prospective, multicenter cohort study (CO1TB) of adults and children treated for TB was conducted in four hospitals in the North of Paris. Treatment outcome at 1 year and associated socioeconomic and clinical factors were studied by multivariate logistic regression.RESULTS:Among 145 TB cases included from May 2018 to January 2020, patients were mainly born abroad and most lived in difficult socioeconomic conditions. During treatment, 25/145 (17 %) patients experienced adverse effects, which were not significantly associated with discontinuation of treatment (p = 0.99). At 1 year, 114 (78 %) had completed treatments, 26 (19 %) were lost to follow-up, three (2.1 %) were still being treated and two (1.4 %) had died. In the multivariate analysis, a history of TB was significantly associated with unfavorable treatment outcome (aOR = 5.3, 95 %CI (1.5;18.6) and a trend towards significance (p < 0.2) was observed among patients aged under 24 years (aOR = 2.9, 95 %-CI 0.95;8.5).CONCLUSION:In this precarious population, socioeconomic conditions were not found to be associated with unfavorable treatment outcome, whereas history of tuberculosis and young age played a role. Increased monitoring is thus required for these patients.
Over the last decade, several risk assessment models have been developed to stratify venous thromboembolism (VTE) risk and to provide prophylaxis recommendations for patients hospitalized in medicine departments [ [1] Barbar S. Prandoni P. Scoring Systems for Estimating Risk of venous thromboembolism in hospitalized medical patients. Semin. Thromb. Hemost. 2017; 43: 460-468https://doi.org/10.1055/s-0036-1597901 Crossref PubMed Scopus (17) Google Scholar ]. However, the risk factors considered differ depending on the model used [ [1] Barbar S. Prandoni P. Scoring Systems for Estimating Risk of venous thromboembolism in hospitalized medical patients. Semin. Thromb. Hemost. 2017; 43: 460-468https://doi.org/10.1055/s-0036-1597901 Crossref PubMed Scopus (17) Google Scholar ] or the guidelines about VTE prevention [ [2] Schünemann H.J. Cushman M. Burnett A.E. Kahn S.R. Beyer-Westendorf J. Spencer F.A. et al. American Society of Hematology 2018 guidelines for management of venous thromboembolism: prophylaxis for hospitalized and nonhospitalized medical patients. Blood Adv. 2018; 2: 3198-3225https://doi.org/10.1182/bloodadvances.2018022954 Crossref PubMed Scopus (336) Google Scholar ], rendering it difficult for the clinician to assess individual patient risk of VTE. Therefore, thromboprophylaxis is received by only 40 % of patients at risk of VTE in medical departments worldwide [ [3] Cohen A.T. Tapson V.F. Bergmann J.F. Goldhaber S.Z. Kakkar A.K. Deslandes B. et al. Venous thromboembolism risk and prophylaxis in the acute hospital care setting (ENDORSE study): a multinational cross-sectional study. Lancet. 2008; 371: 387-394https://doi.org/10.1016/S0140-6736(08)60202-0 Abstract Full Text Full Text PDF PubMed Scopus (1137) Google Scholar ]. Details on risk factors associated with thromboprophylaxis prescription have not been assessed. Obesity is a known risk factor for VTE [ 4 Stein P.D. Beemath A. Olson R.E. Obesity as a risk factor in venous thromboembolism. Am. J. Med. 2005; 118: 978-980https://doi.org/10.1016/j.amjmed.2005.03.012Stein Abstract Full Text Full Text PDF PubMed Scopus (419) Google Scholar , 5 Ageno W. Becattini C. Brighton T. Selby R. Kamphuisen P.W. Cardiovascular risk factors and venous thromboembolism: a meta-analysis. Circulation. 2008; 117: 93-102https://doi.org/10.1161/CIRCULATIONAHA.107.709204 Crossref PubMed Scopus (710) Google Scholar ]. However, whether clinicians consider obesity as a risk factor for VTE in real-life and whether these patients are more likely to receive thromboprophylaxis than non-obese patients remain unknown. The aim of this study was to assess, in real-life, whether obesity is associated with thromboprophylaxis prescription among patients hospitalized in medical departments. Other associated clinical factors have also been assessed.
Introduction. - French internal medicine specialists are trained in clinical immunology and rare diseases as well as frequent ones. The latest activity is rarely highlighted by practitioners themselves and their representative authorities. Frequent diseases care in French hospitals are also the tasks of physicians without internal medicine specialty, mostly trained in general medicine, who practice in departments carrying various names. Methods. - We conducted a survey to estimate the part of frequent diseases' care and unplanned hospital medicine in the practice of specialists and residents in internal medicine in France, and its designation, through two surveys released by the "College National Professionnel de Medecine Interne " (for the internal medicine specialists), and the "Amicale des Jeunes Internists " (for the internal medicine residents). Results. - A total of 180 and 247 responses were obtained among the residents and the specialists, respectively, representing 31.3% and 24.8% of the internal medicine specialist's workforce. The most suitable qualifier for frequent diseases' care and unplanned hospital medicine, primarily post-emergency, was "general hospital medicine " for 48.9% of the residents and "general internal medicine " for 35.6% of the specialists. Unplanned hospital medicine was considered to represent a large part of the internal medicine activity by 66.7% and 64.7% of residents and specialists, respectively. A 50% and more hourly part of the activity devoted to it was reported by 71.4% of the residents and 76.1% of the specialists. General hospital medicine was reported to be distinct from internal medicine-clinical immunology by 46.1% of the residents and 47.4% of the specialists. Conclusion. - French internists devote a large part of their activities to frequent diseases' care and unscheduled medicine, the name of which was not consensual. However, their work could not be summarized to it, often involving a specific activity named internal medicine -clinical immunology. (C) 2022 Societe Nationale Francaise de Medecine Interne (SNFMI). Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.