La ponction du calice, c’est l’étape principale de la chirurgie rénale percutanée. Les principales techniques de ponction fluoroscopique, la technique de la cible et la technique de triangulation, utilisent 2 positions du bras de fluoroscopie 0 et 30°. Nous présentons notre technique simplifiée de ponction du calice, sans mobilisation du bras du fluoroscope, dans la position latérale modifiée. En position latérale modifiée, le bras du fluoroscope est placé à 10° ; les rayons sont perpendiculaires au trajet de ponction, ce qui permet de contrôler les mouvements de l’aiguille dans les plans crânio-caudal et latéro-médial. Sous fluoroscopie continue, l’aiguille est maintenue en face du calice en dehors de la ligne parenchymateuse. L’aiguille est mobilisée à coups du bas vers le haut avec de légères secousses, ce qui fait bouger le rein quand l’aiguille est au même plan. Une fois le rein et le calice sont mobilisés, l’aiguille est poussée à travers le parenchyme et le calice. La récupération de liquide clair confirme la ponction. La ponction calicielle sans mobilisation du bras de fluoroscope est faisable. C’est la seule technique utilisée pour tous les abords percutanés dans notre département depuis 2003. Nous pensons qu’elle est plus rapide que les autres techniques fluoroscopiques. Elle est plus facile à expliquer et à enseigner. Ainsi, plusieurs urologues ont maîtrisé la technique, ce qui a permis la diffusion de la chirurgie percutanée à plusieurs centres nationaux. Il n’y a pas de risque de lésion viscérale en arrière du rein. Au cours des mouvements de l’aiguille, celle-ci doit rester en dehors de la ligne parenchymateuse pour éviter le risque de lacération rénale. La même technique peut être utilisée en position dorsale ou en position ventrale. Cette technique de ponction a été utilisée aussi en cas de rein ectopique ou malformé. Dans notre expérience, cette technique est facile à expliquer et à enseigner. Ainsi, plusieurs urologues ont maîtrisé la ponction calicielle et la chirurgie rénale percutanée dans plusieurs centres.
Le carcinome sarcomatoide (CS) est une tumeur rare (<0,1% des cancers primitifs de la prostate). Elle a une double composante épithéliale correspondant à un adénocarcinome très peu différencié, et mésenchymateuse faite de cellules fusiformes. Ceci à des taux variables. Cliniquement, elle se traduit par des troubles urinaires du bas appareil avec un PSA normal. Macroscopiquement, c’est une tumeur de couleur gris blanc à rose avec zones d’hémorragie. Le diagnostic est histologique avec à l’immunohistochimie: les CS sont uniformément positifs à la vimentine et souvent positifs à la cytokératine et l’antigène membranaire épithélial. Le traitement est essentiellement chirurgical qui peut aller de la simple résection de la prostate jusqu’à l’exentération pelvienne associée ou non à la chimiothérapie ou à la radiothérapie. Le pronostic est très mauvais avec 20% de risque de décès la première année qui suit le diagnostic. Nous rapportons une observation d’un patient de 90ans chez qui on a découvert fortuitement un carcinome sarcomatoide après résection endoscopique de la prostate et qui est décédé deux mois après des suites de sa maladie. A travers cette observation nous discutons les aspects diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques de cette tumeur exceptionnelle.
Introduction: Psoas abscess is a rare retroperitoneal infection and is often difficult to diagnose. It affects debilitated subjects. The aim of our study is to report our experience with percutaneous minimally-invasive drainage in the treatment of this condition.Patients and methods: We report on a retrospective series of 22 patients followed at the Urology service, Military Hospital Moulay Ismail in Meknes (Morocco) over a period of seven years from January 2005 to January 2012. All patients underwent percutaneous drainage of the abscess under guidance of ultrasound or CT, together with appropriate antibiotics.Results: All patients had constitutional symptoms, 10 (45%) were diabetic. The postoperative course was consistently favorable. Recurrent abscess was noted in two patients (9%) and was favorably treated by percutaneous drainage. Diagnostic, clinical, biological and radiological characteristics of the disease are described.Conclusion: Percutaneous drainage is an easy and reliable technique. It is minimally invasive, can be repeated if necessary, and is convenient in generally debilitated patients. (C) 2013 Pan African Urological Surgeons' Association. Production and hosting by Elsevier B.V. Open access under CC BY-NC-ND license.
Le cancer du rein représente 3% des cancers. Il est classé au troisième rang des cancers urologiques après celui de la prostate et de la vessie. Depuis la néphrectomie totale élargie de Robson en 1963, on assiste à un changement continu de la prise en charge de ce cancer. En 1990, on a mis en question le curage ganglionnaire systématique. En 1993, on a mis en question la surrénalectomie systématique. En 1995, on a commencé à proposer la chirurgie conservatrice pour les tumeurs dont le diamètre est inférieur à 4cm. A partir de 2004, on l’a proposée pour les tumeurs<7cm. En fonction de la taille et de la localisation tumorale, on peut réaliser une néphrectomie partielle polaire, une résection cunéiforme, une énucléation, une chirurgie ex situ ou zéro ischémie. L’ischémie froide permet une meilleure conservation de la fonction rénale, ainsi que le clampage parenchymateux par rapport au clampage pédiculaire.
Le carcinome chromophobe se voit essentiellement à la cinquième décennie et représente 5% des tumeurs rénales. Il existe deux sous types de cancer à cellules chromophobes: le type clair (70%) et le type éosinophile. La variante à cellules éosinophiles doit être distinguée de l'oncocytome. Ce dernier se caractérise par une cicatrice fibreuse centrale d'aspect stellaire. Le carcinome chromophobe et l'oncocytome peuvent même coexister dans le cadre du syndrome de Birt-Hogg-Dubé. Certaines tumeurs appelées hybrides partagent des caractéristiques architecturales et cytologiques de ces deux tumeurs. Le pronostic du carcinome chromophobe est favorable. Il est le plus souvent limité au rein et de bas grade nucléaire. Il semblerait donc licite dans les cas ou un examen extemporané mettrait en évidence une tumeur chromophobe, de limiter l'intervention à une néphrectomie partielle si techniquement réalisable.
L’hyperactivité vésicale (HAV) ou overactive bladder chez les Anglo-saxons est caractérisée par une urgenturie avec ou sans incontinence urinaire associée à une pollakiurie diurne>8 épisodes et une nycturie>1 épisode. Elle touche 27 % des hommes et 43 % des femmes âgées de plus 40ans et concerne à peu près 17 % de la population aux États-Unis. Cette prévalence augmente avec l’âge (4,8 % chez la femme de moins de 25 ans et 30,9 % chez la femme de plus de 65 ans). Les anticholinergiques constituent la pierre angulaire dans le traitement de l’HAV. Malheureusement, ils sont associés à un nombre élevé d’effets secondaires et un taux élevé d’abandon du traitement. Les recherches actuelles tentent de réduire les effets secondaires avec des formes à libération prolongée, changement des voies d’administration ou l’usage de nouveaux agents avec une meilleure sélectivité et spécificité. L’objectif de ce travail est de revoir la physiopathologie de cette affection et sa prise en charge.
OBJECTIVES:To report a technique of percutaneous endoscopic nephropexy, using a polyglactin suture passed through the kidney, in patients with nephroptosis. PATIENTS AND METHODS:Four women presenting with symptomatic right nephroptosis underwent a percutaneous endoscopic nephropexy. An upper-pole calyx was accessed percutaneously and a 24-F working sheath was placed. Another needle access was made through a lower-pole calyx and a #2 polyglactin suture was passed into the renal pelvis. It was then pulled out through the upper-pole tract using the nephroscope. A retroperitoneoscopy was performed and the tip of the nephroscope was used to cause nephrolysis. After inserting the nephrostomy tube the polyglactin suture was passed into the subcutaneous tissue and then tied without too much tension, to avoid cutting the parenchyma. RESULTS:The operative duration was 33 min and the hospital stay after surgery was 3.5 days. The nephrostomy catheter was removed 5 days after surgery. There were no complications, especially no haemorrhagic, infectious, lithiasic or thoracic complications. The four patients were relieved of their initial symptoms, with a mean follow-up of 28 months. Ultrasonography and/or intravenous urography showed the kidney at a higher location with the patient standing. CONCLUSIONS:This technique combines the nephrostomy tract used in percutaneous techniques with the suture and nephrolysis used in laparoscopic techniques. Moreover, this procedure seems to be safe, with satisfactory anatomical and clinical results and a lower morbidity. However, a larger series will be necessary to establish its long-term morbidity and success rate.
Kidney cancer accounts for 3% of cancers. It ranks third in urological cancers after prostate and bladder cancers. Since the radical nephrectomy described by Robson in 1963, there has been a continuous change in the management of this cancer. In 1990, the systematic lymphadenectomy came into question. In 1993, routine adrenalectomy was challenged. In 1995, conservative surgery for tumors with a diameter less than 4 cm was proposed. Since 2004, nephron sparing surgery for tumors less than 7 cm is advocated. Depending on the size and tumor location, options for nephron-sparing surgery include a polar partial nephrectomy, wedge resection, enucleation, ex situ surgery or zero ischemia. The cold ischemia allows better preservation of renal function, as possibly does parenchymal clamping compared to pedicle clamping. Conservative surgery for kidney cancer is increasing substantially, but it has not reached the place it deserves. This may be related to a misunderstanding of indications, or fear of morbidity. The arbitrary limit of 7 cm merits discussion. The natural evolution is towards conservative surgery regardless of tumor size and whatever the status of the contralateral kidney, provided it is technically feasible. (C) 2013 Pan African Urological Surgeons' Association. Production and hosting by Elsevier B.V.
Bladder leiomyosarcoma is an uncommon tumour. Early diagnosis and aggressive surgical treatment are necessary to ensure patient survival. The authors report a case of bladder leiomyosarcoma treated by radical cystoprostatectomy and enterocystoplasty with a favourable outcome at 32 months. The author analyse the clinical and histological features and the treatment of this rare tumour.
Introduction: The Gleason score obtained on biopsies is an essential part of treatment decision making in prostate cancer. This score assesses aggressiveness and progression of the tumor.Objective: To evaluate the correlation between Gleason score at needle biopsy and prostatectomy specimen.Subjects and Methods: We reviewed the records of 30 patients treated for prostate cancer by radical prostatectomy and we evaluated the correlation between Gleason score on biopsy and prostatectomy specimen. Other parameters evaluated were age and PSA.Results: The concordance of Gleason score was 58.82%, upgraded in 35, 29% and downgraded in only 6%. The kappa coefficient was moderate = 0,329. Regarding groups of differentiation, this correlation was 50% in the well differentiated group (Gleason score 2 to 4) and 100% in moderately differentiated group (Gleason score 5 to 7). No patient was classified as poorly differentiated (Gleason score 8 to 10).Conclusion: Gleason score of biopsies may influence treatment and prognosis of localized prostate cancer. It is important to keep in mind that it does not always reflect the true Gleason score, especially in well differentiated cases. (C) 2012 Production and hosting by Elsevier B.V. on behalf of Pan African Urological Surgeons' Association.
We present a video of the endoscopic presentation of the ureteral reimplantation using a split-nipple technique.
What is the best treatment option for large lower ureteral calculi? Conventional retrograde ureteroscopy is difficult and lengthy. We present a video of our experience with ureteroscopy using a nephroscope for the treatment of large lower ureteral calculi larger than 2cm or multiple.
We report a new technique of percutaneous endoscopic nephropexy for the treatment of symptomatic nephroptosis.