Dunnigan syndrome, or Familial Partial Lipodystrophy type 2 (FPLD2; ORPHA 2348), is a rare autosomal dominant disorder due to pathogenic variants of the LMNA gene. The objective of the French National Diagnosis and Care Protocol (PNDS; Protocole National de Diagnostic et de Soins), is to provide health professionals with a guide to optimal management and care of patients with FPLD2, based on a critical literature review and multidisciplinary expert consensus. The PNDS, written by members of the French National Reference Center for Rare Diseases of Insulin Secretion and Insulin Sensitivity (PRISIS), is available on the French Health Authority website (in French). Dunnigan syndrome is characterized by a partial atrophy of the subcutaneous adipose tissue and by an insulin resistance syndrome, associated with a risk of metabolic, cardiovascular and muscular complications. Its prevalence, assessed at 1/100.000 in Europe, is probably considerably underestimated. Thorough clinical examination is key to diagnosis. Biochemical testing frequently shows hyperinsulinemia, abnormal glucose tolerance and hypertriglyceridemia. Elevated hepatic transaminases (hepatic steatosis) and creatine phosphokinase, and hyperandrogenism in women, are common. Molecular analysis of the LMNA gene confirms diagnosis and allows for family investigations. Regular screening and multidisciplinary monitoring of the associated complications are necessary. Diabetes frequently develops from puberty onwards. Hypertriglyceridemia may lead to acute pancreatitis. Early atherosclerosis and cardiomyopathy should be monitored. In women, polycystic ovary syndrome is common. Overall, the management of patients with Dunnigan syndrome requires the collaboration of several health care providers. The attending physician, in conjunction with the national care network, will ensure that the patient receives optimal care through regular follow-up and screening. The various elements of this PNDS are described to provide such a support.
Nous décrivons la construction du programme d’éducation thérapeutique (ETP) du réseau PRISIS dédié aux patients atteints de syndromes lipodystrophiques. Ces maladies rares associent complications métaboliques, cardiovasculaires, psychologiques et retentissent fortement sur la qualité de vie. Nous avons adressé un auto-questionnaire aux patients atteints de lipodystrophie partielle (LP) ou généralisée (LG) et réalisé des entretiens individuels semi-structurés pour identifier les besoins et co-construire le programme. L’ETP est animée par une équipe pluridisciplinaire spécialisée dans la prise en charge des lipodystrophies. Quatre axes éducatifs prioritaires ont été définis en réponse aux besoins: mieux comprendre la maladie et le risque de transmission des formes génétiques, équilibrer son alimentation sans culpabilité autour de l’élaboration de recettes plaisir, s’exprimer sur l’impact socio-affectif de la lipodystrophie et travailler l’image de soi. Ils sont développés sous forme d’ateliers impliquant 4 à 6 patients de même sexe. Depuis 2021, 22 patients (18 femmes, dont 16 atteintes de LP, et 6 patients présentant une LG) ont participé au programme. L’âge médian des patients est de 33 ans[IQR 26,2–51,5], 82 % présentent un diabète (HbA1C 7 %[5,3–8,0]), 91 % une hypertriglycéridémie, 45 % une hypertension artérielle ; leurs scores initiaux de santé physique et mentale (questionnaire SF12) sont très altérés par rapport à la population générale. La prise en compte des besoins des patients a permis l’élaboration d’un programme d’ETP visant à améliorer leur bien-être. L’impact de ce programme sur l’évolution des comorbidités métaboliques et sur la qualité de vie sera évalué à 6 mois.
Type 1 diabetes mellitus (T1DM) is associated with a high risk of cardiovascular (CV) complications, even after controlling for traditional CV risk factors. Therefore, determinants of the residual increased CV morbidity and mortality remain to be discovered. This prospective cohort of people living with T1DM in France (SFDT1) will include adults and children aged over six years living with T1DM, recruited throughout metropolitan France and overseas French departments and territories. The primary objective is to better understand the parameters associated with CV complications in T1DM. Clinical data and biobank samples will be collected during routine visits every three years. Data from connected tools, including continuous glucose monitoring, will be available during the 10-year active follow-up. Patient-reported outcomes, psychological and socioeconomic information will also be collected either at visits or through web questionnaires accessible via the internet. Additionally, access to the national health data system (Health Data Hub) will provide information on healthcare and a passive 20-year medico-administrative follow-up. Using Health Data Hub, SFDT1 participants will be compared to non-diabetic individuals matched on age, gender, and residency area. The cohort is sponsored by the French-speaking Foundation for Diabetes Research (FFRD) and aims to include 15,000 participants.
Décrire les patients atteints de lipodystrophie traités par métréleptine en France, et évaluer leur réponse métabolique au traitement. Les données cliniques et métaboliques des patients traités par métréleptine ont été recueillies rétrospectivement, à l’initiation, après 1 an, et à la dernière visite sous traitement. Quarante-sept patients atteints de lipodystrophie, généralisée (GLD, n = 28) ou partielle (PLD, n = 19), dont 35 femmes, ont débuté un traitement par métréleptine entre 2009 et 2020. À l’initiation thérapeutique (moyenne ± écart-type: âge 32,1 ± 18,2 ans; IMC 23,6 ± 3,7; leptinémie 4,3 ± 5,6 ng/mL), 89 % patients avaient un diabète (62 % sous insuline; 2,8 ± 2,9 unités/kg/jour), 53 % une hypertension artérielle, 87 % une dyslipidémie. La métréleptine a été administrée pendant 50,8 ± 48,1 mois. Huit patients l’ont arrêtée de leur propre chef. L’IMC a significativement diminué après 1 an de traitement (22,6 ± 3,8, p < 3,10−3 vs baseline). Chez les GLD, l’HbA1c et les triglycérides ont significativement diminué à 1 an (8,4 ± 2,3 vs 6,7 ± 1,4 %, p < 10−4 et 5,5 ± 5,5 vs 3,3 ± 3,7 mmol/L, p = 2,10−3 respectivement), sans modification significative à la dernière visite. Chez les PLD, l’HbA1c n’a pas significativement diminué à 1 an (8,3 ± 1,5 vs 8,3 ± 1,5 %, p = 0,55), et la baisse des triglycérides (6,9 ± 6,8 vs 3,5 ± 3,8 mmol/L, p = 0,02) ne s’est pas maintenue à la dernière visite (6,1 ± 6,0 mmol/L). Les transaminases n’ont significativement diminué que chez les GLD. Dans cette étude en vie réelle, la métréleptine corrige de façon significative les anomalies métaboliques dans les GLD. Il est nécessaire de définir les facteurs prédictifs de réponse pour préciser ses indications dans les PLD.
Automated closed-loop (CL) insulin therapy has come of age. This major technological advance is expected to significantly improve the quality of care for adults, adolescents and children with type 1 diabetes. To improve access to this innovation for both patients and healthcare professionals (HCPs), and to promote adherence to its requirements in terms of safety, regulations, ethics and practice, the French Diabetes Society (SFD) brought together a French Working Group of experts to discuss the current practical consensus. The result is the present statement describing the indications for CL therapy with emphasis on the idea that treatment expectations must be clearly defined in advance. Specifications for expert care centres in charge of initiating the treatment were also proposed. Great importance was also attached to the crucial place of high-quality training for patients and healthcare professionals. Long-term follow-up should collect not only metabolic and clinical results, but also indicators related to psychosocial and human factors. Overall, this national consensus statement aims to promote the introduction of marketed CL devices into standard clinical practice.
Les syndromes lipodystrophiques sont des maladies rares caractérisées par un déficit en tissu adipeux et par des troubles métaboliques associant insulino-résistance, dyslipidémie et stéatose hépatique, avec un retentissement ovarien chez les femmes. Ils regroupent de nombreuses formes cliniques, la lipoatrophie étant généralisée ou partielle, d’origine génétique ou acquise, révélée à l’âge pédiatrique ou chez l’adulte, et accompagnée ou non d’autres co-morbidités, en particulier cardio-vasculaires. Les syndromes lipodystrophiques sont probablement largement sous-diagnostiqués. L’atelier « Syndromes lipodystrophiques : diagnostic et prise en charge » nous permettra, sur un mode interactif, d’échanger autour de cas cliniques illustrant les problématiques diagnostiques et thérapeutiques, en pratique clinique, des différentes formes de ces maladies. Un examen clinique soigneux, ainsi que des analyses moléculaires ciblées sont importants pour obtenir un diagnostic étiologique et adapter la prise en charge. Nous discuterons aussi des grandes lignes du Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) « Syndrome de Dunnigan » lors de cet atelier. Le centre de référence des Pathologies Rares de l’Insulino-Sécrétion et de l’insulino-Sensibilité (PRISIS) permet de faciliter le partage des connaissances sur ces syndromes et d’aider à la prise en charge des patients, en particulier grâce à l’organisation de Réunions de Concertation Pluridisciplinaires nationales. La nouvelle pré-indication « diabètes rares de l’enfant et diabètes lipoatrophiques » du Plan France Médecine Génomique 2025 donne à PRISIS la possibilité d’accéder à un nouvel outil diagnostique puissant, le séquençage génomique très haut débit, qui devrait améliorer le parcours de soins des patients.
Diabetes & Metabolism - In Press.Proof corrected by the author Available online since mercredi 28 fevrier 2018
The original article [1] contains errors in Table 1 affecting some of the presented oligonucleotide sequences and readthrough values in Table 1.
The use by diabetes patients of real-time continuous interstitial glucose monitoring (CGM) or the FreeStyle Libre® (FSL) flash glucose monitoring (FGM) system is becoming widespread and has changed diabetic practice. The working group bringing together a number of French experts has proposed the present practical consensus. Training of professionals and patient education are crucial for the success of CGM. Also, institutional recommendations must pay particular attention to the indications for and reimbursement of CGM devices in populations at risk of hypoglycaemia. The rules of good practice for CGM are the precursors of those that need to be enacted, given the oncoming emergence of artificial pancreas devices. It is necessary to have software combining user-friendliness, multiplatform usage and average glucose profile (AGP) presentation, while integrating glucose and insulin data as well as events. Expression of CGM data must strive for standardization that facilitates patient phenotyping and their follow-up, while integrating indicators of variability. The introduction of CGM involves a transformation of treatment support, rendering it longer and more complex as it also includes specific educational and technical dimensions. This complexity must be taken into account in discussions of organization of diabetes care.
• Di@bétomobile est une équipe mobile multi-professionnelle qui intervient en coopération avec les services pédiatriques des territoires nord et est de l’Île-de-France afin de compléter l’offre éducative faite aux enfants diabétiques et leur entourage.
La transition, processus organisé et coordonné vers le système de santé adulte, doit permettre la continuité optimale des soins à une période critique de la vie d'un patient porteur de pathologie chronique. Depuis 2012, un programme d'éducation thérapeutique spécifique, autorisé par l'ARS est proposé aux adolescents de plus de 15 ans (n = 27). Il est composé de 4 séances individuelles réalisées par l'IDE avec un outil personnalisé (carnet de transition) et de séances collectives sur 3 journées distinctes. Trois problématiques (adolescence et apprentissage de l'autonomie, vécu du diabète et prévention des complications, organisation du suivi ultérieur) sont abordées par une équipe pluridisciplinaire lors de séances variées (théâtre d'improvisation, groupe de discussion, brainstorming) dont certaines réalisées conjointement avec l'équipe de diabétologie d'adulte (atelier cuisine, groupe de parole psychologue, tables rondes) avec l'objectif d'atteindre les conditions de transfert optimales répondant aux 10 items de Watson. Un questionnaire d'évaluation est proposé au décours du programme. 27 jeunes (14 garçons, 15 filles), ont au moins participé à une séance (6 en séances uniquement individuelles et 21 en séances individuelles et collectives). 19 patients ont été recontactés à distance : 68 % avaient rempli un carnet de transition, 85 % ont apprécié cet outil qualifié de complet. 79 % ont participé aux séances collectives avec un taux global de satisfaction de 87 %. 70 % des patients (19/27) ont déjà mis en place un suivi effectif en secteur adulte, 4 sont tout juste en fin de programme et 4 sont perdus de vue. Ce programme répondant aux recommandations de l'ADA 2011 permet aux adolescents d'aborder plus sereinement le suivi ultérieur en secteur adulte. La pluridisciplinarité des intervenants, la diversité des méthodes d'animation utilisées et une collaboration étroite entre les 2 services de pédiatrie et d'adulte a contribué fortement à la satisfaction des patients et aux objectifs atteints. Il peut facilement être adapté à d'autres pathologies chroniques.
L’équipe de pédiatrie a intégré dans son programme d'éducation thérapeutique deux journées destinées aux diabétiques qui rentrent au collège. Cette démarche fait suite à un constat qui est une augmentation des HbA1c des collégiens et aux réflexions des parents et des professionnels sur l'autonomie. Public concerné : patients diabétiques en fin de cm2 et leurs parents. Les séances sont animées en juin par l'équipe pluridisciplinaire de diabétologie pédiatrique (pédiatre, infirmières d'éducation, auxiliaires de puériculture, éducateurs, psychologue, diététicienne, et la directrice d'école de l'hôpital). Sont présents les infirmiers scolaires des collèges concernés et infirmiers libéraux des patients. Deux groupes (groupe enfants et groupe parents) passent par différents ateliers (photo-langage, groupe de parole, repas au self, atelier théâtre) et pour les parents (groupe de parole avec le pédiatre et la psychologue). Les infirmiers extra-hospitaliers intègrent le groupe enfants ou parents. Les thèmes abordés sont : le collège, l'autonomie, les vécus de la maladie chronique, les amis, les repas, les hypoglycémies, des hyperglycémies. Les enfants sont revus mois d'octobre-novembre en groupe de parole Le taux de satisfaction des participants est élevé. Cela a permis de réévaluer les acquisitions de chacun, de mieux cibler leurs besoins, et de proposer un suivi jusqu'à l'adolescence. Les infirmiers libéraux et scolaires ont trouvé la journée très enrichissante. Le lien s'est établi entre enfants/parents/infirmiers scolaires et libéraux mais aussi équipe hospitalière et infirmiers scolaires et libéraux. En 2014, suite à cette journée, les jeunes ont constitué un groupe pour s'inscrire dans un projet théâtre dont le thème était « école et diabète », présenté en mars 2016 au colloque des familles à la Réunion. Chaque année cette journée est réitérée. L'autonomie du patient diabétique passe avant tout par l'accompagnement de celui-ci quelque soit son âge et au regard de ses besoins qui lui sont propres. Ces journées sont de vraies « passerelles » permettant de faire le point sur les capacités de chacun afin de mieux les préparer à la période d'adolescence et leur proposer d'autres séances jusqu'à la préparation à la transition dans le secteur adulte.
Aim. - Insulin allergy is a rare but serious and challenging condition in patients with type 1 diabetes (T1D). This is a case report of an 8-year-old boy with T1D and an allergy to insulin.Case report. - Three months after being diagnosed with T1D, the patient developed progressive skin reactions to insulin, characterized by small 1.5-cm pruritic wheals at injection sites that persisted for several days. Seven months after diagnosis, he experienced two episodes of generalized urticaria with systemic symptoms that were seen within a few seconds of insulin injection. Examination revealed lipoatrophy of the thighs. Intradermal skin tests were positive for protamine, glargine and lispro. The patient was started on a continuous subcutaneous insulin infusion (CSII) tolerance induction protocol, consisting of a very low basal rate that was progressively increased, with the first bolus given under medical supervision, and was well tolerated for 4 months. After this period of time, the skin wheals reappeared, localized to the infusion sites, but without urticaria or any other generalized reactions. Intradermal skin tests were repeated and were again positive. Serum insulin-specific IgE measured 30 months after the first allergic reactions were positive. After 3 years, pump therapy is ongoing and blood glucose control has remained relatively good (HbA(1c) 7.6%).Conclusion. - In T1D children with insulin allergy, CSII can successfully be used to both induce insulin tolerance and allow diabetes insulin therapy, although insulin desensitization cannot always be fully achieved. The induction protocol was easily manageable partly due to the "honeymoon" period that the patient was still in, but it should nonetheless be used even when the patient has higher insulin requirements. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Aim. - The clinical guidelines reported by the French-Speaking Diabetes Society (Societe francophone du diabete) include updated recommendations for preconceptual planning and care in the management of pregnancy in women with type 1 diabetes mellitus (T1DM).Methods. - The working group included diabetologists, as well as an obstetrician, a nurse and a dietician. A review of the literature was performed using PubMed and Cochrane databases. Guidelines published by foreign diabetes societies were also consulted.Results. - In women with T1DM, pregnancy increased the risks of hypoglycaemia, diabetic ketoacidosis, pregnancy-induced hypertension, infections and worsening of diabetic microvascular disease. Moreover, T1DM during pregnancy had an impact on the embryo and the fetus, and may have increased the risk of spontaneous miscarriages, malformations, premature births, and fetal and neonatal complications. However, intensive glycaemic control and preconceptual care have been shown to decrease the rate of fetal demise and malformations. Also, the use of insulin analogues during pregnancy is now regarded as safe. Tight glucose control and frequent follow-up are recommended throughout pregnancy in women with T1DM. Their obstetric management should take place in a maternity hospital with an appropriate perinatal environment and in close collaboration with diabetologists.Conclusion. - Pregnancy planning and adequate management during pregnancy are mandatory for improving the outcomes of women with T1DM. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Le diabète de type 2 (DT2) pédiatrique émerge et s'accroît dans le monde. En France, nous avons montré l'augmentation de sa prévalence qui a doublé entre les années 93–98 et 2001–06. La description de nos cas indique que les sujets atteints sont plus souvent des filles d'âge pubertaire, obèses, caucasiennes dans 2 cas sur 3, et avec cétose au diagnostic dans un cas sur 2, soit beaucoup plus fréquemment cétosiques que les adultes DT2. Nous avons eu récemment 2 cas pédiatriques de DT2 dont les caractéristiques sont identiques à celles du diabète cétonurique, jusque-là décrit chez des adultes en particulier d'origine africaine. Il s'agit de 2 filles de 10,5 et 11 ans, en cours de puberté (stade 2 et 3), d'origine africaine (centrale et de l'ouest), obèses avant l'âge de 5 ans, dont le diabète a été révélé par hyperglycémie avec cétose ou acidocétose et qui ont été traitées très transitoirement par l'insuline. Les IAA, GAD, IA2 étaient négatifs ainsi que la génétique du MODY. Dans les 2 cas, un ou les 2 parents présentaient un diabète cétosique connu. L'HbA1c s'est normalisée très rapidement sous régime et ADO. Chez les 2 patientes, une rechute cétosique est survenue très brutalement environ 1 an après le diagnostic sans facteur déclenchant retrouvé, en particulier pas d'infection par l'herpes virus 8. Dans un cas, le recul est suffisant pour montrer à nouveau une normalisation rapide du contrôle glycémique après une reprise très brève de l'insuline suivie du respect du régime et du traitement par ADO. Ainsi les formes particulières de DT2 cétonuriques décrites chez des adultes d'origine africaine existent aussi chez les enfants. Elles doivent être connues pour les distinguer du type 1 et pour leurs caractéristiques évolutives avec rechutes cétosiques dont le mécanisme reste à élucider.
Les mutations du récepteur de l'insuline sont responsables de syndromes d'insulinoresistance majeurs. Les traitements par insuline et antidiabétiques oraux sont peu efficaces et les patients décèdent du diabète ou de ses complications. L'IGF-1, par ses effets métaboliques hypoglycémiants, est une des rares possibilités thérapeutiques pour ces patients. Nous rapportons ici le cas d'une patiente de 18 ans présentant un diabète avec insulinorésistance majeure secondaire à une anomalie du récepteur de l'insuline. Le traitement par IGF-1 a été débuté à la dose de 0,1 puis augmenté à 0,2 mg/kg/j après 4 semaines. L'HbA1c moyenne était de 11 % sur les 5 dernières années. Le taux d'IGF1 était de 247 ng/ml (−1,8 DS pour l'âge est le sexe). L'absence de rétinopathie avant traitement a été vérifiée par examen ophtalmologique et rétinographe. La microalbuminurie n'était pas augmentée. Après 8 semaines de traitement, l'effet métabolique était marqué avec une diminution de l'HbA1c de 1,6 % (12,3 à 10,7) et des glycémies normalisées sans hypoglycémie. La surveillance ophtalmologique a montré l'apparition d'une rétinopathie proliférante bilatérale au pole postérieur avec AMIR et néovaisseaux prépapillaires débutants, sans complication rénale associée. Le taux d'IGF-1 était augmenté à 404 ng/ml. Le traitement par IGF-1 s'est avéré efficace sur le plan métabolique, comme déjà décrit dans la littérature. Néanmoins, la survenue d'une complication grave nous a contraints à arrêter le traitement. Cette observation, la première à notre connaissance d'apparition fulgurante d'une rétinopathie après traitement par IGF-1, rappelle le rôle physiopathologique essentiel de l'IGF-1 dans la rétinopathie diabétique. Le court délai d'apparition de même que l'aspect extrêmement atypique de la rétinopathie (absence d'ischémie périphérique) n'est pas en faveur de l'effet éventuel d'une rééquilibration trop rapide la glycémie mais bien du traitement lui-même. Notre observation illustre les capacités prolifératives de l'IGF-1 et impose la prudence avant d'envisager un traitement par IGF-1 dans les cas d'insulinorésistance sévère.
Introduction Le diabete neonatal (DNN) est une entite rare particulierement difficile a traiter. En utilisant de l'insuline diluee (10U/ml), la pompe a insuline permet de delivrer precisement des doses d'insuline tres faibles (ex. Debit de base de 0,02U/h, bolus de 0,20U) de maniere particulierement adaptee aux conditions nutritionnelles du nouveau ne (nutrition enterale continue puis discontinue, passage de 8 a 7 a 6 et 5 biberons) et aux specificites et objectifs therapeutiques du DNN. Lors de l'initiation de la pompe chez un nouveau ne denutri, un nombre tres frequent de glycemies est necessaire pour ajuster precisement les debits de base (DB) et bolus (ex : 6 biberons=12 glycemies). Patients et methodes Nous avons utilise la mesure continue du glucose en temps reel couplee a la pompe a insuline (Paradigm REALTime 522 ® , Medtronic Minimed) (PRT) lors de l'initiation de l'insulinotherapie sous-cutanee chez un nourrisson de 4 mois revelant un DNN par acidocetose, en relai de 3 jours d'insulinotherapie IV administree en soins intensifs. Resultats Au cours de la premiere semaine, l'acces permanent aux mesures glycemiques en temps reel a facilite l'adaptation nutritionnelle (modifications du nombre et volume des biberons, enrichissement en farine) permettant une prise de poids satisfaisante avec rattrapage (50g/j). La dose totale d'insuline journaliere a ete ajustee avec augmentation des doses de 0,48 a J2 pompe, a 1,22u/kg/jour a J7 pompe (2 DB : 0,03U/h la nuit et 0,07U/h le jour, soit 22 % de la dose totale et 5 bolus/jour), permettant l'obtention rapide d'un excellent controle glycemique : glycemies moyennes a J2 sur 288 mesures PRT : 190±52mg/dl et a J7 : 125±30mg/dl, sans aucune hypoglycemie constatee (0 valeurs Conclusion La mesure continue du glucose en temps reel couplee a la pompe a insuline a ete parfaitement toleree et a permis que les objectifs therapeutiques initiaux nutritionnels et metaboliques du diabete neonatal soient atteints, en evitant les hypoglycemies redoutables a cet âge, et ce, tout en limitant le nombre de glycemies capillaires a 3/jour.