Introduction Type 1 diabetes is burdensome, requiring complex daily management and making people more prone to emotional distress. To better detect diabetes-related distress (DD) and identify at-risk patients, we aimed to provide an in-depth characterization of DD in people with type 1 diabetes.Research design and methods We included adults with type 1 diabetes from the Suivi en France des personnes avec un Diabète de Type 1 cohort who filled in the Problem Areas in Diabetes questionnaire (PAID ≥40 indicates high DD). Age and sex-adjusted multivariable logistic regression models analyzed individual characteristics, clinical indicators, diabetes-related complications and psychological factors. We further analyzed DD according to six data-driven subdimensions: emotional distress, fear of complications, social distress, eating distress, management distress, and diabetes burnout.Results In total, 1220 participants (50.6% female, age 42 years (SD 13.9), diabetes duration 24.7 years (13.6)) had a total mean PAID score of 39.6 (21.7) and 592 (48.5%) reported high DD. Leading subdimensions of DD included fear of complications (50.1 (24.4)) and diabetes burnout (45.9 (24.5)). Females, younger age, social vulnerability, smoking, and the presence of retinopathy were positively associated with high DD (p<0.05). We observed similar DD levels across HbA1c levels and treatment modalities, including automated insulin delivery and continuous glucose monitoring use. Several psychological factors, such as anxiety/depression, poor sleep quality, and treatment burden, were strongly associated with DD (p<0.001).Conclusions We provide a holistic clinical phenotyping approach that enables the identification of determinants and prevalence of DD, overall and according to key DD subdimensions, in a large and diverse population. Our results underscore the importance of developing DD-targeted prevention and intervention strategies focused specifically on high-risk groups and the most impactful distress subdimensions to reduce the impact of type 1 diabetes burden.Trial registration number NCT04657783.
Objectifs Étudier l’évolution de la mortalité des personnes présentant un diabète traité pharmacologiquement (DT) en France sur la période 2013–2019 et estimer l’excès de mortalité en 2020–2021. Matériels et méthodes Les personnes DT ont été identifiées dans le système national de données de santé parmi les ≥ 45 ans. Les taux de mortalité standardisés (TMstd) sur l’âge/1000 personnes-années (p.a) ont été estimés. Les pourcentages d’évolution annuelle et leur intervalle de confiance à 95 % (IC 95 %) ont été estimés de 2013 à 2019 à partir d’un modèle de régression de Poisson intégrant âge, année, région, permettant également d’estimer le nombre de décès attendus en 2020 et 2021. Résultats De 2013 à 2019, la mortalité a diminué de façon significative chez les hommes DT : –0,52 %/an [IC 95 % : –0,81 ; –0,22] mais pas chez les femmes : –0,19 %/an [–0,54 ; 0,15]. En 2019, plus de 90 000 décès étaient identifiés. Les TMstd étaient de 27,2 et 18,3/1000 p.a pour les hommes et femmes, respectivement. Le surrisque par rapport aux non-DT était de 1,42 [1,41 ; 1,43] et 1,46 [1,45 ; 1,47], respectivement. En 2020 et 2021, plus de 104 000 et 110 000 décès étaient observés respectivement, soit près de 11 000 et 18 000 décès supplémentaires par rapport aux nombres attendus. Discussion Ces résultats nationaux témoignent de l’effet de la crise sanitaire sur la mortalité des personnes DT sans pouvoir distinguer la part directement liée à la COVID-19 de celle due à ces conséquences sur le recours aux soins.
Objectifs Des niveaux hauts de lipoprotéine(a) (Lp(a)) sont associés à plus de maladies cardiovasculaires mais des niveaux bas à plus de diabète. Notre objectif était d’estimer l’association entre taux de Lp(a) et volume de tissu adipeux épicardique (EAT) en cas de diabète. Patients et méthodes Série rétrospective de patients avec diabète en prévention primaire avec dosage de Lp(a) depuis 2014 (méthode turbimétrique, Cobas c501 analyzer, Roche Diagnostics) et mesure d’EAT à partir des scanners pour mesure du score calcique coronaire (logiciel GE®). Résultats Nous avons inclus 649 personnes (76,3 % DT2, 16,5 % DT1) depuis 13,5±9,6 ans, IMC 29,3±6,0kg/m2, HbA1c 8,9±2,3 %, volume d’EAT 91±41cm3. EAT et Lp(a) corrélaient (r=–0,2, p<0,0001). Un dosage de Lp(a)>30mg/L (n=227, 35 %) était plus fréquent chez les femmes et les personnes originaires d’Afrique sub-saharienne, et associé à un chol HDL (p<0,001) et LDL plus élevés (p<0,01), des triglycérides plus bas (p<0,001) et un volume d’EAT moindre (91±36 vs 97±42cm3, p<0,001). Le volume d’EAT était décroissant avec les quartiles croissants de Lp(a) (p<0,001). Après ajustement multiple, le volume d’EAT restait associé négativement un taux élevé de Lp(a) (/10cm3, OR 0,93 [0,88–0,99], p<0,05). Discussion En cas de diabète, des taux bas de Lp(a) sont associés à un volume d’EAT plus élevé. Ces résultats exploratoires sont en faveur du rôle éventuellement protecteur de la Lp(a) dans la physiopathologie du diabète.
Objectif L’objectif était de décrire l’impact des inégalités socioéconomiques (ISE) sur la mortalité COVID-19 des personnes avec un diabète traité pharmacologiquement (DT) ou non (noDT), pendant les deux vagues épidémiques de 2020 (V1 : mars–mai ; V2 : septembre–décembre) en France hexagonale. Méthodes Nous avons évalué les taux de mortalité par COVID-19 standardisés sur l’âge pour 100 000 personnes-années (TMstd) pour les personnes vivantes au 1er janvier 2020 issues du Système national de données de santé. Les ISE étaient mesurées via l’indice de désavantage social (FDep, par quintiles de population ; Q1 : communes les plus favorisées). Résultats En V1, le TMstd le plus élevé était observé parmi les hommes DT résidant dans les communes les plus favorisées (Q1 : 99,4 [intervalle de confiance à 95 % : 87,1–111,7]). Le TMstd diminuait jusqu’en Q3 avant d’augmenter jusqu’en Q5 : 77,2 [71,2–83,2]. Cette tendance était observée de façon moins marquée chez les femmes DT (Q1 : 64,3 [55,6–73,1] ; Q5 : 49,1 [44,4–53,8]) et les hommes/femmes noDT.En V2, les TMstd étaient stables du Q1 au Q4 (environ 80) et augmentaient en Q5 : 100,0 [92,1–107,9] chez les hommes DT. Chez les femmes DT, aucune différence n’était observée (Q1 : 57,0 [48,5–65,5] ; Q5 : 57,0 [51,9–62,0]), tandis qu’un gradient croissant était observé chez les hommes (Q1 : 48,2 [46,1–50,3] ; Q5 : 57,7 [55,5–59,9]) et femmes (Q1 : 24,5 [23,4–25,7] ; Q5 : 32,5 [31,3–33,8]) noDT. Discussion L’impact des ISE sur la mortalité par COVID-19 semble être différent selon les vagues épidémiques de 2020, avec un gradient apparaissant en 2e vague, lorsque les mesures de prévention étaient individualisées.
Les cas d’hyperthyroïdie graves avec échec de préparation chirurgicale sont rares. Patiente de 59 ans, aux antécédents fibrillation atriale sur maladie mitrale mixte, et d’insuffisance cardiaque (FEVG 35–40 %). Débute maladie de Basedow à 2 ans de traitement par amiodarone, en août 2021 : TSH effondrée à 0,0008 mUI/L, FT4 à 49 pmol/L (12–22),T3 à 6 pmol/L (3,1–6,8), TRAK à 10 UI/L (< 1,8) ; thyroïde hypoéchogène de volume normal, taux de fixation à 2 h à 5,7 % (proche d’une injection de PDC). L’hyperthyroïdie reste non contrôlée après 6 mois de traitement (arrêt de l’amiodarone, ATS à bonne dose, corticothérapie). Devant le caractère réfractaire de l’hyperthyroïdie, thyroïdectomie est décidée et début préparation par ajout de lithium. Evolution par normalisation FT3 et FT4 avec cinétique descendante initialement, ré-ascension au bout de quelques jours, puis diminution. Adaptation des traitements cardiologiques sur avis cardiologique. Induction le 23/03/2022, choc cardiogénique, résolutif. Chirurgie valvulaire cardiaque est prioritaire. On obtient une hypothyroïdie, le 08/04/2022, et le traitement a été adapté. Le Lithium se concentre dans la thyroïde et entraîne des altérations structurales et fonctionnelles justifiant son usage dans les hyperthyroïdies sévères. Rarement, il responsable d’une hyperthyroïdie par accumulation intra-thyroïdienne d’iode ou par une action cytotoxique transitoire sur les cellules thyroïdiennes [1]. Les traitements par l’iode favorisent l’auto-immunité antithyroïdienne. Le lithium de par la dualité de son mécanisme d’action, peut entraîner la persistance ou l’aggravation transitoire de l’hyperthyroïdie.
Purpose Gestational diabetes mellitus (GDM) and thyroid dysfunction during gestation (GTD) are the two most prevalent endocrinopathies during pregnancy. The aim of the present review is to provide an overview of the peculiar aspects of GDM and GTD, to highlight the potential interactions and clinical consequences of these two frequent clinical conditions. Methods A literature review regarding GDM and GTD was carried out with particular interest on meta-analyses and human studies dealing with the (i) shared risk factors between GDM and GTD, (ii) the epidemiological link between GTD and GDM, (iii) physiopathologic link between GTD and GDM, (iv) clinical consequences of GDM and GTD, and (v) post-partum implications of GDM and GTD. Results The association between GDM and GTD is common and may be explained by the insulin-resistance state due to maternal GTD, to alterations in the placentation process or to the many shared risk factors. Discrepant results of epidemiologic studies can be explained, at least in part, by the changes in diagnostic criteria and screening strategies throughout the years for both conditions. GDM and GTD impact pregnancy outcome and have post-partum long-term consequences, but more studies are needed to prove an additional adverse effect. Conclusions Based on the epidemiological and physio-pathological link between GDM and GTD, it could be suggested that a diagnosis of GTD could lead to screen GDM and the other way round.
Le pronostic des ostéites du pied chez des patients vivants avec un diabète dépend d'une antibiothérapie adaptée précoce. Néanmoins la réalisation de biopsies au bloc opératoire est souvent retardée (antibiothérapie souvent débutée en urgence pour une atteinte des parties molles avec fenêtre de 14 jours nécessaire ensuite). L'échographie au lit est une alternative séduisante : dépistage précoce d'érosions osseuses, guidage des biopsies, accès simple. Par ailleurs, plusieurs travaux ont déjà démontré l'intérêt des biopsies osseuses au lit du malade mais aucune en se basant sur l'échographie ostéo-articulaire pour permettre un repérage précis de la région à biopsier et un contrôle du geste en temps réel. Cette étude pilote évalue la faisabilité de biopsies osseuses au lit chez des patients avec ostéite du pied ne nécessitant pas de geste chirurgical autre (amputation, débridement d'un abcès…). A l'aide d'un trocart à biopsie osseuse, nous avons réalisé des biopsies osseuses sous contrôle échographique (4 prélèvements : 3 en bactériologie, 1 en anatomopathologie) et écouvillonnage cutané sur la zone saine pour contrôle qualité. Notre objectif principal était d'obtenir une documentation bactériologique. Dans les objectifs secondaires (en cours), nous souhaitons évaluer le temps entre l'indication de la biopsie et le début d'une antibiothérapie adaptée, le pronostic du patient (cicatrisation à J30, M6) et la comparaison avec la prise en charge chirurgicale classique. Depuis décembre 2020, 21 patients ont été prélevés sous contrôle échographique pour des ostéites du pied. L'âge moyen des patients était de 64.5 ans, les âges extrêmes étaient de 41 et 84 ans ; 18 patients étaient des hommes. Les prélèvements ont intéressés : une phalange dans 10 cas, un métatarse dans 7 cas et le calcanéum dans 4 cas. 18/21 patients avaient une bactériologie positive et 14/21 une anatomopathologie en faveur d'une ostéite (6 avaient une anatomopathologie non contributive et un avait un résultat non évocateur d'ostéite). Dans 19/21 cas, les germes retrouvés sur l'écouvillon cutané étaient différents de ceux des prélèvements osseux. Le suivi est trop court pour le moment pour obtenir des données pronostiques. Chez les patients sans indication opératoire, les biopsies osseuses écho-guidées au lit du malade semblent être une alternative prometteuse en comparaison à la biopsie chirurgicale en raison de leur accessibilité permettant une prise en charge sans délai, leur coût faible et leur excellente rentabilité microbiologique. De plus cette modalité permet également de faire des prélèvements au niveau de petits os comme des phalanges. Aucun lien d'intérêt