La répercussion des traumatismes psychiques sur l'installation et l'avenir d'une douleur chronique semble être une donnée repérée par les professionnels sur laquelle il nous faut réfléchir pour mieux l'appréhender. L'objectif général de notre travail est la mise en évidence de facteurs de vulnérabilité comme les problématiques de deuil et d'abandonnisme retrouvés lors du bilan psychologique mené dans un service d'hospitalisation d'un centre anti-douleur, notamment chez des femmes victimes de fausse-couches ou de la mort d'un enfant in utero. À partir de l'étude d'un cas clinique, nous verrons que repérer la douleur chronique, c'est repérer la rupture du « bien-être » et chercher à la comprendre. L'entretien clinique et des outils propres à l'étude de la douleur (dessins sur la représentation du corps par la patiente elle-même et sur la représentation de sa douleur) serviront de base méthodologique à nos propos. Il s'agit de Madame R., 37 ans, marié, sans enfant, ayant perdu un enfant de 9 mois in utero, évènement ravivé par une fausse couche 10 ans après. Elle raconte avoir subi dans l'enfance des maltraitances physiques au sein d'une atmosphère familiale « alcoolisée ». Elle se plaint de douleurs situées essentiellement aux extrémités couplées d'une grande fatigue. Ses dessins sont représentatifs. La mémoire du corps confronte le sujet à son histoire personnelle et familiale. Dans ce cas, non seulement le fétichisme de la mort s'inscrit dans le corps, mais le corps est marqué par des blessures psychiques et physiques. Des évènements vécus de manière traumatique sont découverts favorisant une désorganisation psychique, la fixation somatique de ce vécu, l'inscription psychique de souffrances, l'empreinte biologique et neurophysiologique des trajets nerveux de la douleur et la naissance de la plainte douloureuse, douleur pouvant se chroniciser. La problématique de deuil, le sentiment de culpabilité et le traumatisme psychique sont des éléments récurrents de la pratique clinique impliquant la formation de tous les acteurs de santé à la prise en charge de la souffrance et de la douleur des patient(e)s.
In tumors, DNA is often globally hypomethylated compared to DNA extracted from normal tissues. This observation is usually made after extraction and exhaustive digestion of DNA followed by analysis of nucleosides by chromatography or digestion with restriction enzymes, gel analysis, and hybridization. This approach provides an average value which does not give information on the various cell subpopulations included in heterogeneous samples. Therefore an immunochemical technique was set up with the aim of demonstrating, in a population of mixed cells, the possibility of detecting the presence of individual nuclei containing hypomethylated DNA, on a cell-by-cell basis. Monoclonal antibodies to 5-methylcytidine were used to label cells grown in vitro. Under appropriate fixation and permeabilization conditions, interphase nuclei were labeled. Quantitative differences in the labeling were detected between Epstein-Barr virus-transformed cells and normal peripheral blood monocytes by flow cytometry analysis. Similar differences were observed by fluorescence microscopy. Both results were confirmed by Southern transfer and hybridization of DNA fragments generated by restriction enzyme digestion. This observation, which is in accordance with the occurrence of global DNA hypomethylation in tumors as established by chromatography, opens the field for the analysis of fresh tumor samples by flow cytometry and microscopy.