Depuis le mois d'octobre 2009, de nombreux syndromes grippaux ont été décrits au sein de la population en Afghanistan ainsi que chez des personnels de la force interalliée de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord qui y sont déployés. Les premiers cas avec signes de gravité ont dû être hospitalisés en service de réanimation. Face à ce nouveau défi, le service de santé des armées a déployé un laboratoire mobile de RT PCR à l'hôpital militaire international de Kaboul. Nous décrivons la mise en place en urgence du laboratoire mobile capable de réaliser le diagnostic de grippe A(H1N1) à partir de prélèvements respiratoires et les premiers résultats obtenus confirmant la circulation du virus pandémique en Afghanistan. Le pic de cas positifs a été atteint à la mi-novembre 2009 et la présence de cas groupés au sein d'unités déployées sur le terrain a pu être mise en évidence.Since October 2009, the fear of swine flu spread in Afghanistan and severe cases were observed among NATO soldiers. Two patients were hospitalized in an Intensive Care Unit. To face this new challenge, the French Health Service decided the deployment of a mobile RT-PCR laboratory molecular biology in the Kabul International Military Hospital. We describe the implementation of the mobile RT-PCR laboratory for the diagnosis of A(H1N1). The analysis of the first nasopharyngeal samples confirmed the presence of this virus in Afghanistan. The peak of positive cases was observed in mid-November 2009, and some cluster cases were observed among units deployed on the field.
Alzheimer's disease (AD) is a progressive, irreversible, fatal brain disease which disturbs cognitive functions. It affects 35 million people worldwide and the number of people suffering may increase to 100 million by 2050 if no effective treatments are available. The present treatment improves cognitive functions and provide temporary symptomatic relief, but do not stop or delay the disease progression. Moreover, they are mainly available as conventional oral dosage forms and these conventional oral medications lack brain specificity and also produce side effects which leads to poor patient compliance. Brain drug targeting by nanomedicines is a promising approach to improve brain targeting specificity, brain bioavailability and patient compliance. The present review discuses about the currently available pharmacotherapy for AD and the neurotherapeutic applications as well as the advancements of nanomedicine for treating AD. It also highlights the recent advancements of various nanomedicines containing phytopharmaceuticals for treating AD. It is believed that nanomedicines containing approved drugs can be transformed into the clinics hence improve the life style of AD patients.
Le cancer bronchique féminin présente des particularités sur le plan clinique, anatomopathologique, pronostique et thérapeutique. Notre objectif est d’analyser l’expression par immunohistochimie de marqueurs hormonaux (récepteurs des œstrogènes (RE) alpha et bêta, récepteurs de la progestérone (RP) et de facteurs de croissance (Epidermal Growth Factor Receptor (EGFR) et de HER2) chez des patients opérés pour des cancers bronchiques afin d’identifier certaines spécificités du cancer féminin. Un séquençage des exons 19-21 de l’EGFR et de K-Ras sont également réalisés à partir de l’ADN extrait de coupes congelées ou en paraffine par PCR et méthode HRM (High Resolution Melting). L’étude a porté sur 50 hommes et 50 femmes opérés en 2006 et 2007. Les RE alpha sont plus souvent exprimés au niveau nucléaire chez la femme : 14 % contre 4 % avec les Ac anti- REalpha1D5, spécifique de la partie NH2 terminal, 20 % contre 12 % avec les Ac anti-RE alpha F10, spécifiques de la partie COOH terminale. L’expression du RE-bêta est également plus fréquente chez les femmes (94 % contre 78 %). L’expression du RP est, elle, identique chez les femmes et les hommes (10 et 12 % respectivement). La surexpression d’HER2 concerne 6 % des patients, sans différence significative entre les sexes. Pour l’EGFR, seuls 20 % des patients présentent une surexpression supérieure à 80 %, sans différence significative entre hommes et femmes. En revanche, l’absence totale d’expression est plus souvent observée chez l’homme : 20 % contre 10 %. L’analyse des mutations sur les exons 19-21 de l’EGFR et les mutations ponctuelles de K-Ras sont en cours et seront disponibles pour la réunion. Le cancer bronchique féminin se singularise par une moindre fréquence de l’absence d’expression de l’EGFR, par une plus grande fréquence de l’expression nucléaire du RE-alpha et du RE-bêta. Ces données suggèrent la possibilité de cibles thérapeutiques originales chez certaines femmes porteuses de cancers bronchiques.